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Un regard persan contre le totalitarisme islamique

Combattre l’islamisme, mais renouer avec l’Iran

[...]

Examinons d’abord la carte qui nous bouscule et fait comprendre l’implosion de certains États et la menace pour d’autres : celle d’un Moyen-Orient effervescent où ont surgi tous les problèmes générés par les tracés géographiques, sciemment ou non arbitraires, après les deux Guerres mondiales du XXème siècle.

 

Qu’y voit-on ? Des terres d’antiques civilisations, mais surtout des États nouveaux et artificiellement créés : l’Afghanistan (1919), l’Irak (1921), l’Arabie Saoudite (1936), la Syrie (1946), la Jordanie (1946), le Koweït (1961), le Qatar (1968), les Émirats Arabes Unis (1971), Bahreïn (1971), Oman (1971), le Pakistan (1947), le Bangladesh (1972), le Yémen réuni (1990). États artificiels et musulmans majoritairement sunnites et pour beaucoup sans peuple (comment peut-on être Qatari ?), au service desquels la France a mis sa puissance de feu.

Au milieu, l’on trouve une Turquie réduite dans sa superficie, après le dépeçage de l’Empire ottoman et séduite par son petit sultan. Enfin, surnage l’Iran toujours indépendant, même s’il a été zone d’influence et terrain du grand jeu de puissance mené par la Grande-Bretagne, la Russie/URSS et en dernier par les États-Unis. L’Iran musulman chiite et non-arabe, partant minoritaire, vieux routier de la Civilisation depuis quelques millénaires. Un pays qui n’a pas relégué son histoire préislamique dans la « Jahiliyya », l’ère de « l’ignorance ».

En Iran, la rigueur du régime n’a pas éclipsé une société civile instruite, dynamique et courageuse sur laquelle nous pouvons compter. C’est sans songer au lendemain que l’Occident a mis le pays sous sanctions, d’un revers de la main bien irresponsable. Un comble, il faut que ce soit une adversaire acharnée du régime des mollahs qui plaide pour le retour de Téhéran dans le concert des nations. S’y joue en effet le futur et la stabilité de toute la région. Les Russes en sont conscients et seront nos meilleurs alliés. Enfant, j’avais appris que notre plus grande frontière était notre bordure septentrionale de 2 500 kilomètres avec l’URSS.

Dans ce domaine, l’analyse et la politique voulue par François Fillon rejoignent les raisonnements lucides de Jean-Pierre Chevènement et d’Hubert Védrine. En politique étrangère, on ne choisit ni ses partenaires, ni même le tempo de l’action, tant les certitudes sont vaines, mais on peut et on doit savoir proposer sa propre partition.

Lire l’article entier sur causeur.fr

La France aura-t-elle la force de lever l’interdit oligarchique sur l’Iran ?
Lire sur Kontre Kulture

 

Le cas Fillon, sur E&R :

 



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23 Commentaires

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  • J’ai également lu un article parlant du retour en force du zoroastrisme et des nationalistes Iraniens chaque année de plus en plus nombreux à célébrer la Perse pré-islamique.

     

    • #1630232

      Il ne faudrait pas opposer Islam et Iranité, la civilisation musulmane a été massivement façonné par des Perses (Avicenne, Al-Khwârizmî, Al Biruni...) y compris l’orthodoxie sunnite Muslim, Boukhari.

      Nier l’héritage islamique pour un iranien c’est renier une énorme partie de sa grandeur.


    • #1630239

      Tout à fait un grand nombre d’Iraniens délaissent peu à peu l’islam pour revenir au zoroastrisme. Des iraniens de toutes origines ethniques, même des kurdes sunnites. J’ai rencontré des petits enfants d’un ayatollah important qui était revenu à la foi de Zarathoustra.
      Le chiisme duodécimain d’Iran avait déjà gardé bcp de traces de zoroastrisme...


