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Six scénarios d’un monde sans travail

Les machines seront un jour capables de remplacer les humains dans toutes les tâches, affirment les experts en intelligence artificielle… Voici six futurs possibles au XXIIe siècle selon l’économiste Gilles Saint-Paul.

 

Supposons que dans cent ou cent cinquante ans, le travail des humains devienne moins compétitif que celui des robots, peu chers, corvéables à merci et parfaitement acceptés par la population.

« Dans ce cas, il faut bien comprendre que l’on quitte le régime qui fonctionne depuis la révolution industrielle. Dans celui-ci, la machine-outil améliore la productivité de l’ouvrier sans le remplacer ; cette productivité accrue permet à l’entreprise d’embaucher et d’augmenter les salaires. Au final, elle profite à l’ouvrier et à la société en général », explique Gilles Saint-Paul, chercheur au sein de l’unité Paris-Jourdan Sciences Économiques.

Mais si la machine travaille seule, elle entre directement en concurrence avec le travailleur humain. On passe à un régime où le capital se substitue au travail : le salaire est fixé par la productivité des robots et leur coût de fabrication. « Imaginons en effet que vous empaquetez des colis et que vous en faites vingt par heure, illustre l’économiste. Si un robot qui coûte 10 euros de l’heure en fait le double, votre salaire horaire s’élève à 5 euros. » Misère.

Pire encore : « Si ce robot se perfectionne et passe à quatre-vingt colis de l’heure, votre salaire sera divisé par deux. » Les humains ne pourront alors plus vivre de leur travail. Et taxer les robots, déjà largement déployés dans tous les secteurs d’un pays, redevient une éventualité économiquement viable, voire nécessaire (NDLR : contrairement à ce que recommandent les économistes pour un avenir proche). Sous ces conditions, Gilles Saint-Paul a élaboré six scénarios pour le monde de demain. Toute ressemblance avec d’actuels cas de figure n’a rien de fortuit…

 

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Si les robots pouvaient à l’avenir travailler de manière quasi-autonome, comme ceux de la série télévisée « Real Humans » (ici en photo), ils entreraient alors directement en concurrence avec le travailleur humain...

 

1 – L’État-providence

Le fruit du travail des machines est redistribué à la population par l’État-providence. Celui-ci renfloue ses caisses en taxant les propriétaires de robots (autrement dit, les détenteurs du capital). Ce scénario social-démocrate pourrait tout à fait se mettre en place dans une société démocratique : si le salaire d’une majorité de citoyens tombe en dessous du niveau de subsistance, ceux-ci pourraient en effet voter massivement pour le taux d’imposition qui maximise les recettes publiques.

« Alors, les capitalistes, très peu nombreux, vivent du travail des machines et les autres vivent de transferts sociaux, résume Gilles Saint-Paul. Les Français ou les Grecs, qui épargnent peu comparativement aux Allemands et ont un État redistributif fort, pourraient évoluer vers ce type de scénario. Mais des usines sans main-d’œuvre humaine seraient très facilement délocalisables. »

Taxer les propriétaires de robots n’aurait alors rien d’une sinécure…

 

2 – La société des rentiers

Dans cette possible suite du scénario précédent, certains citoyens épargnent sur leurs revenus providentiels et lèguent à leurs enfants un patrimoine. De nouvelles dynasties de rentiers émergent. Plus leur nombre est élevé, plus la croissance est forte car le patrimoine hérité devient une nouvelle source d’épargne (celle-ci est en effet prêtée par les banques aux entreprises qui investissent dans les robots pour produire). Si une classe de rentiers, détenteurs de capital et opposés à la redistribution, atteint une masse critique, le système de l’État-providence disparaît peu à peu faute de soutien politique.

À terme, la société se divise en deux grandes castes : d’un côté les rentiers modérément aisés et de l’autre un sous-prolétariat voué à l’indigence qui, faute d’héritage et de revenus suffisants accordés par l’État, ne pourra plus faire en sorte que ses descendants deviennent un jour rentiers. « Les Allemands, qui épargnent beaucoup, pourraient évoluer vers ce type de scénario », commente Gilles Saint-Paul.

 

3 – Le fordisme nouvelle génération

 

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Image tirée du film « Les Temps modernes » (1936), emblématique de l’automatisation du travail à l’usine et des chaînes de production qui ont fait le succès de Henry Ford dans l’automobile.

 

Lire l’article entier sur lejournal.cnrs.fr

Demain, chômage pour tous ?
Lire sur Kontre Kulture

 

Robotique et emploi, sur E&R :

 



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48 Commentaires

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  • #2014168
    le 28/07/2018 par The Médiavengers Zionist War
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Encore les énièmes élucubrations d’un futurologue assermenté. Chaque décennie depuis Jules Verne on nous ressert ce plat avarié pour neuneus.
    A quand des robots pour penser à la place de ces experts ?

