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Moscou et Ankara confirment leur entente avant un sommet sur la Syrie

Le président russe a entamé mardi 3 avril une visite de deux jours en Turquie. Cette première visite à l’étranger depuis sa réélection démontre les liens étroits qui unissent désormais les deux pays. Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan seront rejoints par le président iranien Hassan Rohani pour un sommet consacré à la Syrie.

 

Rien n’était trop beau pour accueillir Vladimir Poutine au palais présidentiel à Ankara. Le chef de l’État russe a été escorté par des gardes à cheval et accueilli par son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, lequel l’a qualifié de « cher ami ».

Symbole des relations florissantes entre la Turquie et la Russie, les deux chefs d’Etat ont donné le coup d’envoi de la construction de la centrale nucléaire d’Akkuyu dans le sud du pays par le géant russe Rosatom. Montant total : 20 milliards de dollars. Cette centrale, dont le premier réacteur devrait être opérationnel en 2023, doit selon le président Erdogan permettre de répondre à 10 % de la demande en électricité de la Turquie.

Vladimir Poutine a aussi affirmé que la Russie allait « accélérer » la livraison des systèmes russes de défense anti-aérienne S-400 à la Turquie. Le président turc avait annoncé cet achat en septembre dernier, suscitant ainsi des critiques de ses alliés au sein de l’Otan.

 

Trois puissances aux intérêts divergents

Recep Tayyip Erdogan estime par ailleurs que la coopération entre son pays et la Russie permettra de « mettre rapidement fin au terrorisme et aux affrontements en Syrie ». Les deux dirigeants seront rejoints ce mercredi par le président iranien Hassan Rohani pour un sommet trilatéral essentiellement consacré à la question syrienne. Profitant de l’effacement de Washington et ses alliés occidentaux, leurs trois pays sont devenus les maîtres du jeu dans un conflit qui dure depuis sept ans.

[...]

Donald Trump réitère sa volonté de retirer les troupes américaines de Syrie

À la veille de ce sommet, le président américain Donald Trump a réitéré ce mardi sa volonté de retirer les troupes américaines de Syrie.

« Notre première mission était de nous débarrasser de l’EI. Nous y sommes presque parvenus. Et nous prendrons une décision très rapidement en coordination avec d’autres dans la région sur ce que nous allons faire », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche. « Je veux ramener nos troupes à la maison. Je veux commencer à reconstruire notre nation », a-t-il ajouté.

Lire l’article entier sur rfi.fr

Comprendre ce qui se joue en Syrie avec Kontre Kulture :

 

Les derniers développements du conflit syrien, sur E&R :

 



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15 Commentaires

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  • Des S400 à la Turquie ?....Hum...cadeau princier pour un type pas sûr... !!!

     

  • Finalement pour les Russes, le conflit syrien est une belle opportunité pour vendre leurs armes et leur technologie "nucléaire" aux pays limitrophes, par leur présence et leur tactique, ils ont chassé les américains et leurs alliés de cette zone de guerre tout en faisant du commerce... Les États Unis se désengagent apparemment mais vont probablement frapper ailleurs...


  • Poutine est-il prêt à sacrifier les Kurdes à son entente avec Erdogan ?

     

    • Poutine pourrait reprendre la "celebre" phrase de Churchill apres guerre :
      "L’Angleterre n’a ni ami, ni ennemi, l’Angleterre n’a QUE des intêret..."

      Phrase cynique, certes, mais qui correspond bien à un certain bon sens paysan français :
      "Chacun chez soit et les vaches seront bien gardé..."

      Autrement dit le patriotisme bien comprit s’occupe de son peuple et pas de celui des autres...

      Qd aux Kurdes c’est une affaire tres delicate et je fais confiance au maitre du Kremlin pour faire les bons choix....


    • @francky. Le Royaume Uni met son nez partout et utilise les USA et Irsaël pour manipuler en sous-main. C’est la Couronne qui contrôle Wall Street par la City et le chaos mondial au travers du MI-6 qui actionne la CIA et le Mossad. Le Mossad semble être dédié à la France ... La reine souhaiterait reprendre la place du RU avant 1945 comme leader mondial. C’est râpé !


