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La généalogie : un outil de contre-propagande

Par Jérôme R.

« Les parents ont mangé des raisins verts, mais ce sont les enfants qui ont mal aux dents. »

Ézékiel 18.2

 

Pourquoi parler ici de généalogie en ces temps de Toussaint ?

Tout d’abord, oublions les raisons habituelles, non qu’elles soient mauvaises, mais dans le but de nous concentrer sur ce que cela peut particulièrement apporter à des lecteurs de ce site. Passons donc sur le resserrement des liens familiaux, les passionnantes fouilles de grenier, les encore plus passionnantes cousinades et autres distrayantes tortures de pépé et mémé pour savoir ce qu’ils ont fait pendant la guerre...

En préambule, rappelons que l’enracinement, intrinsèquement lié au questionnement sur ses origines, ne plaît pas à BHL pour qui, en France, origine = racines = racisme = fascisme... De notre point de vue, c’est plutôt : « L’enracinement dérange le projet mondialiste. » Et, pour faire court, ce qui déplaît à BHL mérite d’être regardé de près.

Pour creuser le sujet, on pourra se reporter au livre L’Enracinement de Simone Weil (1943), qui explique l’impossibilité de penser sa participation au monde sans attachement à ses racines, sa terre, son quartier... Et pour « penser » ses rapports aux autres, Gustave Flaubert avait ces mots : « Bien des choses s’éclaireraient si nous connaissions notre généalogie [1] », car étudier son histoire familiale, c’est d’abord se réconcilier avec soi-même et l’histoire de sa famille. Nous devons pour cela accepter que nous sommes l’héritage de nos aînés, quels qu’ils aient été, avec leurs parcours, leurs choix, de droite, de gauche, des bourreaux, des bourrés, d’en haut ou d’en bas.

Une fois réglé le problème de notre situation par rapport à notre famille, nous pouvons nous projeter dans la société et penser politique et histoire. Pas la peine de développer longuement, ici tout le monde a compris : on achète tout, y compris les mémoires, par l’intermédiaire de bonne campagnes de propagande. « La France d’en bas » gobe cette Histoire qui n’est pas la sienne et nous nous soumettons, faute de munition, pauvres êtres déracinés que nous sommes.

Mais à bien y regarder, parallèlement à la grande Histoire, la multitude des petites histoires de la masse a bien été écrite. Elle est malheureusement couchée sur le papier dans une prose bien indigeste. Mais tout y est ou presque. Nos prédécesseurs ont tous plus ou moins été les acteurs de ces petites histoires notées scrupuleusement par les si pénibles agents administratifs. Ils ont rempli à la plume puis tapé à la machine à écrire de quoi remplir des kilomètres d’étagères poussiéreuses dans les archives des états civils. Il tient à chacun de nous de décortiquer les parties des registres qui nous concernent et de les synthétiser pour composer nos histoires. Aujourd’hui, ces archives sont très largement disponibles sur l’Internet : pour ce qui concerne la France, se plonger dans nos histoires est très simple. Pour les autres pays c’est souvent plus compliqué et nous ne connaissons pas bien le sujet (si vous avez des informations, vous pouvez en faire profiter tout le monde dans les commentaires).

Donc, pour la France en tout cas, presque plus besoin de ce déplacer. Plus d’excuse. Il doit bien vous rester deux ou trois heures disponibles par semaine (l’équivalent d’une lourdinguerie hollywoodienne de propagande en moins) pour vous plonger dans votre histoire et devenir le/la Marion Sigaut familiale. Ce travail sur la base du peuple est d’ailleurs dans la logique de ce que réalise notre historienne préférée. Et pour se convaincre de l’utilité de ce travail, nous pouvons rappeler et étendre le propos d’Édouard Berth sur l’action politique à l’histoire « l’action doit être entreprise à partir de la base ».

Si ce travail est entrepris à large échelle par des esprits conscients et mis en commun, la généalogie peut réécrire l’histoire et devenir un formidable outil antipropagande !

