Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Clefs de lecture #6 – Critique du libéralisme libertaire : l’apport d’Emmanuel Kant et son dévoiement

Note de la rédaction

ERFM vous propose d’aider au développement de la radio d’E&R en nous envoyant des interludes via l’adresse interludes@erfm.fr. Si un passage audio vous paraît drôle, significatif ou fait référence à l’univers de la dissidence, vous pouvez nous envoyer un lien YouTube avec le minutage du passage et il sera diffusé sur ERFM après vérification. Merci à vous !

L’atelier Clefs de lecture a pour vocation de fournir une aide à ceux qui ont des difficultés à lire. L’objectif est de choisir une œuvre connotée « dissidence » et réputée ardue afin de l’étudier sur plusieurs séances. Le principe est d’aider à la compréhension de textes obscurs en donnant des clefs de compréhension afin de déverrouiller le texte.

Cette émission d’ERFM est produite en collaboration avec la section Île-de-France d’Égalité & Réconciliation.

 

Après avoir vu l’impact de Jean-Jacques Rousseau sur la formation de la conscience moderne, nous verrons dans ce Clefs de lecture quel a été l’apport d’Emmanuel Kant. En effet, le couple Rousseau-Kant donnera à la bourgeoisie les armes nécessaires pour faire la Révolution française mais aussi pour la récupérer et la dévoyer. Ainsi, la bourgeoisie triomphera de l’aristocratie mais aussi du peuple… permettant l’avènement du capitalisme.

 

Le sommaire :

03’05 : Le rapport entre Rousseau et Kant
07’11 : 1ère clef : la théorie de la connaissance de Kant
11’27 : Comment la bourgeoisie a récupéré la théorie de la connaissance de Kant
15’35 : 2ème clef : les différents stades du capitalisme
19’55 : Le néo-kantisme et l’antéprédicatif

 

Pour écouter l’émission en podcast, rendez-vous sur le site d’ERFM !

 

Clefs de lecture, sur ERFM :

 






Alerter

17 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

  • Emmanuel Kant ? Très mauvais choix ! Un philosophe qui a eu tout faux et qui serait aujourd’hui justement oublié s’il n’était pas porté à bout de bras par le système...
    si l’on raisonne comme lui, alors il faut admettre que l’homme ne peut raisonner par lui et pour lui que détaché des autres, délesté en un mot des entraves religieuses, familiales et ethniques...et du poids de la culpabilité ; une liberté qui n’est à la portée que d’une petite élite, à proprement parler. Aujourd’hui, Kant est justement vu comme le penseur du libéralisme et il serait célébré aujourd’hui par les bobos des métropoles...

     

    Répondre à ce message

    • Et alors ? Kant ou Clouscard n’étaient pas idéologues !
      Demandez aux bobos à Châtelet s’ils célèbrent Kant ou Starbucks...

       
    • Et un sommet, encore un ! Kant ? « Très mauvais choix » nous dit le « King » ! Tenez-vous le pour dit, l’affaire est pliée et notre spécialiste de Kant qui bien évidemment, et comme tout ce sur quoi il se prononce catégoriquement et à l’emporte-pièce, l’a étudié longuement et en profondeur, a tranché après avoir sué des lustres sur ses ouvrages stylo en mains. Mais qu’il la ferme, sérieux !

       
    • A Éric...
      As-tu lu Kant ? Je ne pense pas car je ne vois pas ce que tu trouves à redire...

      Je soutiens que la pensée kantienne est une machine à déculpabiliser le bourgeois, c’est pourquoi elle s’inscrit pleinement dans l’histoire du libéralisme...
      Lorsqu’on prétend penser librement, c’est toujours contre quelqu’un ou quelque chose, d’où le sentiment de culpabilité qui peut en découler. Kant apparaît alors et invente une morale particulière , propre à chacun ; mais une morale qui ne peut convenir qu’à l’être désencombré, c’est à dire libère des attaches religieuses ou ethniques, et donc aussi de la tradition chrétienne ...
      Je ne vois pas ce que tu trouves à redire...

       
    • Je doute fortement que vous l’ayez lu, ne faites pas l’innocent ! :-) Personnellement je connais « Fondement de la métaphysique des mœurs » lu et un peu étudié il y a plus d’une vingtaine d’années de cela. Mais peu importe, arrêtez de vous la raconter cinq minutes, on parle de Kant tout de même, et vous n’êtes pas Alexis Philonenko que je sache, donc camembert !

