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Robespierre, le grand mensonge

Selon l’interprétation traditionnelle, Robespierre reste l’incarnation sanglante, redoutable et redoutée de la Révolution française. Dans Robespierre, la fabrication d’un monstre, Jean-Clément Martin, ancien directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, professeur émérite à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, démolit l’image caricaturale du tyran, savamment façonnée, selon lui, immédiatement après sa mort. L’historien y dévoile un personnage plus nuancé, discret, complexe et souvent indécis, en proie à une situation politique chaotique à laquelle il s’adapte plus qu’il ne la provoque.

 

Qui était le jeune Maximilien ?

Maximilien est un enfant de son temps. Issu d’une famille de la petite bourgeoisie de droit et de commerce, il perd sa mère très tôt et son père quitte rapidement le foyer. Cet épisode est toujours mentionné concernant Robespierre ; or c’est le lot de nombreux enfants à cette époque. Malgré tout, le jeune Maximilien bénéficie d’un bon encadrement familial et surtout d’un soutien clérical important : l’évêque d’Arras l’envoie étudier au lycée Louis-le-Grand, à Paris. C’est certes la reconnaissance de ses qualités intellectuelles mais cela n’a rien d’exceptionnel. Chaque année, 200 à 300 enfants – les plus doués – sont sélectionnés dans toute la France puis aidés pour faire leurs études.

Élève studieux, Robespierre devient avocat à 21 ans. Il retourne à Arras prendre la succession de son père. Il y mène une carrière académique de jeune roturier. Sa jeunesse n’a sans doute pas été facile mais pas aussi dramatique que beaucoup l’ont affirmé. Il n’y a donc pas à chercher dans son enfance une quelconque revanche à prendre.

 

Quelle est la ligne politique de Robespierre ?

Dès 1790, Robespierre apparaît à l’Assemblée constituante comme le représentant du peuple parce qu’il y défend le droit de vote au suffrage universel. Il acquiert une réelle notoriété, une vraie reconnaissance en juillet 1791. Contrairement à la majorité des députés, il soutient la grande manifestation populaire parisienne réclamant la destitution du roi après sa fuite. Robespierre rompt alors avec les Jacobins (qui deviendront les Feuillants), entre en dissidence et crée le club des Jacobins. Les faits lui donneront raison : le testament du roi, prouvant qu’il était hostile à la révolution, est retrouvé trois mois plus tard.

Robespierre vise à établir une société dans laquelle les citoyens, égaux et responsables, auraient le droit de se rebeller contre un État despote. C’est indiscutablement sa marque.

À l’Assemblée, Maximilien s’impose comme un fervent opposant à la royauté, proche des sans-culottes parisiens. Si cette position affirmée lui assure sa popularité, elle ne lui donne pas pour autant une fonction centrale, ni un rôle politique important. Élu à la Convention en août 1792, il défend la réduction des inégalités, prend position contre la traite des Noirs, mais refuse en revanche de soutenir les citoyennes révolutionnaires républicaines qui revendiquent l’égalité femme-homme. Robespierre est extrêmement attaché à la justice et à la loi. C’est une priorité absolue car il estime que c’est par elles que la société pourra être changée, politiquement, moralement et économiquement.

Il se consacre à la réforme des lois en 1793 et rédige les bases de la Constitution dite montagnarde, adoptée en juin 1793. Il considère que le salut de l’État, de la révolution est supérieur aux intérêts des groupes. Robespierre vise à établir une société dans laquelle les citoyens, égaux et responsables, auraient le droit de se rebeller contre un État despote. C’est indiscutablement sa marque.

 

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Maximilien Robespierre : buste en terre cuite de Claude-André Deseine, 1791. Exposé au château de Vizille (Isère)

 

Quelles sont les circonstances qui l’ont fait chuter ?

C’est la crainte de sa puissance, réelle ou fantasmée, de la concentration des pouvoirs de police et de justice autour de lui. Au printemps 1794, Robespierre est très populaire dans Paris. Se distinguant des autres révolutionnaires, il donne clairement une unité à cette révolution morale et vertueuse. Il apparaît alors comme le garant de la liberté des cultes. Mais certains députés athées le perçoivent comme un danger. D’une part, tous les pouvoirs parisiens sont dans les mains de ses proches (la mairie, la commune, la Garde nationale…).

