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Le lourd secret derrière le film "Into the wild"

Quand le rêve américain cache un cauchemar

La soeur de Chris McCandless, ce jeune Américain retrouvé mort en Alaska et rendu célèbre par le film de Sean Penn, raconte dans un livre poignant la véritable histoire de son frère. Au coeur de ses révélations, leur père, violent et tyrannique. Plongée dans les coulisses d’un film-culte.

 

C’est un film-culte des années 2000. Vous vous souvenez sûrement d’Into the wild, ce film hypnotique de Sean Penn, sorti en 2007, qui racontait le destin tragique de Christopher McCandless, cet étudiant épris d’absolu retrouvé mort en Alaska, en 1992. Une sorte d’Easy Rider sans la cocaïne ni Harley, porté par la rocailleuse bande-son d’Eddy Vedder.

Mais pourquoi le jeune homme a-t-il rompu aussi brutalement avec son milieu pour aller périr, sans doute intoxiqué par des baies, seul, dans un bus désaffecté, perdu du côté de Fairbanks ? L’explication arrive aujourd’hui avec la publication en France du livre de sa soeur, Carine McCandless, tout simplement intitulé Into the wild, l’histoire de mon frère (Flammarion, 360 pages, 19,90 euros). Un livre qui jette une lumière crue sur l’aventure de celui qui s’était rebaptisé Supertramp et permet de découvrir son véritable visage, éclipsé dans notre imaginaire par le comédien Emile Hirsch, qui l’interpréta à l’écran. En clair, Chris McCandless ne poursuivait pas seulement une quête un peu idéaliste nourrie de sa lecture de Thoreau, il a littéralement fui un milieu familial hautement toxique.

 

Un père violent et tyrannique

« Quand je me suis retrouvée enceinte de Chris, j’étais piégée ! » Cet aveu de sa mère traumatisera le jeune Chris à vie. Il était donc un enfant non désiré, qui a précipité le mariage de ses parents. Or, son père, violent et pervers, ne cessait de frapper son épouse et de se comporter de manière tyrannique avec ses enfants. Bref, Christopher nourrissait une terrible culpabilité : si toute la famille souffrait, c’était de la faute de sa naissance. Il s’est juré très jeune de quitter ce milieu étouffant dès qu’il le pourrait. Seule sa soeur et confidente Carine était au courant, notamment à travers de longues lettres, dévoilées ici pour la première fois. Avec son livre, on plonge donc dans les coulisses sordides de l’avant Into the wild.

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44 Commentaires

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  • #1417880

    çà me fait penser, dans un autre genre, à American Beauty..où quand le rêve américain se lézarde .


  • #1417986

    Il avait besoin d’un modèle masculin que son père n’incarnait pas ou mal et, comme il ne l’a pas trouvé, il s’est retourné vers la nature. Oui mais voilà, la nature est brutale.

     

    • #1418191

      vous n’y êtes pas, la nature représente toujours le féminin (même dans sa dureté) c’est la protection et l’amour naturel et simple de la mère qu’il n’a pas eu qu’il a recherché dans la nature, le père c’est le vieux qu’il rencontre dans le film celui qu’il aurait aimé avoir celui à qui il aurait aimé tout dire (le vrai du début)....


    • #1418334

      Il a recherché "l’initiation à la masculinité" ! Sauf qu’avant de partir au combat, un soldat doit recevoir un minimum d’entraînement. Sauf qu’avant de partir au feu, un pompier doit recevoir un minimum d’entraînement. Sinon, le soldat et le pompier ne sont pas courageux mais fous. Les sociétés dites civilisées produisent des hommes dévirlisés qui sentent qu’ils doivent à nouveau être en phase avec leurs instincts. Mais cela demande un minimum d’entraînement. Sinon on se trompe de baies et on mange celles qui ne sont pas comestibles !


    • Cousin dans le sang du père, le panier et le chasser :
      https://www.youtube.com/watch?v=Ocw...


  • #1418014

    Bel exemple de ce que propose cette société du rêve et du mensonge.
    L’intoxication par ce monde et par l’égo. Ne vous laissez pas détourner.

