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Enseignants : la crise de recrutement s’accélère

L’extinction d’une vocation

D’après les premiers résultats d’admission du Capes, le recrutement des professeurs ne couvre pas le nombre de postes nécessaires en lettres classiques, en lettres modernes, en mathématiques, en allemand et en anglais.

La crise de recrutements des professeurs se poursuit de plus belle. De nombreux postes restent vacants faute de candidats valables. Alors que les résultats du bac étaient mis, comme tous les ans, sous la lumière des projecteurs, les aspirants professeurs scrutaient mardi avec plus de discrétion mais non sans angoisse les résultats de leurs concours (Capes et agrégation) dans les différentes disciplines scolaires.

Le nombre d’admis est inférieur à l’an dernier en lettres classiques (89 admis en 2015), lettres modernes (1.113), et allemand (264) alors que le nombre de postes ouverts était similaire pour chacune d’entre elles. Concernant l’agrégation, il y a également moins d’admis que de postes ouverts en lettres classiques, grammaire, mathématiques, allemand, anglais et musique, selon les calculs du SNES, syndicat d’enseignants du secondaire. [...]

Concrètement, l’année prochaine, l’Éducation nationale sera à nouveau obligée de combler les « trous » en recourant à des professeurs contractuels, recrutés sans avoir le concours, souvent même après l’avoir raté !

Lire l’intégralité de l’article sur lefigaro.fr

Voir aussi, sur E&R :

Comprendre la situation des enseignants avec Kontre Kulture :

Des manuels pour enseigner l’histoire à ses enfants, chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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25 Commentaires

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  • #1503639

    J’avoue qu’une pénurie en profs d’anglais et d’allemand ne me fait ni chaud ni froid...

     

    • Bien dit ! J’ajouterais que ce concoure (CAPES) est une sélection de bobos et pas une sélection des meilleurs. Si c’est pour avoir des profs comme ça autant pas en avoir. Je ne me rappel pas avoir eu beaucoup de bon profs avant ma 2ème année d’université.
      Bien entendu je suis en fac de science, pas dans des "études" de journalistes ou autre domaine lié à la politique.


    • #1503761

      Tu as tort car que tu le veuille ou non, l’anglais restera toujours et à jamais la langue la plus parlée dans le monde et il n’y a aucune espèce de raison que ça change. La mentalité de type Astérix qui consiste à résister à une invasion anglophone dans nos vie est valable lorsqu’il s’agit de traduire des titres de films, des slogans publicitaires ou l’emploi ridicule de termes anglais dans le langage courant alors que l’équivalant français doit prévaloir. Mais balayer l’anglais dans son ensemble à l’aune de ces simples considérations est grotesque. Moi-même j’adore l’anglais depuis que je suis gosse et je le maîtrise très bien (petite précision : j’ai 46 balais) et pourtant je vénère la langue française et je suis le premier à trouver pitoyable les gens qui utilisent des mots anglo-saxons à tout-va histoire de se la raconter alors que les mêmes connards ne sauraient pas aligner une phrase correcte en anglais. Il ne faut pas tout mélanger en fait : l’anglais est une langue qu’il faut maîtriser un minimum mais en même temps rejeter la volonté hégémonique de la logique libérale anglo-américaine qui voudrait faire de nous des américains et qui nous impose l’anglais n’importe comment. Il y a longtemps que par exemple les titres de films anglo-saxons ne sont même plus traduits en français comme c’était le cas avant. Pire : certains films dont les titres on toujours été traduits ne sont plus employés comme STAR WARS. Qui parle encore de "la guerre des étoiles" ? Bref.Je suis supérieur car je parle 2 langues (en fait 3 avec l’Italien). Je suis supérieur à celui qui n’en parle qu’une et qui en est fier.


