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Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

Je suis allé voir le film Un Français. Je m’attendais à un film aussi consternant que les propos que le réalisateur, Diastème, avait tenu lors de la promotion. De manière assez victimaire il sous-entendait que l’ « extrême droite » allait fondre sur les exploitants de salles ayant le révolutionnaire courage de diffuser un film traitant du racisme, de la haine, des skins et du FN. Même les antifas ont avoué sur leur blog que ce genre de « menace » relevait du fantasme le plus grotesque et du coup de com’ balourd.

Malgré mes réticences et l’agacement de voir un mouvement aussi complexe que les skinheads dépossédés de leur histoire et de leur vérité, je suis allé voir le film, et j’avoue avoir été plutôt surpris.

Cinématographiquement, le film est certes assez moyen, très loin de l’académisme réussi de l’American History X ou du souci du détail d’un Made in Britain. L’étalement sur 30 ans se prête d’ailleurs plus à un biopic qu’à un film démonstratif. Le scénario pêche en effet essentiellement par manque d’intelligence. On ne comprend pas véritablement ce qui fait renoncer peu à peu Marco, le héros, à ses sentiments politiques, et le fait basculer du mauvais côté des coups de boule. La faute certainement au manichéisme simpliste de l’écriture : incapable de concevoir les idées de Marco autrement que comme anormales, le scénario décrit ce renoncement comme une guérison, lente, mais inexpliquée. Une trop grande confiance à la narration personnel de William Deligny, qui a inspiré cette histoire de rédemption et que j’ai bien connu, explique aussi ce déficit de crédibilité. Je reviendrai sur la réalité de cet envers du décor.

Malgré ces nombreux défauts, Un Français ne m’a pas déplu.

Tout d’abord parce que les skins y ressemblent à des skins, bougent comme des skins, parlent un langage moins exubérant et fleuri que notre argot de l’époque, mais néanmoins crédible. Les acteurs, en particulier Alban Lenoir, jouent leur rôle avec conviction, rien dans leur jeu n’a en tout cas choqué le skinhead que j’ai été. Le film souffre de nombreuses inexactitudes : par exemple les redskins ne se rasaient pas à blanc mais se faisaient faire une coupe « tremplin ». Les liens avec le FN étaient également beaucoup plus conflictuels que le film ne le montre, en tout cas pour ce qui est des skins parisiens. Nous reprochions en effet au FN sa ligne ultra-libérale et son caractère bourgeois. Cette composante sociale et anticapitaliste de l’idéologie des skins de l’époque est totalement occultée, c’est dommage. [...]

L’absence d’happy end aussi m’a plu. Au bout de cette rédemption/trahison, que reste-t-il ? Rien. Marco finit avec un petit boulot dans la grande distribution, sans amis, détesté par ses anciens camarades pour qui il conserve, lui, encore de l’empathie, loin de sa fille, de la garde de laquelle son ex-femme le prive. On peut en conclure qu’avoir été skin amène des blessures. On peut en conclure aussi que trahir les siens te condamne à ne plus être un homme. « Où sont passées tes couilles ? », lui demande sa femme devant l’enthousiasme de Marco pour les festivités black-blanc-beur de 98. Après cette scène, il n’aura plus le droit de voir sa fille. Celui qui n’est plus un homme n’a plus le droit d’être père, ça pourrait être une des morales du film. Même si l’auteur du film ne partage pas ce point de vue, il présente sans excès de manichéisme cette ambivalence entre rédemption et trahison.

À ce titre, le personnage peut être le plus émouvant du film est Braguette. Leader de la bande, il est blessé lors d’un fusillade avec des punks, et se retrouve cloué en chaise roulante [1]. Malgré le handicap, il persiste dans son combat, ne renie aucune de ses idées et continue, 30 ans après ses premiers combats, à militer. Malgré l’apparence, la force est en lui bien plus qu’en Marco, qui pourtant ne semble pas ressentir physiquement le poids des années. C’est d’ailleurs Braguette, qui, bien que marchant avec une canne, enverra à terre son ancien acolyte, désormais paralysé par son pacifisme. Braguette, lui, ne « lâche rien » face au système qu’il combat.

Le principal défaut du film tient en fait à son argument antifasciste. Ce manichéisme que Diastème parvient plutôt bien à éviter en montrant que les skins sont des êtres humains comme les autres, l’empêche toutefois d’apporter une crédibilité suffisante à la conversion idéologique progressive de son personnage principal. La scène du bus où Marco se met à suffoquer après avoir embrouillé une famille arabe ressemble presque à un exorcisme. On a l’impression que l’acteur se transforme et que la « haine quitte son corps ». Du point de vue du réalisme scénaristique, ce genre de ficelle magique est une grosse faiblesse. Elle témoigne de l’incapacité de la bourgeoisie de gauche à percevoir le racisme des classes populaires (pas seulement blanches, d’ailleurs) autrement que comme un ressentiment irrationnel, une sorte de haine anormale et difficilement explicable. À maladie étrange, guérison mystérieuse.