     

  • #1418016
    le 11/03/2016 par Caverne de Platon
    Le lourd secret derrière le film "Into the wild"

    On m’ avait fortement conseillé la lecture du livre hautement plus prenante que le film que je n’ ai pas vu. J’ en avais l’intention car je suis de 1981, mais le phénomène m’ a éloigné de cette mouvance ... (Pas étonnant si je suis ER...)

    Mais l’idée de lire ce livre se renouvelle .

     

    • Pour avoir vu le film il est magnifique, joué avec beaucoup de talent par les acteurs principaux (VO) et photographiquement époustouflant. C’est pour moi l’une des rares perles sortie de cette grosse machine commerciale qu’est Hollywood ces dernières années.


    • #1418124

      Une question taraude Grinchouille : comment, si tu n’as ni lu le livre ni vu le film, peux-tu émettre un jugement si péremptoire que :



      la lecture du livre hautement plus prenante que le film



      Je pose juste la question, je n’ai ni lu le livre ni vu le film non plus...


    • #1418319

      Le film est très beau, l’histoire de ce jeune américain très bien racontée. Je le recommande...


  • #1418037

    Ce film m’a profondément révolté et je comprends aujourd’hui pourquoi : nous ne savions pas toute l’histoire.

    Car partir pour la sauvagerie de la nature je sais ce que cela veut dire, et comment s’y préparer. Sinon c’est un suicide.

     

    • #1418144

      À mon avis, la sauvagerie de la civilisation est bien pire.
      Ceci dit, il y a nature et nature. La guyane et les toucans, c’est quand même plus accuillant que l’Alaska !


    • C’est la civilisation qui est sauvage ! pas la nature ; seulement, on à oublié comment composé avec elle et vivre en harmonie. L’homme préfère la plier à sa volonté


  • #1418079

    Excellent film qui montre par ailleurs que si la nature est généreuse un humain de la modernité, c’est à dire un homme domestiqué dépourvu de tout le savoir-faire nécessaire à la survie et à l’autonomie, ne peut pas survivre au milieu de cette dernière. La nature sauvage est abondance et refuge pour toutes les créatures sauf pour l’être humain de la modernité pour qui elle est hostile et inhospitalière !

    Quant au lourd secret de McCandless il n’a rien de surprenant ! Malheureusement il faut avoir endurer ce genre de souffrances pour développer ce type de sensibilité. Les personnalité singulières apparaissent rarement dans un contexte bisounours où tout va pour le mieux...le fait d’avoir grandit dans un environnement dysfonctionnel permette de développer des qualités exceptionnelles est une grâce divine, car la majorité des gens ne parviennent pas à transcender ses souffrances, ne font rien de constructif de leur vie, sombrent dans la dépression nerveuse chronique, la drogue, l’alcoolisme...


  • #1418080

    Je pense avoir bien regardé ce film (Into the wild), tout y est .
    A quand un article sur "un homme nommé cheval" et le rite du soleil sur ER ?


  • #1418098

    Je suis déçu. Il y a toujours une soeur pour briser nos rêves.

    N’est-ce pas Alain ?

    Agnès nous l’a démontré. Si le Taulier est comme il est c’est parce que maman Soral ne lui chantait pas "Dodo l’enfant do" en le bordant. Tout s’explique enfin. Il n’y a donc pas d’effondrement économique en perspective, tous les clignotants sont au vert, le Liban est la Suisse du Moyen-Orient, BHL est bien un génie et les ventes de christine Angot dépassent enfin celles de Christiane Rochefort,

    Moi aussi j’ai une soeur (jalouse) qui passe tout son temps à vérfier si ma vie a été aussi rigolotte que je le prétends. Comme en plus c’est une ancienne infirmière psy elle veut toujours me faire interner en HDT sous prétexte que ma tête serait pleine d’idées nauséabondes. Elle est chez Mélenchon.

    Quand je pense que les pharaons devaient épouser leur soeur... Pas étonnant que cette civilisation se soit effondrée au premier petit bébé venu dans un panier d’osier flottant sur l’eau.