D’autre part, sa loi du 22 Prairial, une réforme du tribunal révolutionnaire qui en accélère les procédures (en sélectionnant au préalable les accusés), est très controversée et mal interprétée. À l’époque, près de 300 000 personnes sont emprisonnées (sur 27 millions d’habitants). Avec la loi du 22 prairial, seuls les accusés sur lesquels pèsent des présomptions extrêmement graves sont jugés par le tribunal révolutionnaire : c’est l’acquittement ou la mort.

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  • #1777592
    Le 2 août à 19:24 par Diji17
    Robespierre, le grand mensonge

    "Vive le grand chef Bespierre !
    - Ro-bespierre, et je ne suis le grand chef de personne"

    Pas bien compris pourquoi Poiré fait dire cette malprononciation du nom au comte de Montmirail dans son excellent Visiteurs 3.. Pour montrer que l on connait finalement bien mal ce personnage ?

     

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  • #1777633
    Le 2 août à 20:14 par Bison
    Robespierre, le grand mensonge

    Au moins il était contre l’esclavage... LUI...

     

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  • #1777654
    Le 2 août à 20:44 par Georges 4bitbol
    Robespierre, le grand mensonge

    Il est très peu fait état du rôle capital joué par la franc maçonnerie, qui s’était peut être mise en sommeil d’un point de vue officiel, mais dont les membres avaient pour mission d’infiltrer ( déjà trotsko) les clubs. Le travail délétère des francs maçons est à l’œuvre dans bien des singularités et surtout des horreurs de la révolution. La décapitation du roi Louis XVI leur doit beaucoup.
    Pas un mot non plus sur le travail dissimulé lais efficace des britanniques. Pas véritablement Georges III, mais l’établishment financier et economique activant la neutralisation de la France par le chaos, ça ne vous rappelle rien...

     

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  • #1777706
    Le 2 août à 21:42 par LORDBYRON
    Robespierre, le grand mensonge

    J’ai écouté avec un grand intérêt les conférences de Guillemin et de Martin sur Robespierre, même Mélenchon, qui essaient de minimiser sa responsabilité, voire de l’excuser. Malgré le talent de ces trois messieurs, je n’ai pas été entièrement convaincu. Robespierre qui était contre la peine de mort a voté la mort du roi, envoyé Marie Antoinette à l’échafaud alors qu’il savait qu’elle était malade. Ceux qui l’ont renversé (Fouché, Barrère etc.) étaient aussi ignobles que lui.
    Un jour, me promenant à Arras, je me suis amusé à une petite performance : j’abordai un maximum de personnes en leur demandant de m’indiquer où était la maison natale de Robespierre, le guillotineur de la Terreur, disais-je avec une luisance d’excitation dans le regard et sur un ton de conspirateur. Quelle déception ! Les 3/4 des personnes n’en avaient jamais entendu parler ! Ceux qui me renseignèrent étaient plutôt âgés.

     

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  • #1777879
    Le 3 août à 08:21 par mik ezdanitoff
    Robespierre, le grand mensonge

    Que Robespierre ai du sang sur les mains, que la révolution ai été sanglante, c’est indéniable. Mais ce manichéisme "méchante révolution" vs "gentille royauté", comme font certains, c’est de la belle fumisterie. Louis XIV n’est pas responsable de milliers de morts lui peut-être ? Idem pour les autres avant. Dommage que ce fut un "gentil" roi qui ai du morfler à leur place, car Louis XVI n’était pas un mauvais bougre.
    La noblesse Française, quand a elle, s’était déglinguée d’elle-même en s’enfermant dans le piège de Versailles, temple d’une décadence qui annonçait leur chute.
    Du reste, sur Robespierre, je renvoie tout le monde vers "jusqu’où va-t-on descendre" écrit par un certain AS il y a une quinzaine d’années, où il cite Hobsbawn (il est vrai historien de gauche, mais sur ce qu’il explique, les faits sont là et tenaces).

     

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  • #1778187
    Le 3 août à 18:25 par machin
    Robespierre, le grand mensonge

    "On a bien affaire là à cette invention d’un Robespierre tyran, instigateur de la Terreur, rumeur lancée par Tallien. Lequel Tallien a incontestablement été mêlé aux massacres de septembre 1792. Ça arrange donc tout le monde ! Cela permet à tous ces gens de s’exonérer de leurs propres responsabilités dans les massacres et crimes qu’ils ont réellement commis."

