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Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

Beaucoup de commentateurs ont remarqué un fait curieux : lors du défilé du 9 mai sur la Place Rouge à Moscou, Poutine est apparu en présence du Premier ministre israélien Netanyahou. À cette même époque, l’armée de l’air israélienne tirait des missiles sur des cibles syriennes et iraniennes en Syrie (Une grande partie des défenses aériennes syriennes ont été détruites [avec quelques réserves, NdT]) et les Syriens ont tiré sur des positions israéliennes sur les hauteurs du Golan (territoire syrien occupé, aussi cela n’a donc pas compté comme une attaque contre Israël à proprement dit). Pourquoi la Russie n’a-t-elle pas pris la défense de son allié syrien ? De plus, on parlait de vendre le très puissant système de défense antiaérien S-300 de la Russie à la Syrie, mais cette offre a été retirée par la suite. Est-ce vraiment là le comportement d’un allié ?

 

Ou prenons un autre exemple : les relations entre la Russie et l’Ukraine sont dans une spirale descendante depuis le putsch de Kiev en 2014 qui a renversé le gouvernement constitutionnel. La région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, souffre d’un affrontement militaire, et elle est en proie à des provocations ukrainiennes contre la Russie et des sanctions économiques et politiques de la part des États-Unis et de l’UE en réponse à l’annexion de la Crimée et au conflit instable dans le Donbass qui a fait près de dix mille morts. Et pourtant, le principal partenaire commercial de l’Ukraine reste… la Russie. Non seulement la Russie continue-t-elle à commercer avec l’Ukraine, mais elle a également absorbé un exode de réfugiés économiques, exportés par une économie ukrainienne effondrée, un exode qui se compte en millions de personnes. La Russie a réinstallé ces réfugiés, leur a permis de trouver du travail et leur permet d’envoyer de l’argent à leurs proches en Ukraine. En outre, la Russie a refusé de reconnaître politiquement les deux républiques séparatistes de l’Est de l’Ukraine. La seule réponse réelle de la Russie vis-à-vis de l’Ukraine a été de revendiquer la Crimée. Mais cela coule plus ou moins de source : la Crimée faisait partie de la Russie depuis 1783, et le transfert de la Crimée à la République socialiste soviétique d’Ukraine, sous Nikita Khrouchtchev en 1954, violait la Constitution de l’URSS qui était en vigueur en ce temps.

Encore un autre exemple : les États-Unis, avec l’Union européenne agissant comme un serviteur obéissant, ont imposé diverses sortes de sanctions à la Russie depuis la loi Magnitski en 2012 qui a été poussée par l’oligarque incroyablement corrompu William Browder. Ces sanctions ont parfois été quelque peu dommageables, parfois utiles (stimulant le remplacement des importations en Russie) et parfois tout simplement sans intérêt. La Russie est trop grande, trop importante et trop puissante pour quiconque, même une entité aussi grande que les États-Unis et l’UE réunis, pour l’isoler ou la faire plier en imposant des sanctions. Dans certains cas, il y a eu un puissant effet boomerang qui a causé plus de souffrances aux sanctionneurs qu’aux sanctionnés. Mais la Russie n’a pas vraiment fait grand-chose pour y remédier, si ce n’est de travailler au remplacement des importations et d’établir des relations commerciales avec d’autres nations plus amicales. Elle aurait pu nuire aux États-Unis, par exemple, en bloquant la vente de pièces en titane sans lesquelles Boeing ne serait plus en mesure de construire ses avions. Ou elle pourrait interdire la vente de moteurs de fusée aux États-Unis, et les États-Unis seraient alors incapables de lancer des satellites. Mais la Russie n’a rien fait de tout cela. Au lieu de cela, elle n’a cessé de répéter que ces sanctions sont improductives et inutiles.

Un autre : en violation des accords conclus entre la Russie et les pays de l’OTAN, l’OTAN s’est étendue jusqu’à la frontière russe et a récemment transformé les petits États baltes d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie en une sorte de parc militarisé juste à côté de la frontière russe. L’OTAN y stationne des milliers de soldats et les entraîne à… attaquer la Russie. La Russie s’est plainte de cela, mais a continué à commercer avec tous les pays concernés. En particulier, elle a continué à fournir de l’électricité aux pays baltes et à utiliser les ports de la Baltique pour expédier ses produits. Lorsque la Lettonie a récemment interdit l’utilisation du russe dans les écoles (un tiers de la population est russe) et a commencé à violer les droits des Russes lituaniens qui tentaient de lutter contre cet affront, les Russes eux-mêmes ont avalé cet acte flagrant de discrimination anti-russe sans broncher. En Lettonie, les lumières sont toujours allumées et les trains de marchandises russes chargés roulent encore de l’autre côté de la frontière.