     

    • #1418245

      Rémy tu m’as fait péter de rire ! Merci, d’autant que je sors de HDT moi aussi à cause de mes "soit disant délires" sur la société de consommation et la guerre des monnaies. Merci Rémy ! Merci E/R, mieux que les anxio ! Je me sens mieux.


    • #1418390

      @HdeemP

      Moi il m’assomaient à coup de piqures retard. Il te shootent et tu deviens gaga. Si tu refuses la piquouse ils te clochardisent en te retirant toutes tes allocs. Pour me sortir de là une ancienne toxico m’a donné le truc : tu achêtes un aspivenin en pharmacie, c’est une petite pompe en plastique pour aspirer le venin si tu te fais mordre par un serpent. Ca marche pas trop mal. Aussi pour récupérer ma tête j’ai fréquenté un café philo puis je me suis imposé d’écrire un haïku/senryu par jour pendant un an (j’ai tenu dix huit mois). A la fin je me suis auto-édité en utilisant le matos d’une maison de quartier. J’ai mis le résultat en dépot-vente dans les librairies de mon bled et me suis auto-interviewé. J’ai envoyé cette auto-interview au canard local en plein été et ils l’ont publiée. Pour le psychiatre je ne pouvais pas être ce type dans le journal et un de ses patients. Il m’a jugé guéri certificats à l’appui. Le plus dur est de faire lever la mise sous curatelle. Maintenant j’ai un certificat de pas-fou et peux donc nazifier à donf.

      Je cache cet épisode de ma vie à personne, je m’en vante, Ezra Loomis Pound a fait treize années de spychiatrie et pas avec une blouse blanche.

      Étre considéré comme fou dans une société malade est signe de bonne santé. C’est du Krishnamurti en moins bien dit. Bonne route mon ami.


    • #1418806

      Remy merci frero ! Tu es la meilleure personne que je croise depuis des lustres. J’aurais aimé prendre un verre avec une personne comme toi. Tu m’as fait trop rire et remonter le moral par ton originalité, ton courage et ta persevérance. Bonne route a toi aussi, je te souhaite que du bon ! Merci aussi E/R.


  • #1418112

    "Nourrissait une terrible culpabilité" Une partie de la clef de l Histoire est peut être là . Il faut éviter d apporter de la "nourriture" aux idées noires sous peine de les voir croître . Je sais c est facile à dire .


  • Bah ! Des familles comme ça, il y en a à la pelle, dans toutes les cultures, dans tous les groupes sociaux, dans tous les pays. La mienne est peut-être pire encore, et c’est pas une raison suffisante pour que je passe ma vie à me lamenter.

    On ne choisit pas sa famille, et même si on ne l’aime pas particulièrement, c est tout de même elle qui nous a donné la vie et c’est le principal, car c’est le plus beau cadeau qui soit. Une fois arrivé à l’âge adulte, si elle ne nous satisfait pas, il ne faut pas hésiter à s’en affranchir pour construire désormais sa propre vie, mais ressasser le passé ne sert à rien si ce n’est qu’à nous pourrir le présent et donc le futur.

    Je pense que cette façon unilaterale de penser son histoire individuelle est le résultat de l’impact trop considérable du freudisme dans les sociétés occidentales. Cela peut se résumer ainsi : "Si vous êtes malheureux, c est à cause de votre père ou de votre mère, parce qu’ils vous ont fait ceci ou pas fait cela". Vous acceptez donc d’être désormais la victime de vos parents, et vous avez signé un contrat de la pleurniche pour le reste de votre misérable vie chez un psychanalyste agréé en raison de deux séances par semaine. Votre psychanalyste n’a-t-il pas besoin de refaire sa piscine ? Vous allez l’y aider. Votre sentiment de misère et de haine de vous-même et des vôtres l’enrichit.

    De même, la culture hollywoodienne ou littéraire nous abonde de messages qui vont dans ce sens : "Si Jean Dupont est un psychopathe, c est parce que son père était tout le temps en voyage et à manqué ses anniversaires". Ou bien "parce que sa mère etait prostituée etc".