    • @argos
      Poutine ne "sacrifie" rien du tout, les Kurdes sont financés par le Pentagone, etc. Ca l’arrange très bien de laisser Erdogan liquider les autonomistes qui continuent le projet de démantèlement de la Syrie (d’abord Daech, puis le Kurdistan, etc.). La ligne rouge serait peut-être si Erdogan compte annexer des territoires du Nord de la Syrie après y avoir vaincu les Kurdes.


  • #1936170

    La Russie de Poutine qui est une dictature éclairée au sens platonicien de gouvernement des Sages, la versatile Turquie malgré elle, et l’Iran, ce géant en état de grâce incarnent, de manière très hégélienne, l’axe de la raison dans l’Histoire.


  • #1936180

    Une centrale nucléaire et des S400 à la Turquie mais qu’arrive-t-il à Poutine ? A sa place je ne ferais pas confiance à ce caméléon d’Erdogan. Il a tellement retourné sa veste que je me demande comment cette dernière tient encore le coup ! J’espère que Poutine a, au minimum, négocié la fin du soutien turc aux groupes terroristes ainsi que le départ des troupes turques de Syrie en échange de ce prestigieux cadeau russe.


  • Pendant que Macron voulait envoyer des forces spéciales pour taper les turcs au nord de la Syrie, Poutine avance ses pions tel un grand maître stratège, avec un brin de cynisme au nez et à la barbe des pantins occidentaux interchangeables tous les 5 ans.

    Bref, les chiens aboient et Poutine passe.

     

    • Et oui, il y a dans l’arene geopolitique un ridicule petit coquelet et un ours qui avance tranquilement ses pions sans même faire attention à ceux du misérable freluquet.

      C’est vraiment pas glorieux pour notre pays mais c’est mieux ainsi pour qui se soucie de Paix, de Justice et d’Equité dans le monde.


  • C’est à n’y rien comprendre : la Russie va livrer ses S-400 à un État membre de l’Otan ? Ou bien la Turquie va quitter l’Otan, ou bien ces fameux S-400 seront down-
    gradés à un niveau tel qu’ils ne présenteront plus le moindre intérêt technologique pour son possesseur...quoi qu’il en soit, c’est Albion qui doit faire la gueule...


  • Tout cela remonte à la tentative de coup d’état raté en Turquie en juillet 2016. La Turquie est un maillon clé de l’OTAN (jonction Europe-Moyen Orient) mais Erdogan devenait de plus en plus ingérable (moins docile) pour les USA, alors, ils ont décidé de le remplacer mais ça a échoué. Erdogan en a profité pour purger l’appareil d’état Turc et a décidé de s’affranchir sans complexe de la tutelle Américaine. Cela a créé une faille inattendue dans le bloc OTAN et Poutine s’y est engouffré. Les autres membres de l’OTAN (hors Canada) forment un groupe qui se nomme "Union Européenne". La stabilité de l’UE et de l’OTAN est donc conditionnée par la situation en Turquie. Pour reprendre l’initiative, les USA sont donc contraint d’avancer, d’exposer voir de sacrifier des pions (à savoir les autres membres de l’OTAN donc l’UE) et on en revient à : La stabilité de l’UE et de l’OTAN est conditionnée par la situation en Turquie.

    - S’il y a affrontement inter-OTAN (Turquie vs UE), OTAN et UE peuvent disparaître (donc guerre UE-Russie impossible).
    - S’il n’y a pas affrontement inter-OTAN (les USA lâchent la Turquie) alors Poutine (Russie au Nord) peut continuer de "s’implanter" tranquillement vers le Sud (Syrie) avec le "méga bouclier Chiite Iran" sur son flanc Est et maintenant le "méga bouclier Sunnite Turquie" sur son flanc Ouest.

    Poutine n’est pas pressé car il sait qu’il est gagnant dans les deux cas de figure, la patate chaude est dans le camp des USA, le feu d’artifice promet d’être "grandiose", vous pouvez sortir le pop-corn :)


  • #1936527

    La Turquie et Israel font du commerce.
    Comment Erdogan explique-t-il cela ?
    Quel est son vrai visage ?
    Doit-il rejoindre l’union européenne ?
    Je ne pense pas.