À condition d’en prendre conscience donc, la généalogie est un outil très personnel d’émancipation ; un outil d’analyse de l’histoire incomparable, capable de s’attaquer à un bon nombre de situations sociales, historiques et d’événements de tous ordres grâce à la puissance de sa base de données, dont le volume et la structure est pour chacun d’une grande valeur :
- quantitativement, car nous somme issus d’un très grand nombre de familles ; les histoires que nous touchons sont donc diverses et variées, et ce travail a une vraie valeur sociologique, anthropologique, presque statistique et, à tous les coups, historique ;
- qualitativement, car chacun de vos ancêtres est à la fois différent mais baigné de son temps ; tout ça s’articule de manière très complexe et vous êtes le point commun de l’arborescence de ces innombrables personnages, la clé de lecture, le mot de passe.

Une fois réalisé, votre généalogie est à ce point unique et complexe qu’elle est difficilement analysable par des tiers. Personne à part vous ne peut connaître cette arborescence dans ses détails, ses ramifications, imbrications et ses rouages. C’est plus compliqué qu’une carte au trésor, plus indéchiffrable qu’un langage codé d’agent secret...

Si les manipulateurs d’opinion et autres politicards propagandistes arrivent à nous catégoriser pour nous refourguer leurs merdes via la pub et ses dérivés, c’est que nos vies sont formatées, calibrées, trop simplistes... donc trop connues et analysables. Nos vies oui, mais pas nos morts ! C’est un raccourci un peu simpliste qui sent bon le slogan à pas cher : « Nos morts à la rescousse ! »… Mais il y a de ça. Puisque nos vies et donc nos connaissances sont trop faciles à manipuler, aidons-nous des vies de nos ancêtres pour nous « complexifier ».

Augmentée de celles de nos ancêtres, notre expérience – notre réalité – n’est pas manipulable, et pour chaque histoire que l’on vous raconte, vous pouvez interroger cette base de donnée qu’est votre généalogie pour vérifier l’adéquation avec ce que vous savez de la vie de vos ancêtres.

Alors, avant que les archives disparaissent comme dans 1984 d’Orwell, prenez vite votre histoire en main !

Autour du sujet, chez Kontre Kulture :

Découvrir les auteurs cités dans l’article :

Notes

[1] Lettre à George Sand, 1866.

 



Article ancien.
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32 Commentaires

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  • #574007

    Bon papier.

    A quand un article sur le mensonge primordial, celui des origines de l’humanité ?

     

    • #574226

      - Vous parlez de Dieu ?


    • #574537

      Anonyme vous avez la création de Dieu tous les jours sous vos semelles. Arrachez-y la moindre particule, envoyez la sur mars et vous serez content de voir à la télé un miracle. Il n’est donc pas trop tard pour le voir en direct sous vos pieds.
      je pensais plutôt au :
      - darwinisme ?


  • #574012

    L’enracinement est une notion essentielle dans la philosophie chinoise. Ainsi, il peut être source de désordre et de maladie... Tout cela confirme par les faits et explique pas mal de choses... Si on suit attentivement le travail du Dc Laibi on peut supposer que les elites mal intentionnes le savent et exploitent cela !


  • #574024

    Texte un peu court mais bien.

    J’encourage à tous de faire votre arbre généalogique. Pour commencer, parler à vos proches, et essayez de rassembler le plus d’info possible avant d’aller étudier les archives. Il y a pleins de sites sur le Net qui expliquent la démarche à suivre.


  • #574051

    Je suis intéressé à savoir comment on peut de chez soi, par l’Internet, retracer sa généalogie (de manière gratuite bien sûr, en 2-3h par semaine). Peux-tu nous proposer des sites, des liens ? Ca rj’ai déjà un peu cherché me concernant, et je n’ai rien vu de très probant ou accessible.
    Par avance merci pour ton aide

     

  • #574108
    le 01/11/2013 par Lelecteurélecteur
    La généalogie : un outil de contre-propagande

    J’ai fait des recherches généalogiques sur ma famille et j’ai découvert des choses extraordinaires. Je vous invite à faire la même chose, vous serez très surpris de ce que vous allez découvrir.


