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Sapir et Chouard : RIC, sauver la République ou rétablir la démocratie ?

« Avec le RIC nous dit Emmanuel Macron, on tuerait la démocratie parlementaire qui est la seule qui tienne les contraintes », cite l’animateur Clément Ollivier. Le débat réunissant Chouard et Sapir, organisé par Sputnik, pose la question du RIC.

 

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45 Commentaires

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  • Étienne Chouard, 28’53" :
    « Nous refusons, les vivants refusent, d’être gouvernés par les morts ; une génération ne peut pas assujetir les générations suivantes à ses lois. »
    Et Jacques Sapir qui aquièsce, et qui confirme à 36’19" :
    « Vous avez entièrement raison quand vous dîtes : "une génération n’a pas le droit d’enchaîner les générations suivantes." Et ça, c’est Thomas Jefferson qui l’avait dit au moment de la rédaction de la constitution des États-Unis. [...] Chaque génération a le droit de... »

    Ben mince, les deux qui sont d’accord là-dessus...
    « J’ai le droit, j’ai le droit ! »

    Et la transmission ? L’héritage historico-culturel ? Un fils ne doit plus obéir au père, à ses aïeux ?

    Je soutiens l’idée générale de Chouard, mais attention : Thomas Jefferson n’a rien à voir avec la France, avec l’histoire et la culture de la France. C’est un franc-maçon, président de la Société Américaine de Philosophie, etc. Une vision, précisément, non historique de la réalité politique. Une vision d’enfant gâté, qui a « bien le droit de ».

    Bien heureux que nous devions encore obéir aux morts, un peu. Il y a longtemps sinon que plus rien ne résisterait au nouvel ordre mondial de l’empire.

    Les paroles de Jésus, par exemple.

     

    • Laisse les morts enterrer les morts.


    • Comme le rappelle souvent Pierre Hillard, on est tous tributaires du passé, en bien ou en mal. Pour comprendre la tournure d’esprit d’un homme politique, d’un intellectuel, il est intéressant de comprendre d’où il vient, son origine familiale, sociale, les tournures d’esprit de ses mentors.

      A propos de Jacques Sapir, Wikipédia nous apporte des renseignements intéressants sur ses aïeux russes, mais également sur sa formation intellectuelle, ses influences idéologiques, notamment de part son cursus estudiantin à l’EHESS, avec comme directeur de thèse de doctorat de 3e cycle Charles Bettelheim.
      Sur L’EHESS, il nous est dit qu’elle fut créée à Paris en 1947, à la suite du démantèlement de l’École libre des hautes études (ELHE) à New York et du rapatriement d’une partie de son corps universitaire à Paris et notamment des élites intellectuelles juives, résistantes et communistes qui s’étaient exilées à sur la Côte Est américaine pendant la Seconde Guerre mondiale afin de fuir les déportations. Cette école a joué un rôle important dans la vie professionnelle de J. Sapir, puisqu’il y a exercé la direction d’un Centre d’études et y enseigne jusqu’à ce jour.
      Sa citation incidente d’Herber Alexander Simon, qu’il semble avoir beaucoup étudié, nous renseigne également sur le large spectre d’influences, sur le plan de l’ingénierie sociale, dont bénéficie sa communauté d’esprits, pour procéder à des transformations institutionnelles majeures et, comme il le dit établir "des représentants qui formeront une nouvelle élite politique".
      Ou comment certains espèrent manipuler et user du RIC à des fins de conservation de leur pouvoir de domination...


    • vous extrapolez, les deux ne parlent que de la dette, rien d’autre, il est déjàscandaleux que des politiciens nous imposent de rembourser des dettes qu’ils ont contracté sans nous demander notre avis, et encore plus scandaleux que nous refilions le mistigri à nos enfants. point barre


    • @FaridDominique

      Vous citez Jacques Sapir (à partir de 36’19") évoquant Thomas Jefferson qui défendit le principe qu’une génération n’a pas le droit d’enchaîner les générations suivantes.