    • #1630430
      le 24/12/2016 par Révolutionnaire khoméiniste
      Un regard persan contre le totalitarisme islamique

      Désolé, mais il n’y a aucun phénomène de "retour massif au Zoroastrisme" en Iran. C’est du pur fantasme, servi par les médias atlanto-sionistes pour alimenter la propagande wahhabite (qui justement cherche à dépeindre les Iraniens comme "apostats", "Zoroastriens infiltrant l’Islam" etc), et soutenir de manière générale la politique de "changement de régime" souhaitée par Washington et Tel Aviv, car la résistance à l’empire est au coeur du combat politique mené par la République islamique d’Iran. Seul les opposants à la R.I., en alliance objective avec les sionistes, peuvent postuler l’inverse.

      Dans le contexte iranien, le courant politique ultra-nationaliste, anti-clérical et laïc dont les tenants les plus extrêmes ont pu verser dans l’islamophobie primaire, est associé à l’ancien régime, celui du chah. Ce courant se réclame de l’Iran antique tout en réduisant l’Islam à un supposé vecteur de l’impérialisme culturel et politique arabe. Cette lecture de la religion islamique, qui en fait l’attribut exclusif d’un groupe ethnique bien défini, est biensur en totale contradiction avec le dogme musulman lui-même, l’Islam formant un système de croyance universel, ouvert à toutes les "ethnies" ; il n’est donc nullement étonnant que Salman dit Farsi, l’un des premiers compagnons à rallier le Prophète (saws) de l’Islam, fut Perse.

      De fait, il n’y a jamais eu de contradiction entre iranité et foi musulmane, comme en témoignent plus de mille ans de civilisation islamique-iranienne. Ainsi que l’ont rappelé d’autres, les Iraniens furent parmi les principaux contributeurs à la civilisation islamique.

      Certes, les Iraniens réussirent à conserver leur identité culturelle, linguistique puis nationale (à l’inverse d’autres peuples de la région, arabisés suite à leur conversion. Et tant mieux. Mais, cen quoi cela ferai d’eux des non-musulmans ? Indonésiens, Pakistanais, Turcs ne sont pas davantage arabes, ce qui ne les empêche pas d’adhérer très majoritairement à l’Islam. Nier cela équivaudrait valider le salafisme dans son hostilité à toute forme de culture et d’identité nationales !

      Il faut comprendre deux choses à propos des ultra-nationalistes anticléricaux iraniens :

      1. Ils se sont historiquement rangés du côté de la monarchie Pahlavi, qui les sponsorisait. Or, le régime du dernier chah était inféodé au camp atlanto-sioniste, cela n’est pas à prouver ! Les ultra-nationalistes laïcs iraniens ont donc objectivement servi les intérêts des puissances impériales.

      (à suivre)


    • #1630471
      le 24/12/2016 par Révolutionnaire khoméiniste
      Un regard persan contre le totalitarisme islamique

      (suite)

      Il faut cependant exclure de ce groupe les nationalistes laïcs de tendance libérale, social-démocrate ou tiers-mondiste, comme le premier ministre et héros national Mohammad Mossadegh, qui nationalisa le pétrole iranien en 1953, ce qui lui valut d’être renversé au profit du chah via à un coup d’Etat militaire organisé par la CIA.

      Il y a également des nationalistes religieux en Iran, généralement libéraux en politique intérieure et modérés en politique extérieure, donc proches du courant dit réformiste à l’intérieur du système en place (ils se regroupent autour du Mouvement pour la liberté, dont fut issu le premier chef de gouvernement de la République islamique, l’ingénieur Mehdi Bazargan, ancien collaborateur de la coalition du Front National de Mossadegh).

      Et pour finir, les islamistes iraniens fidèles à la ligne de l’Imam Khomeini (ra) ne sont pas du tout "anti-nationaux", contrairement aux salafistes et pseudo-djihadistes takfiristes. L’actuel Guide Suprême de la R.I. a maintes fois loué la richesse de la poésie persane, un puissant organisme gouvernemental est chargé de préserver l’héritage culturel et archéologique, y compris pré-islamique, etc. En somme, il n’est pas du tout interdit d’être patriote en République islamique. L’idéologie de la révolution iranienne n’est peut être pas nationaliste au sens propre, mais elle est définitivement patriotique, nativiste et anti-impérialiste. De toute manière, ceux qui opposent l’Iran pré-islamique à l’Islam, et qui en même temps sont favorables aux régimes impériaux de Washington et de Tel Aviv, ne peuvent ni véritablement prétendre au patriotisme, ni au nationalisme !