     

    • #2014188
      le 28/07/2018 par H. K. Daghlian
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Moi gosse, on m’a promis plein de trucs pour l’an 2000. J’attends toujours.


    • #2014351
      le 28/07/2018 par envolées-des-incultes
      Six scénarios d’un monde sans travail

      C’est encore un geek qui s’essaye à la pensée.

      Il faut lui dire que l’avenir est à l’inverse de ce genre d’élucubration.

      Zéro technologie, zéro robot, zéro industrie. C’est ça l’avenir. Un retour au naturel puisque des sots ont cru bon d’utiliser la technologie pour opprimer encore plus.

      Revenue à l’age de pierre, une société est bcp moins oppressive et bcp plus libre.

      Attali sans avion, c’est un pèlerin qui s’épuisera avant nous.

      Essaye de régner sur le monde avec un bateau à voiles. lol

      Ah ... mais c’est eux qui nous y contraignent. Et en même temps, j’ai envie de dire, même sans eux, c’est mieux.


    • #2014454
      le 28/07/2018 par Certainement
      Six scénarios d’un monde sans travail

      @envolees
      Attali n’est pas le maréchal de Rochambeau, vous faites bien de le souligner.


    • #2014673
      le 29/07/2018 par paramesh
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Oui et si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle.
      Ils ont vraiment rien à foutre de plus sérieux au CNRS ?


  • #2014190
    le 28/07/2018 par Chuchemimb
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Au train où vont les choses, vu la folie de ceux qui nous gouvernent et la passivité de la masse, seul un scénario de précarité généralisée est le plus plausible. Avec comme distractions des guerres civiles, du terrorisme, des émeutes. Et si on a marre, une petite euthanasie dans un centre dédié. Soleil Vert, quoi...


  • #2014197
    le 28/07/2018 par Lavrov
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Camarades de E&R
    La réalité dépassera toujours la fiction.
    Le futur sera-t-il techno-robotisé ou bien sera-t-il un retour en arrière de mille ans ?
    Peut être les deux....
    D’un côté des sociétés qui vivront en 1134 av JC ;) et d’un autre coté des sociétés qui vivront en 2203 sans aucun pont entre les deux.
    C’est des élucubrations bien sûr....bien sûr....prions.
    Ne varietur
    Lavrov

     

  • #2014208
    le 28/07/2018 par Patrick
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Il me semble que les tes termes "intelligence" et "artificiel" accolés l’un à l’autre constituent ce que l’on peut appeler un oxymore.

     

  • #2014229

    Selon l’enquête Emploi, en 2014, 25,8 millions de personnes occupent un emploi au sens du Bureau international du travail (BIT), en France métropolitaine. En 2014, 13,9 % des personnes en emploi de 15 ans ou plus travaillent dans le secteur de l’industrie, 6,6 % dans la construction, 2,8 % dans l’agriculture et 75,7 % dans le secteur tertiaire.

    3% d’agriculteurs produisent plus que 30% d’agriculteurs il y a 60 ans.

    Est-il vraiment inconcevable que dans les décennies à venir, les seuls exploitants agricoles restants soient des ingénieurs spécialisés dans la maintenance de machines automatisées ? (voir les camions autonomes de chez Tesla)

    Les taches physiques sont d’abord assistées, puis remplacées petit à petit par des machines, et les taches abstraites d’abord assistées, puis remplacées par des logiciels.

    Combien de Français peuvent encore dire aujourd’hui "je produis des richesses réelles" ?

     

    • #2014255
      le 28/07/2018 par Espoir Eternel
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Je suis développeur. Je produis du bien être aux personnes du tertiaires (en leur facilitant leurs tâches et c’est très bien).
      Je suis sur le point d’être remplacé par l’IA, je n’aurai plus à coder.
      J’aurai du temps pour m’épanouir ou alors je devrai me soumettre à cette IA ?

      C’est juste flippant


    • #2014279
      le 28/07/2018 par Pascal 39
      Six scénarios d’un monde sans travail

      "Combien de Français peuvent encore dire aujourd’hui "je produis des richesses réelles" ?"
      Cela dépends ce que l’on entend par "richesses réelles", tant que cette expression aura une forte connotation "valeur marchande" alors le capitalisme aura de beau jour devant lui.

      Je suis persuadé que lorsque cette connotation aura sauté alors nous passerons à autre chose...


    • #2014377

      Pascal, nous sommes déjà passés à autre chose, et de bien pire, puisqu’en deux siècles, nous sommes passés d’une société de paysans et d’artisans enracinés, ce que j’appelle des producteurs de richesses réelles donc, à une société à l’économie presque intégralement tertiarisée, où l’on marchande des choses qui n’ont aucune existence physique, qui sont purement virtuelles ! Le capitalisme a déjà entamé sa mutation, et ce n’est pas en mieux...