      Notons aussi qu’à 36’27", Chouard rebondit par ces mots : « C’était Condorcet aussi », cf. la page Wikipédia "Nicolas de Condorcet" : mathématicien français, s’étant intéressé à beaucoup d’autres disciplines, dont la politique (aucune occurrence de "franc-maçon" dans la page).

      Le principe critiqué me semble intéressant en ce qu’il est sain de s’adapter au changement par nos propres observations et l’application de notre propre intelligence, sans rester attaché à respecter absolument les principes établis dans le passé, non pas qu’il faille, à l’inverse, absolument faire table rase des principes du passé. Ainsi, à titre personnel, je valide intégralement la phrase de Thomas Jefferson, du moins telle qu’elle est rapportée.

      A l’image d’une telle transmission — non absolument contraignante — des principes et règles de fonctionnement social et politique, cette fois dans le domaine de la transmission intra-familiale, je n’apprécierais pas pour le fils que son père l’enchaîne à ses propres principes, y compris une fois que le fils aurait atteint l’age adulte. Pendant l’enfance, c’est une autre discussion, il y a la légitimité de l’exercice de l’autorité parentale. J’apprécierais plutôt que le père ayant transmis ses principes, laisse libre le fils (au moins à l’age adulte) d’en tirer les enseignements qu’il veut, sans qu’il soit obligé, enchaîné. Ça tombe bien, c’est ainsi que ça fonctionne : quand l’enfant est majeur, il est légalement libéré de l’imposition de l’autorité parentale (il peut l’être avant, passé 16 ans, selon le principe dit de l’émancipation du mineur, qui résulte soit de son mariage, dans des cas très rares, soit d’une décision du juge des tutelles).

      J’apprécie de me sentir libre de m’inspirer des principes du passé sans être enchaîné à eux. J’apprécie de pouvoir appliquer mon sens critique et ma liberté de choix dans les principes que j’adopte, liberté de choix relative en ce que je suis appelé à respecter des principes communs, transmis dans la culture y compris politique et législative, sous peine d’être sanctionné par le regard d’autrui, voire la justice.


    • @ Paramesh

      Absolument pas ! Il n’y a pas d’extrapolation ! D’où inventes-tu qu’il parlent de la dette (au moins dans cette séquence, mais il me semble qu’ils n’en parlent même pas dans tout l’entretien), et même qu’ils ne parlent que de ça ???

      Au moment ou Chouard énonce qu’ « une génération ne peut pas assujettir les générations suivantes à ses lois », il traite de la question du RIC pour reprendre la main notamment sur l’aspect constitutionnel.

      Voici exactement les citations (je me contente de la question du modérateur et du début de la réponse de Chouard) :

      - à 28’01", Clément Olivier, le modérateur, s’adresse ainsi à E. Chouard : « Mais justement, venons-en au RIC. L’un des aspect du RIC, c’est de pouvoir, dans ce que vous, vous revendiquez, effectivement de reprendre la main, mais sur l’un des aspects, c’est justement l’aspect constitutionnel. Il faut peut-être nous expliquer ça ».

      - à 28’19", Chouard entame son explication sur l’usage du RIC pour réformer la constitution (je le cite jusqu’à 29’09") : « Le RIC permettrait, s’il était réellement institué, ce qui [n’] est vraiment presque jamais le cas, il est toujours trop limité... mais si nous écrivions nous-même les règles du RIC, je peux vous dire que nous aurions l’initiative des questions posées et le référendum qui suivrait serait au plus haut niveau du droit et prévaudrait sur toutes les autres règles : ce que le peuple vient de décider va surplomber tout ce qu’il avait décidé auparavant. Nous refusons, les vivants refusent d’être gouvernés par les morts, une génération ne peut pas assujettir les générations suivantes à ses lois. Si le peuple décide aujourd’hui ceci ou cela, il a raison parce qu’il est le peuple. Le peuple [n’] a pas tort ou raison, le peuple décide, en démocratie, il me semble... ».

