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Un véritable holocauste

Le Viêt Nam, Israël et les Pentagon Papers

Pentagon Papers, le dernier film de Spielberg me donne l’occasion de proposer une analyse « profonde » de l’épisode relaté. La fuite et la révélation publique en 1971 par le New York Times puis le Washington Post de ce document classé secret-défense sur la guerre du Viêt Nam (rédigé à la demande de Robert McNamara avant son départ du Département de la Défense en 1967) est en tout point comparable au déclenchement un an plus tard du scandale du Watergate, sur lequel j’écrivais dans JFK-11 Septembre : « Le scandale du Watergate passe communément pour la preuve de l’indépendance des médias américains et de leur efficacité comme contre-pouvoir démocratique. En réalité, il illustre plutôt l’importance des médias comme arme dans la guerre politique des profondeurs. »
Il faut pareillement dépasser la narration publique et spielbergienne de l’histoire des « Pentagon Papers » pour comprendre ses véritables enjeux. En l’occurrence, il faut comprendre que, dans ces deux scandales d’État, la direction du New York Times et celle du Washington Post, les deux plus puissantes machines d’influence sioniste dans l’opinion publique américaine, agissent au service d’un pouvoir plus profond encore que le pouvoir profond qu’ils dénoncent. Le critère ultime qui détermine leur stratégie éditoriale en matière de politique étrangère est la fameuse question : Est-ce bon pour Israël ?

 

Dans cet article, je vais, non pas démontrer, mais poser l’hypothèse que la révélation des « Pentagon Papers », et plus largement le rôle assumé par l’establishment médiatique américain dans la contestation de la guerre du Viêt Nam, était dans l’intérêt d’Israël, dès le moment où commençait à peser la menace d’une contestation internationale contre l’occupation israélienne des territoires conquis en 1967. Mais j’irai plus loin en suggérant que la guerre du Viêt Nam elle-même, et non seulement sa contestation, a servi l’intérêt d’Israël, quels que soient les autres facteurs qui l’ont motivée. Il n’y a évidemment pas de contradiction entre ces deux hypothèses, puisque la contestation de la guerre du Viêt Nam suppose la guerre du Viêt Nam. Du reste, jusqu’en 1969, les éditoriaux du Washington Post soutenaient la guerre sans équivoque.

 

 

Johnson et la guerre du Vietnam

Comme je l’ai expliqué dans mon livre JFK-11 Septembre, si Kennedy n’avait pas été assassiné, l’expression « guerre du Viêt Nam » ne figurerait pas dans les manuels d’histoire. Sous sa présidence, le déploiement américain au Viêt Nam était limité à une force de 15 000 « conseillers militaires ». Fin 1963, Kennedy avait pris la décision d’évacuer la totalité du personnel militaire américain du Viêt Nam. Le 11 novembre, il préparait le terrain du désengagement par la directive NSAM-263, qui prévoyait de retirer « 1 000 membres du personnel militaire d’ici la fin 1963 » et, « d’ici la fin 1965, […] l’essentiel du personnel américain [1] ». Juste avant de quitter le Bureau ovale pour le Texas, le 21 novembre, ayant lu un rapport sur les dernières pertes humaines, il répétait encore sa résolution à son attaché de presse adjoint Malcolm Kilduff : « Après mon retour du Texas, ça va changer. Il n’y a aucune raison que nous perdions encore un seul homme là-bas. Le Viêt Nam ne vaut pas une vie américaine de plus [2]. »

Mais le 26 novembre, au lendemain des funérailles de Kennedy, son vice-président et successeur Lyndon Johnson enterra la directive NSAM-263 et la remplaça par une autre, NSAM-273, qui demandait aux militaires d’élaborer un plan « pour que les États-Unis étendent la guerre au Nord », en envisageant « plusieurs niveaux possibles d’activité accrue » et « des opérations militaires jusqu’à 50 miles à l’intérieur du Laos [3] », ce qui violait les accords de Genève de 1962 sur la neutralité du Laos. Ce document avait été préparé avant même la mort de Kennedy. Les ambiguïtés savamment ménagées dans la directive NSAM-273 furent levées par un mémorandum signé le 22 janvier 1964 par le général Maxwell Taylor : « NSAM-273 clarifie la résolution du Président d’assurer la victoire sur la rébellion communiste au Sud-Viêt Nam, dirigée et soutenue de l’extérieur. […] Pour ce faire, nous devons être prêts à tout niveau d’activité nécessaire [4]. »