  • #574246

    Merci pour votre article.
    Personnellement, je filme souvent les grand-parents en leur demandant de raconter leurs histoires ainsi que celle de leur parent, et dans la famille tout le monde s’arrache mes vidéos.
    Sinon, vous dites : « et pour chaque histoire que l’on vous raconte, vous pouvez interroger cette base de données qu’est votre généalogie pour vérifier l’adéquation avec ce que vous savez de la vie de vos ancêtres. »
    Vous avez un exemple concret.


  • Voici le vrai visage de l’Europe :
    « Nous souhaitons vous alerter sur le projet de règlement européen sur les données personnelles, qui vise à supprimer ou anonymiser ces données ... »
    Voir le lien : http://www.archivistes.org/Au-nom-d...

    Le jour de la rébellion, il faudra faire payer cher tous les responsables. Il y aura du travail, car après plusieurs siècles de falsification, de mensonge, de manipulation.

     

  • #574400

    Comme le souligne cet article, la généalogie créée un enracinement solide à sa terre, c’est bien le malaise de bon nombre de mes pairs.
    Je suis français issus de l’immigration et j’ai bien du mal à considérer cette terre comme mon pays natal nonobstant le fait que j’y suis né il y a de ça 18 ans. Étrangement, c’est justement la redécouverte de ma généalogie dans le pays où mes ancêtres ont vécu 6000 ans de leurs vies qui m’a donné envie de le réexplorer et qui me le fait apprécier chaque fois que j’y retourne. Seulement, il ne faut pas trop se faire d’illusion, si vous habitez dans un pays d’afrique et d’autant plus que vous habiterez au sud, vous aurez un grand mal à recouvrer votre arbre pour la simple et bonne raison que c’est avec le début de la colonisation que le pays a ouvert les premiers bureaux d’état civil et même avec cela, il y a peu de chances que vos grands-parents ou arrières s’y soient dument enregistrés. Je sais que ma tribu habitait une montagne dans l’oriental grâce à écrivain belliqueux qu’était Auguste Mouliéras.

    D’ailleurs, fait étrange, c’est l’indigénat qui à contraint les familles à opter pour un nom de famille ! En effet, le patronyme étant une chose complétement inconnue pour les autochtones d’afrique du nord, qui, au lieu de s’encombrer d’un nom, préféraient utiliser le système de lignée (Youssef fils de Mohand fils de Amor fils de ... ; qui s’élongeait au gré de la cuistrerie). Par exemple, j’ai appris qu’un de mes arrières grand-père était résistant et avait tué des français durant l’occupation.

    Donc le mieux est encore de se renseigner auprès de sa famille (deux de mes arrières grands-parents sont encore en vie) pour faire perpétuer l’héritage et l’histoire de sa famille qui est un socle civilisationnel. Je sais que les tribus arabes et juives dans le moyen-orient tenaient des registres centenaires pour justifier de leurs filiations, c’était surtout un marqueur pour qui voulait prouver qu’il était 100% de tribu.

    Par exemple, Néhémie, lorsqu’il a décidé d’expulser tous les non-judaïtes de jérusalem a simplement consulté les registres pour mettre en œuvre une épuration.


  • #574501
    le 01/11/2013 par matrix le gaulois
    La généalogie : un outil de contre-propagande

    Dans C dans l’air : ils ont proposé pour éviter l’espionnage de la NSA un système qui fera, disent-ils apparition un jour : changer le nom de votre famille tous les 10 ans & faire table-rase de ce que vous êtes ou de vous avez dit...soit l’étape ultime du déracinement.


  • #574556

    J’ai retrouvé une armorie de mon nom de famille qui date 1280 et après certains osent dire que les français de souche n’existent pas, ah les cons !!!

     

    • #574692

      Vous êtes certainement issu d’une famille noble pour être blasonné dès 1280.Le pékin moyen a peu de chances de pouvoir remonter à une époque antérieure au 17ème, voire 16ème siècle dans le meilleur des cas.Corrigez-moi si je me trompe.
      Bonne journée.