      Je n’ai pas cité ici toute la réponse de Chouard, qui est bien plus longue, mais je l’ai écoutée attentivement à nouveau pour écrire ce commentaire ! J’ai même ré-écouté jusqu’à la reprise par Jacques Sapir de cette idée qu’ une génération n’a pas le droit d’enchaîner les générations suivantes (il traite cet argument à partir de 36’16").

      Ainsi, Paramesh, je crois que ton intervention appelle la sanction définitive suivante : faux, nul, zéro !


    • @ Olive
      Olive, le slogan fait toujours son effet, certes, et le vôtre est bien trouvé, l’effet est réussi. Mais...

      - un slogan n’est pas un argument. Mon argument consiste à rappeler l’importance de l’histoire, de l’héritage et des racines, en particulier dans la lutte contre l’empire.
      - votre slogan est d’ailleurs, précisément, donné par un héritage de ce type ! Ici l’héritage chrétien.
      - on pourrait trouver d’autres paroles de Jésus qui, elles, iraient dans mon sens. (Un exemple : Matthieu 19-17, Jésus dit « si vous voulez entrer dans la vie, gardez les commandements ».) À ce tarif là on n’en finit pas, restons-en aux arguments.

      Dans le débat, tout en étant plus proche de Sapir et Chouard que d’un Attali, je m’inquiétais de leur petite remarque qui pousse à l’an-historicité de la politique.

      Ceci n’enlève rien à la force de la parole de Jésus sur les morts que l’on doit laisser ensevelir les morts. C’est un autre débat, dans un autre contexte que celui de la lutte politique contre l’empire : il s’agit d’une image autour de la difficulté à quitter nos attaches de toutes sortes pour suivre Jésus.

      Bref : ne nous attaquons pas sur ces broutilles, entre résistants à l’empire.


    • @ SamWang



      Le principe critiqué me semble intéressant en ce qu’il est sain de s’adapter au changement par nos propres observations et l’application de notre propre intelligence, sans rester attaché à respecter absolument les principes établis dans le passé, non pas qu’il faille, à l’inverse, absolument faire table rase des principes du passé. Ainsi, à titre personnel, je valide intégralement la phrase de Thomas Jefferson, du moins telle qu’elle est rapportée.



      Je vous suis entièrement sur ce point. Mon propos précédent n’apportait que la critique, sans la nuance, parce que je voulais aborder un point précis, mais je vous rejoins quand au fond de ce que vous dites ici.

      Ceci dit à mon avis Jefferson n’avait pas en tête de préserver les racines catholiques des quelques émigrés français et irlandais en Amérique. Mais on peut entendre sa phrase comme vous le faites, et en cela je vous suivrais.



    • une génération n’a pas le droit d’enchaîner les générations suivantes




      les deux sont d’accord sur ce point, c’est pourtant clair, ils ne parlent pas des lois mais de la dette. une loi n’enchaîne personne si on la respecte car une loi peut toujours être changée ou modifiée, pas besoin de RIC pour ça, ce dont ils parlent c’est de l’enchaînement à la dette, dette dont la légitimité est plus que douteuse pour être gentil, et ce n’est pas de la révocation d’une loi dont ils parlent mais de l’annulation d’un contrat illégitime pris au nom du peuple par des gens légalement irresponsables puisque ce ne sont pas eux qui sont les garants de cette dette mais l’état et donc physiquement le contribuable.Enfi, question lois, je te rappelle qu’on est enchaînés au code napoléon vieux de 200 ans et visiblement personne n’y trouve à redire (et pourtant il y en aurait de quoi)


  • Sapir défend un vieux système poussiéreux fait de privilèges et de castes sociales. Une nouvelle conscience citoyenne émerge des gilets jaunes pour en finir avec cette corruption. https://lexpansion.lexpress.fr/actu...


  • Avant de réunir une assemblée constituante dont va accoucher l’état (matrice abstraite) qui fera obéir le peuple par son droit positif en annulant son droit naturel il faudrait d’abord lui demander si il y consent !...