    • #1503854

      Komar, tu as tort.
      Et complètement. D´ici 2050 la francophonie sera, et de loin, devant l´anglais avec 700 000 millions de locuteurs, tandis que l´anglais se stabilisera. Sans bonnes informations, on est tous victime de propagande. Les cartes, par exemple, ne sont pas à bonne échelle, faussant la vérité.
      Franchement l´anglais je le parle correctement pour mon boulot, mais que c´est laid et agressif, en comparaison des deux langues reines de la pensée, le francais et l´allemand. Puis, quand tu es habitué à fréquenter des américains gueulant leurs onomatopées, en signe de pensée, le rejet de cette langue devient viscérale. L´anglais est moche comme langue, passe-partout, mélodique et rythmique, commerciale. Rien de plus. " All right bab, u understand me ? "

      Pour revenir à l´article, ce qu´il faudrait c´est apprendre l´allemand et le Russe. Voir le Chinois oul´Arabe pour les meilleurs. Et arrêter l´anglais qui culturellement et intellectuellement, est assez secondaire. Évidemment, c´est actuellement un voeux pieux.

      Il n´y a aucune crise des vocations, il y a crise tout court, un jeune prof gagnait sensiblement le même salaire il y a 20 ans. Aujourd´hui ces 1400 euros permettent juste de survivre, faire 5 ans d´études pour te faire traiter de fils de, alors que ton pote gagne pareil avec le RSA, véridique si on compte les avantages, bah ca décourage tout le monde. Mieux vaut le RSA en attendant mieux, que l´enfer professoral. C´est simplement une analyse marxiste.

      Tout cela est planifié, on enseignera bientôt des auteurs femmes au bac, type Colette et Ernault, pour équilibrer Flaubert et La Fontaine. Et pourquoi pas un auteur anglais et arabe au bac francais, comme on est en Europe. On supprimera les examens officiels, trop cher, pour les remplacer par des évaluations périodiques.


    • La langue la plus parlée au monde c’est le chinois...


    • #1504036

      @ Gilles :



      Sans bonnes informations, on est tous victime de propagande.



      Pardon de devoir te le dire mais le coup du rsa qui vit mieux que le smic c’est de la propagande et tu en es victime.
      L’initiateur c’est Sarkozy.


    • #1504075

      @Komar
      "Tu as tort car que tu le veuille ou non, l’anglais restera toujours et à jamais la langue la plus parlée dans le monde et il n’y a aucune espèce de raison que ça change"

      Je me gausse :
      https://fr.express.live/2015/07/07/... (en 2050, la langue la plus parlée aux USA sera l’espagnol)
      + les soit-disant 1 milliards de locuteurs anglais en Inde... alors que pour 75% de la population au moins ce n’est même pas une deuxième langue.
      "Aujourd’hui, si l’anglais peut être considéré comme une lingua franca en Inde, il n’est maîtrisé que par une minorité de la population et très peu d’Indiens en sont locuteurs natifs. " source : ce mauvais wikipedia, donc en réalité c’est encore moindre.

      On continue ?

      TROLL.

      La réalité est qu’il y a actuellement plus de locuteurs espagnols et chinois que d’anglophones, et déjà probablement plus ( + ) de vrais locuteurs arabes. Le français et les langues natives d’Indes sont par ailleurs en passe de dépasser l’anglais aussi, et le russe est en embuscade. On ne parle ici pas de baraguouinage type : "les toilettes svp ? De l’eau" LOL, que la mimique gestuelle la plus élémentaire viendra allegrement remplacer.

      Alors ton anglais : au cachot !
      Suivant les zones géographique où l’on souhaite travailler, apprendre l’anglais au détriment d’une autre langue n’est pas du tout un impératif, voire même un choix très peu judicieux.


    • #1504076

      @Komar
      Je vais préciser le fond de ma pensée, puisque votre interprétation de celle-ci est erronée.
      En fait, si la pénurie de professeurs d’anglais et d’allemand ne me fait ni chaud ni froid, c’est que j’estime que ce n’est pas une priorité. Actuellement, nous avons des élèves qui entrent en 6ème sans même maîtriser le français...
      Ce qui, à mon sens, empêche toute réflexion personnelle.
      Sans la maîtrise de la lecture, que faites-vous ? Vous écoutez ceux qui pensent à votre place ?
      Enfin, si je raisonne comme vous, je suis supérieur, car je parle 4 langues vivantes, (français, anglais, espagnol et italien) et ai étudié le latin durant 7 ans.
      Le latin, vous savez, cette langue "morte" que "l’Éducation Nationale" souhaite voir disparaître, et qui pourtant est une mine d’or, lorsque l’on s’intéresse à la racine des mots.
      Cela permet, entre autre chose, avec le Grec, de s’intéresser à la langue des oiseaux, pratiquée par les alchimistes.
      Mais je préfère de loin considérer que la maîtrise de ces langues me donne des clefs supplémentaires pour comprendre le monde qui m’entoure, ainsi que son histoire, plutôt que d’en tirer une fierté mal placée en me considérant "supérieur".
      Enfin, si vous vous placez en juge pour dire qui a tort ou qui a raison, libre à vous.


