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Mieux que Big Brother : Facebook, le plus gros pompeur de données personnelles au monde

La société Facebook est un « service d’espionnage » selon le lanceur d’alerte Edward Snowden. Les propos de cet individu mériteraient d’être bien intégrés dans les crânes atlantistes des pouvoirs publics français et zéropéen. Les affaires récentes touchant cette entreprise localisée dans la Sillicon Valley nécessitent de faire le point.

 

Un quart de la population mondiale utilise Facebook, du jamais vu. L’entreprise est sur le point de devenir plus puissante que la National Security Agency (NSA) et pourrait devenir « le sous-traitant gouvernemental le plus puissant au monde » d’ici 10 ans, selon John Robb, un ancien agent antiterroriste du Commandement des opérations spéciales des États-Unis et conseiller de longue date du renseignement militaire américain. Facebook a d’ailleurs des liens certains avec l’État profond anglo-saxon qui compte bien utiliser la colossale manne d’informations de la plateforme pour accroître le contrôle et la surveillance politique. L’entreprise de Mark Superberg (5e fortune mondiale) occupe également une position privilégiée pour devenir le premier fournisseur mondial de services d’information pour les gouvernements du monde.

La surveillance de masse a d’ailleurs été récemment entérinée par le droit américain. Les autorités US ont promulgué une loi renouvelant le programme de surveillance d’Internet par la NSA pour une durée de six ans. Créé après les attentats du 11 septembre 2001 et formalisé dans la section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA), le programme permet à la NSA d’examiner sans mandat les communications effectuées en dehors des États-Unis via des plateformes telles que Facebook ou Google, et d’en collecter les informations. Les flux échangés par des Américains, sur leur territoire ou en dehors, pourraient également être pistés si un lien peut être effectué avec des cibles étrangères (Radio Chine internationale, le 20/01/18).

 

Le fichage minutieux de Superberg

Quand on parle du réseau asocial Facebook, il faut y rattacher également les messageries WhatsApp et Messenger, ainsi que la plateforme Instagram, destinée au partage de photos et de vidéos.

Les paramétrages par défaut des Facebook et autre Google sont intrusifs vis-à-vis des données personnelles des utilisateurs. Il s’agit donc de faire quelques manipulations dans les paramètres pour y échapper quelque peu. Mais la société de Superberg sauvegarde tous les éléments passant sur sa plateforme : les personnes qui ne font plus partie de la liste d’amis, les anciennes relations amoureuses, les ex-employeurs, les précédents noms et les métadonnées des photos postées (le modèle de l’appareil photo, l’exposition, l’orientation, l’ouverture, la vitesse d’obturation, la longueur focale et l’adresse IP de téléchargement). C’est probablement la première fois dans l’histoire humaine qu’une décennie complète de données relatives comportement humain est stockée.

La société est capable de déterminer les éléments du quotidien avec précision (domicile, lieu de travail, trajet habituel, heures de réveil et de coucher…). Parmi les données aspirées, même lorsque Facebook est fermé, on compte l’adresse IP de l’ordinateur, la géolocalisation, l’adresse email, le trajet de la souris d’ordinateur sur l’écran, le temps passé sur telle ou telle partie d’une page Web, sur tel produit, etc. Facebook récupère toutes les données disponibles sur les autres sites ouverts sur l’ordinateur et sur le téléphone grâce à ses algorithmes. Les boutons Facebook « J’aime » ou « Partager » qui apparaissent sur de nombreux sites contraignent également le navigateur Internet à transmettre des données de l’internaute vers la société, et ce même s’il n’a pas cliqué dessus.

La reconnaissance faciale de la plateforme Facebook est de plus en plus au point. Sans aucune intervention humaine, ses algorithmes sont capables d’identifier automatiquement les utilisateurs sur toutes les photos publiées sur le réseau social. De même que le dernier téléphone iPhone X d’Apple, qui a une technologie 3D pour la reconnaissance faciale, avec un projecteur déployant 30 000 points invisibles sur le visage de son utilisateur pour le modéliser en profondeur. Le Center of Privacy and Technology de l’Université Georgetown Law ( Washington) avait déjà signalé en 2016 que 117 millions d’Américains (environ la moitié des adultes du pays) figuraient, à leur insu, dans des bases de données permettant la reconnaissance faciale utilisées par le FBI. Nous pouvons modestement soupçonner que les instances gouvernementales US échangent des éléments avec les géants du numérique pour croiser leurs informations.