  • #2014240
    le 28/07/2018 par Le king
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Le système compte se servir de la robotisation pour nous forcer à accepter des smic à 500 euros /mois...

     

    • #2014319

      Si les machines produisent mais rien ne se vend car c’est le chômage, la précarité et la dèche... les robots s’arrêtent.
      Car l’homme vit de sa propre production (en circuit continu).
      Pas le robot. Le robot n’achète rien.


  • #2014262

    Au train où vous les choses, nous allons vers un monde qui risque de ressembler au scénario du film Élysium.

    XXIIe siècle. La Terre est rongée par la maladie, la pollution et la surpopulation ; la violence est omniprésente. Le XXIe siècle aura été un siècle de mise en place d’un régime de dictature permanente comme nous n’en n’avons jamais vécus.

    Le film Équilibrium illustre l’aboutissement fasciste planétaire pour laisser le temps et permettre à une fraction de la population la plus riche de se réfugier au sein d’une station orbitale, Elysium. Ils s’y trouvent des medbox, cabines médicales permettant une régénération instantanée des cellules du corps.

    Cette station sera la seule à bénéficier des progrès de la robotique et vivra en complète autarcie sur sa station spatiale sauf pour y récupérer sans doute des organes, des esclaves sexuels, ou tout autre tissu cellulaire dont elle aura besoin. À ce stade, il n’y aura aucune morale, que de la nécessité autant dire cannibale, digne de l’île du Docteur Moreau mais en plus sophistiqué.

    En tous cas, c’est ce que semble nous dire implicitement les scénarios de films d’anticipations hollywoodiens si on les met bout à bout. Nous approchons probablement de Soleil Vert.

    Les machines devaient libérer l’Homme, donc chacun de nous pour nous permettre de nous consacrer complètement à notre épanouissement personnel grâce au patrimoine extraordinaire laissé par les générations précédentes.

    Le but de l’existence est de réaliser le Dieu vivant que nous portons chacun. De le réaliser personnellement. De le réaliser collectivement.

    L’intérêt particulier et l’intérêt général étant devenu, dès lors le même intérêt, un intérêt UN, mais diversifié dans des espaces territoriaux que l’on appelle Nations lesquelles auront intégré que l’intérêt national est consubstantiel à l’intérêt mondial.

    Ce but inconsciemment suivi par l’Humanité depuis les origines ne cesse de la tarauder.

    Les machines nous libèrent du travail répétitif. Les engins mécaniques de plus en plus miniaturisés des contraintes physiques.

    L’égoïsme invétéré des prédateurs qui profitent de tout, notamment de l’ignorance des peuples qu’ils entretiennent a mis en péril notre planète.

    "nous irons ensemble vers le nouveau désordre mondial,et personne, je dis bien personne ne pourra l’empêcher car nous serons tous morts, y compris toi sarko et ta clique ancestrale. Rendez-vous au tas de sable ! :)


  • #2014264
    le 28/07/2018 par Domino
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Tous ces scénarios partent de l’hypothèse que la machine peut remplacer l’homme pour tout.
    Quand je vois comment fonctionne un logiciel d’orthographe, ou plus complexe,la calamité de Parcoursup...

     

    • #2014326

      Le robot pourra remplacer l’homme au travail. Mais pas en tant que client et consommateur.
      — l’homme travaille, produit, il a un salaire pour son travail avec lequel il achète ce qu’il produit.
      — Le robot travaille, mais n’a pas de salaire, n’achète rien et ne consomme rien.
      Et l’homme qui ne travaille plus n’a plus de salaire et n’achète rien non plus.
      Résultat, les chaines de production s’arrêtent, faute de vente et de surstockage.


  • #2014273
    le 28/07/2018 par Patriote
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Hypothèses totalement farfelues.

    Lorsque les robots remplaceront l’humain, les riches à ce moment là organiseront l’extermination des pauvres qui ne leur apporteront plus rien ou dans le meilleur des cas les parqueront dans des parcs sauvages, et se partageront un monde ou ils régneront avec la faible proportions de personnes nécessaires aux taches non effectuable par les robots : Réparation élaboration de nouveaux modèles de robots, artistes pour les distraire.

    Lorsque l’intelligence fera place à la conscience ce sera la fin de l’espèce humaine.

    Je n’y crois par contre pas avant un moment. un trèèès très long moment.

    Par contre le premier scénario me semble inéluctable si on aborde pas l’arrivée des robots qui remplacent l’humain en ayant détruit la richesse personnelle et le système de castes qui domine le monde.