Il ne restait plus qu’à trouver un faux prétexte : ce furent les torpilles prétendument lancées par les Nord-Vietnamiens contre deux destroyers américains le 4 août 1964 dans le Golfe du Tonkin, une attaque imaginaire fondée sur des données délibérément falsifiées [5]. Elle permit à Johnson de faire adopter en urgence par le Congrès une résolution lui donnant pleins pouvoirs pour envoyer jusqu’à 500 000 soldats. Johnson plongea alors le peuple vietnamien dans une décennie d’indicibles souffrances et le massacre de près de cinq millions de civils. De 1965 à 1968, dans le cadre de l’opération Rolling Thunder, plus de 643 000 tonnes de bombes furent larguées (trois fois plus que durant toute la Seconde Guerre mondiale) sur un pays majoritairement rural. 72 millions de litres de produits chimiques furent déversés, détruisant 40 % de la forêt du Sud et entraînant des maladies dont la population ne s’est toujours pas remise. Près de 5 millions de Vietnamiens furent tués, majoritairement des civils. Depuis la fin de la guerre en 1975, encore 40 000 Vietnamiens furent tués par des mines résiduelles, et bien davantage furent estropiés à vie.

 

 

Johnson et la guerre des Six-Jours

C’est précisément durant cette période qu’Israël lançait son opération d’annexion de territoires égyptiens, syriens et jordaniens, en créant l’illusion d’agir à titre préventif contre une attaque égyptienne. Johnson avait donné son feu vert à l’attaque israélienne et autorisé la CIA à transmettre aux Israéliens les positions précises des bases aériennes égyptiennes. Israël possédait d’ailleurs à la CIA une taupe haut placée en la personne de James Jesus Angleton, chef du Israel Office.

Quatre jours après le début de l’attaque israélienne, Nasser acceptait la demande de cessez-le-feu du Conseil de Sécurité de l’ONU. C’était trop tôt pour Israël, qui n’avait pas encore atteint tous ses objectifs de conquête territoriale. C’est alors que, le 8 juin, eut lieu l’attaque du USS Liberty, un navire de la NSA stationné au large du Sinaï. Il fut bombardé, mitraillé et torpillé durant 75 minutes par des Mirage et torpilleurs israéliens, tandis que Johnson interdisait à la Sixième Flotte stationnée à proximité de se porter à son secours. L’attaque aurait été mise sur le compte de l’Égypte si elle avait réussi, c’est-à-dire si le navire avait été coulé avec tout son équipage. Elle aurait alors donné à Johnson un prétexte pour intervenir militairement aux côtés d’Israël contre l’Égypte. Mais elle échoua, car le vaisseau resta miraculeusement à flot, et la majorité de son équipage survécut. Le scandale fut étouffé par une commission d’enquête dirigée par l’amiral John Sidney McCain II (père du John McCain III qui s’illustra récemment par son soutien aux terroristes en Syrie). Johnson accepta discrètement les excuses d’Israël pour son improbable « erreur d’identification ». Mieux, il fit d’Israël, à partir de 1967, le premier client de l’industrie militaire américaine.

L’attaque du USS Liberty apporte la preuve d’une complicité secrète de Johnson avec Israël, et de sa trahison contre son propre pays. Johnson a toujours été l’homme d’Israël. Ses campagnes électorales étaient financées depuis 1948 par le célèbre leveur de fonds Abraham Feinberg, également président de l’association Americans for Haganah Incorporated. En 2013, l’Associated Press divulgua des enregistrements du Bureau ovale démontrant la « connexion personnelle et souvent émotionnelle » de Johnson avec Israël. Un article du 5 Towns Jewish Times publié sous le titre étonnant de « Notre premier président juif Lyndon Johnson ? », rappelle le soutien constant de Johnson pour les Juifs depuis les années 1940, et conclut : « Le président Johnson a fermement orienté la politique américaine dans une direction pro-Israël. » L’article mentionne également que :