Lire l’intégralité de l’article sur solidarisme.fr

Notes

[1] Comme Sniff, chanteur du groupe Evil Skin, qui fut un de mes amis.

Voir aussi, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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17 Commentaires

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  • #1208804
    le 16/06/2015 par Fulcanelli
    Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

    Ayoub dixit :

    "Je pense que Diastème et nombre de gens de gauche seront d’accord avec moi : il n’y a ni bien ni mal, il n’y a que des visions du monde et des systèmes de valeurs différents."

    Donc, Ayoub et ceux de gauche d’accord avec lui se rejoignent sur le fait qu’ils sont des relativistes en matière de morale. Il n’y a que des morales différentes, toutes bien relatives, qui s’affrontent dans la recherche de la puissance ("ce besoin de puissance de la part de jeunes gens", "récupérer dans la rue un peu de cette puissance"). Le relativisme éthique ne laisse subsister — comme c’est toujours le cas pour le relativiste en matière de bien et de mal — que le positivisme cratologique (il n’y a tout compte fait que la positivité de la volonté de puissance).

    On se demande alors à quelle aune mesurer cette "envie de changer une situation perçue comme injuste" qu’Ayoub invoque ? S’il n’y a ni bien ni mal, pourquoi y aurait-il de l’injuste ?

     

    • #1208862

      @ Fulcanelli

      J’ai pensé exactement la même chose (j’aurais mis d’autres mots mais qu’importe) en lisant ce texte d’Ayoub. C’est ce même passage qui m’a fait tiquer... Si j’approfondis la mise en perspective, j’ai envie de vomir.

      Sans aller chercher une quelconque religion pour trancher, s’il n’est pas évident qu’au-delà de la relativisation possible et bien souvent utile des positionnements idéologiques des uns et des autres, il y a en dernier recours une question de justice (donc de mesure du bien et du mal dans bien des cas objectivable), de respect, d’intelligence, je pense qu’il faut continuer à réfléchir, monsieur Ayoub.

      Un exemple qui me vient : les peuples premiers des forêts amazoniennes que certains exploitants veulent exproprier, est-ce mal de façon objectivable, alors qu’il n’y a pas d’intérêt vital pour eux, pour la flore et la faune, pour l’humanité, à couper la forêt (bien au contraire) et l’inonder sur d’immenses surfaces pour faire des barrages et produire de l’électricité ? Un autre exemple : la spoliation des terres palestiniennes et les petits massacres entre amis qui se prolongent au fil des décennies, est-ce possible de l’envisager comme un bien (mais peut-être que le point de vue (ultra-)sioniste est défendable...) ?


    • #1208871
      le 16/06/2015 par Igor Meiev
      Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

      Bien vu. En effet le bien et le mal existent, cependant seul le mal combat le bien, car le bien, lui, indissociable de la Vérité, tous deux réunis en la personne de Dieu, se contente d’être. Le bien, la Vérité, EST, voilà tout, s’imposant de par sa seule existence, et cela suffit à assurer sa victoire car iI/elle est infini(e), éternel(le). Le mal appartient à la temporalité des choses et ses jours sont comptés quand le bien n’en a pas… ou les a tous : les passés, présent et à venir.

      Il ne peut pas y avoir de relativité du bien car la vérité n’est pas relative. Ce qui était vrai hier l’est encore aujourd’hui et le sera demain, pour toujours. Beaucoup prennent des erreurs pour des vérités relatives. Par exemple dire au moyen-âge qu’il est impossible pour l’Homme de se déplacer dans les airs, n’est pas une vérité relative du moyen-âge ; prétendre cela à cette époque n’était pas une vérité mais une erreur, corrigée de notre temps, où en effet l’Homme de nos jours se transporte entre autres en avion…
      Chacun n’a pas sa Vérité. Prétendre cela c’est en fait prétendre qu’il n’y a pas de vérité, c’est dire que si en effet 2+2 font 4, pour un autre, si cela lui plaît mieux, le résultat peut être 5… et s’il n’y en a pas de vérité, alors logiquement chacun ne peut pas en avoir puisqu’il n’y a plus rien à partager. Cette affirmation porte en elle-même sa propre négation, sa propre contradiction et s’effondre.