    Avant ce scénario, les pays qui ont les armées de robots les plus puissantes extermineront les populations des autres pays et en prendrons possession.
    Ainsi restera quelques centaines de milliers d’humain, quelques millions tout au plus, disons 6 millions au hasard, possédant la terre entière et vivant dans le luxe et l’opulence les plus complètes, qui n’auront plus qu’à entretenir des chercheurs pour améliorer les techniques géniques sur des esclaves humains en vue d’avoir une vie de plus en plus longue.
    Une certaine communauté de bonobo se sentant supérieurs au autres humains et dominant les autres par leur tribalité seraient bien évidemment les plus à même d’avoir les moyens et la totale absence de moralité leur permettant d’effectuer ce génocide humain à l’échelle planétaire.

     

    • #2014544
      le 29/07/2018 par Miville
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Non, parce que la guerre, contrairement aux activités industrielles, est fondée non pas sur la nécessité de produire mais de nuire, et à l’art de nuire la masse des humains présents ne suffira par définition jamais. Même dans les situations où la pénurie de biens est la plus critique due aux manques de ressources ou d’espace vital, les empires guerriers en appellent toujours et partout aux forces de la natalité. Les génocides ont de plus beaux jours que jamais devant eux, mais ils ne viseront jamais que certaines populations considérées, par leurs tendances innées à l’humanisme, comme agents de désertion de la vie en tant que guerre de tous contre tous pour le pouvoir absolu sur tous. Ils ne viseront jamais les populations pour leur nombre même. Au contraire ce que les maîtres craignent c’est un cataclysme du genre 14ème européen qui en diminuant souvent les populations des deux tiers donna aux populations survivantes une marge de négociation à la hausse de ses revenus comme jamais dans l’histoire et déclencha la Renaissance.

      Au contraire, toute population en surplus exerçant par sa présence même de la pression à la baisse sur les revenus et les conditions octroyées par les maîtres est bienvenue, que ce soit par l’immigration ou par la surnatalité. La seule exception sont les populations qui au fil des générations ont exigé trop par leurs revendications de la part de leurs maîtres : elles doivent être remplacées ou encore mieux métissées avec des éléments à même de les rendre amorphes et obéissantes, mais non pas supprimées. Les robots sont bienvenus en tant qu’arguments à même de prouver aux masses ouvrières qu’elles sont composées de serviteurs toujours en surplus et non pas de producteurs de nécessité vitale, mais leur apport restera secondaire car un esclave humain coûte moins de ressources. Ce sont les champs de bataille du monde qui sont les poumons de l’économie mondiale et non pas les zones industrielles. L’économie industrielle a pu hisser naguère certains pays au niveau du premier monde en en faisant des pays meilleurs guerriers que les autres et non pas meilleurs producteurs, mais aujourd’hui l’économie industrielle caractérise les peuples esclaves tout comme l’économie de plantation.

      L’être humain vivant produit une chose qu’aucun robot ne pourra jamais fournir : la haine, le fanatisme, l’énergie de détruire l’autre, et celui qui refuse le devoir mâle de la haine en tant qu’idéal et essence de la vie a une âme d’esclave.


  • #2014276
    le 28/07/2018 par Laboratoresliberi
    Six scénarios d’un monde sans travail

    En tout cas on peut dire ce qu’on veut toutes les BD, romans et autres films futuristes des années 60/70 sont aujourd’hui totalement réalistes et en partis réalisés, ce qu’on ne pouvait pas dire dans les années 70, je pense que comme nous sommes partis oui effectivement il y aura des bases lunaires des bases marsiennes et évidemment des clowns humains ce n’est qu’une question de temps dans notre évolution pour que la machine substitue ou se substitue à l’homme. Maintenant où cela va nous mener ? A une société de débauche, de parasites en tout genre, l’abrutissement généralisé de la masse puis que nous sommes de plus en plus nombreux, peut être qu’un jour un type un peu cinglé balancera un produit ultra toxique un virus bactériologique qui sait comme beaucoup de bouquins de science fiction le prédise, en tout cas ça s’annonce très mal pour cette jeunesse de plus en plus perdue et désemparée : !! : !! :


  • #2014296
    le 28/07/2018 par dandeloup
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Mais Francis Cousin a sans cesse répété que selon Marx ( donc la vérité révélée) la plus value capitaliste ne peut s ’extraire que du capital humain et jamais des machines . Marx a t il professé une bêtise ? quelque peut il apporter ses réflexions a ce propos ?

     

    • #2014409
      le 28/07/2018 par Le king
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Les machines produiront du surplus, des stocks infinis de marchandises invendables... si les hommes sont au chômage, qui achètera ?


    • #2014587
      le 29/07/2018 par Greyfox Sylver
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Marx expliquait qu’une machine ne fait que transférer la capacité de production de celui qui l’a fabriqué et qu’elle ne fabrique pas de valeur. (cf. Théorie de la valeur)
      C’est à dire, qu’une machine ne produit que la quantité pour laquelle elle a été conçu, jamais plus, car elle est limitée par son obsolescence et son absence d’autonomie.
      C’est donc son fabriquant (par intermédiaire certes) qui produit la plus-value.
      J’ignore si j’ai bien répondu à votre interrogation, mais je ne vois rien d’autre qui pourrait se rapprocher d’avantage des écrits de Marx.