« Pourquoi cela ? », pourriez-vous me demander. « Pourquoi une telle attitude passive contre ces nombreux délits, magouilles et blessures ? » On ne peut pas dire que la Russie est trop grande pour être touchée. Les sanctions en 2012 ont été un fléau, puis en 2014 l’économie russe a pris un sérieux coup (mais la plupart du temps à cause des prix plus bas de l’énergie, pas des sanctions). Le rouble a perdu la moitié de sa valeur et le taux de pauvreté de la Russie a grimpé. Que se passe-t-il alors ?

Pour comprendre cela, vous devez prendre du recul et regarder le contexte global.

- La Russie est le plus grand pays du monde en taille, mais certainement pas en termes de population. Ses frontières sont très bien défendues, mais elles s’étendent sur 61 000 kilomètres.
- La Fédération de Russie est russe de nom, mais elle comprend plus d’une centaine de nations différentes, les Russes ethniques représentant un peu plus de 80% et six autres nations ayant plus d’un million de membres.
- Elle est bordée par 16 États souverains, plus que tout autre pays, y compris deux frontières maritimes (avec le Japon et les États-Unis) et deux autres États non reconnus à l’échelle internationale (Abkhazie et Ossétie du Sud).
- Elle a la plus grande diaspora au monde, avec entre 20 et 40 millions de Russes (selon la façon dont vous les comptez) vivant en dehors de la Russie proprement dite. La plus grande communauté russe à l’étranger est aux États-Unis et compte environ 3 millions de personnes.
- Les troupes de maintien de la paix russes ont servi dans de nombreux pays autour de la Russie et dans le monde entier − Abkhazie ; Ossétie du Sud ; Arménie ; Transnistrie ; Tadjikistan ; Bosnie ; Kosovo ; Angola ; Tchad ; Sierra Leone ; Soudan − et continuent d’empêcher les conflits latents de se transformer en guerre ouverte.
- L’immensité de la Russie et sa richesse en ressources naturelles en font l’un des principaux fournisseurs de produits économiquement essentiels dans le monde, notamment le pétrole, le gaz, l’uranium et le charbon qui empêchent les lampes de geler dans des dizaines de pays. Peu importe ce qui ne va pas dans les relations internationales, elle doit rester un fournisseur stable et fiable.

Dans cet environnement, contrer les gestes hostiles (et surtout futiles) émanant de l’autre côté de l’océan avec d’autres gestes hostiles (et généralement futiles) serait contre-productif : certaines personnes seraient touchées, et il est probable qu’elles seraient Russes.

Ainsi, une partie de l’approche gagnante consiste à se débrouiller, en maintenant les meilleures relations possibles avec autant de pays que possible, les voisins en particulier, parlant à tous dans chaque conflit et essayant de désamorcer et d’équilibrer soigneusement les intérêts disparates de tous. La Russie entretient de bonnes relations avec l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sont des ennemis jurés, et avec la Syrie et Israël, qui se tirent dessus.

L’autre partie de l’approche gagnante pour affronter un monde extérieur de plus en plus hostile est de s’organiser doucement pour une autarcie limitée ; ne pas se fermer au monde, mais prendre des mesures pondérées pour devenir relativement invulnérable à ses vicissitudes. La Russie est déjà autosuffisante en énergie, fait des progrès dans son autosuffisance alimentaire, et le prochain défi est d’atteindre l’autosuffisance en matière de technologie et de finance.

Vu dans ce contexte, les échecs apparents de la Russie à agir avec force se révèlent être des étapes d’un équilibre prudent :

Les Israéliens bombardent la Syrie tandis que Netanyahou est à une place d’honneur lors du défilé à Moscou. La Syrie riposte en bombardant son propre territoire sur les hauteurs du Golan. Puis la Russie décide de ne pas vendre le système S-300 à la Syrie. Qu’est-ce qui vient de se passer ? Eh bien, Israël vient de reconnaître le Jour de la Victoire, le 9 mai, comme sa propre fête nationale. Un tiers des Israéliens sont en fait russes, et beaucoup d’entre eux se sont sentis très fiers d’être Russes ce jour-là, et ont participé à de grandes parades qui ont été diffusées à la télévision russe. Face à la montée de l’antisémitisme en Europe et aux néo-nazis incontrôlables en Ukraine, la Russie et Israël sont unis. Ensuite, il y a le fait qu’Israël n’aime pas qu’il y ait des Iraniens en Syrie. Ils ont certainement le droit de le faire, étant donné que les Iraniens continuent de parler de la façon dont Israël devrait être détruit [C’est l’avis de l’auteur, NdT]. Mais la présence iranienne en Syrie est sur invitation, ce n’est donc pas la préoccupation de la Russie. Voir Israël bombarder la Syrie n’aide pas la Russie, mais ce n’était pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. La Syrie a réussi à abattre des missiles israéliens et à tirer sur des Israéliens sur les hauteurs du Golan. C’était une nouvelle évolution, une escalade et les escalades sont toujours mauvaises. Vendre le système S-300 aux Syriens aurait permis à la Syrie d’abattre n’importe quoi en l’air venant d’Israël, et comme la situation vient juste de s’envenimer, leur donner la possibilité d’augmenter le niveau d’escalade pouvait sembler une mauvaise idée.