  • #574629
    le 02/11/2013 par Marion Sigaut
    La généalogie : un outil de contre-propagande

    Une anecdote pour appuyer cet article.
    Jusqu’à l’âge de 40 ans, je ne connaissais même pas le prénom de mon grand-père paternel, mon père ayant volontairement tu tout ce qui concernait sa famille.
    J’ai tout appris en même temps : mes racines bourguignonnes, l’histoire de mes aïeux, le secret familial, les raisons de mes traumatismes d’enfance. En l’espace de quelques années j’ai tout reconstruit et apaisé mon angoisse.
    La reprise de mes études d’Histoire n’a été qu’un des éléments de cette reconstruction fulgurante. Le jour de ma licence je me souviens que j’ai demandé à mon prof d’Histoire contemporaine s’il m’avait notée. Il m’a dit que oui. Je lui ai dit : "alors je peux me permettre. Merci monsieur. Vous m’avez aidée à comprendre d’où je viens et qui je suis."
    Toute la suite en découle. On n’est pas soi tout seul. On a besoin des autres dans l’espace (ceux qui nous entourent) et dans le temps (ceux qui nous ont précédés).
    L’Histoire est la source de notre identité, donc de notre bonheur.
    Tous aux archives !

     

    • #574982

      Merci Marion,
      Je suis content de vous lire sur ce sujet. J’apprécie beaucoup vos écrits et vos recherches.
      Etant moi-même bourguignon d’origine, j’ai commencé à faire de la généalogie un peu seul par Internet depuis l’étranger, ou je vis toujours d’ailleurs. Internet est une mine fantastique pour qui sait y chercher. Je viens de ce que l’on appelle une "vielle" famille française (Côte d’Or et Saône et Loire des deux côtés).
      J’ai aussi vécu quelque chose de peut-être similaire à vous en apprenant à me poser les bonnes questions face aux parcours de chacun de mes aïeux. Je pense même avoir développé une relation spirituelle avec un des ancêtres qui est mort en 1815 ! Comprenne qui pourra ! Mais cela m’a aidé dans ma vie et transmettre ce savoir à mes enfants me semble être un acte fondateur de leur éducation, Bien à vous.
      ACV


    • #575210

      Eh oui je pensais à ce qu’avait dit Lugan lors de sa présentation du clan en Afrique et de l’état de notre déracinement à nous en France. Il disait que peu d’entres nous connaissaient les prénoms de leur arrières grand-parents ce qui la-bas est impensable ... !

      Je me souviens aussi d’une émission de méridien zero sur l’enracinement avec ce moment ou un slogan détonnant est sorti :
      « enraciné ou illuminé »
      y a pas photo :
      entre un bouvier auvergnat et un BHL qui est le plus méchant ?


  • #574856

    Faut surtout rappeler à ceux qui sont partisants barjots de la généalogie ou de la filiation qu’ils ne survivront après leur mort à travers leur enfant, la spiritualité(pas le monotheisme ni le bouddhisme reincarnatif-filiatif) répond à ces questions


  • #574966

    N’hésitez pas également à vous intéresser à la psycho-généalogie. Si l’histoire se répète au niveau mondial et national, elle se répète également au niveau familial. Il existe des chaines de non-dits au sein des familles qui peuvent pourrir la vie d’un enfant dés sa naissance.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Psycho...


  • #575119
    le 02/11/2013 par Stéphane Lendeberg
    La généalogie : un outil de contre-propagande

    Vous évoquez la richesse de la généalogie. Je complète ce sujet en vous informant qu’il existe des familles distendues ou non représentées lors de l’ouverture de successions. Sachez qu’en France, il leur en cuira. Faits tus par les médias, contrairement à la généalogie familiale. De quoi s’agit-il ?
    De recherches successorales menées à la demande de notaires par des généalogistes. En ce cas, il existe deux choses diamétralement opposées, dans ce pays. Il y a d’un coté les lois, de l’autre la Justice.