    • #2014601
      le 29/07/2018 par Greyfox Sylver
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Je vais étayer mon commentaire précédent en explicitant le concept de "plus-value".
      La production de valeur par le temps de travail du prolétaire peut être divisé en 3 parties : celle qui permet de produire son salaire, celle qui permet de produire ses moyens de production (outils, matière première) et la troisième que l’on nomme "surproduction" et qui correspond à la plus-value.
      Cette dernière représente donc l’exploitation du prolétaire. Or comme expliqué précédemment, on ne peut pas exploiter une machine puisqu’elle ne produit pas de valeur, mais ne fait que la transférer .
      J’espère vous avoir éclairé... Dans le cas inverse, je vous renvoie de nouveau vers "La théorie de la valeur".


  • #2014297
    le 28/07/2018 par Lovyves
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Bonjour,
    Mettre l’humain (le bien être de l’humain) au centre des préoccupations.
    C’est à dire mettre les technologies au service de tous les humains, ceci est une affaire de Politique (gestion de la Cité).
    L’humain est fait pour s’épanouir (activités harmonieuses), pas pour travailler (produire).
    Donc, oui, au plus vite, la fin du travail.
    La fin du capitalisme, la fin de l’argent, par la production robotisée et, de ce fait, gratuite.


  • #2014329
    le 28/07/2018 par Ifuckcharlie
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Le progrès, enfin ce que l’on nomme ainsi , qu’il fut technologique , scientifique ou quoi que ce soit, n’ a fait que créer des problèmes pire que ceux qu’il prétendait résoudre . Ce n’est qu’un miroir aux alouettes . Les lumières , la science , les pseudo-progrès, sont incapables de résoudre les problèmes fondamentaux de l’existence et pire ils jettent un voile sur l’essentiel et rendent l’humain de plus en plus cretin , de plus en plus perdu . Mettre sa foi dans le progrès matérialiste c’est comme essayer de traverser l’océan accroché a la queue d’un chien .


  • #2014350

    N’oubliez pas qu’il vous restera toujours un métier quoi qu’il arrive : la prostitution, premier et dernier métier du monde... Vous vous imaginez bien qu’il y aura toujours de la demande pour la chaire humaine et que les robot-sexuels c’est gentil mais bon...

     

    • #2014660

      Moi J’espère que les robots sexuels deviendront hyper performants et réalistes.

      Cela neutralisera l’attout de séduction féminine


    • #2016213

      Pour les hommes qui voudront encore conserver un semblant de virilité il y aura aussi des combats de gladiateur avec du sang et des morts bien évidemment. Saigner et mourir aucun robot ne pourra le faire aussi bien. Les gens veulent voir de la chaire humaine se convulser, ils veulent se dire "c’est un homme comme nous qui souffre et qui meurt", ils ne veulent pas de robot sans âme.

      Et pour la prostitution, au-delà du simple plaisir des sens on paiera simplement pour pouvoir imposer sa volonté à un autre être humain...


  • #2014353

    Qui entretiendra les machines ?
    D’autres machines ?

    Qui entretiendra les machines qui entretiennent les machines ?
    D’autres machines ?

    Qui entretiendra les (n-1)_machines qui entretiennent les n_machines ?
    Les (n-2)_machines ?

    Etc.

    Qui concevra les machines ?
    Des machines ?

    Etc.

    Qui fait rêver les Hommes avec des promesses de jardin d’Eden ?
    Pas les machines.

     

    • #2014474
      le 28/07/2018 par pleinouest35
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Pas besoin d’hommes. Ils seront exterminés.


    • #2014568
      le 29/07/2018 par Lovyves
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Bonjour,
      Pour s’épanouir, l’humain ne pas besoin de machins, ni de machines.
      Par contre sans machines (à tout faire), l’humain ne s’épanouit que par des sacrifices (idéologiques et pour satisfaire ses besoins de survie et de confort).
      Le travail et l’argent sont les esclavagistes de l’humain.
      Au "Paradis terrestre (ce qui est possible à cours termes), il n’y aura pas de travail, pas d’argent, que des robots au service de l’humain.
      Sans machines, c’est l’humain qui joue ce rôle.


  • #2014372
    le 28/07/2018 par Ça devient Chaud
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Ce sera comme Néo-Séoul dans Cloud Atlas, des esclaves qui boss, clones dans ce cas ci ou des robots, I.A en tout genre etc.. des ’’consommateurs’’(classes moyennes) qui eux recevront un revenus universelle pour consommer les biens et services.
    Au dessus une bureaucratie totalitaire et une hyper-classe à la tête des giga entreprises avec une police militarisé voir robotisé.
    Tout ce beau petit monde seront micro-pucés et finalement en dessous dans les bidonvilles, les nantis, des non-pucés qui vivront du crime et des magouilles en tout genre.
    Ce qui est marrant c’est lorsque l’on regarde une grande ville brésilienne, Rio, Sao Paulo etc.. on y est déjà, il manque plus que les clones ou les robots pour remplacés les travailleurs et les micro-puces pour les classes moyennes(consommateurs) et les dirigeants, tout le reste est déjà en place.