  • #2144405

    Plus j’ écoute Chouard, Sapir et les autres, plus je me rends compte que le meilleur système serait une dictature, ou du moins une monarchie.
    J’imagine que la seule légitimité repose sur l’organisation de canaux directs entre le peuple et le monarque/"dictateur", celui-ci devant rendre directement des comptes à la population. Le personnel politique ne devrait être qu’un personnel secondaire, technique, n’ayant aucun pouvoir autre que celui de sa tâche, mais pouvant participer à la vie politique en tant que simple citoyen.
    C’est précisément le système de l’élection qui fournit du carburant (=pouvoir) au personnel politique et crée ambition et arrivisme.
    En créant une stabilité dans ce milieu,le pouvoir se trouve dévitalisé. Il "suffit" alors d’établir un cadre avec un certain nombre de critères facilement identifiables et mesurables pour garder ou non, tel ou tel. Pour ça, l’aide de spécialistes est difficilement évitable, mais en interdisant ces spécialistes de devenir à leur tour représentant (règle n°1) à vie dans quelque corps d’Etat que se soit, la confusion et la prise de pouvoir insidieuse n’opère plus.
    De simples garde-fou suffisent.

     

    • En réalité tous les systèmes sont des dictatures. Même cette imposture de démocratie représentative. La légitimité d’un régime doit se fonder sur si oui ou non il répond aux attentes du peuple, fait correctement fonctionner la société, ne trahis pas ses citoyens ou n’est pas tyrannique.

      Quant aux systèmes de "démocratie directes", je n’y crois pas personnellement. Le pouvoir a tendance à s’agglutiner, à se concentrer en un point. Si on avait un tel système il ne tarderait pas à se transformer en dictature ou se vicier.

      Au moins les gens comme Chouard sont cohérent, ils ont vu l’imposture de nos démocraties, alors ils ne font pas mine qu’elles sont des démocraties et vont jusqu’au bout du rêve illusoire de la démocratie jusqu’à des régimes proto-anarchiste.

      Après pourquoi ne pas essayer cette démocratie directe ou participative un temps. Et après - quand ça n’aura pas fonctionné - on reviendra aux choses sérieuses : monarchie, état total ou république. Tant qu’il est bien fondé et pas vicié comme l’a été la république de Marianne fondé sur le mal et la subversion morale.


    • Ce que vous décrivez, c’est tout simplement le rétablissement de boucles de rétroactions saines (= celui qui prend les risques en subit les conséquences), un concept notamment abordé par Lucien Cerise.

      Le problème du peuple est qu’il ne se rend pas compte quand une frange de lui-même s’affranchit de ces boucles.

      Aujourd’hui, le problème devient criant au travers de faits observables comme la "nationalisation des pertes, privatisation des gains", mais le mal est plus ancien et bien plus général.

      Qui sait, peut-être qu’à l’avenir, l’informatique nous aidera à nous surveiller nous-mêmes.


    • Je suis entièrement d’accord avec votre conclusion et depuis longtemps c’est ce que je me dis. Tous ces gens passent leur temps à manigancer pour conserver leur poste et leurs privilèges, alors qu’un monarque n’a aucunement besoin de cela. Il dirige son pays pour l’emmener à bon port, pas dans cinq ans, ou dans sept, mais peut être que cela prendra 15 ans...

      Certes un roi, un monarque, un dictateur aurait des privilèges, mais au moins il n’y aurait qu’une seule personne à rincer et qui aurait malgré tout intérêt à se tenir à peu près à carreau. Car au moindre écart un coup d’état peut lui tomber dessus.

      J’en reviens toujours à mon point de départ, vive le roi !