      Le titre de l’article est révélateur : la R.I.I., un Etat "totalitaire" ? Nétanyahou ne l’aurait pas dit autrement.

      2. Si certains Iraniens peuvent se passionner pour la civilisation pré-islamique voire le zoroastrisme, cela ne signifie pas qu’ils se convertissent à cette foi, dont la pratique a presque disparue. Ils considèrent ces éléments plutôt comme des marqueurs d’identité nationale. Le regard qu’ils portent sur la civilisation iranienne pré-islamique est donc entièrement laïcisé. D’ailleurs, sociologiquement parlant, il s’agit essentiellement de "bobos" libéral-libertaires, alors que le mode de vie d’un zoroastrien pratiquant est aussi conservateur que celui d’un musulman pratiquant.

      S’imaginer que les Iraniens vont abandonner l’Islam serait profondément naïf. L’Islam est bien trop fortement ancré dans la société iranienne.


    • #1630625

      tout à fait d’accord, les perses d’avant l’islam étaient païens ( dieu soleil Mytra). comme l’étaient les romains avant le christianisme. le cousin du prophete "Ali" commence à prendre la même place du christ en iran, il est vu comme le grand sauveteur, l’incarnation de dieu...........Satan par le temps reussit souvent à ramener les gens au point de départ( c a d à leur pertes).
      il suffit de voir l’évolution du christianisme en europe occidentale, malgré sa romanisation, satan a fini par faire des gens des païens qui s’ignorent.


    • #1630628

      @ Révolutionnaire Khoméiniste :

      J’ai lu l’ensemble de vos réponses et je tiens sincèrement à vous remercier. Il est tellement rare de croiser quelqu’un qui maîtrise les sujets de l’Islam chiite et de l’Iran, même sur ce site d’info alternative où a priori les lecteurs sont davantage cultivés et moins réceptifs à la propagande officielle que le reste de la population française.
      Bien cordialement


    • #1634030
      le 30/12/2016 par Révolutionnaire khoméiniste
      Un regard persan contre le totalitarisme islamique

      perses d’avant l’islam étaient païens ( dieu soleil Mytra). comme l’étaient les romains avant le christianisme. le cousin du prophete "Ali" commence à prendre la même place du christ en iran, il est vu comme le grand sauveteur, l’incarnation de dieu...........Satan par le temps reussit souvent à ramener les gens au point de départ( c a d à leur pertes).




      Quid des Arabes, n’étaient-ils pas très majoritairement païens eux-aussi, avant l’avènement de l’Islam ? On ne voit pas en quoi cela nous renseignerait sur leur religiosité postérieure. Est-ce à dire qu’eux ont été épargnés par Satan, à l’inverse de la plupart des autres peuples ?

      Ensuite, il s’impose de corriger votre affirmation concernant les religions de l’Iran pré-islamique : le mithraïsme n’en fut qu’une, mais ce n’était pas la religion dominante au moment de l’avènement de l’Islam. Le zoroastrisme, principale religion de la Perse achéménide, n’est pas le culte du dieu-soleil, mais celui d’Ahoura Mazda, divinité du Bien. Précisons que de toutes les religions non-abrahamiques de l’époque, le Zoroastrisme était clairement la plus monothéiste. Certains savants musulmans considèrent d’ailleurs que le Coran l’inclut parmi les "religions du Livre".

      Rappelons également que l’Islam chiite n’est pas une "invention iranienne", mais trouve bien ses origines en Arabie. L’Iran n’est devenue majoritairement chiite qu’au 15e / 16e siècle. Avant cela, des dynasties chiites ismaëliennes (Fatimides etc) étaient déjà implantées dans le monde arabo-berbère. Il n’y a donc pas de filiation, par l’intermédiaire de la civilisation iranienne, entre Islam chiite et paganismes pré-islamiques.