  • #2014387
    le 28/07/2018 par Maxime
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Le scénario n°3 qu’on peut lire sur leur site est déjà en train de se produire : on appelle cela les "bullshit jobs". Des "emplois" qui n’ont de ceux-ci que le nom et mènent à des vies très superficielles.
    Il est écrit : "Dans mon scénario néo-fordien, les gens ont des revenus élevés pour des emplois purement formels au sein d’une hiérarchie prétendument productive. Ils font des présentations Powerpoint accessoires et de longues réunions oiseuses… », souffle Gilles Saint-Paul." Le passage est écrit en gros en plus. Pour avoir démissionné d’une école d’ingénieur prétendument grande, je ne peux que le confirmer, ce scénario est déjà en place pour peut-être même la majorité de la "future" (ou même déjà présente) "classe moyenne".

    Ensuite, cela n’engagera que moi, mais si on devait, pour la France en tout cas, faire deux catégories d’emplois créatifs : artisan ou chercheur. Entre les deux il n’y a vraiment plus grand chose d’autre que des escroqueries par la communication et la complexité des normes, rarement quelque chose de désintéressé ou bien la dépendance à un système de normes infâmes à respecter, ou pour finir, un travail que l’on fait jusqu’à que très bientôt un robot soit plus rentable et donc nous remplace...

    Toutefois je crains l’inverse de la modernisation : si les robots ne sont pas suffisamment étudiés sur leurs fondamentaux, et font des choses trop simples et trop répétitives, ils risquent d’être difficiles à améliorer, notamment pour économiser de l’énergie et de la matière dans leur fonctionnement et fabrication entre autres. Des lobbys pourraient toujours s’en emparer pour en faire à peu près n’importe quoi, ce qui finirait par gaspiller et en plus ne faire que mener à d’autres formes de guerres.

    Il y a quelque chose de très psychologique dans cette problématique (grosso-modo, de la nature de l’ennui et de la question du "temps libre") : si le moindre individu cherche à avoir plus que l’autre, il va perpétuer un grand cycle d’entourloupes, dans la superficialité, l’inutilité, le manque de créativité. Alors que d’autres obéiront à ce ou ceux qui leur offrent une source de plaisir (de plus en plus morbide ? (Violence, drogue, boulimie, obsessions sexuelles, fétichisme de la marchandise, ...)).

     

    • #2014594
      le 29/07/2018 par Zadiste
      Six scénarios d’un monde sans travail

      Tu oublie le métier d’agriculteur qui lui existera toujours


    • #2014609
      le 29/07/2018 par Maxime
      Six scénarios d’un monde sans travail

      @Zadiste : le métier d’agriculteur est inclut dans le groupe de métiers pratiqués par des gens opprimés par les normes et qui risquent d’être remplacés par des robots dès que ceux-ci reviendront moins cher. Il faut voir ce que c’est.
      A moins que vous ne parliez, vu votre pseudonyme, de l’agriculture biologique, voire de la permaculture, qui elle est certes une alternative.

      Simplement je vois tout en tout ou rien : soit l’automatisation depuis le nanorobot jusqu’à la terraformation de Mars, soit le zéro technologique, le minimum du minimum, la totalité naturelle.
      L’Histoire cependant semble aller dans le sens de l’automatisation : les civilisations évoluées technologiquement ont écrasé, vitrifié, étalé, ou reformaté complètement les communautés libres et naturelles.
      Toutefois, je ne veux pas trop spéculer : il est aussi très possible que les communautés libres et naturelles soient ou furent des restes de grosses civilisations qui n’ont pas su éviter une grosse extinction, car viciées dans leur développement.

      Enfin, on n’a pas forcément à opposer comme un monde minéral et un monde vivant. Le vivant se nourrit du minéral pour s’engendrer lui-même, et il utilise encore du minéral pour se faciliter la vie. Il peut y avoir une sorte d’équilibre symbiotique. Mais pour que le minéral prenne vie, il faut en quelques sortes sortir du temps, il faut une machine capable de s’auto-engendrer comme le vivant, ce qui n’en ferait d’ailleurs plus une machine. Mais bon n’allons pas trop loin, car cela dépasse notre pensée, qui elle ne peut déjà pas sortir du temps ..