  • #2144431

    Le problème de Chouard vient du fait qu’il ne lance aucune piste concrète d’organisation. Il devrai émettre des études de cas et évoquer le travail de ses fameux ateliers constituants
    La plupart des gens qui l’écoutent n’ont aucune idée de la direction à prendre et de quoi il parle. Qu’ils donnent des exemples sur lesquels le "citoyen" puisse se faire les dents. Pour intéresser, il pourrait organiser des simulations façons "Sim City" ou autre jeu vidéo dans des salles où les gens joueraient eux-mêmes les rôles qu’ils proposent de façon interactive et grandeur nature. Ce genre de jeu de rôle politique passionneraient les foules et les plus jeunes pour éveiller leur intérêt vers le bien commun, ce qui ne serait pas un mal vue notre époque. "Le jeu de la démocratie" serait une occupation bien plus intéressante qu’instagram et snapchat....


  • RIC du marché de l’esclavage citoyen, sauver la République du Capital ou rétablir la démocratie de la domestication marchande ? On s’en fout...A bas le cosmopolitisme du monothéisme de l’argent ! Que les Gilets Jaunes aillent toujours plus loin...Bien au-delà de tous les curés réformistes du satanisme de la marchandise...


  • Chouard est émotif,fatigant,stagnant,comme une moule sur un rocher dogmatique.


  • Jacques aimerai qu’Etienne comprenne qu’il ne peut rien écrire si il ne le demande pas à Jacques.


  • Je commencerais par dire, pour ce qui est des blocages du compte Paypal, c’est bien fait, et vendant souvent sur le bon coin ou E Bay, je refuse cette "monnaie" qui n’en est pas une, et qui est le pire ennemi de la liberté d’action. Ce blocage en est la preuve, et TOUS ceux qui soutiennent la politique de telles monnaies commettent le pire crime contre la liberté. Ils s’en rendront compte à leurs dépens, lorsqu’ils contrediront leur banque ou même le gouvernement qui pourra un jour ordonné à notre banque de nous "muselé". GARDONS LES ESPECES, Liberté de choix et d’actions.

    Pour ce qui est de la république, il est évident aujourd’hui, que ce régime, n’est QUE le régime du mensonge, de la démagogie et des trahisons. La république est le PIRE des régimes , et les peuples qui "s’imaginent" décider de leur sort, n’offrent en fait que la fortune à ceux qui vont les tromper. La République est la tumeur maligne des peuples asservis que nous sommes. Les parlementaires, élus nationaux et locaux des grandes villes sont , et demeureront, tant qu’ils conserveront leur mandat le fléau du peuple de France, en voulant nous démontrer l’inverse par de belles paroles suivies d’actes inverses.


  • Bravo Étienne : de + en + percutant, débat après débat. Le pauvre Sapir nage dans la semoule : c’est un vieux monde qui s’écroule.


  • Sympa la photo, on dirait le Bossu de Notre-Dame ! Sans doute pour souligner son caractère idéaliste (l’est-on jamais assez !)

    C’est Soral qui a raison : c’est la situation qui dira si oui ou non on s’orientera ensuite vers la solution Chouard, mais pas forcément.

    Pour l’instant Chouard théorise, c’est intéressant, mais la réalité du moment ce n’est pas çà : c’est plutôt celle d’un rapport de forces de plus en plus tendu dont le problème ou l’enjeu est de savoir comment on va tous en sortir par le haut !

    Et çà Chouard n’en parle pas du tout. Lui il est déjà à l’étape d’après ! Et encore c’est même pas sûr.

     

