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Élection présidentielle en République arabe syrienne

L’élection présidentielle syrienne a été une célébration de la victoire face aux agressions extérieures. Elle a confirmé l’autorité de Bachar el-Assad, non pas pour ses idées politiques, mais pour son courage et sa ténacité en tant que chef de guerre. Les Occidentaux, qui ont perdu cette guerre, ne l’acceptent toujours pas. Ils considèrent donc cette élection comme nulle et non avenue. Ils persistent à présenter les autorités syriennes comme des tortionnaires et sont incapables de reconnaître leurs propres crimes.

 

La République arabe syrienne vient de procéder à une élection présidentielle malgré l’hostilité des Occidentaux qui souhaitent toujours à la fois la dépecer et la renverser au profit d’un gouvernement de transition sur le modèle de l’Allemagne et du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale [1]. Le scrutin s’est déroulé de manière équitable selon les observateurs internationaux issus de tous les pays ayant une ambassade à Damas. Bachar el-Assad a été massivement élu pour un quatrième mandat.

Ces données méritent quelques explications. Pour l’essentiel, cet article aurait pu être écrit en 2014, lors de la précédente élection présidentielle, les positions des Occidentaux n’ayant pas du tout changé malgré leur défaite militaire.

 

Le contexte

En 2010 (c’est-à-dire avant la guerre), la République arabe syrienne était un État en fort développement démographique et économique. Son président était le chef d’État arabe le plus populaire, à la fois dans son pays et dans le monde arabe. Il se promenait avec son épouse, sans escorte, n’importe où en Syrie. Il était considéré en Occident comme un exemple positif de simplicité et de modernité.

Lorsque, sur la base de fausses informations, les Nations unies ont autorisé les Occidentaux à intervenir en Libye, la chaîne qatarie, Al-Jazeera, a durant plusieurs mois demandé vainement à ses téléspectateurs de se soulever en Syrie contre le parti Baas. Après la chute de la Jamahiriya arabe libyenne sous les bombes de l’OTAN, des groupes armés ont détruit des symboles de l’État et attaqué des civils en Syrie. Comme en Libye, on trouvait des corps démembrés dans les rues. En définitive, à l’appel d’Al-Jazeera, d’Al-Arabiya et des Frères musulmans, des manifestations ont débuté contre la personne du président Bachar el-Assad, généralement au seul motif qu’il n’était pas un « vrai musulman », mais un « infidèle alaouite ». Jamais il n’était question de démocratie ; un concept qu’abhorrent les islamistes. Cependant d’autres manifestations, organisées par le PSNS, dénonçaient l’organisation de l’administration et le rôle abusif des services secrets. Des soldats du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), qui venaient d’être portés au pouvoir à Tripoli par l’OTAN, étaient transportés en Turquie avec leurs armes par les Nations unies comme « réfugiés », avant de fonder l’Armée syrienne libre [2]. La « guerre civile » débutait alors, tandis que les dirigeants occidentaux scandaient « Bachar doit partir ! » (et non pas « Démocratie ! »).

Durant deux ans, la population syrienne se trouvait confrontée à deux narrations différentes des événements. D’un côté les médias syriens dénonçaient une attaque extérieure et ne rendaient pas compte des manifestations contre l’organisation de l’État ; de l’autre, les médias arabes annonçaient l’imminente chute du « régime » et l’instauration d’un gouvernement de la Confrérie des Frères musulmans. De fait, une petite partie de la population soutenait derrière cette organisation secrète. Les troubles faisaient beaucoup plus de victimes parmi la police et l’armée que dans la population civile. Petit à petit, les Syriens réalisèrent que, quels que soient les torts de la République, c’est elle qui les protégeait et non pas les djihadistes.

Durant cette « guerre civile » de trois ans, les djihadistes armés et coordonnés par l’OTAN depuis Izmir (Turquie), encadrés par des officiers turcs, français et britanniques, occupaient les campagnes, tandis que l’armée arabe syrienne défendait la population regroupée dans les villes. En 2014, l’aviation russe intervint à la demande de la Syrie pour bombarder les installations souterraines construites par les djihadistes. L’armée arabe syrienne débuta alors la reconquête du territoire. C’est aussi en 2014 que l’OTAN encouragea la transformation d’un groupe djihadiste iraquien qui devint Daech (c’est-à-dire l’« État islamique en Iraq et au Levant ») [3]. En une année le nombre de djihadistes étrangers se battant contre la République arabe syrienne dépassa 250 000 hommes. Il est donc parfaitement absurde de continuer à parler de « guerre civile ».