    Moi, je crois au contraire qu’il nous faut relire le génial psychanalyste suisse Carl Gustav Jung qui a compris que le passé n’est pas à pleurnicher mais à INTEGRER afin de nous donner force, résistance et complexité. Il nous faut aussi relire les mythes grecs qui nous expliquaient déjà que les épreuves nous forment, nous forgent, nous renforcent. Il n’y a que dans les sociétés boboisées post-modernes qu’on considère l’épreuve comme pathologique.

    Etudiez donc la biographie de gens comme César, Léonard de Vinci, Newton, Darwin, ou... Vladimir Poutine. Pensez-vous qu’ils ont passé leur temps à se lamenter de l’imperfection de leurs parents ? Ne pensez-vous pas au contraire qu’ils ont intégré les émotions de leur enfance malheureuse afin de les sublimer pour devenir les individus forts, resistants et complexes qu’ils sont devenus ?

     

    • Moi je n’ai pas vu ma mère depuis 20 ans et j’en ai 34. Elle m’a fait subir des mauvais traitements durant toute mon enfance. J’ai été un enfant terrorisé qui se pissait dessus dès qu’il la voyait rentrer dans sa chambre.
      ’’J’aurais mieux fait de chier que de te mettre au monde’’, répétait-elle, pendant la pluie de coups. Mon père m’a désigné comme la cause de son divorce.
      On est aussi fait de son passé. Ces histoires de ’’complaisance ’’ vis à vis d’un passé douloureux ça me fait doucement rigoler. On peut être marqué dans sa chair et sa psyché sans forcément vouloir se vôtrer et se lover dans sa souffrance, surtout si on n’a pas crevé les abcès.


    • #1419688

      Merci pour vos messages ! On a tendance à tomber dans le délire psychanalyste et ça fait du bien de rappeler que "ce qui nous tue pas nous rend plus fort". Je ne sais pas de qui est la citation mais c’est une porte ouverte à l’optimisme dont on a grandement besoin aujourd’hui.
      Bien à vous.


  • #1418180

    Je lis des commentaires négatifs sur ce film jugé "trompeur"... Je trouve au contraire qu’il laissait imaginer ces problèmes.

     

    • #1419008
      le 13/03/2016 par Martien en R.T.T.
      Le lourd secret derrière le film "Into the wild"

      Effectivement. Et la plupart avait compris que c’est l’absurdité et la cruauté de la société de conso qui ont poussé ce jeune homme dans le désespoir.
      Les taloches de son père, au contraire de ce que prétend l’article de l’express, ont permis à ce jeune homme de garder la réalité à l’esprit tout en lui enseignant des constantes universelles à propos du pouvoir : il faut toujours s’en méfier car c’est toujours de lui que viennent les coups.
      Par conséquent, grâce à son père, il avait le recul nécessaire pour voir le monde tel qu’il est. Les coups de son père ont joué le rôle de la pilule bleue dans "Matrix". Il est sorti de la masse des zombis et est logiquement entré en dissidence. Puis la société américaine l’a tué en le poussant vers un monde pour lequel il n’était pas préparé, coupé de la nature dans son monde aseptisé rempli de maisons "Barby".
      L’article de l’express tente de cacher les causes réelles en donnant des justifications dignes d’un magazine féminin. Il est dans son rôle mensonger ...


  • #1418214
    le 12/03/2016 par Freud’s follower
    Le lourd secret derrière le film "Into the wild"

    Vous direz du mal des pères à chaque fois que vous en aurez l’occasion...


  • #1418220

    Suis-je le seul à avoir trouvé le film extrêmement mauvais ?

    L’acteur principal ne transmet aucune émotion, le rythme est ultra lent, le message vu et revu... Bref, un des films les plus sur-cotés de tous les temps selon moi.

     

    • #1418276

      Oui et non.
      Je suppose que le film est intéressant si on trouve l’histoire (vraie) de McCandless intéressante ,

      En tant que film, c’est sûr qu’il n’y a rien révolutionnaire,ça dépend dans quel état d’esprit on le regarde...si le spectateur est inspiré par l’histoire ou pas.