« des recherches dans l’histoire personnelle de Johnson indiquent que son intérêt pour le peuple juif est un héritage de sa famille. Sa tante Jessie Johnson Hatcher, qui eut sur lui une influence majeure, était membre de la Zionist Organization of America. […] La lignée des mères juives peut être retracée sur trois générations dans l’arbre généalogique de Lyndon Johnson. Il fait peu de doute qu’il était juif. »

 

Ce sont deux sionistes notoires du Washington Post, son directeur Philip Graham (gendre du fondateur Eugene Meyer) et son éditorialiste Joseph Alsop, qui se chargèrent de convaincre Kennedy de choisir Johnson comme vice-président. Il suffisait pour cela de parler à Kennedy de ses aventures extra-conjugales, dont Edgar Hoover, très proche de Johnson, détenait des preuves. À travers Graham et Alsop, résume Alan Hart, « ce sont les soutiens d’Israël qui ont forcé Kennedy a prendre Johnson comme vice-président [6] ».

 

L’holocauste vietnamien

Quel rapport y a-t-il entre ceux deux guerres menées ou appuyées parallélement par Lyndon Johnson ? Dans mon livre JFK-11 Septembre, je suggérais que la guerre du Viêt Nam était un substitut pour l’invasion de Cuba que les faucons de la CIA avaient cru pouvoir déclencher en faisant accuser de l’assassinat de Kennedy un Oswald grimé en communiste pro-Castro. J’écrivais : « L’invasion de Cuba n’eut pas lieu, mais les généraux obtinrent de Johnson, à la place, la Guerre du Viêt Nam, plus lointaine et donc moins risquée politiquement. » C’était une explication très insuffisante, mais je n’en voyais pas d’autre, hormis la cupidité sans limite des marchands d’armes et autres profiteurs de guerre, dont Johnson était d’ailleurs un bel exemple (peu avant l’assassinat de Kennedy, il avait investi dans le constructeur aéronautique Ling-Temco-Vought, qui allait devenir en 1964 l’un des plus gros fournisseurs du Pentagone pour la guerre du Viêt Nam [7], et il avait également des intérêts à Bell Helicopter, à qui il transféra, cinq jours après l’assassinat de Kennedy, un contrat signé en 1963 avec son rival Kaman Aircraft pour 220 hélicoptères [8]).

Ce n’est que récemment qu’a germé dans mon esprit l’idée d’un lien caché entre la guerre du Viêt Nam et la guerre de Six-Jours. Je ne pouvais pas concevoir ce rapport auparavant parce que je n’avais pas encore pris la pleine mesure de la perversité de l’élite dirigeante d’Israël, dont la psychopathie collective trouvait dans la psychopathie personnelle de son super-sayan Johnson une complémentarité parfaite. Aujourd’hui, ayant étudié la philosophie profonde des crypto-likoudniks ultra-machiavéliques qui se font appeler néoconservateurs, j’ai acquis la conviction que la tragédie du monde depuis un siècle n’est compréhensible qu’à la condition d’admettre qu’Israël agit sur la scène mondiale à la manière biblique, c’est-à-dire avec la même indifférence et la même cruauté envers les populations non-juives que Yahvé exige de son peuple dans la Bible hébraïque. À leurs yeux, ces populations ne valent pas mieux que du bétail, et leurs souffrances sont sans importance en soi (bien que l’exploitation larmoyante de leur souffrance puisse être très utile). Il n’existe absolument aucune limite morale à la détermination d’Israël de tracer son destin d’hégémonie mondiale sur les cadavres des nations.

 

 

Mon hypothèse est donc que la guerre du Viêt Nam voulue par Johnson et ses maîtres avait pour but, sinon principal du moins secondaire, de faire diversion pendant qu’Israël passait à l’étape décisive de sa géostratégie d’expansion. Imaginons en effet qu’il n’y ait pas eu le Viêt Nam pour mobiliser l’attention limitée des Américains sur le monde, dans un premier temps, et de susciter leur indignation dans un second temps. Le Washington Post et le New York Times auraient-ils réussi à cacher au public le caractère scandaleusement illégal de cette agression ? Mais plus important encore peut-être : pour que l’État américain soit mis dans l’incapacité de condamner les crimes d’Israël, il faut qu’il ait des crimes plus grands à se reprocher.