    • #1208899
      le 16/06/2015 par Gerard John Schaefer
      Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

      On dit du vide qu’il est bon. C’est seulement parce qu’il est entièrement indépendant du mal.
      La connaissance, les principes et la Voie sont bien réels.
      L’esprit, lui, est pure vacuité.

      Miyamoto Musahi, Le livre des cinq roues, traduction Alexis Vavis.


    • #1209065

      @Igor Meiev

      C’est très beau ce que vous dites et je partage entièrement votre point de vue monsieur. Je pense que vous avez compris le Message comme je l’ai compris.


    • #1209241

      @ SamWang

      Et comment faites-vous pour soutenir des concepts de "justice" et de "respect" qui ne puissent justement pas être balayés par le relativisme moderne sans faire appel à la transcendance ? Votre discours est aussi faible que celui d’Ayoub. Et, oui, les exemples que vous citez peuvent tout à fait être relativisés et tournés à l’avantage de ceux que vous montrez du doigt.


    • #1209795

      @ Perseus

      Je propose d’écarter le recours à une religion pour trancher la question de l’existence du bien et du mal (autrement qu’en termes relatifs à un seul groupe, à l’exclusion d’une part du monde vivant), pour éviter les querelles de chapelles. Cette démarche n’exclue pas le recours à la transcendance. Les religions instituées n’ont pas l’apanage de la transcendance. Le projet de considérer le positionnement de chacun (le relativisme idéologique) pour trancher ensuite avec un point de vue intégrateur (qui intègre les bénéfices et coûts pour chacun) est un projet éminemment transcendant. Il transcende le parti pris, pour chercher la justesse et la justice, au nom du bien commun qui intègre le positionnement de chacun, y compris le respect de sa religiosité... Et y compris des critères éthiques qui seraient omis par toutes les parties prenantes (ex : respect de formes de vie animales).

      En effet, les exemples que je cite peuvent être relativisés, c’est à dire considérés du point de vue de ceux que l’on s’accorde communément à considérer comme les "méchants" (ou abuseurs de pouvoir). C’est vrai qu’il y a certains avantages pour les "méchants" dans les opérations que je cite, mais avec un point de vue intégrateur, dans le respect des besoins/contraintes/craintes de chacun, ces avantages ne font pas le poids dans la balance.

      Par exemple, en face de la souffrance de peuples premiers expropriés de force (coût terrible et bénéfice nul de leur point de vue), de la souffrance d’animaux exterminés, de la perte de bio-diversité, de la perte d’une part des poumons de la planète, nous pouvons considérer la création d’un pôle énergétique au bénéfice des populations du pays et l’accumulation de bénéfices financiers pour EDF (qui est impliqué au premier chef dans ces projets), notamment. Il suffit de considérer ces deux questions pour trancher dans le respect d’une justice intégratrice, qui considère le bien et le mal, à la recherche du bien commun : 1) où est le respect dans le fait d’imposer cette décision à ces peuples premiers en sacrifiant leur mode de vie (donc leur vie, de leur point de vue) ? 2) Y a-t-il un impératif à développer ce mode de production énergétique ?
      Réponses : 1) Il n’y a pas le respect. 2) il n’y a pas d’impératif vital et il y a d’autres façons plus harmonieuses d’obtenir de l’énergie (réduction du gaspillage / énergie marée-motrice / éolienne type mat vibrant / production de pétrole à partir de plastique usagé...).


  • #1209019
    le 16/06/2015 par Je ne suis pas charlie
    Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

    Toujours rien sur le protège dent du milicien clément meric, mais que font les journaleuses ?


  • #1209052
    le 16/06/2015 par chris 777
    Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

    C’est tout a son honneur d’y être allé .Il vit ça de l’intérieur .
    De l’extérieure ,je ne donne rien a ce genre de truc,même si monsieur serge a trouvé ça pas trop mal.


  • #1209053
    le 16/06/2015 par Samuel Bollend
    Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

    "L’absence d’happy end aussi m’a plu. Au bout de cette rédemption/trahison, que reste-t-il ? Rien. Marco finit avec un petit boulot dans la grande distribution, sans amis, détesté par ses anciens camarades pour qui il conserve, lui, encore de l’empathie, loin de sa fille, de la garde de laquelle son ex-femme le prive. On peut en conclure qu’avoir été skin amène des blessures. On peut en conclure aussi que trahir les siens te condamne à ne plus être un homme."



    Le petit clown Guillaume Herbaut qui a été récupéré par les flics et a balancé des infos sur ses anciens potes (n’hésitant pas à s’inviter à bouffer ou à relever des adresses lors de déménagement !!!) finira pareil.

