C’est à l’occasion du "Peace Tour", que les joueurs du FC Barcelone ont participé à une vaste opération de propagande sioniste lors d’une visite, le temps d’un week-end, au Moyen-Orient.
Première étape, samedi 3 août, les joueurs ont visité la basilique de la Nativité à Bethléem en Cisjordanie et rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, suivi d’un match d’entraînement avec des jeunes Palestiniens dans un stade près de Hébron.
Dans un communiqué, le club catalan, a informé qu’il avait souhaité une rencontre amicale contre une équipe composée de Palestiniens et d’Israéliens, "ce qui n’a pas pu se faire pour des raisons de sécurité". La vérité est un peu différente :
"Beaucoup de monde voulait voir une rencontre entre Messi, Mohammed et Shlomo (NDLR : les deux prénoms les plus courants en Palestine et Israël), mais nous n’allons pas donner aux occupants israéliens l’opportunité de faire croire que tout est normal et d’effacer les atrocités quotidiennes contre notre peuple et nos athlètes", a déclaré Jibril Rjoub, le président de l’association palestinienne de football.
Seconde étape, dimanche 4 août, l’équipe espagnole s’est rendue dans la vieille ville de Jérusalem, au Mur des Lamentations. Chaque occasion de redorer le blason sanguinolant et phosphoré de de l’État sioniste étant bonne à prendre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est exhibé en compagnie des joueurs du Barça et d’enfants atteints d’un cancer. Plus tard, les "footeux" ont été reçus par le président Shimon Peres, qui a fait la demande ridicule à Messi (attaquant au FC Barcelone) de "marquer le grand but de la paix !"
Un week-end gagnant/gagnant pour les dirigeants sionistes et les footballeurs millionnaires : les premiers ont pu se créer, à peu de frais, une image de dirigeants sympathiques, artisans de la paix et de l’amitié entre les peuples, avec la complicité des seconds qui ont à faire oublier les nombreux scandales qui entachent leur club, notamment l’accusation de fraude fiscale de la part de Messi (4 millions d’euros dissimulés au Trésor public), et des histoires scabreuses de jalousie au sein de l’équipe (Messi, le second joueur le mieux payé au monde avec 16 millions d’euros, soupçonne, à son grand dam, son partenaire Neymar de toucher plus que lui..).
Ça n’est donc pas avec ce ridicule "Peace Tour" et son lot de leaders sionistes en mal de respectabilité et avec de riches sportifs "messagers de la paix pour le Moyen-Orient" que la situation évoluera positivement aux Moyen-Orient...