       
    • Éric...
      _ « on parle de Kant tout de même ». Tu es sûr de la voir lu, où même feuilleté ?
      J’attends de toi une analyse, si infime soit-elle , par exemple de « la critique de la faculté de juger » ou tout autre livre . Encore une fois, je ne vois pas ce que tu trouves à redire à mes posts...
      Au fond, ce qui t’embêtes, c’est que j’ai réussi à pondre une ( petite ) analyse de quelques lignes, qui tient la route. Tu n’es pas fichu d’en faire autant, hein ?

       
    • Il y a surement encore beaucoup de jeunesse chez vous Monsieur King, nous sommes tous amenés à passer par la croyance en une vérité. Kant, Clouscard, Schopenhauer, Nietzsche,Marx,Freud...etc ont tous, dans leur oeuvre monumental, quelque chose qui fera écho en nous. Pour faire une analogie avec Sade dans les 120 journée de sodome où il dit à peu près ceci : " Dans tous ce fatras de lubricité et de dépravation, il y a bien quelque chose, lecteur, qui te fera lacher un peu de foutre". J’y vois quelque chose de semblable avec nos philosophes aucun me semble t-il n’est à rejeté en bloc.Mais cela n’est peut-être que ma vérité...mon systême de référence...Qui sait ?

      Cordialement

       
    • « Au fond, ce qui t’embêtes, c’est que j’ai réussi à pondre une ( petite ) analyse de quelques lignes, qui tient la route. Tu n’es pas fichu d’en faire autant, hein ? »
      Mon Dieu que ça m’embête de ne pouvoir « pondre » (au vu de la substance produite, l’emploi d’un autre verbe serait plus approprié) une « petite analyse » (= raconter tout ce qui vous passe par la tête pour faire le beau) qui « tient la route » (on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! :-)))
      Sinon, Philonenko, vous connaissiez j’imagine et vous avez sûrement un avis sur son travail puisque c’est l’historien de la philosophie critique de référence sur Kant et que vous ne pouvez donc l’avoir raté ? Lol. Une « dernière » chose, lire et étudier sont deux choses différentes, or en plus d’avoir certainement peu (voire pas) lu ce sur quoi vous prétendez être à même de donner un avis digne de ce nom, vous avez encore moins étudié. Vu le niveau de vos « analyses » sur à peu près tout, faut pas s’attaquer à Kant sans mettre votre petit bonnet, vous vous enrhumez déjà pour bien moins que ça.

       
    • Éric...
      ironiser n’est pas répondre. Tu peux baver tant que tu veux...

       
    • Une réponse peut-être ironique, j’en suis navré pour vous. Sans parler du fait que ce sont vos commentaires qui appellent très souvent et fatalement l’ironie. Mais bon, il n’y a pas cinquante moyens d’éluder. Bref, lisez Kant, étudiez-le, puis intéressez-vous ensuite à ceux qui ont sérieusement planché sur cet auteur (comme Philonenko, que vous connaissiez n’est-ce pas, et beaucoup d’autres), et ensuite seulement vous viendrez nous en parler, texte original à l’appui. Ce n’est pas un auteur facile d’accès, donc épargnez-nous votre « pensée » fast-food d’ado qui raconte tout ce qui lui passe par la tête sans rime ni raison. Ceci dit histoire d’éviter de « baver » (comme vous dites ) tout et n’importe quoi, sur des choses que vous ne maîtrisez pas.

       
    • Je me corrige : « une réponse peut être ironique », sans tiret donc.

       
  • Arthur Schopenhauer (AS) n’est pas un suivant de Kant : s’il l’est d’un point de vue chronologique, il est par contre son plus grand critique. C’est un créateur : il n’a pas d’antécédent dans sa théorie de la connaissance qui est complète en soi. Il ne s’appuie sur rien qu’il ne redémontre implacablement d’une façon que Kant n’a pu lui-même réaliser, par exemple sur l’apriorité de la causalité, pré carré exclusif de l’entendement. La pensée de AS abolit cette histoire du noumen dans le rapport sujet/objet ou phénomène. Il y a d’ailleurs une confusion profonde dans la philosophie de Hegel entre entendement/causalité/phénomène/raison/concept/représentation... une confusion qui n’existe pas chez AS. Si la valeur dialectique de Hegel et de ses héritiers est bien réelle pour expliquer les rapports d’organisation de l’Histoire donc de la face sociale de l’homme, tout ce qui se rapporte à la théorie de la connaissance est emberlificotée. AS s’est opposé vigoureusement, jusqu’à la caricature certes, à la pensée de Hegel sur ce sujet et, semble-t-il jusqu’à aujourd’hui encore, n’a pas encore été patiemment lu par les gens... Un autre AS, d’une autre époque, a aussi été victime de la stratégie de l’édredon...