    • #1504080

      Je vais essayer de vous réconcilier en rappelant le contexte.
      Voici l’évolution de 1880 à 2005 de l’usage des langues dans les sciences, que les universitaires ici connaissent sans doute : avant la Grande guerre, il fallait être trilingue anglais-français-allemand. Après la SGm, le russe connut son heure de gloire dans le bloc de l’Est (leur spécialité étant la physique). Et depuis 1991, l’anglais est la lingua franca.
      Vous voyez le schéma ? Pour imposer sa langue, il n’y a qu’à gagner trois guerres mondiales.

      Sur le plan de la vie quotidienne, nous sommes tous d’accord que l’anglais obligatoire et omniprésent altère notre langue à un point inouï dans l’histoire de France.
      Alors il faut s’attaquer aux flux économiques qui contraignent les forces vives de la nation à parler une langue étrangère. Vaste programme, puisqu’on a tout vendu à l’étranger, que les multinationales de l’Empire contrôlent tout. En France, la moitié des employés font usage de l’anglais.
      Il faut aussi agir sur les forces centrifuges qui poussent les savants à non seulement parler l’anglais, ce qui est une chose, mais à mépriser le français et à le caviarder à leur tour, ce qui est autre chose. On doit recréer toute une idéologie cherchant obstinément à refranciser la vie publique, un peu comme le mouvement québecois dans les années 60 à 80.


  • #1503645

    C’est pas grave, ils feront comme avec le permis, des gens formés rapidos et/ou qui n’ont rien à voir avec la profession. Vous me direz, de toutes façons on apprends rien à l’école alors que ce soit un génie ou un clampin qui sait à peine écrire, le programme reste le même.

    Peut être oseront-ils l’auto enseignement, puisqu’ils mettent les bouchées doubles pour l’apprentissage par l’ordinateur, et ils proposeront que l’ élève fasse tout, tout seul.


  • #1503660

    Le programme d’abrutissement des peuples marche à fond de train. Bientôt on accordera le bac si les étudiants savent attacher leurs souliers tout seul. Mais rassurez-vous, ils auront droit à leurs notes.


  • A c’est sur que la , faut être plutôt motivé .


  • #1503684

    Je me demande si ces articles (qui reviennent chaque année) ne sont pas là pour laisser croire à plus de possibilités dans le prochain recrutement, ainsi attirant plus de candidats postulants, jamais reçus néanmoins nourris d’espoir et constituant une armée de précaires faisant fonction de profs titulaires en missions “bouche-trous” jamais titularisés et au final moins coûteux pour la dépense publique.


  • #1503685

    Cela fait 30 ans que j’entends ce discours.

    Dès que la République a un problème, c’est la fin du monde.

     

    • #1503872

      La république n’est pas un régime fait pour affronter les tempètes , elle se contente d’envoyer les français au casse pipe , ( guerres coloniales, grande guerre, deuxième guerre, indo, algérie, etc...)vendre le patrimoine national, dilapider les biens de la Nation, gaspiller ses richesses , et gaver ses élus et ses danseuses.


  • Les jeunes ne veulent plus faire ce métier déconsidéré, mal payé, face à des élèves de plus en plus difficiles à gérer, des parents de plus en plus envahissants et consommateurs, qui considèrent l’école comme une halte garderie améliorée et attendent des enseignants qu’ils éduquent les marmots à leur place.
    Pourtant, d’après la vox populi, c’est royal. Des vacances en veux-tu en voilà, l’emploi à vie, payés à rien foutre, toujours en grève etc...