    On a bien affaire là à cette invention d’un Hitler tyran, instigateur de la guerre, rumeur lancée par les républiques maçonniques. Lesquelles ont incontestablement été mêlé aux massacres des populations civiles allemandes. Ça arrange donc tout le monde ! Cela permet à tous ces gens de s’exonérer de leurs propres responsabilités dans les massacres et crimes qu’ils ont réellement commis.

     

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  • #1778251
    Le 3 août à 20:33 par sniffy
    Robespierre, le grand mensonge

    Ma vision de Robespierre est liée à un film que je vous conseille vivement, "Danton" d’Andrzej Wajda. Je pense qu’elle se rapproche de celle de Marion Sigaut.
    Le film, au départ presque une commande de l’état socialiste de 1981, se devait d’être une ôde à la gloire de la révolution française. Wajda et son scénariste Jean-Claude Carrière en ont fait une vision cruelle et terriblement désenchantée (belle quenelle d’un artiste qui ne s’est pas laissé faire). Leur vision de Robespierre, être souffrant, froid et petit (on le voit lever ses talons une fois à l’assemblée pour paraître plus grand) n’est pas enchanteresse. Il est présenté comme un homme qui se veut le peuple mais, comme le lui reproche Danton, qu’il ne connaît pas. Il pense le peuple, le théorise et en détruit la part qui ne lui convient pas (il faut toujours faire attention aux gens qui pensent le peuple).
    Quelques images restent en mémoire sur Robespierre.
    L’essai de costume pour le défilé de l’être suprême. Hilarant
    Le moment où Danton, lui disant qu’il ne connaît pas le peuple, lui assène "Tu n’as jamais baisé, comment pourrais tu le connaître".
    Le moment où malade chez le Duplay, le petit Duplay lui récite les droits de l’homme après les avoir appris par coeur à coup de baguette.
    C’est donc avec cette vision que j’ai un peu de mal à lire les différents textes sur Robespierre écrit chez E&R.

     

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    • #1778286
      Le 3 août à 21:48 par McAron
      Robespierre, le grand mensonge

      C’est toute la différence entre s’informer au cinéma et s’informer auprès des historiens. Pitoyable film à mon avis, du reste que ce Danton de Wajda : même Depardieu y est très mauvais.

       
    • #1778338
      Le 3 août à 23:36 par sniffy
      Robespierre, le grand mensonge

      @ McAron
      Je suis bien d’accord avec vous sur le fait de se renseigner auprès des historiens mais vous serez peut être d’accord pour dire que sur Robespierre, il y en a pour tout le monde. Venant de réécouter les vidéos de Marion Sigaut, je trouve que le film est assez raccord avec ce qu’elle dit.
      La puissance d’évocation du cinéma est sa qualité et son défaut majeur. Il laisse pendant longtemps des traces imprimées dans le cerveau difficile à effacer.
      Sur la qualité du film, nous ne serons pas d’accord et même si Depardieu en fait des tonnes, il donne au film un côté théâtral qui renforce l’ambiance assez mafieuse des protagonistes (voir les tronches du comité de salut public).

      Je me permets de décrire un plan qui me plaît particulièrement, vous en souvenez vous ?
      La caméra faisant un travelling filmant en contre plongée la guillotine sur une musique empruntée à 2001 l’odyssée de l’espace (au moment des apparitions du monolithe noir et des sauts qualitatifs de l’humanité). La partie haute de la guillotine est habillée d’un cuir noir qui le fait ressembler au monolithe de 2001. La guillotine comme saut qualitatif de l’humanité, belle vision de la révolution française.

       
    • #1778379
      Le 4 août à 01:14 par Robert
      Robespierre, le grand mensonge

      Et pourquoi pas : Les visiteurs - La Révolution. C’est hilarant, n’est-ce pas ! Je te conseille vivement le téléfilm de 1964 : La vertu et la terreur. A défaut d’être hilarant, cela pourrait dépuceler ton regard sur l’Incorruptible !

      A la période enchanteresse de 1981 succédera le désenchantement du tournant de la rigueur (du pouvoir socialiste) en 1983. Le Danton d’Andrzej Wajda n’en est qu’une préfiguration !