    Il faisait le beau parce que les réseaux FM(Grande Loge de France), gauchos et flicards qu’il avait intégré l’ont fait passer de fils d’alcolo (il y a pas d’autres mots, désolé), vivant honteusement au dessus du périphérique de Charenton dans un boucan infernal en lit super posé avec son frère à star antifa ayant soi disant "infiltré l’extrême droite".

    C’est juste un pauvre type qui se prenait que des rateaux sentimentaux et professionnel qui a été récupéré par les flics et infiltré à Libération en tant qu’antifa.

    Ce clown s’en est mit plein la fouille en jouant à la star, quoique bien logé, ces temps de bombance sont lointains et un jour ses anciens copains flicards et socialos se demanderont comment ce gugusse a pu être introduit dans l’entourage de Lionel Jospin pour suivre sa calamiteuse campagne pour Libération.

    Peut être est ce la présence symbolique de ce pauvre Herbaut qui essayait de se faire des potes au 1er mai en applaudissant Lepen (donc pas du tout un infiltré) qui a porté la poisse à ce brave Lionel.

    Quant on sait que les RG eux mêmes ont traité Herbaut pour le coller à Libé en le tenant (ancien faf) et dans l’entourage direct de Jospin et de tout l’état major PS de l’époque (DSK, Sinclair, Mélanchon,...) et que la cheffe de la sécurité de Jospin à l’époque est la même que celle de Hollande aujourd’hui (commissaire mèmère Hatte) on finit par croire au complotisme.

    Mais tout a une fin, n’est ce pas Herbaut.

    PS : Guillaume Herbaut a tenté le rapprochement avec ER via le CDV et le magazine l’audible... Encore une "infiltration de l’extrême droite" ? Je vous rassure, ce mec est un gros lourd, il a réussit à se faire prendre en photo un 1er mai avec des figurants soi disant skins. "Bon sang ne saurait mentir" comme on ne disait pas dans son milieu.


  • #1209067
    le 16/06/2015 par tonio ferdine
    Serge Ayoub a vu Un Français, de Diastème

    se qui est terrible de nos jours c’est qu’il y a beaucoup trop de films de "commandes" et ce "filmé en ai un de plus afin de culpabiliser les "gaulois" contre l’immigration massive qui fait beaucoup de mal a tout le monde !


  • #1209112

    "Elle témoigne de l’incapacité de la bourgeoisie de gauche à percevoir le racisme des classes populaires (pas seulement blanches, d’ailleurs) autrement que comme un ressentiment irrationnel, une sorte de haine anormale et difficilement explicable. À maladie étrange, guérison mystérieuse."

    J’acquiesce ! d’ailleurs il est possible qu’ils se fassent bouffer par ça.
    Est-ce que ce sera bien fait ? pfff chépa on s’en fout vu comme ils ont considéré le bas-peuple.

    Mouais, y a de la mauvaise intellectualisation, l’intellectualisation plus traditionnelle aurait montré un Marco regardant Bouygues à la télé défendre les biens faits de l’immigration.
    Pas besoin de télé, la réalité est la dans le quartier, à la fenêtre, les méfaits sont la.

    Qui sont visés par un tel film ? surement pas le chercheur de vérité.
    le système qui s’autojustifie, le bourgeois doutant qui s’informe faussement ?
    l’étranger qui est cristallisé dans une position utile au système ? (chanter la Marseillaise est une punition injuste)


  • #1209205

    bravo à Ayoub qui ne crache pas sur un film sans l’avoir vu (ce que font beaucoup ici) comme un vulgaire Finkielkraut qui considerait, jadis, "underground" de Kusturica comme "une oeuvre fachiste de propagande pro-milosevic" alors meme qu’il n’avait pas vu le film.

     

  • #1209260

    la suite de l’article sur le site solidarisme est très bonne : même si on n’adhère pas à son "nietzschéisme", l’interprétation qu’Ayoub propose du racisme et la critique qu’il adresse au film sont vraiment convaincantes...


  • #1209308

    Je ne vais pas commenter le film (que je n’irai pas voir) mais je vais commenter Serge Ayoub.Pourquoi j’aime Serge Ayoub : parce que c’est encore un homme qui défend l’homme blanc et ses couilles !!! et puis il a été skin et il assume ... autre chose que d’avoir été hippie !!! NON ?


  • #1209791

    Une trop grande confiance à la narration personnel de William Deligny, qui a inspiré cette histoire de rédemption et que j’ai bien connu



    Je me demande s’il veut parler de Williams des halles,un pote à Farid,qui,effectivement,portait le même bomber vert armée...On est pas sérieux quand on a 17 ans.. !!!