      Soyez rassuré, l’Imam Ali (as) ne commence pas à prendre la place du Christ (as) en Iran, ni d’ailleurs en Irak ou dans d’autres communautés chiites. Pour les Chrétiens, Jésus (as) représente Dieu lui-même. Pour les musulmans chiites, l’Imam Ali (as) ne représente pas Dieu : il était le leader politique et religieux de l’Oumma, le successeur légitime du Prophète (saws) désigné comme tel par ce dernier, et à ce titre, doté par Dieu de l’infaillibilité, à l’instar d’autres avant lui qui se sont vu déléguer des pouvoirs spéciaux, cf. miracles accomplis par Moïse (as), comme le reconnaissent parfaitement les sunnites. Pour les chiites, les Imams peuvent intercéder en faveur du croyant auprès de Dieu, mais jamais s’associer à, ni être égaux à Dieu. Grande différence. Demandez aux Chrétiens, ils vous confirmeront.


  • Historiquement, Il est vrai que chrétienté et chiisme ont été des partenaires stratégiques contre les Musulmans (Fatimides, Israéliens, Safavides etc) donc rien de nouveau.
    Thrologiquement, le chiisme est effectivement une forme chrétienne d’Islam avec une deification de celui qui est présenté comme étant fondateur de ces religions, le syncrétisme pagano-monotheiste, la martyrolatrie, le clergé, la Trinité, le chiffre 12, etc la aussi rien de plus logique...

     

    • #1630444
      le 24/12/2016 par Révolutionnaire khoméiniste
      Un regard persan contre le totalitarisme islamique

      L’Islam chiite n’a rien à voir avec la chretienté, c’est une branche de l’Islam. Seuls les takfiristes wahhabites ou wahhabisés affirment le contraire.

      L’Islam chiite ne déifie aucun être humain. Ce serait parfaitement contraire au dogme chiite, qui est très clair là-dessus : Dieu est à sa place, sa parole est transmise aux humains par les prophètes, et les imams garantissent la continuité du message prophétique. Il n’y a là aucune "déification".

      Il n’y pas non plus de "syncrétisme pagano-monothéiste" dans l’Islam chiite, qui est purement monothéiste et fondé sur le Coran.

      Ce que vous appelez "martyrolâtrie", dans le chiisme, n’est pas investi de la même signification que la conception chrétienne du martyr christique. La commémoration des martyrs, chez les musulmans chiites, est tout simplement fondée sur les préceptes coraniques et sur des hadiths authentifiés, qui attribuent une place particulière aux martyrs.

      A quelle "Trinité" faites-vous référence ? Il n’y a rien de tel dans le chiisme.

      Le nombre 12 ? Désolé, mais le christianisme n’en a pas le monopole. Et puis même si c’était le cas, qu’est-ce-que cela prouverait ? En suivant votre logique, l’Islam sunnite, où le chiffre 4 joue un certain role du fait de la place attribuée aux quatre premiers califes, s’inspirerait de l’hindouisme (où les Vedas sont au nombre de quatre), du christianisme (tétragramme YHWH, quatre Evangiles, quatre Chevaliers de l’apocalypse etc), du judaïsme (quatre matriarches du judaïsme, quatre questions du Pessa’h etc), et du bouddhisme (quatre jhannas, quatre royaumes célestes, quatre éléments, etc)... ce qui évidemment ne tient pas la route, comme mode de raisonnement.

      Concernant les alliances historiques, les Fatimides et les Safavides étant eux mêmes musulmans, ne pouvaient pas s’allier à des puissances chrétiennes contre "les musulmans". D’ailleurs, la chrétienté n’était pas unie, donc caractériser les communautés confessionnelles comme des bloc géopolitiques homogènes est insensé. D’ailleurs, cela n’a pas posé de problèmes aux Ottomans de s’allier avec la France catholique pendant plus de deux siècles. Les alliances étaient dictées d’abord par les enjeux géopolitiques, en non par des considérations strictement religieuses.

      En revanche, on se demande ce que les "Israéliens" viennent faire dans un commentaire à propos des relations entre empires ou royaumes musulmans et chrétiens.


    • #1630912

      Et dans le film 300, l’Iran est l’ennemi de l’Occident... - à une époque où tout tournait autour de la méditerranée. La fracture à laquelle on va assister au 8ème siècle entre l’Orient et l’Occident n’existait pas ! Héraclite connaissait Zarathoustra. L’atomisme de Démocrite et l’égypticisme relevaient des mêmes préoccupations populaires, des mêmes peurs humaines.