      La “vision de Robespierre, être souffrant, froid et petit” que tu décris n’est-elle pas celle d’un peuple petit car refusant l’effacement de la nation dans le mondialisme, froid car refusant la chaleur de l’immigration massive et souffrant psychiquement car refusant de se faire économiquement baisé par les pères spirituels de Macron ?



      Le moment où Danton, lui disant qu’il ne connaît pas le peuple, lui assène "Tu n’as jamais baisé, comment pourrais tu le connaître".



      On peut reprocher à Robespierre d’avoir une vision idéalisé du peuple français mais surtout pas d’avoir voulu le baiser...

       
    • #1778526
      Le 4 août à 12:39 par sniffy
      Robespierre, le grand mensonge

      @Robert
      Je ne comprends ni le ton, ni les anachronismes de votre message.
      Je propose une vision de Robespierre tiré d’un film que je trouve très réussi et surtout avec une vision précise. Je n’ai jamais dit que c’était la vérité sur la révolution, ni sur Robespierre. J’ai aussi écouté Guillemin qui le réhabilite totalement, mais je commence à me méfier de Guillemin. Je suis donc partagé, comme souvent quand on parle d’histoire. Donc je regarde de biais la mise en avant de Robespierre sur E&R.
      Je suis étonné que le mot hilarant vous fasse sursauter, même si à la relecture ridicule aurait été plus approprié pour le moment décrit.
      Une anecdote (tiré de la N.R.H.n°89) sur la sortie du film. Il a été présenté en grande pompe devant Mitterand, Lang et différents ministres de la république. A la fin du film, Mitterand à serré la main de Wajda et il est parti fissa, visiblement très agacé. Il n’a pas semblé apprécier le résultat de son financement.

       
  • #1778327
    Le 3 août à 23:24 par machin
    Robespierre, le grand mensonge

    - "le testament du roi, prouvant qu’il était hostile à la révolution, est retrouvé trois mois plus tard". Robespierre était hostile au père du peuple et adhérait à la révolution luciférienne.
    - "défend le droit de vote au suffrage universel". Sur l’escroquerie du suffrage universel, je renvoie à la critique faite par Etienne Chouard.
    - "Maximilien s’impose comme un fervent opposant à la royauté". La monarchie catholique protégeait le peuple. Robespierre protégeait les Lumières, le libéralisme et la franc-maçonnerie.
    - "prend position contre la traite des Noirs". SOS racisme avant l’heure. Par contre, la monarchie avait abolie l’esclavage.
    - "refuse en revanche de soutenir les citoyennes révolutionnaires républicaines qui revendiquent l’égalité femme-homme". Les femmes étaient protégées sous la monarchie et avait des droits, la révolution la leurs a retiré.

     

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  • #1778374
    Le 4 août à 01:02 par Atos, Portos, et Aramis
    Robespierre, le grand mensonge

    Aux détracteurs de l’incorruptible,

    Vous avez certes le droits de ne pas aimer Robespierre et de placer la guerre de vendée, le projet de saint-fargeau sur l’école et les massacres de septembre devant les enjeux du moment ( en premier lieu desquels l’indépendance de la France).

    Mais nous autres avons aussi le droit de placer son combat contre la corruption, contre l’infiltration anglaise, contre le césarisme des généraux, contre l’esclavagisme, contre le paupérisme, contre l’injustice et pour l’humanisme (le vrai, pas celui de voltaire) au dessus des autres considérations mineurs pour lesquels vous vous indignez.

    En politique on ne fait pas d’omelette sans cassez d’eux, et c’est encore plus vrai en période révolutionnaire....

    Révolution qui - rappelons le - n’a pas été déclenchée par robespierre mais par la décadence, l’immobilisme et l’incompétence des autorités (morales comme politiques) de l’époque.

    L’histoire si elle ne sert pas une idéologie elle ne sert à rien.

     

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    • #1779191
      Le 5 août à 12:14 par Marion Sigaut
      Robespierre, le grand mensonge

      La recherche historique est là pour servir la vérité.
      Elle sert donc à la rechercher et à s’en approcher le plus près possible.
      Que les idéologues la détournent de son but pour servir le mensonge est un fait dont l’Histoire n’est pas responsable.