     

    • #1503798
      le 06/07/2016 par mik ezdanitoff
      Enseignants : la crise de recrutement s’accélère

      Mal payé ? hahah ! tu sais combien gagne le travailleur moyen de l’heure ?


    • #1503876

      Si ce métier est déconsidéré , ils y sont pour beaucoup , en 68 , ils ont été les premiers à foutre le bronx, à jouer copain avec les enragés, à s’habiller en négligé, à porter les cheveux longs , à tutoyer leurs élèves ...Ils paient leur démagogie !


    • #1517088

      Merci Bob, je ne peux qu’approuver ce constat. Je prépare le CAPES de lettres classiques (c’est d’autant plus masochiste de ma part que le latin et le grec disparaissent...), et je vois mes amis déjà profs désespérer de l’attitude des élèves, mais surtout de celle des parents. A les entendre, leur progéniture sort de la cuisse de Jupiter, n’a jamais tort, est angélique, et si elle ne sait rien, ce n’est pas par refus d’écouter et de travailler, mais uniquement parce que le prof est mauvais. Les profs n’ont plus la moindre considération. Le salaire des agrégés fait sourire tant il est pathétique. Mais surtout, pire que tout, on ne peut qu’être pris d’un invincible sentiment d’impuissance quand, en tant que prof de français au lycée, on doit préparer au bac des élèves qui ne savent plus construire un raisonnement logique, qui ne font pas une phrase sans fautes et qui ignorent qui est Balzac (si, si, véridique !)...
      Jusqu’à présent je me contentais de donner des cours particuliers. Cette seule expérience et les récits que j’entends autour de moi ne me donnent pas envie de persévérer. Je crains de ne pas en avoir la force...


  • #1503709

    Ecole de l ’illettrisme , de l ’ignorance et du catéchisme de la pensée unique recrute animateurs de classes .

     

    • #1503883

      Mon petit fils m’a montré son bulletin trimestriel sur lequel le professeur de français avait mis une appréciation ou les participes passés n’étaient pas accordés ...( celles des autres profs , qui ne s’étaient pas mouillés , étaient aussi lisibles que les ordonnances de mon généraliste )Faut pas dec....QUAND MEME !


  • #1503726

    Le jeune prof est un smicard qui n’a même plus le droit au titre de "professeur" : il fait partie du "personnel éducatif" et n’est pas plus considéré que les femmes de ménage de son établissement qui font partie du "personnel de service" .

     

    • #1503893

      "L’estime de soi mème est le plus sur mobile des ames fortes"...Dans mon enfance, les enseignants se présentaient comme "professeur "," instituteur"," maitre d’école publique "...Puis , quand ils évoquaient leur profession , ils se sont mis à parler en"sténo" : prof, instit...Comment exiger la considération et le respect des élèves quand on ne se respecte pas soi mème .


  • #1503845

    En ayant récemment parlé avec de jeunes futurs enseignants, ils m’ont tous confirmé qu’ils étaient terrifiés à l’idée d’être nommés dans certaines zones de notre pays ..... Certains m’ont même indiqué avoir l’intention de refuser certaines propositions, quitte à perdre le bénéfice de la réussite de leurs examens !!!


  • #1506187
    le 09/07/2016 par FRED - VIEUX JEUNE PROF
    Enseignants : la crise de recrutement s’accélère

    Cette crise est délibérément organisée afin de recruter des contractuels payés moins chers.
    Les concours des Grandes Ecoles recrutent l’ensemble des postes offerts (X, Centrale, HEC ...). Dans l’EN, on limite exprès et surtout a posteriori au motif d’un "niveau insuffisant" ... (sauf qu’avec ce niveau insuffisant, on est "bienvenu" en contractuel).
    Agreg de maths : 900 admissibles pour 470 postes mais seulement 300 retenus ... étrange non ? Au concours de l’X, on n’auto-limite pas après coup et il me semble que Polytechnique a aussi le souci du "niveau" de ses candidats.
    Surtout que parmi les 170 du no man’s land beaucoup enseigneront à la rentrée ... mais en étant moins bien payés. Franchement, bidon cette "crise".


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