    Démonstration des lois (vérifiables sur Légifrance.fr) :
    Un notaire engageant un généalogiste le fait sous couvert de l’article L 441-3 du code de commerce, qui est clair : "Toute prestation de service pour une activité professionnelle doit faire l’objet d’une facturation". Le suivant aussi (L 441-4) : "Toute infraction est punie de 75000€". L’article L 441-5 stipule que ce délit est réprimé par l’article 131-39 du code pénal. Oui, c’est du pénal, ici.
    L’article 1165 du code civil empêche d’ailleurs le généalogiste employé du notaire de se faire payer par un héritier, lequel est tiers au contrat qu’il a formé avec le notaire.
    Si le notaire vient à enfreindre le point 3.4 de sa réglementation en fournissant le montant de la succession à un tiers à cette succession (cas du généalogiste), il viole son secret professionnel, délit réprimé par l’article 226-13 du code pénal.
    En tout état de cause, l’article L 121-26 du code de la consommation (incontournable, car d’ordre public) interdit toute réalisation d’une prestation avant conclusion d’un contrat.
    Dans ces conditions, un généalogiste qui voudrait se faire payer par un héritier serait sans droit pour le faire. Car il s’agirait alors du délit d’escroquerie réprimé par l’article 313-1 et suivants du code pénal.
    Ces lois sont pourtant claires, non ?

    Démonstration des faits (vérifiables sur les sites juridiques où les héritiers floués se manifestent) :
    Couramment, un généalogiste oeuvrant pour un notaire propose aux héritiers un contrat de paiement de sa prestation en substitution à son obligation légale de règlement par le notaire qui l’a sollicité. Pour une prestation terminée, puisque les héritiers sont alors identifiés. Il va lui demander jusqu’à 50 % de la succession (d’un montant qu’il n’est pas censé connaître du notaire). Si un héritier comprend l’arnaque, il refusera ce contrat. Le généalogiste va alors saisir la Justice pour se faire payer. Et là, validation de ces escroqueries !


  • #575122
    le 02/11/2013 par Stéphane Lendeberg
    La généalogie : un outil de contre-propagande

    Suite du commentaire précédent =

    Démonstration de la jurisprudence :
    Exemple en Cassation, parmi les quelques dizaines extractibles sur "Légifrance.fr" sous le mot clé "généalogique", voyez la décision n° 11-10052 du 6 juin 2012, de la 1° chambre civile. Inutile de préciser alors combien il en existe d’analogues en première instance et en Appel. En général, le généalogiste l’emporte ; au mieux pour l’héritier, ses prétentions sont parfois réduites.

    Voilà, je vous laisse vous faire votre avis, voire vos recherches sur ce sujet ô combien scabreux pour cette "Justice" !


  • #575766

    Et quand ses grand-parents n’avaient même pas d’état civil, on fait comment ?

     

    • #575890

      ... c’est pas pratique ! Tu peux en dire plus ?


    • #576061
      le 04/11/2013 par Femme L’engrenage
      La généalogie : un outil de contre-propagande

      Ça paraît étonnant, ça voudrait dire que les deux grands-parents n’ont pas été déclarés à la mairie à leurs naissances respectives (actes de naissance), et qu’ils ne sont pas passés devant le maire de leur village lors de leur mariage (acte de mariage).


  • #576064
    le 04/11/2013 par Femme L’engrenage
    La généalogie : un outil de contre-propagande

    L’article propose une approche intéressante de la généalogie. En revanche, le côté "anti-propagande" ne peut se faire, à mon avis, qu’à l’échelle de la famille. En effet, nombre de généalogistes se rendent compte que pour tel ancêtre, que l’on racontait depuis des décennies dans la famille venir de tel endroit ou avoir fait telle chose, ce n’était en fait pas avéré suite aux recherches généalogiques, après avoir fouillé dans les registres d’état-civil, militaires, notariales, etc.

    Pour ma part, mon père étant né italien et ma mère ayant des racines luxembourgeoises, bien que né en France, je ne portais pas grand intérêt à mes racines françaises (donc à la France) jusqu’à ce que je me mette intensivement à la généalogie il y a un an et demi.

    La généalogie m’a permis de partir à la recherche de mes ancêtres français et de découvrir, à ma grande surprise, qu’ils étaient disséminés dans toutes les régions de France dans la moitié Nord-est allant de Normandie jusqu’à Marseille, ce que nous n’aurions jamais imaginé. Accessoirement, j’ai aussi appris avoir des ancêtres, en Belgique, en Suisse et en Allemagne (en plus de l’Italie et du Luxembourg)

    Ces recherches m’ont permis (et c’est encore le cas aujourd’hui) d’en apprendre beaucoup sur des régions, départements et communes que je ne connaissais que de nom, d’aller les visiter à l’occasion d’un peu de "tourisme généalogique", d’en apprendre sur les anciens métiers, le mode de vie de nos ancêtres, sur l’histoire locale et nationale. Tout simplement de mieux connaître la France et de l’aimer.