       
    • #1779369
      Le 5 août à 17:57 par Atos, Portos, et Aramis
      Robespierre, le grand mensonge

      " Sans casser d’œufs " évidemment...

      Il ne s’agit pas de détourner l’histoire (de robespierre ou de la révolution). Personne ne nie (en tout cas pas moi) ce que vous dites sur lui.

      Seulement tout le monde sait que les erreurs/fautes en politique ça arrive. Personne n’est immaculé... (ni robespierre, ni les rois de france). Surtout en période révolutionnaire quand la france était gangrénée par une cinquième colonne qui jouait contre elle aussi bien à l’intérieur qu’a l’extérieur des frontières. Ce qui compte vraiment c’est : "est ce qu’on est pour le bien (de tous) ou contre"

      Il s’agit avec le recul que nous avons maintenant de peser les actes sur la balance et constater.

      Par conséquent prenons le meilleur de chacun pour nous en servir et le fait est que malgré tout ce que vous lui reprochez, lorsqu’on fait peser ses actes sur la balance, celle ci penche plus du " bon côté " que du mauvais. (de mon point de vu et de celui des nombreuses personnes qui l’encensent ).

       
    • #1779617
      Le 6 août à 04:37 par Marion Sigaut
      Robespierre, le grand mensonge

      Le problème est que Robespierre voulait la Révolution et la République et que le peuple ne lles voulait pas.
      Les émeutes du début de la Révolution sont dues ac la libre circulation des grains instaurée par le roi pour éponger la dette incommensurable due à Necker. Necker, comme Robespierre au demeurant, emargeait chez le duc d’Orléans, grand maître du Grand orient et ordonnateur de toutes les émeutes les plus sanglantes.
      Je n’exonère pas le roi de ses responsabilités. Mais ce que voulait le peuple c’était retourner à une véritable protection contre le libéralisme. Certainement pas ce déchaînement de violence et de destructions. Robespierre a rêvé le peuple et prenait les beuglements des tribunes pour son approbation. La popularité de Robespierre est un mythe. Les atrocités commises par tous ces usurpateurs de l’autorité, elles, sont une réalité.

       
    • #1779819
      Le 6 août à 14:34 par Atos, Portos, et Aramis
      Robespierre, le grand mensonge

      Il n’y a pas de fumée (ou mythe) sans feu. Si il prenait ces beuglements pour son approbation (ce que je ne conteste pas) c’est aussi parce qu’il sentait un certain enthousiasme/élan populaire (ou parisien) émaner de ses prises de positions politiques et des lois qu’il proposait à la convention (celle du « maximum » par exemple).

      La révolution et la république qui en découlent étaient bourgeoises certes mais quand robespierre débarque la machine est déjà (très largement) lancée. Et la marche arrière n’est plus possible.
      En d’autres termes il bricole avec ce qu’il peut vu les circonstances et le contexte. Ses discours sont clairs, il croyait en ce qu’il disait sur la justice sociale et l’épanouissement du peuple.

      La protection du peuple contre le libéralisme il était le seul à la convention à la vouloir sérieusement. Et c’est ça qui le met du côté des « gentils » je pense.

      Quant à la terreur elle est due aux dérives de la révolution, à la crainte causée par l’état de guerre (la France seule contre toute l’Europe) et aux complots et trahisons qui se jouaient de toute part. On ne peut pas imputer la terreur et ses dérives à la seule personne de robespierre, car c’est tout un contexte et un enchainement de circonstances particulières qui conduisent à celle-ci. Ce n’était que le maillon d’une chaine qui se démarquait par son excentricité et par l’animosité qu’il suscitait parmi les autres conventionnels.

      N’oublions pas que c’est quand même lui qui fait rappeler les proconsuls sanguinaires et qui condamne publiquement leurs atrocités commises dans les provinces françaises en réclament des sanctions (d’où sa chute).

       
  • #1779184
    Le 5 août à 12:03 par Marion Sigaut
    Robespierre, le grand mensonge

    @ Robert
    Sans valider la sortie de Danton dont je ne sais rien, je me permets de vous faire remarquer qu’elle ne signifie pas ce que vous avez compris : il reproche à Robespierre de n’avoir pas de vie amoureuse et de ce fait de ne rien comprendre au peuple qui, lui, en a.

     

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