Selon Forbes, la discrète entreprise israélienne de surveillance Terrogence, fondée par un ancien officier des services de renseignement israéliens, utilise la base de données massive des plateformes Facebook, YouTube et d’autres sites Internet depuis cinq ans. Son objectif est de collecter des visages pour son système de reconnaissance faciale nommé Face-Int. Le système a été racheté en 2017 par Verint Systems, une société US initialement israélienne (Comverse Technology, Inc.), qui fournit des services à la NSA, à la marine US et à des agences de sécurité et de renseignement. La société israélienne Onavo (rachetée fin 2013 par Facebook) a généré une application de protection mobile considérée comme une « machine interne à espionner » permettant d’identifier les applications utilisées par un individu.

Selon le docteur dîneur du Siècle Laurent Alexandre, les milliards de données qui composeront notre dossier médical ne pourront être analysés que par des IA. Les deux groupes numériques les plus investis dans la santé sont IBM et Google, mais Microsoft, Facebook, Amazon ou encore Baidu se sont également engagés très sérieusement dans le secteur (L’Express, 27/12/17). Le développement de la génomique, des neurosciences et des capteurs électroniques connectés surveillant la santé, devrait bouleverser le domaine médical.

Sur mobile, Facebook scanne l’intégralité des conversations (appel et texte), les photos, vidéos, et tout fichier ou lien échangés sur sa messagerie Messenger. Des modérateurs analysent tout et bloquent ou retirent les contenus s’ils le jugent nécessaire. L’IA de Facebook commence à faire le travail de modération et de censure automatique sur les contenus qu’elle juge « inappropriés ». Le réseau conserve également toute trace d’appels téléphoniques et SMS, sans mention préalable et indépendamment des applications Facebook et Messenger. Des éléments qui ne sont pourtant pas mentionnés sur la page du site dédié au sujet.

Selon Vice, des éléments de conversations téléphoniques peuvent être captés par Facebook lors d’un simple appel pour proposer des messages sponsorisés adaptés. Quand un usager synchronise ses contacts téléphoniques avec le réseau social, les adresses email et les numéros de téléphone de toutes ses connaissances enregistrées sont collectés, ainsi que toute autre information présente sur l’appareil. Les internautes non-inscrits sur la plateforme Facebook voient donc leurs datas également aspirées. Par ailleurs, si l’utilisateur a fourni son numéro de téléphone au moment de l’inscription ou de l’activation de l’authentification à deux facteurs du site Facebook, le profil social associé peut être retrouvé en tapant le numéro de mobile dans le moteur de recherche de Facebook.

Des chercheurs en cybersécurité de l’Université de la Ruhr (Allemagne) viennent de révéler une faille sur l’application mobile WhatsApp, pourtant réputée pour être sécurisée (chiffrement de bout en bout). Cette brèche permettrait d’accéder au contenu des conversations chiffrées des utilisateurs de la messagerie. Le risque serait tout de même limité du fait que le pirate doit intégrer la discussion du groupe qu’il cible préalablement. Dans tous les cas, cette messagerie instantanée transfère à son propriétaire Facebook toutes les données de ses utilisateurs, selon Paris Match. Sont transmis les numéros de téléphone et surtout toutes « les informations relatives aux habitudes d’utilisation », sans l’accord de l’utilisateur. Le seul moyen d’y échapper est de supprimer son compte WhatsApp. Un autre défaut a été identifié sur Facebook par une équipe de chercheurs américains, français et allemands. Il permettait de transmettre aux annonceurs les numéros de téléphone portable des usagers par le biais d’un outil de ciblage pour les audiences personnalisées. Depuis la fondation du réseau à Harvard en 2004, le site Tech Crunch a comptabilisé 39 incidents critiques en matière de protection des données privées des utilisateurs de Facebook.