    Des faits de perceptions et des déductions imparablement démontrées, la dissertation sur la quadruple racine de la raison suffisante et le livre I du monde, en regorgent. C’est presque "mécanique". J’aimerais voir un Clouscardien reprendre l’enchainement logique de ces ouvrages et démontrer qu’il n’y a pas cela dans l’homme AVANT qu’il ne fut un être social.

    La postérité de AS lui a fait du tord auprès du public philologique : Nietzsche, qui avait bien compris le bloc insécable qu’est la philosophie de AS, s’est juste chargé d’étudier son ombre, le mensonge, l’erreur, le Mal de l’homme, car AS ne s’intéressait qu’à ses Vérités, son Bien. Nietzsche s’est donné pour tâche d’explorer ce domaine et donc de mettre en lumière ce non-dit, d’inverser toutes les valeurs dans une époque qui le nécessitait sans doute et à cause de lui et de la vigueur de son écriture, on ne retient aujourd’hui de Schopenhauer que sa paternité et non ses vérités incontournables. Du coup, on a du Onfray et compagnie qui se trémoussent à la téloche en se prétendant Nietzschéen...

    Bref : relisez AS ! Sa philosophie politique est inexistante : il ne peut donc rien dire de pertinent sur les rapports de classe mais sur les fondements de la perception il est inégalable.

     

    Répondre à ce message

  • Kant : triomphe de la raison marchande pourrie du Capital...
    Lisez Hegel, Marx et Debord contre le Capital de la pourriture marchande !

     

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      Je suis gêné par le sujet de l’émission On veut faire de Kant le chantre du libéralisme bourgeois avec des associations d’idées très distendues. Bien sûr, je ne m’attendais pas à ce’ qu’il y ait une exégèse de la philosophie de la connaissance de Kant (Esthétique transcendantale, jugemment synthétique a priori, schemes, catégories de l’entendement) Il y a un imbroglio sur la chose en soi et le noumène ( ce dernier est d’ordre métaphysique et constitue,une tâche que se fixe la raison, malgré ses limites, dans les connaissances métaphysiques). Même s’il est indirectement fait référence à la Lettre de Stäudlin de 1793, l’emission occulte la partie morale de la philosophie kantienne ( loi morale et souverain bien). On peut reprocher à Kant d’avoir, par les Lumières, et son ouvrage Histoire d’un point de vue cosmopolitique viser le droit universel récupéré par les francs-Maçons. Il ne suffit pas d’opposer sommairement l’idealisme et la philosophie de la connaissance de Kant au matérialisme dialectique pour faire de ce philosophe un chantre de la pensée libérale. Par la suite, il y a eu d’autres philosophes mineurs qui ont pu servir la soupe à la pensée libérale.Il faut éviter les parti-pris trop marqués et difficile à maintenir

       
    • Votre commentaire instruit de son sujet et nuancé est intéressant @rathus22, de même d’ailleurs que celui de @Teiki plus haut. Merci à vous.

       
  • Ce concept de néo-kantisme appliqué à des phénomènes sociaux, ou simplement à des choses concues ou fabriquées par l’homme m’a semblé hors de propos en étant ici appliqué au libéralisme. Que la réalité ultime de la chose en soi soit inconnaissable, cela parait évident lorsqu’on est confronté aux phénomènes de la nature physique : on ne peut étudier que la représentation que notre cerveau nous en crée. Pour preuve, en physique des particules, l’observateur peut avoir une influence sur l’objet observé et l’amener à introduire la notion "d’incertitude".
    Que les réalités sociales puissent aussi être ici prises comme des "choses en soi", donc inconnaissables par essence, me semble être une utilisation abusive du concept kantien. Il me semblerait plutôt qu’une création humaine n’a pas de "chose en soi" par essence.

     

    Répondre à ce message

  • Bravo !!!
    j’ai adoré. Cela m’a permis de lier des concepts lus mais par trop complexes pour moi.

     

    Répondre à ce message