Dès 2014 la République arabe syrienne créa un ministère de la Réconciliation, sous l’autorité du leader du PSNS, Ali Haïdar. Durant les sept années de guerre suivantes, la République s’est employée à amnistier les Syriens qui avaient collaboré avec les envahisseurs et à les réintégrer dans la société.

Aujourd’hui, le pays est divisé en quatre : l’essentiel est contrôlé par le gouvernement de Damas ; le gouvernorat d’Idleb, au Nord-Ouest, où les djihadistes se sont regroupés, est placé sous la protection de l’armée d’occupation turque ; le Nord-Est est occupé par l’armée américaine et des milices kurdes ; enfin le plateau du Golan, au Sud, est occupé par Israël qui l’a annexé unilatéralement avant la guerre.

 

La position des puissances étrangères

En droit international, l’Iran et la Russie sont présentes légalement en Syrie, tandis qu’Israël, la Turquie et les États-Unis occupent illégalement des parties différentes de son territoire.

Les États-Unis, qui avaient réuni la plus vaste coalition militaire de l’histoire humaine, sous le titre paradoxal des « Amis de la Syrie », ne sont pas parvenus à les maintenir unis. Progressivement, chacun a repris son autonomie et poursuit des objectifs qui lui sont propres.

- Si le Pentagone entendait détruire l’État syrien conformément à la doctrine Rumsfeld/Cebrowski [4],
- la Turquie espérait annexer certains territoires ottomans perdus, définis par le « serment national » de 1920 [5],
- le Royaume-Uni cherchait à retrouver ses intérêts économiques impériaux,
- et la France souhaitait rétablir son mandat, tel qu’établi par la Société des Nations en 1922 [6].

Après 10 ans de guerre, les armes ayant parlé, il est clair que le Peuple syrien entend conserver sa République et que celle-ci est passée dans l’orbite de la Russie. Jamais, à court et à moyen terme, les Occidentaux ne pourront la façonner à leur guise. On s’attendrait donc à ce qu’ils prennent acte de leur défaite et changent leur discours. Or, il n’en est rien. En politique comme en science, les doctrines ne disparaissent pas lorsqu’elles ont été vaincues ou démenties, mais uniquement avec la disparition de la génération qui les porte.

Les Occidentaux persistent donc à diffuser de fausses nouvelles et à accuser le président el-Assad et la République d’être des tortionnaires, exactement comme le IIIe Reich décrivait Charles De Gaulle comme un valet des juifs et des Anglais à la tête d’une bande de mercenaires et de tortionnaires.

Juste avant l’élection présidentielle syrienne, Washington et Bruxelles sont convenus de leur position commune. Selon eux, cette élection est nulle et non avenue car contraire à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. Or, ce texte [7], adopté il y a six ans, n’évoque à aucun moment l’élection présidentielle. Il pose au contraire que l’avenir de la Syrie appartient aux seuls Syriens et confirme la légitimité de la lutte de la République contre les groupes djihadistes. Il se trouve que ce texte a été suivi de négociations en Suisse entre les différentes parties syriennes, puis parallèlement en Russie. Les délégations étaient convenues de réformer la Constitution, mais n’y sont jamais parvenues. Petit à petit, les Collaborateurs de l’OTAN (les « opposants ») déposent les armes de sorte qu’il n’y a plus de délégués crédibles pour poursuivre les pourparlers.

 

Les réfugiés syriens

En 2010, il y avait 20 millions de citoyens Syriens (ainsi que 2 millions de réfugiés palestiniens et iraquiens) vivant en Syrie. En 2011, la Turquie a construit des villes nouvelles à sa frontière syrienne et a appelé les Syriens à s’y fixer le temps que la paix revienne dans leur pays. Ce faisant, elle mettait en œuvre une tactique de l’OTAN [8] pour priver la Syrie de sa population civile. Par la suite, la Turquie a opéré un tri parmi ces réfugiés, utilisant les sunnites dans ses usines et envoyant les autres en Europe. Simultanément, de nombreux autres Syriens ont fuit les combats vers le Liban et la Jordanie. Ils sont aujourd’hui un total de 5,4 millions enregistrés par l’UNHCR à l’étranger.