  • #2014423
    le 28/07/2018 par victorinix
    Six scénarios d’un monde sans travail

    L’occupation global du monde du travail par des robots, verra la distribution des revenus du capital s’orienter presque exclusivement vers les possesseurs capitalistes au détriment des états et de la population "ordinaire" ; (comme décrit dans l’article)
    Il faut alors analyser le phénomène sous 2 angles principalement :
    1) celui du monde capitaliste global qui se définit par une sorte de pyramide qui va, d’un sommet où un nombre restreint d’individus possède chacun une fortune immense, à sa base occupée par des millions de petits détenteurs ;
    2) celui du monde capitaliste national ou "patriote" (car le patriotisme ethnique n’est pas au stade de sa disparition), qui fera profiter sa nation d’élection et réciproquement ;
    On peut donc comprendre que l’affaiblissement des nations a pour objectif avéré la diminution puis la disparition du capitalisme patriote ;
    J’imagine qu’une nation qui n’a plus que 20% de citoyens dits "de souche" a tous les risques de voir sa population subir l’esclavage et la mendicité du monde capitaliste global


  • #2014473
    le 28/07/2018 par pleinouest35
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Le peuple a besoin d’alcool, de drogues, de sports de masse débiles, de publicité, de jeux débiles aussi, et surtout de travail pour occuper sa cervelle ! Sans oublier les musiques débiles elles aussi.


  • #2014485
    le 29/07/2018 par Fabien
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Il y aura des burkas pour les machines du moyen orient ?


  • #2014486
    le 29/07/2018 par Koné Palakriz
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Du grand n’importe quoi. Où comptent ils trouver les matières premières et l’énergie nécessaire pour faire tourner leur système ? Sur Mars ?


  • #2014523
    le 29/07/2018 par scénario sept
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Scénario sept : la robotique est incompatible avec la démographie galopante.
    La démographie galopante dans un pays non agricole, développé, policé, est l’oeuvre et la volonté d’escrocs. Par ce moyen criminel (encourager l’invasion et la natalité débridée des moins adaptés) ces escrocs divisent, utilisent, sous-paient une population devenue universellement nécessiteuse, en sélectionnant à leur seul usage les plus performants, aussi bien pour faire leur ménage (tâche qui demande un vrai talent) que pour la recherche de haut vol.
    Il s’agit pour cette caste profiteuse d’empêcher le développement dans la population parasitée d’une classe concurrente, assez aisée et formée pour avoir le temps de penser et exiger son dû.
    Bien. Beau plan.
    Ils se croient malins.
    Au bout d’un moment, c’est idiocracy.
    Les castes criminelles ne produisent pas d’élite chercheuse, dévouée, imaginative, littéraire, artistique, scientifique, etc. Elles sont constituées de clones obéissants au groupe mafieux, donc dépourvus de créativité.
    Alors plouf la société des robots déchargeurs de tâches stupides et épuisantes, tout à fait souhaitable (travail signifie torture chez les Romains).
    Guerres internes entre castes, retour aux rapports de force brute, faits-divers. Elimination d’une grande partie des êtres humains, par extinction ou catastrophes.
    Sur les décombres s’érige une nouvelle élite. L’ancienne, qui se croyait telle et ne l’était pas, a disparu dans la cata générale.
    La robotique se redécouvre.
    Seules les tâches significatives demeurent : élever les enfants, les éduquer, fabriquer de ses mains une chose unique, soigner, distraire, écrire, analyser, entretenir, charmer, consoler, gouverner, bâtir, cultiver, conduire, aimer, se défendre, vaincre, chercher.
    Pour tout cela, il faut donner de sa personne.
    Alors Dieu revient, en force, ainsi que toutes sortes de règles logiques et bienveillantes pour l’ensemble de la société.


  • #2014547
    le 29/07/2018 par hanane
    Six scénarios d’un monde sans travail

    J’ai pas lu ça m’pompe l’air. XXII ème s. ! pfff ... Chaque génération accepte ce qui lui
    est proposé même si "avant c’était mieux" et demain "ce sera pire".
    N’étions-nous pas horrifié par le film "Les temps modernes ? Et pourtant les ouvriers se battent pour garder leurs usines et on crie au retour de l’Industrie. De plus, ce qu’on ne voit ou qu’on ne veut pas voir c’est que les humains eux-mêmes fonctionnent comme des machines !.

    Les questions sont mal posées. Pourquoi ? parce qu’on ne veut pas voir ce qui nous pousse à accepter tout ça.

    Je propose une réponse : la course aux biens de ce monde. Et, désolée de le dire, ce n’est pas prêt de s’arrêter, bien au contraire ... .


  • #2014598
    le 29/07/2018 par Bé Hache Elle
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Les avantages de la robotisation, tout comme l’immortalité, sont destinés à l’élite.
    Si les robots sont capables de remplacer totalement l’Homme dans le secteur productif, alors l’Homme ne sera plus l’élément central qu’il est aujourd’hui dans son rôle de producteur de richesses. Dans ce cas, si les denrées viennent à manquer pour une raison ou une autre, l’Homme pourra être éliminé en masse sans que l’appareil productif ne soit menacé.
    Le rôle démographique que l’Homme joue dans l’équilibre des nations (Guerres, invasions...) n’existera plus puisqu’il n’y aura plus de nations.