Il n’est pas exagéré de qualifier la guerre du Viêt Nam d’holocauste [9]. Un « holocauste » désigne dans la Bible un sacrifice animal entièrement calciné offert par les prêtres lévites à Yahvé, qui en apprécie, paraît-il, « l’agréable odeur » (Genèse 8:20-21 ; Exode 29:25). Selon le Livre d’Esdras, un holocauste géant fut offert à Yahvé par les colonisateurs judéo-babyloniens de la Palestine, en vue de la reconstruction du Temple sous la direction d’Esdras.

Curieusement, c’est durant la guerre du Viêt Nam que le terme « holocauste » s’est répandu aux États-Unis pour désigner le sort des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. À moins de considérer qu’Hitler agissait pour la gloire de Yahvé, associer le terme « holocauste » aux fours crématoires des camps nazis est absurde. Le terme s’applique mieux à la guerre du Viêt Nam si l’on considère qu’en concentrant sur elle l’attention du public américain, puis la protestation des pacifistes américains, et de la jeunesse américaine dans son ensemble, elle laissait le champ libre à Israël pour sa conquête d’annexion des territoires syriens, égyptiens et jordaniens. Cela apporte une réponse plausible à la question : Pourquoi Johnson, qui ne donna pas satisfaction aux faucons de la CIA concernant Cuba, entraîna-t-il l’Amérique dans l’enfer du Viêt Nam ? Il se trouve que l’homme qui l’encouragea dans cette voie était Walt Rostow, son Conseiller à la Sécurité nationale (dont le frère Eugene était simultanément Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques). Est-ce un hasard s’il était juif ?

 

 

Deux mois à peine après son élection en 1968, Nixon étendit secrètement et illégalement la guerre au Cambodge, déclenchant un bombardement massif, avec pour résultat la prise du pouvoir par les sanguinaires Khmers Rouges, responsables de l’extermination d’un tiers de la population. Il se trouve que l’homme qui poussa Nixon dans cette direction était Henry Kissinger, Conseiller à la Sécurité nationale puis simultanément Secrétaire d’État. Est-ce un hasard s’il était juif ?

 

 

Mais il se trouve aussi que les « Pentagon Papers », qui mobilisèrent l’attention et l’indignation du public américain durant plusieurs années, furent clandestinement communiqués à la rédaction du New York Times au début de l’année 1971 par Daniel Ellsberg, avec l’aide de son ami Anthony Russo, du linguiste Noam Chomsky et de l’historien Howard Zinn. Est-ce un hasard s’ils sont tous de la communauté ?

 

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Les charges contre Ellsberg et Russo sont levées, le juge Byrne dénonce la « conduite inappropriée du gouvernement »

 

C’est également durant cette période qu’un grand nombre d’intellectuels juifs dits néoconservateurs opérèrent un virage à 180 degrés de la gauche pacifiste à la droite militariste. Irving Kristol, l’un de leurs chefs de file, écrivit dans la revue de l’American Jewish Congress en 1972, qu’il fallait combattre la proposition du candidat démocrate George McGovern de réduire le budget militaire américain de 30 %, car :

« Cela revient à planter un couteau dans le cœur d’Israël. [...] Les Juifs n’aiment pas les gros budgets militaires, mais il est maintenant dans l’intérêt des Juifs d’avoir un grand et puissant appareil militaire aux États-Unis. [...] Les Juifs américains qui se préoccupent de la survie de l’État d’Israël doivent dire “non, nous ne voulons pas réduire le budget militaire, il est important de garder un gros budget militaire, afin de pouvoir défendre Israël” [10]. »

Contre la volonté de McGovern de mettre un terme immédiat à la guerre du Viêt Nam, Kristol aurait pu ajouter : « Les Juifs américains qui se préoccupent de la survie de l’État d’Israël doivent dire “non, nous ne voulons pas d’un retrait américain du Vietnam, il est important de poursuivre le génocide de Vietnamiens, afin que la jeunesse américaine proteste contre la guerre criminelle de son propre gouvernement plutôt que contre les violations du droit international par Israël. »

Notes

[1] JFK Presidential Library, www.jfklibrary.org/Asset-Vie...