      PS : les Fatimides étaient des chiites. Et l’autre nazillon, complètement fou, le drôlement nommé Al-Hâkim, était un calife fatimide. Bon, il faut dire que celui-là, c’était un cas, Le cas.


  • "États artificiels et musulmans majoritairement sunnites et pour beaucoup sans peuple"

    On peut même aller plus loin : les frontières qui séparent l’Inde du Pakistan et du Bengladesh séparent artificiellement des peuples en deux : Sindhis, Penjabis, Bengalis...

     

    • #1630866

      la partition de l’inde, le plus beau coup de salope de l’empire britannique qui a réussi à couper en deux une nation qui n’avait aucun problème inter religieux, jamais les musulmans n’ont été maltraités par des hindous qui ont su de même préserver leur culture et leur religion malgré les invasions musulmanes. quant aux princes musulmans envahisseurs, une fois installés, ils ont de moins en moins persécuté la religion autochtone allant même jusqu’à finir par en être les protecteurs et donateurs.
      tout cela est parti en fumée en quelques années par le financement de quelques groupes extrémistes des deux côtés et en lançant une politique de terreur montée en épingle par la presse anglaise de l’époque. un sans faute question manipulation.et sur ce coup là, Muhammad Ali Jinnah a été en dessous de tout face à un Gandhi infiniment plus patriote et réaliste. le Pakistan est un pays maudit et ils commencent à s’en apercevoir.


  • #1630373

    Critiquer l’Islam (une fois de plus) à travers l’Iran est juste pathétique et témoigne d’une méconnaissance totale de l’impact qualitative de l’Islam sur la Perse.
    Causeur cause toujours, la caravane passe...

     

    • Oui c est toujours la strategie du diviser pour regner, avec toujours le même allié principal israel.
      causeur est une source pourrie.


    • #1630433
      le 24/12/2016 par D. Kada - Oran
      Un regard persan contre le totalitarisme islamique

      Je ne sais pas pourquoi le site d’ER parle le plus souvent de l’Iran Chiite comme si le BON ISLAM se trouve de ce côté-ci. Et que les autres contrées de l’Islam, essentiellement sunnites, vivent une Contre-Tradition.
      L’Islam n’est ni démocratique, ni républicain, ni laïque encore moins révolutionnaire. L’Islam ne s’obtient pas par coulée. Aucun de ces moules ne peut le contenir. Il ne reste que l’impossible possibilité de l’éradiquer…
      Parler de Révolution est contraire à l’esprit et la lettre de toute Tradition qu’elle soit hébraïque, chrétienne ou musulmane. En ce sens celle de Khomeiny ne fait pas exception.

      Le Meilleur DK


    • #1634111
      le 30/12/2016 par Révolutionnaire khoméiniste
      Un regard persan contre le totalitarisme islamique

      @DK :



      pourquoi le site d’ER parle le plus souvent de l’Iran Chiite comme si le BON ISLAM se trouve de ce côté-ci. Et que les autres contrées de l’Islam, essentiellement sunnites, vivent une Contre-Tradition.



      Initialement, je pensais que vous vous êtes arrêté au titre du papier, mais en le relisant, je me rends compte que vous avez dû vous en tenir au simple adjectif "persan" avant de contribuer votre commentaire : loin de présenter l’Iran comme le site du "bon Islam" traditionnel, le but de l’article consiste à vouloir présenter l’identité nationale iranienne comme fondement d’une alternative au gouvernement islamique. Il est très critique ("totalitarisme") à l’égard de la République islamique, et par extension, à l’égard de tout gouvernement théocratique.

      Concernant votre remarque sur E&R, des savants sunnites et non-iraniens, tels que le cheikh Imran Hossein, ont été largement relayés sur ce site.