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(Pour voir l’interview de Dmitry Orlov par John Paul Lepers, cliquez ici)

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  • #1978248
    Le 2 juin à 19:39 par Maxence
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Poutine avale couleuvre sur couleuvre mais il a l’estomac solide . Et le prix du pétrole a beaucoup augmenté ce qui sauve la Russie de la faillite toujours redoutée .

     

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  • #1978289
    Le 2 juin à 20:50 par Auri
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Ils ne se défendent pas tout simplement car ils sont plus faibles et ne peuvent que faire le dos rond.

     

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  • #1978348
    Le 2 juin à 23:11 par tp01ee
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Merci Monsieur Orlov pour cette magnifique analyse.

     

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  • #1978469
    Le 3 juin à 08:24 par Bardamu
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Commercer c’est trahir son humanité, rétablir la gratuité c’est guérir de la pathologie d’abstraction égotique qui en son temps chassa Adam et Eve du paradis (symbolique biblique) ! ...
    Interdire le commerce pour crime contre l’humanité est urgentissime car c’est le cancer du monde !...
    " Rendez l’argent à celui qui l’a fabriqué " Jésus .
    " Le commerce c’est le cancer du monde " Céline .

     

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  • #1978514
    Le 3 juin à 11:11 par Lucien Cerise
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    La Russie a une école de cybernétique sociale appliquée à la stratégie géopolitique et militaire. J’ai rencontré quelqu’un qui avait travaillé dans ce domaine et je résume les grands traits de cette théorie nommée "contrôle réflexif" dans "Retour sur Maïdan". En résumé : le meilleur moyen de parer les coups de l’ennemi est de faire en sorte qu’il ne les porte pas du tout. Pour cela, il faut lui faire comprendre qu’il subira un choc en retour s’il vous frappe. Pour cela, il faut en mettre en place des boucles de rétroaction qui feront que votre ennemi se frappe lui-même, tout seul, en même temps qu’il vous frappe. Pour cela, il faut créer une interdépendance entre vous et votre ennemi, à tel point qu’il ne puisse plus vous frapper sans se frapper lui-même immédiatement, ce qui l’obligera à réfléchir avant de vous frapper et le dissuadera progressivement de le faire. Concrètement, cela donne ce que le Kremlin réalise depuis quelques années : organiser une interdépendance croissante à l’échelle internationale entre la Russie et ses ennemis.
    Sinon, petit rappel aux "poissons rouges" qui oublient un peu vite : Israël et ses proxies auraient conquis la Syrie et seraient en train de s’attaquer à l’Iran si la Russie n’était pas intervenue militairement à partir de septembre 2015.

     

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    • #1979170
      Le 4 juin à 14:55 par Ed
      Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

      Oui, et grâce à Trump aussi, non ? ;)..car le sort de l’ Iran ne dépend que d’Israël et de la Syrie, pas du tout des IDE occidentaux depuis les accords commerciaux de 2015, précisément... .. ?

      Le tour de l’Iran viendra, ça n’a aucun rapport de près ou de loin avec al-Assad, les kurdes ou Gaza. et ça ne sera pas la première fois que la Russie laissera un de ses "partenaires" se faire démonter sans broncher, voire en collaborant comme en Afghanistan..

      Poutine fait la promo de COSCO dans ses clips pour redynamiser son "far east", et COSCO n’est pas chinois, c’est belge (OTAN)

      Quand à sa force dissuasion soft ou hard, , c’est simplement du copié/collé avec une génération de retard, les poissons rouges y croient toujours, mais en attendant, la Syrie, comme les autres, a été atomisée comme prévu, Trident Juncture et COR sont opérationnels, qu’on en parle ou pas dans les médias,, c’est un fait.