[2] Phillip Nelson, LBJ : The Mastermind of JFK’s Assassination, XLibris, 2010, p. 638.

[3] LBJ Presidential Library, www.lbjlib.utexas.edu/johnso...

[4] LBJ Presidential Library, www.lbjlib.utexas.edu/johnso...

[5] Scott Shane, « Vietnam Study, Casting Doubts, Remain Secret », New York Times, 31 octobre 2005.

[6] Alan Hart, Zionism, the Real Enemy of the Jews, vol. 2 : David Becomes Goliath, Clarity Press, 2009, p. 257.

[7] Joan Mellen, A Farewell to Justice, Potomac Books, 2007.

[8] Charles Kaman, « Politics had reared its ugly head in a very certain way », sur stonezone.com/article.php ?id=633

[9] C’est ce que fait un documentaire américain intitulé Vietnam : American Holocaust (2008). À voir sur https://www.youtube.com/watch?v=aNb....

[10] Congress Bi-Weekly cité par Philip Weiss sur Mondoweiss.net, 23 mai 2007, mondoweiss.net/2007/05/30_years_ago_ne.html

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  • #1933370
    Le 31 mars à 03:25 par Isso
    Un véritable holocauste

    Votre hèse est très intéressante et plausible, la démonstration limpide.
    Les sionistes ont la haine et la jalousie du diable pour les Hommes, il a fait d’eux leur peuple élu.

     

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  • #1933423
    Le 31 mars à 09:44 par Experimental Jet Set, Trash and No Star
    Un véritable holocauste

    PS : j’y repense la guerre des 6 jours a été gagné par l’entité sioniste à cause du Maroc et surtout toutes les guerres actuelles contre tous les pays arabes que ce soit la Syrie, l’Irak etc et le Yémen...ont également pour but de faire oublier la cause palestinienne d’ailleurs Ansrullah l’a si bien dit pour "l’anniversaire" des 3 ans de guerre nos souffrances ne nous font pas oublier les palestiniens nous sommes avec vous et prêt à nous battre.

     

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  • #1933453
    Le 31 mars à 10:53 par JL29
    Un véritable holocauste

    Laurent Guyénot est un authentique chercheur de vérité, et il la trouve.

     

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  • #1933607
    Le 31 mars à 14:26 par Gilles
    Un véritable holocauste

    Pour comprendre le monde actuel et la géopolitique depuis 150 ans il suffit de tout relier de près comme de loin à (l’intêret d’)Israel et avec ça on comprends tout.
    Merci Mr Guyénot et E&R.

     

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  • #1933922
    Le 31 mars à 22:45 par AKABAMOFOU
    Un véritable holocauste

    Laurent GUYENOT avoue que :
    — -"Ce n’est que récemment qu’a germé dans mon esprit l’idée d’un lien caché entre la guerre du Viêt Nam et la guerre de Six-Jours. Je ne pouvais pas concevoir ce rapport auparavant parce que je n’avais pas encore pris la pleine mesure de la perversité de l’élite dirigeante d’Israël, dont la psychopathie collective trouvait dans la psychopathie personnelle de son super-sayan Johnson une complémentarité parfaite. "---
    Répondons lui que s’il avait écouté le discours de notre grand Charles GAULLE de
    novembre 1967, il aurait tout de suite percuté car notre illustre français précisait à ce sujet :
    — -"Pour qu’un tel réglement puisse être mis en oeuvre il faudrait naturellement qu’il y eut l’accord entre les grandes puissances qui accorderaient ipso facto celui des Nations unies et si un tel accord voyait le jour, la France est d’avance disposée à prêter son concours politique économique et militaire pour que cet accord soit effectivement appliqué mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naitre tant que l’un des plus grands des quatre ne se sera pas dégagé de la guerre odieuse qu’il mène ailleurs car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui .Sans le drame du vietnam, le conflit entre USRAEL et les arabes ne serait pas devenu ce qu’il est et si l’Asie du sud Est voyait renaitre la Paix l’Orient aurait bientôt retrouvé à la faveur de la détente générale qui suivrait un pareil évènement"---
    à la 13eme minute de cette vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=sFy...
    _