    • c’est parce que tu es à l’opposé du personnage principal ......mais de là, à dire que l’acteur ne transmet aucune émotion, tu n’es pas doué pour la critique cinéma .
      Il y a plein de situations dans le film, où justement la quête d’un nouveau père, d’une nouvelle famille, ou d’un simple grand frère est évoquée .
      Ce film c’est de l’émotion totale, mais très pudique, non voyeuriste, à l’inverse de ce que fait habituellement Hollywood .


    • #1418422

      À l’occasion, Hollywood permet des films qui ne sortent pas de sa sécheuse à mode "spin", décoiffant et tutti frutti. Oui, c’est un film lent et long, et dur pour le cerveau qui s’attend au grand débranchement qu’Hollywood lui promet habituellement. La série ’DIE HARD" est conçue pour faire pousser des « oh et des ah » à la salle, et mettre les cerveaux en veilleuse, et tout le monde sort indemne du cinéma.

      Ce film est une quête de sens, démarrée par une enfance en coup de poings. Deux options : tu reproduis la même chose, ou tu cherches l’absolu, ici dans sa forme « wild ». Mais, même sous une autre forme, la brutalité du père existe là aussi, et beaucoup d’autres merveilles… et dangers.

      « No one gets out of here alive » — Jim Morrison.


    • #1418988

      @aigri Effectivement, je ne suis pas senti proche du personnage principal. Fuir la civilisation au lieu de tenter de la redresser ne me paraît pas quelque chose d’admirable.


    • bon Nyothan, je ne trouve pas que mac Candless fuit la société dans ce film . Il fait beaucoup de rencontres avec des gens simples, qui vivent leurs propres galères .
      Connaissant son histoire réelle, je regarderais le film autrement. L’aspect vie en sauvage, dans la nature n’est qu’un détail, c’est plus un parcours initiatique, qu’une fuite de la société .
      pourquoi, m’appelles tu aigri ? on se connait ?


  • Un parent toxique, c’est comme avoir constamment le Crif sur le dos, au sens où les prédateurs se plaisent à inverser les rôles en se présentant comme victimes, c’est même leur caractéristique principale et ce qui est vrai au niveau d’une société est aussi vrai pour nos vies personnelles. Un parent pervers est dans le rôle de l’Adversaire (ou Satan) et il ne faut en aucun cas minimiser sa puissance criminelle.

     

    • #1418645

      Mais c’est pour ça que nous sommes d’abord enfants puis adolescents et enfin adultes
      Chacun doit porter sa croix.

      Le crif...c’est pas pour faire de la polémique, mais il n’a rien à voir là dedans !
      Si les gens etaient responsables, un bazar tel que Crif ou Licra n’aurait jamais pu exister.
      Le citoyen Français (ou le Français tout court) n’est pas un enfant.... Il ne devrait pas l’être.


  • #1418381

    C’est ça la différence entre la vérité et le mensonge, entre la croyance et le savoir. Aujourd’hui, on cherche à faire de vous des croyants, en vous faisant avaler des couleuvres. Mais croire n’est pas savoir. Ceux qui savent ont le pouvoir, et les croyants les miettes...


  • #1418408

    J’ai lu le livre de Krakauer en anglais bien avant la sortie du film. C’est une histoire fort bien racontée et qui m’a immédiatement saisi.

    Chris McCandless était un gars fort intéressant, intelligent et attachant. Certes, il ne s’était pas suffisamment préparé en entrant dans cette partie de l’Alaska, mais nous avons tous fait des erreurs dans notre jeunesse. En outre, il est mort des suites d’un manque de savoir concernant les propriétés tout fait particulières d’une certaine plante, qui devient vénéneuse à un certain moment de l’année. Il s’en est d’ailleurs rendu compte, mais il était déjà trop tard.

    Pour qui est sensible aux relations difficiles qui peuvent exister entre père et fils, il y a dans le livre un certain nombre d’indices qui font que je me doutais bien que le rapport de Chris à son père était fort difficile, voire houleux.

    Donc, pour moi, les révélations de sa soeur ne font que confirmer davantage des soupçons que je nourrissais lors de la lecture du livre.