       
    • #1979249
      Le 4 juin à 17:45 par Lucien Cerise
      Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

      Le 4 juin à 14:55 par Ed

      "Le tour de l’Iran viendra, ça n’a aucun rapport de près ou de loin avec al-Assad, les kurdes ou Gaza. et ça ne sera pas la première fois que la Russie laissera un de ses "partenaires" se faire démonter sans broncher, voire en collaborant comme en Afghanistan.."

      - Le programme israélien était de faire tomber Assad, pour ensuite attaquer l’Iran en position plus confortable, car sinon, c’est impossible. Effectivement, les Kurdes et Gaza n’ont pas de rapport. La Russie a sauvé la Syrie et soutient l’Iran, mais dans le monde réel, on ne fait pas ce qu’on veut.

      "Poutine fait la promo de COSCO dans ses clips pour redynamiser son "far east", et COSCO n’est pas chinois, c’est belge (OTAN)"

      - "Le chinois Cosco reprend APM Terminals à Zeebrugge"
      http://www.sudinfo.be/id12043/artic...

      "Quand à sa force dissuasion soft ou hard, , c’est simplement du copié/collé avec une génération de retard, les poissons rouges y croient toujours, mais en attendant, la Syrie, comme les autres, a été atomisée comme prévu, Trident Juncture et COR sont opérationnels, qu’on en parle ou pas dans les médias,, c’est un fait."

      - Si la Syrie avait été atomisée, elle ne serait plus là. Daech serait à Damas en train de signer des contrats avec Lafarge et de préparer la gay-pride avec Tel-Aviv. L’entité sioniste ne se remettra pas de cet échec en Syrie. Elle va donc lancer toutes ses dernières forces dans un ultime assaut contre la Russie en l’attaquant directement depuis l’Ukraine et la Pologne.

       
    • #1980253
      Le 6 juin à 14:09 par Ed
      Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

      Nein !

      1- Ce n’est pas un programme Israêl/Syrie, c’est un programme Croisés/Islam, OTAN/Moyen-Orient, depuis que la Chine a intégré l’OMC le 11/12/2001, autrement dit, le plus gros tronçon de la Mondialisation, l’Euro-asiatique, les "Nouvelles Routes de la Soie".

      https://www.les-crises.fr/wp-conten...

      2- Cosco (ACE-CMB 1975) est belge d’un bout à l’autre, comme Arcelor est toujours luxembourgeois

      http://www.cosco.be/

      3- La Syrie a bien été atomisée ("sociologistiquement"+300000morts et 5 millions de réfugiés), comme les autres depuis 2001, comme le Japon, la Corée et le Vietnam, ils sont toujours là aussi. Les contrats avec Lafarge, Total, L’Oréal et la Gay Pride sont signés depuis belle lurette.

      Bref, l’Europe n’a pas intégralement créé la Russie, les USA et la Chine (tech/IDE) par charité chrétienne, si j’ose dire ;-)

      http://www.persee.fr/doc/ecofi_0987...

      https://www.wto.org/french/res_f/st...

       
  • #1978582
    Le 3 juin à 13:32 par sev
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    La Russie est le plus grand pays du monde si l’on prend en compte effectivement la délimitation des frontières qui la définissent. Mais ne perdons pas de vue que le plus grand continent du monde est l’Afrique et que sa démographie, bien que gravement entamée par les campagnes occidentales de masse de vaccinations mortifères, les guerres meurtrières où chaque pays est pris en otage par les belligérants occidentaux qui s’y disputent la maîtrise exclusive des ressources de demain, le désulfuration programmée de tous les savoirs ancestraux au profit d’une sous culture de crétinisation produite par un occident en phase terminale, tout cela n’enlèvera jamais la capacité de résilience de cet immense terre que l’on croit perdue à tout jamais mais qui nous réservera bien des surprises si la Russie, pour ne citer qu’elle, a l’intuition d’une collaboration revisite et multilatérales.

     