Facebook a déposé un brevet en 2016 pour pouvoir activer le micro d’un smartphone à l’aide d’un son inaudible pour l’humain (diffusé à la télévision par exemple) et récupérer les données enregistrées. D’autres brevets prévoient de prédire l’avenir d’un utilisateur en analysant publications, messages, dépenses bancaires et localisation ou encore de déterminer quels amis une personne côtoie le plus en analysant les localisations des téléphones. Le réseau asocial a récemment reconnu avoir partagé les données de ses utilisateurs avec le constructeur Huawei, ainsi qu’avec d’autres entreprises chinoises telles que Lenovo, OPPO ou TCL.

Superberg ne gagne clairement pas des points d’amitié avec McDonald Trump, qui a récemment interdit les appareils fabriqués par Huawei pour cause de soupçons d’espionnage. La firme chinoise s’est défendue des accusations de collecte et stockage de données des utilisateurs de Facebook. Le New York Times a aussi signalé que Facebook avait partagé les données de ses utilisateurs avec 60 constructeurs de smartphones (Apple, Microsoft, HTC, Samsung) durant dix longues années de pillage de data. On comprend pourquoi le niveau de capitalisation boursière de cette société d’à peine plus de 25 000 employés est aussi élevé, et ce malgré l’affaire Cambridge Analytica, qui a fait passer la cote de 538 Mds $ à 445 Mds $ entre le 19 et le 28 mars 2018.

Lire l’article entier sur geopolitique-profonde.com

Oligarchie, surveillance et contrôle,
à lire chez Kontre Kulture :

 

Censure et surveillance sont les deux mamelles de Facebook,
voir sur E&R :

 






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20 Commentaires

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  • #2034538

    il faut le repeter : les personnes qui utilisent ces plateformes sont des imbéciles de haut niveau, au même titre qu’un quidam s’abreuvant a bfmtv, par exemple.

     

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  • #2034552
    Le 1er septembre à 17:54 par FRANCE LIBERTE
    Mieux que Big Brother : Facebook, le plus gros pompeur de données (...)

    Pour ma part, il n’a que dalle !
    Avant, dans le compte je n’en ai jamais mis, fermé définitivement depuis 6 semaines, il n’en aura encore moins que zéro !
    Fermez vos comptes , Le Français a existé depuis deux mille ans sans cette m....., il a rayonné sur le monde par ses valeurs, sa culture et ses connaissances , alors ... !!!

     

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    • N’oublions pas de bannir les antivirus. Ce sont eux les potentiels plus gros pompeurs de données au monde que n’importe quel gouvernement avide de données personnelles se serait approprié. C’est forcément ce qu’ils ont fait. Facebook n’est qu’un book émissaire créé spécifiquement pour l’être.

       
  • #2034618

    Quand il ne restera plus que des gens a peu près tous semblables sur facebook et cie... où sera l’interêt de les suivre et de les ficher tous ?

    Vu que tous les activistes et autres fuient ces reseaux, s’en font bannir... ca devrait être très uniformisé et "bien pensant" à court terme non ?

     

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    • Un indice de plus qui démontre que la récolte de données de Facebook est ridicule, aussi bien au niveau de la quantité que de la fiabilité. Par contre, les antivirus dont personne ne parle scannent régulièrement l’intégralité de nos disques tranquillement derrière les VPN, et peuvent renvoyer toutes les données qu’ils veulent comme les historiques de navigation avec la signature de la machine et de son proprio. Si j’étais un gouvernement, j’aurais dans ma poche depuis longtemps ces sociétés d’antivirus, de gré ou de force, et j’aurais créé un épouvantail à coté pour faire diversion. A t-on vraiment besoin qu’un "lanceur d’alerte" nous le dise pour nous en rendre compte ?

       
  • On devrait surtout parler des antivirus qui scannent régulièrement l’intégralité de nos disques. Peu importe la présence d’un VPN, ces chevaux de Troie peuvent se barrer avec les données qu’ils veulent en clair, dont les historiques de navigation, avec la signature de la machine. Si j’étais un gouvernement qui voulait récolter des infos fiables et utiles sur le peuple, j’aurais mis ces sociétés dans ma poche depuis longtemps. Les données récoltées par Facebook à coté, c’est ridicule. Toutes ces annonces, ces alertes, et même l’existence de ce système, ressemblent à une diversion.