     

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    • #1934088
      Le 1er avril à 10:08 par Laurent Guyénot
      Un véritable holocauste

      En effet, impressionnante analyse de De Gaulle, et comme par hasard dans cette même fameuse conférence de presse que celle où il dénonçait "ce peuple dominateur et sûr de lui".
      Malheureusement, votre lien ne renvoie à aucune vidéo.
      Voir le texte en pdf sur http://akadem.org/medias/documents/...

       
    • #1934365
      Le 1er avril à 17:24 par Globul
      Un véritable holocauste

      « impressionnante analyse de De Gaulle »[LG]

      Oui, très largement ; peut-être aussi pour faire oublier un peu le sang versé, en 1945, à travers le moine-soldat Thierry d’Argenlieu, mandaté par lui...
      http://www.archivesnationales.cultu...

      Quant à la péroraison...
      « Et si l’Asie du Sud-Est voyait renaître la paix, l’Orient l’aurait bientôt retrouvée, à la faveur de la détente générale qui suivrait un pareil événement. » [CdG]

      Naïveté ? Vœu pieux, Pirouette de fin de discours... ?
      De Gaulle ne semble pas avoir pensé la doctrine abominable des - certes encore futurs - néocons.
      A l’impossible nul n’est tenu, sauf peut-être à méditer certains “logiciels” historiques “communautaires” ?

       
  • #1934025
    Le 1er avril à 03:17 par fenimore
    Un véritable holocauste

    Monsieur Guyénot est bien plus qu ’un historien c ’est un traqueur de vérité , un enquêteur , qui bâtit toujours de solides dossiers ! comme Soral (dont il est certainement le plus proche intellectuellement ) il dérange parce qu ’il participe à l ’éveil des consciences sur le sujet le plus sensible ! il opère au plus profond du pouvoir profond . Certainement il sera taxé d ’anti -sémitisme car le péril anti -sémite pour le vrai pouvoir n ’est uniquement justement que cela : l ’ éveil des conscience , l ’approfondissement des connaissances sur le monde juif , donnant la liberté d ’un jugement qui s ’affranchit du politiquement correct , des idée imposées , des clichés et des fables dont la population est abreuvée jusqu ’ à plus soif depuis cinquante années par les médias sous contrôle et films , téléfilms et docu et fausse littérature . Comme Soral Guyenot a défié les Maîtres du discours et c ’est cela le crime de lèse Majesté "anti sémite " .L ’anti -sémitisme est la contestation de la défense absolue de critiquer la communauté laquelle impose la façon dont elle veut être perçue ; tout ce qui n ’est pas aligné sur la vision imposée ( laquelle ne prenant en compte que des intérêts unilatéraux ) est anti-sémite . Compte tenu de ces réalités de pouvoir , tout vrai historien qui quête le vrai y compris défendu est par essence anti-sémite et M .Guyénot est un vrai historien .

     

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  • #1934310
    Le 1er avril à 16:00 par grinchouillon
    Un véritable holocauste

    La "colonisation du Viet Nam" ? De quoi parlez vous ? la France n’a pas colonisé le Vietnam, mais, tout comme l’Algérie, l’a créé.

    Ce qui est aujourd’hui le Vietnam était à l’époque 3 royaumes distincts : le Tonkin (kinh) au nord, l’Annam (cham) au centre et la Cochinchine (khmer) au nord.

    Les nordistes (ethnie Kinh, une ethnie issue du sud de la chine, aussi dénommée les Viets, qui sont aujourd’hui l’ethnie largement dominante dans ce qu’on appelle le Vietnam → Nam = Sud, Viet = Viet / Kinh… sud de quoi ? sud de l’empire du milieu = aujourd’hui la Chine) ont envahi les territoires khmers et chams (entre autres) entre le 13e et le 15e siècle (soit environ 100 ans avant la colonisation portuguaise puis française…).