    • allons, il n’y a qu’une solution pour que le mouvement GJs perdure, c’est qu’il devienne constituant tout en allant au contact des français pour leur faire prendre conscience du problème. il n’y aura pas de révolution violente, elle sera réprimée dans le sang avant que les français aient la conscience politique de réagir. il faut d’abord faire adhérer les français à une idée commune et fédératrice, changer les règles de la représentation politique, une fois la constitution écrite, il suffira de présenter un parti constituant dont les élus se refuseront toute activité législative(veto systématique sur toute loi proposée) tant que la nouvelle constitution (ou au moins le RIP/RIC)ne sera pas soumis à référendum.
      les nationalistes n’ont pas encore compris que l’état, l’institution étatique est le pouvoir de coercition parfait, l’état est un parasite qui bouffe la moité du PIB dans son seul intérêt.prendre le pouvoir sans en changer les règles c’est le remettre de facto aux même professionnels de l’enculage : un député vote pour son parti, son réseau de financement) pas pour ses électeurs.
      il faut donc aussi interdire les partis poliitiques ou tout au moins tout financement de ces partis (strict bénévolat). si vous ne comprenez pas tout ça vous méritez de crever la bouche ouverte en pensant à un grand soir parfaitement utopique car votre révolution violente ne pourrait se faire que si vous étiez majoritaires et UNIS or le jour où vous serez majoritaires, vous n’aurez plus besoin de violence pour faire valoir vos droits (enfin infiniment moins). Et enfin,l’appel à la violence ne pourra jamais cimenter un peuple. un peuple a besoin d’un idée positive pour s’unir.
      Or il n’y a que par la constitution que l’on peut sortir de ce problème.et arrêtez de croire à l’homme providentiel, à 95% il montre ses limites : un De gaulle était parfait pour l’international et la planification stratégiquede l’économie , mais une nullité question finances, Avec Pompidou il a fait rentrer Rothschild dans le gouvernement et il ne la jamais quitté depuis (sauf la nationalisation avortée de 1981).


  • J’ai trouvé Chouard gnangnan et naïf comme toujours, et Sapir obséquieux. Dès qu’un type me sort la formule "vous avez raison de dire que..." le feux rouge s’allume !

    Ce genre de formule c’est typique du mec qui va essayer de t’enculer.

     

  • Ben moi, je ne ressemble pas à Chouard à faire le dos rond avec des sanglots dans la voix pour me plaindre de ne pas être entendu .
    [ nous voulons tout, et maintenant ! ]


  • Le problème de fond fond c’est que Sapir ne veut pas donner le pouvoir au peuple. Il estime que le peuple est trop con.

    Mais Sapir ne le dit pas. Et Chouard, bêtement ne le force pas à le dire. Il acquièse quand Sapir dit qu’il faut des représentants.

    En fait dès qu’on a un représentant, on est dépossédé de notre pouvoir. Un politicien sait justement comment être choisi par le peuple et une fois qu’il est représentant, il fait ce qu’il veut et se gave.

    La vraie question est : peut on éviter les représentants (les intermédiaires) ? Ce qui revient à poser la question : peut-on tout faire soi-même. A priori on ne peut pas tout faire soi-même. Donc il faut des représentants.

    Mais alors comment éviter qu’ils nous baisent ? Simplement en ayant la possibilité de les congédier à coup de pompes dans le cul.

    Maintenant je vais vous donner un exemple d’une organisation qui fonctionne pas trop mal et qui s’est développé dans le monde :

    c’est la société anonyme à actionnaires.

    Les actionnaires (les citoyens) nomment le PDG et les membres du directoire.
    Si les actionnaires ne sont pas content (les citoyens votent) ils virent le pdg et les membres et les remplacent par d’autres.

    Simple et efficace. Cela fonctionne très bien en vrai, cela devrait fonctionner pour un état.

    C’est une évidence.

    Pourtant, personne ne propose de mettre en place la Société France avec 60 millions d’actionnaires propriétaire de la Société France.

    La constitution serait l’équivalent des statuts de la société. Les statuts peuvent être changés par les actionnaires, donc les citoyens pourraient changer la constitution.

    Simple et efficace. Mais personne n’en parle.

    Pourtant l’organisation la plus efficace au monde est bien la société à actionnaire (voir Apple, Google ...).

    Voyez-vous, les riches, eux, savent ce qui marche et ce qui ne marche pas.

    Il serait temps de les imiter, non ?

     

    • Bien sûr qu’on peut éviter les représentants. C’est même conseillé.

      On a fait sans durant des millénaires.

      Et comment éviter que l’un d’eux joue au con ? C’est simple : la corde.