    En conclusion, j’invite tout le monde à mettre la main à la pâte, de nombreux sites fourmillent d’explications sur comment "débuter sa généalogie" (il suffit de chercher ces mots-clefs). Mais attention, c’est un passe-temps extrêmement addictif !


  • #576126
    le 04/11/2013 par superkalifragilis
    La généalogie : un outil de contre-propagande

    Grâce à cet article, je peux remercier Marion Sigaut car elle m’a fait découvrir le nom du protecteur de ma famille :
    le Prince de Croÿ : mon ancêtre lui a sauvé la vie lors d’une énième guerre, le Prince de Croÿ lui avait dit qu’il le remercierait en lui donnant des terres. Le temps passe et ne voyant rien arriver mon aîeul s’était dit qu’il l’avait oublié .
    Mais quelques années plus tard des arpenteurs sont venus ...et les terres offertes étaient si grandes que nous avions encore des maisons et des prés au XXeme siècle ! Le temps a passé et cette histoire se disait de vie en vie :
    on parlait d’un prince et je n’y croyais guère .On disait mon ancêtre l’intendant mais je le voyais plutôt comme la "Jacouille"....
    Ce Prince de Croÿ était vraiment quelqu’un de bien .
    J’ai pû faire mon enqête et j’ai su pourquoi le Prince était si long a honorer sa promesse mais cette une autre histoire....
    Merci encore à Marion Sigaut !!

     

    • #576459
      le 04/11/2013 par Marion Sigaut
      La généalogie : un outil de contre-propagande

      Le prince de Croÿ, dont j’ai fait le héros de " mourir à l’ombre des Lumières" . Dites-moi, je veux savoir !


    • #577155
      le 05/11/2013 par superkalifragilis
      La généalogie : un outil de contre-propagande

      Bonjour madame Sigaut,
      Ce serait avec grand plaisir !
      Pour résumer : mon aïeul s’appelait Dutrieux, il avait une petite ferme prés de Berlaimont vers la Tête Noire, rue du Pigeon Blanc.
      Durant une des guerre du XVIIIeme il devint valet de pied ou intendant d’un prince que l’on disait dans la famille ,moi ça me faisait tiquer mais il y avait le prince d’Orange dans le coin,alors pourquoi pas ? Et puis aussi dans les années 80,un représentant est venu vendre des reproductions de peinture sur tous les villages propriétés du prince, dont le village de Berlaimont, et c’était le prince de Croÿ.

      Après avoir sauvé la vie de son "patron", qui lui avait dit"je ne t’oublierai pas, je te donnerai des terres ",et après les guerres terminées,il s’en est retourné dans sa petite ferme .
      Ca devait être aprés 1768 date à laquelle Louis XV officialisa les terres du prince comme celles de son duché(avant elles devaient être Espagnole ou flamande ?) que les arpenteurs sont arrivés et c’est pourquoi mon ancêtre a cru que son maître l’avait oublié : ses terres ne lui appartenaient pas officiellement .
      Les terres étaient une bonne partie de la forêt dite de Mormal, dans le Nord, ses petits enfants :7 garçons et une fille ont défrichés une grande partie pour en faire des terres cultivables ,heureux d’être propriétaires
      Comment je sais tout ça alors que j’ai la quarantaine ? Par une distorssion du temps qui est la concentration généalogique :
      le père de ma maman est né en 1886 (il fût père a 60 ans), la petite fille de cet ancêtre est morte centenaire un peu avant 1900 , la soeur de mon grand-père, née en 1888 et qui a élevée ma mère, lui racontait toutes ces histoires qu’elle tenait de sa tante : tante Amande ,la petite fille....

      Voilà, c’est une partie de l’histoire de mes ancêtres comme nous en avons tous et qu’il ne faudrait pas mettre "à l’huch’" comme ils diraient


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