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  • #1978677
    Le 3 juin à 17:31 par Miville
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ? Bien, Poutine n’a pas invité Netanyahu pour lui livrer la Syrie mais lui montrer sa collection d’armes nouvelles qui dépassent de beaucoup en sophistication les siennes et qui peuvent servir s’il ne se calme pas. Poutine n’est pas contre la volonté d’Israël du tout : si Israël veut faire une fuite en avant dans le fanatisme religieux, il s’entend déjà très bien avec les Habad Loubavitch, les bâtisseurs du Troisième Temple et il sait que ce temple une fois construit ne va porter porter bonheur du tout à ce pays (la Bible est très claire à l’effet que tout temple porte malheur au peuple qui le construit pour ne plus devoir le bâtir en son coeur, cela même quand le Dieu adoré est bon et présent, que dire alors quand il sera mauvais et absent), surtout pas l’afflux par magie de la richesse des Nations auqul voudrait faire croire Attali, mais au contraire faire prendre par les bourses asiatiques ce petit pays pour ce qu’il est, une tribu arabe superstitieuse comme les autres, dont reviser le QI estimé à la baisse, dont corriger la réputation académique surfaite, et à reclasser dans le tiers-monde comme il est arrivé avec la Côte d’Ivoire une fois construite chez elle la plus grande basilique de la Chrétienté : ceci dit la Russie sera toujours là pour secourir ce pauvre petit pays dans ses misères retrouvées. Et si Israël a la sagesse de ne pas vouloir bâtir de temple il n’a pas le choix que de laisser tomber l’Amérique décadente mourir de ses propres dégâts et de se mettre sous la protection de la Russie en tant que nouvel espace de moralité, de liberté et de prospérité à tout faire pour aider à devenir plus libre et riche encore, comme il sut faire de l’Amérique de 1860 à 1960, et non pas bousiller comme après.

     

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    • #1979068
      Le 4 juin à 12:08 par bertin
      Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

      A miville,

      "Le petit peuple qui a su faire de l’Amérique
      de 1860 à 1960 ",plus libre et plus riche !
      Aux détriments de Qui ?
      Quelle admiration pour l’Empire au sommet
      de puissance de 1860 à 1960,dont les asiatiques,les Russes,
      les Américains du Sud,sans parler de l’esclavage des noirs,
      et du génocide des indiens,ont pu admirer la justice !

       
  • #1978852
    Le 3 juin à 22:36 par Antoine
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Vendre ou donner les systèmes antimissiles S 300 à la Syrie ne serait en rien une escalade, bien au contraire ces armes n’étant pas offensives mais défensives.

    Je ne comprends absolument pas les tergiversations de Poutine sur ce sujet.
    Ces systèmes sont indispensables à la Syrie si elle veut cesser d’être pilonnée par des pays hostiles et belliqueux.

    Cela ne mettrait en rien en danger Israël, ça l’obligerait juste à ranger sa quincaillerie et à renoncer une fois pour toute à s’emparer des territoires de son voisin du Nord.

     

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  • #1978932
    Le 4 juin à 02:12 par Chatov
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Un proverbe maghrébin dit : si le fruit pourri pouvait guérir une quelconque pathologie,qu’il commence par se guérir lui même.
    Que les braves personnes qui persistent à croire que la Russie de
    Poutine est une championne,et qu’elle arrive à tenir en respect l’empire états-unien,que ceci,que cela...regardent bien les faits en face. A ce niveau redoutable d’enjeux,ceux portant sur la paix mondiale,ce n’est pas à nous,humbles citoyens,de nous substituer aux faits,et tenons,vaille que vaille,à dire que la Russie est là pour dissuader l’empire oligarchique à ne pas dépasser les lignes rouges. Si c’était le cas,qui empêche les russes de récupérer leurs immenses territoires perdues en Ukraine,ceux des républiques baltes,de la Géorgie,suite à la tragique trahison de gorbatchev ? Et par la même juger ce traitre devant une cour martiale pour lui infliger le châtiment qu’il mérite et donner,par la même occasion,une implacable leçon aux milliers de traitres qui se planquent aujourd’hui en Russie pour pousser encore plus loin la trahison gorbatchevienne. A-t-on besoin de rappeler que les territoires perdus,évoqués ci-haut,n’ont jamais été contestés ni par l’empire états-unien,ni par ses satellites. A-t-on besoin,aussi,de souligner ce que serait la réaction des usa si un traitre,ou une puissance étrangère,ou les deux,seraient impliqués dans l’atteinte à l’intégrité de leur territoire ? Pour l’un c’est la chaise électrique,pour l’autre -la puissance impliquée dans la trahison-n’échapperait en aucune manière à une déflagration,qui aboutirait fatalement à l’apocalypse nucléaire.
    Au final,les États comme les individus,ont la valeur qu’ils s’attribuent à eux-mêmes. Si on se considère comme un bouffon,alors on est un bouffon. Et c’est vraiment tout...

     

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  • #1980065
    Le 6 juin à 07:20 par Michelly58
    Pourquoi la Russie ne réplique-t-elle pas ?

    Je crois que Poutin veut surtout que ses pays développe une dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, afin quand cas d’attaque traîtresse il puisse faire pression sur eux en leur bloquant l’accès aux matière première comme il l’avait avec la Bulgarie et comme avait menacé de faire l’Iran.

     

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