      De toutes façons, ils n’ont plus les moyens de continuer ce système. Ils sont trop à découverts et nous avons tellement de possibilités de rester dans l’ombre pour rendre justice que tôt ou tard, le nœud gordien va voler en miettes, et avec lui, toute la chienlit et ses suppôts.

      C’est pour cette raison que nous avons affaire à des mollusques en politique, dotés d’un QI de grain de sable. Les moins cons ont esquivé depuis longtemps . . . Ils savent l’état des sociétés et les risques encourus après tant d’iniquité.

      Rien n’a été oublié depuis des siècles et des siècles, quand bien même certains tentent vainement de ramener les discours sur des futilités.

      Les fondamentaux reviennent toujours sur la table. Qui est quoi, qui vient d’où, qui fait quoi, où, comment avec qui ? Ou sont mes intérêts dans tout ça ? Vu la situation, on est en droit de penser que toutes les idéologies imposées, par la loi où les médias, n’ont pas aidé la défense de nos intérêts.

      C’est peu de le dire ...


  • Le Roi et le RIC ne sont pas incompatibles.

    Et à notre époque, point d’intermédiaires véreux pour informer le Roi des soucis et volontés du peuple.

     

  • ’’Les choses du monde les plus déraisonnables deviennent les plus raisonnables à cause du dérèglement des hommes, qui a-t-il de moins raisonnable que de choisir pour gouverner un état le premier fils d’une reine, l’on ne choisit pas pour gouverner un bateau celui des voyageurs qui est de meilleure maison, cette loi serait ridicule et injuste, mais parce qu’ils le sont et le seront toujours elle devient raisonnable et juste, car qui choisira-t-on, le plus vertueux et le plus habile ? nous voilà incontinent aux mains ; chacun prétend être ce plus vertueux et ce plus habile ; attachons donc cette qualité à quelque chose d’incontestable ; c’est le fils aîné du roi, cela est net, il n’y a point de disputes. La raison ne peut mieux faire car la guerre civile est le plus grand des maux. ’’

    Blaise Pascal.


  • La seule question à poser au peuple Français par référendum est :

    "Acceptez-vous la modification de l’article 3 de la constitution comme suit :
    - La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ET DE L’INITIATIVE POPULAIRE".

    Si la réponse est OUI, tout le reste pourra suivre par voie d’initiative populaire récoltant 600000 signatures.

    C’était pourtant pas compliqué.

     

    • JooL_321 et qui va la poser rigolo ? Voir mon message précédent. J’ai l’impression que la plupart ne comprend pas trop ce qu’il se passe.
      Ta question ne pourra être posée que quand on aura le pouvoir pas avant. Mais je vois tout le monde réagir sur les hypothèses de Chouard, c’est inquiétant vu qu’on est sur ER !


    • Merci pour le rigolo cher "France dépecée". Il est évident que le référendum sur cette question ne pourra avoir lieu que si une majorité de votre parlement ou le "président" le décide. C’est pourquoi le mouvement "gilet jaune" doit continuer son action jusqu’à ce que le gouvernement soi forcé d’en prendre la décision. Et ce par n’importe quel moyen. Il en va de l’avenir de votre peuple et d’ailleurs du monde entier ainsi que, carrément, de la planète.


  • Il suffirait, par référendum, de modifier l’article 3 de la constitution en ajoutant à la fin de la première ligne " ... et de l’initiative populaire de 600000 citoyens."
    Si le peuple accepte, votre système démocratique sera ENFIN bouclé par une rétroaction le stabilisant. C’est pourtant pas compliqué de comprendre qu’à ce moment-là, tout redevient possible pour le peuple.