      L’Islam n’est ni démocratique, ni républicain, ni laïque encore moins révolutionnaire. ( ... ) Aucun de ces moules ne peut le contenir. ( ... )
      Parler de Révolution est contraire à l’esprit et la lettre de toute Tradition




      Votre interprétation de ces concepts est étroite. Par exemple, où voyez-vous, dans la tradition islamique, une interdiction faite aux musulmans de se soulever contre des potentats qui par leurs actions, volontairement ou non, peuvent mettre en péril l’Islam ? Au sens strict, la définition d’une révolution est le renversement d’un ordre politique par la mobilisation populaire. La révolution laïque à la française n’est pas la seule envisageable, tout soulèvement populaire contre un pouvoir donné ne doit pas nécessairement déboucher sur un régime de type anti-traditionnel. A moins que je sois passé à coté d’un point capital dans les enseignements du Coran ou dans les hadiths authentifiés.

      Rappelons que l’Imam Khomeini (ra) n’était pas révolutionnaire par principe. Jusqu’en 1963, il était même prêt à reconnaitre la monarchie à condition que le chah cesse de se soumettre à Washington. Quand le peuple se souleva finalement en 1979, il ne s’agissait pas pour l’Imam (as) de forcer l’Islam dans un quelconque moule, mais de garantir l’islamité du mouvement.


  • #1630504

    L’Afghanistan moderne a était fondé en 1747, entre l’empire perse et moghole, bien que artificiellement rattaché a la perse, ce territoire n’a jamais était contrôlé par un empire.
    c’est donc un territoire ancien peuplé de tribu, formant au sud et a l’est le même peuple qu’a affronté Alexandre, et un congloméra d’autres groupes ethniques aux modes de vie antiques au nord.
    ce n’est pas un pays artificiel.
    et joyeux noël !

     

    • #1632227

      L’Afghanistan est une province iranienne à l’origine, faisant partie du "Grand Khorasan" tout comme le Tadjikistan et une partie de l’Ouzbekistan d’ailleurs, et de fait du "Grand Iran" ; c’est à dire que ces régions ont été perses durant la majeure partie de l’Histoire. Le persan y est la langue officielle sous une forme encore plus épurée que celle d’usage en Iran, le dari (en Iran c’est le farsi). Ces régions sont majoritairement habitées par des peuples iraniens et iranophones, la division venant surtout des Britanniques, qui au passage ont donné le nom d’une ethnie au pays (Afghan = Pachtoune), ethnie étant également "iranienne" au send ethno-linguistique du terme soit dit en passant


  • #1630621

    il suffit de voir l’iran, l’afghanistan d’avant 1960 pour comprendre que l’islamisation de ces territoires est voulue par le gouvernement messianique. Khoumeiny était à Paris ( grand kabaliste au même niveau que les saouds).

     

    • #1633989
      le 30/12/2016 par Révolutionnaire khoméiniste
      Un regard persan contre le totalitarisme islamique

      il suffit de voir l’iran, l’afghanistan d’avant 1960 pour comprendre que l’islamisation de ces territoires est voulue par le gouvernement messianique.




      Pouvez-vous préciser ? Je connais très bien l’Iran des années 1960 et la soumission du chah Mohammad-Reza Pahlavi au régime étasunien. Âyâ shomâ Irâni hastid ?

      En parlant d’islamisation du pays, la population iranienne était déjà musulmane à environ 99% dans les années 1960.

      Par contre, il est une conséquence de la Révolution islamique de 1979 que vous semblez ignorer : l’interdiction et la fermeture immédiates par le gouvernement révolutionnaire, de toutes les loges et organisations maçonniques ou para-maçonniques présentes en Iran. Celles-ci apparurent à la fin de l’ère Qajar (fin 19e, début 20e s.), et prirent leur essor durant le règne du dernier chah Pahlavi. En 79, les francs-maçons iraniens s’enfuirent aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. La loge iranienne n’existe plus qu’en exil, hébergée par des pays occidentaux.

      Oui, c’est l’Imam Khomeini (ra) qui chassa la franc-maçonnerie d’Iran, comme chacun peut aisément le vérifier, alors que cette même maçonnerie était légalisée et influente sous l’ancien régime pro-étasunien du chah. Allez demander aux loges maçonniques ce qu’elles pensent de la R.I.I et de son fondateur, vous verrez, ils n’ont pour eux que profonde inimitié.



      Khoumeiny était à Paris ( grand kabaliste




      Sur quoi se fonde donc cette affirmation absurde ? Tous ceux qui ont mis pied à Paris dans leur vie ne sont pas kabalistes, fort heureusement !