     

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    • Gouvernements et boites privées sont tous deux soumis à la loi.
      En France, la loi impose qu’une donnée personnelle collectée soit déclarée auprès de la CNIL et de la personne à qui appartient cette donnée, cad moi, en précisant la finalité de cette collecte. Et bien sur cette finalité doit être en rapport avec l’activité du déclarant.
      S’agissant de l’anti virus, je n’ai jamais entendu dire que norton collectait mes données pour m’espionner ou les revendre.
      Par contre, il semble que les gafa le fassent. Ils seraient donc hors la loi et c’est au gouvernement de faire appliquer la loi.
      Malheureusement, micron est trop occupé à détruire la France et persécuter son peuple pour se pencher sur ce genre de petit problème. Sans compter qu’il faut s’attaquer à des multi nationales et qu’il n’est pas de taille comme son nom l’indique.
      Conclusion, fuir absolument les gafa en attendant qu’un mec burné prenne le pouvoir en France et fasse appliquer la loi.
      Trump a des couilles lui, et il s’intéresse aux problèmes de son peuple.

      Quant aux sevices secrets, ils agiront toujours en marge de la loi. Mais c’est un autre sujet je pense.

       
    • #2035399

      @fabio Je ne peut que vous rejoindre sur ce point, un antivirus peut avoir accès a toutes les données d’un PC, il est au dessus de l’administrateur, une série américaine en a parlé (Person of Interest) tout en dénonçant bien d’autres choses liées aux nouvelles technologies, en général faut toujours se méfier des infos répétées a l’unisson par les médias et qu’ils soient de l’ancien ou du nouveau monde. Les antivirus les plus utilisés sont gratuit et les autres payants ont pour la plupart soit une version gratuite soit une période gratuite pour les tester, et comme on ne le répétera jamais assez, "si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit". Alors c’est sur facebook ça craint, google aussi enfin les GAFA quoi et un peu les NATU, mais le reste non car on en parle pas dans les médias.

       
    • #2035732

      Une distribution Linux bien paramétrée n’a pas besoin d’antivirus mais encore faut-il que l’utilisateur ne télécharge pas n’importe quoi et que le navigateur soit bien sécurisé. Ceci dit, les données récoltées par les antivirus n’ont aucune valeur de revente (il s’agit à 98% de code et non de métadonnées). Si vous voulez mon avis, y a bien pire que les AV, il y a Windaube de Micro$oft. Si on ne joue pas à des jeux AAA nécessitant DirectX, il n’y a AUCUNE raison d’utiliser Windows. Pourtant, la majorité des postes Windows, ne servent qu’a naviguer sur le web.

       
  • Vous voyez pas qu’on nous agite un chiffon rouge sous le nez ?

     

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  • #2035171

    Fake book...

     

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  • C’est quoi cette photo, limite flippante, de Zuckerberg ? On croirait un personnage de Star Trek ! :-)

     

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  • #2035533

    ne pas jeter le bb avec l’eau du bain. Les gens qui racontent leur vie et qui donnent de vraies infos sur eux, ils sont volontaires. En revanche, cet outil est très utile pour des asso par exemple, et de partager pour des actions importantes vu la rapidité de l’outil. Mais c’est vrai que tous les services secrets du monde en auraient rêvé, FB l’a fait. Quoi qu’il en soit, même sans FB, tout est surveillé, que ce soit sur les portables, les ordinateurs, tout est lu et écouté.

     

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  • #2035845

    Sérieux, vous pensez encore que les trucs qui marchent sont le fruit du hasard ? surtout les machins comme facebook..
    Perso je connais une personne faisant partie d’une boite à qui on demandait de développer la reconnaissance faciale. C’était aux States, l’équipe disait "mais ça sert à quoi votre truc, il faut une base de données, qui va vous donner sa tronche, son nom et tout le reste ???" Réponse : pas de questions, faites ce qu’on vous demande, point barre.
    Au fond de la pièce un mec qui parlait pas, un peu potiche, pas connu. Plus tard mon pote a reconnu ce mec, c’était zuckerberg. Vous n’avez pas deviné encore qui sont les créateurs de FB ? m’enfin.. en trois lettres.. c’est facile !

     

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  • #2036021
    Le 4 septembre à 11:00 par Robespierre le Petit
    Mieux que Big Brother : Facebook, le plus gros pompeur de données (...)

    Moi j’utilise des stylos à plume et j’envoie mes missives par pigeons voyageurs (également à plumes)

     

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