     

  • Vous défendez le RIC alors qu’il n’a aucune vigueur, rien !
    Il y a bien plus de discussions authentiques sur les ronds-points des GJ !
    Etienne Chouard ne viendra jamais et on s’en fout .
    [ nous n’avons pas envie de discuter avec un prof. mais seulement entre nous ]

     

  • Tous les partisans du RIC sont d’horribles humanistes. À les écouter, le peuple est roi, le peuple est sacré, le peuple est dieu. À la vérité, on se fout pas mal du peuple. C’est le peuple qui doit se conformer à la Révélation, pas le peuple qui doit former sa propre révélation. Ces gens là sont des satanistes qui s’ignorent, ils sont d’insupportables païens. La souveraineté ne vient pas de l’Homme mais de Dieu. Celui qui ne comprend pas ça n’est pas un résistant au système mais un éternel candaule.

     

  • Grande tarte à la crème ce débat sur le RIC qui finira par accoucher d ’une sourie et la Soral a raison de dire que c ’est le système qui détenant le pouvoir et tous les moyens d ’ intox et de manipulation décidera à la fin du RIC - hochet (belle formule de Cousin) ; d ’ailleurs le fait qu ’un rigolo comme Chouard trône dans les médias et finit par se croire le messie planétaire est en soit une farce mais surtout une ingénierie sociale . Chouard est un pitre qui est téléguidé (sans le savoir aveuglé qu ’il est de croire en son génie , le pauvre ) pour envoyer les gilets sur une voie de garage . Le point essentiel est de virer une caste de coquins qui s ’est incrustée dans l ’Etat dont Macron est l obligé et ces crabes ne sont pas près de lâcher un centième de leur fromage . Mais de grâce il faut en finir avec Chouard qui n ’ a pas le niveau dont le baratin est si bête qu ’il ne peut évoluer ni s ’auto -invalider ; en plus la mièvrerie maniérée de ce type promotionné par nos Maîtres devrait nous avertir qu ’on est dans le pur spectacle " du capital " .Cousin l ’ a bien expliqué et il a parfaitement raison : de l ’enfumage , du réformisme plutôt même de la réformette amenée avec grandiloquence niaise . Chouard c ’est la peur du sérieux sérieux qu ’incarne Soral ; c ’est la désillusion assurée et sans doute au bout du bout un strapontin pour Chouard c ’est tout : ce genre de personnage ça finit toujours comme ça .

     

    • si tu veux en finir avec chouard, finis en avec l’état. puisque la seule façon d’essayer de contrôler l’état c’est d’en définir les règles.Et même sans état, le principe de démocratie directe est du Chouard générique
      tu veux abolir l’état ? et dans la pratique comment tu fais ? la révolution ? et tu crois que tu vas être suivi sur un tel projet ? personne n’est près, toute responsabilité citoyenne est anihilée depuis des siècles. abolir l’état demandera du temps et de le faire petit à petit sinon ce sera un putain de chaos. tu veux faire la révolution avec des enfants, chouard ne cherche qu’à les rendre adultes.
      ce que tu envisages ne produira qu’une violence non constructive, l’histoire le prouve, les révolutions ne servent jamais ceux qui les font, ils n’en sont que les instruments. tu peux cracher sur Chouard, il n’"empêche que le problème qu’il soulève n’a encore jamais été résolu.tu penses qu’il radote ? tu te trompes lourdement, il répète à satiété jusqu’à ce que les gens comprennent et arrêtent enfin de se faire baiser.


  • Il va peut-être falloir arrêter d’être vindicatif et négatif sur tout le monde et apprendre à composer avec tous les gens pour rester uni face à l’adversité !
    Ce que veut tout le monde c’’est un outil et ses modalités de déclenchement pour une démocratie semi-directe... et que s’appelle le RIC !!!


  • Ayant été précédemment « modéré », je tente un avis malgré tout. Je ne suis pas un intellectuel, et sans vouloir me montrer prétentieux, je trouve que Chouard est bien en dessous dans les débats. Je parle de la forme évidemment. Qu’il arrête de jouer les profs issus des 68tards, là c’est de la politique.
    S’il avait le dixième de la faconde d’un Soral, ce serait carton plein.
    Voila, comme on dit dans certaines communautés, je me trompe peut-être mais c’est un .... ressenti.


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