    Les français ont soutenu les dynasties viets (le Dai Viet) dans leur conquete du sud, ils ont créé Saigon, aujourdhui le poumon économique du Vietnam.

    Je veux bien qu’on dise n’importe quoi en permanence, mais il faut quand même rappeler les vérités historiques. Avant l’arrivée des français, il n’y avait pas de Vietnam.

    Quand les américains sont venus, c’était contre l’URSS, et les sud vietnamiens détestaient leurs cousins du nord.

    Mais une fois que les français, puis les américains sont partis, ce qu’il reste, c’est que les viets détestent par dessus tout les chinois… pas les américains ni les français… c’est bien les chinois qu’ils détestent.

    Votre vision les mecs est vraiment étroite et limitée, c’est dommage que votre manque de culture bride vos analyses...

     

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    • #1934347
      Le 1er avril à 17:06 par Globul
      Un véritable holocauste
    • #1934368
      Le 1er avril à 17:26 par grinchouillon
      Un véritable holocauste

      @globul oui effectivement, faute de frappe… Tonkin au nord, cochinchine au sud (Saigon et delta du Mékong)

       
    • #1935270
      Le 3 avril à 01:15 par JP
      Un véritable holocauste

      La réalité :
      La France a colonisé la population vietnamienne.
      Ce n’est qu’un point de détail si, lorsqu’elle a subi l’agression militaire des armées de Napoléon 3 puis de la Troisième République, cette population était divisée entre deux ou trois ethnies et/ou entités politiques, qui ne s’appelaient pas le Vietnam.

      J’aimerais bien savoir la raison pour laquelle vous vous êtes intéressé à votre "étonnante" version de l’Histoire.
      Est-ce que vous voulez effacer le fait que des gens, qui n’avaient rien demandé, ont subi, par la force, une domination de type colonial pendant un petit siècle ? Ou bien avez-vous une autre raison ? Mais alors, laquelle ?

       
  • #1934394
    Le 1er avril à 18:09 par Koro
    Un véritable holocauste

    "si Kennedy n’avait pas été assassiné, l’expression « guerre du Viêt Nam » ne figurerait pas dans les manuels d’histoire."

    J’espère que trump ne va pas s’attirer les foudres de la communauté de lumières vis à vis de ses déclarations sur le désengagement US en Syrie.

    L’histoire se répète inlassablement.....

     

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  • #1934518
    Le 1er avril à 21:36 par Olivier
    Un véritable holocauste

    Et les vietnamiens dans tout ça ? Ils ne voulaient pas non plus des communistes et des chinois. L’armée sud-vietnamienne pourtant héroïque, notamment pendant l’offensive du Têt, a été bien mal soutenue. Malheur aux vaincus et malheur à ceux qui sont obligés de faire appel à l’aide des américains.

     

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    • #1936255
      Le 4 avril à 16:17 par JP
      Un véritable holocauste

      Sauf que,
      dans le monde réel, il n’y a pas eu de population vietnamienne qui aurait été obligée d’appeller à l’aide les US, parce qu’elle subissait une agression communistes.
      La chronologie est inverse : le mouvement nationaliste vietnamien d’Ho Chi Minh, luttant contre la domination coloniale occidentale, n’a pas eu d’autre solution que d’appeler à l’aide le communisme soviétique.
      Le Sud était dirigé par un dictateur imposé par l’Occident. Lui effectivement pouvait se déclarer agressé par les forces communistes. Mais beaucoup de vietnamiens du Sud partageaient le projet de libération nationale, et ne voyaient pas des oppresseurs dans les forces communistes, mais des alliés de circonstance.
      C’est comme en Irak : les US voulaient faire croire qu’ils étaient là pour sauver la population, or en réalité elle leur était, en grande partie, hostile. La conséquence, et la preuve, de cela, c’est la défaite finale.

       
  • #1934550
    Le 1er avril à 22:52 par jvidepi
    Un véritable holocauste

    Excellente hypothèse. Elle a l’avantage d’apporter une explication satisfaisante au revirement à 180° des juifs dits de "gauche" et ce, tant aux É.U. quand France.

    C’est à creuser en tous cas. Merci à Laurent Guyénot pour ses travaux toujours pertinents et minutieusement fouillés.

     

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