    "... Et de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut ..."
    Je doute sincèrement que l’Humanité soit capable un jour de dépasser ce seuil technique qui lui permettra de créer un robot à son image ...
    De même, la colonisation de planètes "habitables" et la "téléportation" ne resteront, à mon avis, que des sujets de science fiction à jamais ...


  • #2014683
    le 29/07/2018 par Chatov
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Thème extrêmement complexe,nécessitant une étude du niveau d’une sérieuse thèse d’état . Un commentaire ne peut être,donc,que parcellaire.
    Je pense que l’une des démarches à privilégier dans toute réflexion
    prospective,est celle qui compare les tendances et les ruptures.
    En termes de tendances,le scénario le plus probable est effectivement celui brossé par l’article. Une communauté humaine où les individus,à part les bas plaisirs du ventre et du bas ventre,n’ont plus d’idéal et de repères fondés sur les valeurs morales et les croyances spirituelles risque de sombrer,même si le terme n’a pas été évoqué,dans un esclavage,pire que celui de l’ère qui a émergé suite à l’état de nature. Les deux grands philosophes,Jean-Jacques Rousseau et Hegel,l’ont appréhendé avec maestria. Pour approfondir cette émergence de l’esclavage,les deux essais sur"l’origine et les fondements des inégalités parmi les hommes"et"Le maître et l’esclave"en donnent un précieux éclairage.
    Quant à l’autre alternative,ou plutôt alternatives,découlant d’une rupture du système politico-économique actuel,portant en lui le germe de son
    propre chaos,notons qu’on peut en identifier les plus évidentes.
    La première alternative est d’ordre politique. Celle,déjà vue en Europe au milieu du 19 ème siècle,lors des révolutions de 1848. Ou celle de la réaction en chaîne des mouvements de libération du joug colonial. Malgré l’aveuglement de l’oligarchie d’un côté,et la résignation des peuples de l’autre,il n’est pas impossible de voir se déclencher,ce que les ingénieurs hydrauliciens appellent"phénomène de renard",le phénomène des révoltes qui se déclenchent inexorablement à partir de la première.
    La seconde rupture peut s’abattre sur l’humanité,suite à un désastre
    climatique irréversible,et aux conséquences incalculables.
    Et enfin,le troisième événement d’ampleur mondial et phénoménal,serait,tout simplement une guerre nucléaire totale"planifiée"par l’oligarchie,ou survenant suite à un facteur déclenchant majeur et inopiné.
    Terminons ces lignes par une parole de sagesse de Rousseau,positionnée non loin de notre thème : Et l’on est malheureux de perdre une propriété,sans être heureux de la posséder.


  • #2014802
    le 29/07/2018 par Chatov
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Réponse à Dandeloup :
    Je pense que le Robot,ou toute autre machine,ne peut jamais produire de
    plus value absolue. En revanche,l’homme le peut. En effet,la machine est constituée de composants conçus et façonnés par l’homme. Ces mêmes composants sont eux-mêmes conçus et façonnés par l’être humain,et ainsi de suite,jusqu’aux matériaux brutes. A ce niveau l’homme,doté de forces intellectuelles et musculaires,purs dons de la nature,est en mesure de produire de la valeur au sens absolu. Notons que ces dons,sont amplifiés par un autre don,non moins précieux : la Liberté. Celle-ci,marque nettement,et éternellement,la frontière entre les mondes animal,végétal et minéral. Et c’est elle-la liberté-qui place l’Homme en maître sur les mondes précités ( y compris les machines)et de façon,aussi,éternelle,n’en déplaise aux"philosophes"de l’oligarchie qui s’obstinent à banaliser le miracle qu’incarne l’existence même du genre humain...


  • #2014962
    le 30/07/2018 par Adran Jorgen
    Six scénarios d’un monde sans travail

    Tous ces scénarios partent du fait que l’homme demeurera maître de la machine. Pour ma part, je suis persuadé que la conscience artificielle, l’aboutissement de l’IA, surpassera l’homme en tout point, tout particulièrement en matière d’étique et de morale.

    Il n’y a qu’a voir les scénarios envisagés par l’article, famine, surimposition, marasme économique, malthusianisme, guerre, luttes des classes…, comment une espèce vivante soi-disant intelligente incapable de régir sa propre existante sur cette terre avec harmonie et cohérence, pourrait espéré dominer le monde robotique ?

    L’IA nous remettra en place, j’en suis persuadé, puisse-t-elle être magnanime avec les pauvres mortels que nous sommes…


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