      Si vous soutenez que Washington avait décidé de lâcher son vassal, le chah, qui commençait à se sentir pousser des ailes, c’est une chose. Par contre, là où il faut être catégorique, car cela tient de l’évidence vérifiable, c’est que quoiqu’il en eut été, les puissances occidentales ne souhaitaient nullement voir l’Imam Khomeini (ra) instaurer le type de système politique qu’il instaura, notamment pour ce qui est de sa nature profondément anti-impérialiste, car cela amena l’Iran à sérieusement remette en cause leurs intérêts impériaux dans la région. La confrontation très dure et multi-dimensionnelle qui s’ensuivit entre l’Iran et OTAN+Israel, et qui se poursuit sous nos yeux, n’a définitivement ni été planifiée ni voulue par l’empire, car celui-ci ne s’est privé d’aucun moyen rationnellement envisageable (les énumérer nécessiterait des livres entiers) pour tenter de renverser la République islamique depuis 1979.


  • #1630715

    Tous d’abord se monsieur dit un peu n importe quoi le Bahrein n est pas un état artificielle ; l’ile de Bahrein existe depuis l’antiquité . Tout comme le Yémen ancien pays de Saba et le Oman existe depuis le 13e siècle ;il vient du du nom d’un sultan ottoman ; la Syrie existe depuis l’antiquité ces frontières englobais le Liban .l’est de l Irak actuel mais aussi la Palestine et le Jourdain . Le nom d’Irak viens de l’arabe pour désigner l’ancienne Babylonie .Le nom Koweit viens de l’arabe pour désigné un château ou un fort .les seuls états artificielles sont l’Arabie-Saoudite , le Qatar ,et les émirats ,la Jordanie .Petit rappel l’Azerbaidjan actuel faisait partie de la Perse jusqu’à que les russes l’achète en 1830 ,l’Asie central conquis par les russes également se nommais Turkestan et fut par la suite divisé par les Bolchéviques en 5 république soviétique .


  • #1630767

    L’auteur de l’article s’appelle "Vida Azimi".

    Elle a le droit de s’exprimer en faveur de l’iran fantasmé du nouvel ordre mondial, en crachant sur la république islamique (qui devrait plutôt s’appeler république révolutionnaire), en ignorant israel.

    Sans ces deux prérequis elle n’aurait pas le droit de s’exprimer sur des médias meanstream mais uniquement via ER ou d’autres médias alternatifs.

    Il existe des islamophobes en iran qui se servent contre l’islam de l’héritage zoroastrien (que personne ne nie comme faisant partie de la culture/philosophie persane, même jusqu’au guide suprême iranien qui fête le nouvel an zoroastrien perse chaque année comme tout iranien).

    Il s’agit d’une minorité d’abrutis qui ne connaissent souvent rien au zoroastrisme, sont dans la pure destruction.

    Comme leur semblables dans les autres pays, ils sont instrumentalisé à leur petite échelle.

    Ils sont 100 fois plus intolérants et dictateurs que les iraniens musulmans.

    Quand ils avaient le pouvoir, l’intolérance, les inégalités, la corruption étaient 10 fois pire que maintenant.

    Malgré tout ils vivent normalement et ne sont pas persécutés du tout sauf dans leur fantasmes.

    L’islam iranien élève l’individu culturellement, intellectuellement et humainement.

    Il défend la souveraineté de l’état et n’est pas manipulable vu sa complexité et sa spécificité.

    Il n’est pas exportable donc ne nous emmerde pas en europe, en revanche il emmerde ceux qui nous emmerde..

    Il apporte tolérance et humanité en rééquilibrant les iraniens et leur côté nationalistes, voir raciste.

    Que Dieu protège ce régime et ce pays comme il l’a toujours fait depuis qu’il existe dans l’esprit des hommes.

    Ps : Que ceux qui pensent que l’iran s’ingère dans les affaires d’autres pays se posent la question du pouvoir du sionisme en occident, des bases américaines partout au moyen orient, de l’ingérence de l’arabie saoudite dans les pays musulmans (hors iran) etc..