     

    • #1418620

      Voilà ce qui sûr vient lorsque l’on touche aux plantes sans savoir botanique ;
      ça revient à niquer le beau...
      On n’a plus qu’à s’en remettre à la pharmacopée Allo Pratique.
      C’est juste un délai consenti pour pas en crever du vénéneux.

      Les plantes n’aiment pas les petits hommes prétentieux qui ne respectent pas la nature. Qui ne savent pas vivre avec elle en l’harmonie et qui ne voient pas que l’humain est seulement une espèce sur terre parmi tant d’autres dans la diversité de formes et de consciences.


  • #1418665

    @ Nyothan

    "Suis-je le seul à avoir trouvé le film extrêmement mauvais ?"

    Non pas du tout. A l’époque, ce film avait connu un engouement incroyable dans la partie néerlandophone de Belgique qui, par culture, est tjs très branché sur tout ce qui est films anglo-saxons. Tout le monde en parlait ; donc, je m’attendais à bcp de ce film. Eh ben, je m’ennuyais tellement que je l’ai à peine regardé. Pour moi, c’est un véritable navet.


  • #1418706

    On nous projète beaucoup de saloperie dans la tronche, Christopher Nolan par exemple avec ses délires d’émotivité me donnent la gerbe alors que malheureusement sur le papier la construction est bonne mais c’est irregardable, enfin pour moi...


  • J’avais senti quelque chose de faux dans le livre et des grandes différences entre livre et film... un genre de malaise indescriptible à la lecture.

    Le film était beau, poignant, mais je m’étais dit que comme très souvent le "système" sait parfaitement récupérer une histoire comme celle là pour bien imprégner les consciences du fait que quand on cherche à échapper aux griffes de ce système, ça finit mal.

    C’est terrible, révoltant, et déprimant... Mais ça c’était sans compter ce mensonge qui du coup change absolument tout... Ce garçon ne fuyait pas le système, il fuyait son ombre, désincarné et était peut être bien plus suicidaire qu’aventurier...

    Paix à son âme...

     

    • #1419144
      le 13/03/2016 par Over the rainbow
      Le lourd secret derrière le film "Into the wild"

      Puisse cette perception de ce qu’il fuyait se voir comme une résolution aussi par d’autres...

      Peut-on voir sa propre lumière sans le contraste de son ombre ?

      "Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix"
      "Il n’y a pas d’amour heureux
      Mais c’est notre amour à tous les deux
      "

      L Aragon - 1946

      C’est un peu triste et surtout inexact !

      La réconciliation passe par l’égalité de deux aspect en soi : )


  • #1419710
    le 14/03/2016 par jacquedechante
    Le lourd secret derrière le film "Into the wild"

    Franchement les couillus qui avancent sans cesse " chacun porte sa croix !", vous m’inspirez le mépris. Il est parfois des structures psychologiques mortifères, induites de la puissance de filiation( de hiérarchie ?), qui sont extrêmement difficile à ne serait-ce qu’assouplir un peu. Je parle en connaissance de cause. Faite vivre un gosse dans un cage et plus tard la porte ouverte, l’enfant n’ose - et ne peut- en sortir seul. C’est une tragédie. Jésus disait de croire au seul père Authentique, le Tout-puissant. et il est d’évidence que cette pensée va au delà de la métaphore. La sensibilité des êtres n’est pas la même pour tous et parfois la croix est posée sur un homme à terre, qui se verra ramper dans les baies vénéneuses pour s’extirper du poids de la structure coercitive échafaudée par l’action de vivre . Il y a sur ce site, comme dans tous territoires, beaucoup de ces comportements brutaux, à la force hormonale d’un bon sens paysan qui écarte la fleur pour ne garder que le fruit, qui hurle à la sensiblerie pour défendre la leur. Les enfants ont grandi, certains armés jusqu’aux dents de leur colère, et d’autres, désarmés par la colère trop mordante des êtres qui se disaient aimants.
    Je vous souhaite à tous de trouver l’apaisement.


  • #1421242

    Il est dur ce film...


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