Compte tenu de la désorganisation du pays, il est impossible de déterminer avec précision le nombre de morts dus à la guerre. Celui-ci est d’au moins 400 000 Syriens, peut-être beaucoup plus, et au moins 100 000 djihadistes étrangers. De même, on ignore le nombre et la nationalité des habitants sous contrôle turc ou états-unien. Les Occidentaux n’ont cessé de diffuser des chiffres grotesques durant la guerre. Ainsi, ils parlaient d’un million de « démocrates » dans la Ghouta orientale, mais lorsqu’elle est tombée, en 2013, il n’y avait que 140 000 personnes (90 000 Syriens et 50 000 étrangers). Le chiffre de 3 millions d’habitants dans les zones occupées, donné par les Occidentaux, n’a probablement pas plus de valeur.

Quoi qu’il en soit, les citoyens syriens seraient actuellement 18,1 millions selon la République arabe syrienne. Mais beaucoup de gens n’ont pas donné signe de vie aux autorités syriennes et vivent peut-être encore réfugiées à l’étranger.

Les Occidentaux, oubliant leur tactique démographique et intoxiqués par leur propre propagande, sont persuadés que les réfugiés ont fui leur pays pour échapper à la « dictature ». Pourtant l’élection présidentielle à l’ambassade au Liban a donné lieu à d’invraisemblables manifestations de victoire face aux agresseurs étrangers et de fidélité à la République. L’immense majorité des Syriens réfugiés n’a cessé de clamer qu’elle n’avait pas fui le « régime », mais les djihadistes. Les mêmes scènes avaient eu lieu en 2014.

 

La candidature de Bachar el-Assad

Contrairement à une idée reçue, Bachar el-Assad n’a pas hérité de la présidence syrienne. Il ne se destinait pas à la politique et s’était installé à Londres, en 1992, où il vivait une existence de médecin ophtalmologue. Il s’appliquait à servir ses patients, refusant d’ouvrir un cabinet pour les seuls riches et préférant travailler à l’hôpital pour tous. Cependant, à la mort de son frère Bassel, il accepte de rentrer au pays et de suivre une académie militaire. En 1998, son père, le nomme à la tête de la Société informatique syrienne, puis lui confie des missions diplomatiques. Lorsque le président Hafez el-Assad meurt, Bachar n’est pas candidat à sa succession, mais une période d’incertitude s’ouvre pour le pays. C’est sous la pression du parti unique de l’époque, le Baas, qu’il accepte la présidence de la République ; décision confirmée non par une élection, mais par voie référendaire.

Devenu président, il s’attache à libéraliser et à moderniser son pays. Il se comporte en ces temps comme tous les dirigeants européens, ni mieux, ni pire. Mais en 2011, lorsque son pays est attaqué et que les Occidentaux lui offrent des privilèges s’il accepte de partir, il ne se courbe pas, mais se révolte. La famille Assad (« Lion » en arabe) est connue pour son sens du devoir et sa maitrise de la peur. Cet homme comme les autres s’avérera être un dirigeant exceptionnel. Comme Charles de Gaulle, il passa d’un statut d’homme ordinaire à celui de libérateur de son pays.

 

L’élection présidentielle de 2021

La loi syrienne pose que seuls les citoyens qui sont restés dans le pays durant les dix dernières années, c’est-à-dire durant toute la guerre, ont le droit de se présenter. C’est un moyen de disqualifier ceux qui sont allés se vendre aux Occidentaux. Aussi, seuls trois candidats se sont présentés à l’élection présidentielle de 2021. Les candidats ont eu l’occasion de souligner les problèmes sociaux créés par la guerre et de débattre des moyens de les résoudre.

Mais le scrutin lui-même ne pouvait être qu’un plébiscite ; qu’une expression du remerciement de la Nation à l’homme qui l’a sauvée. 76,64 % des électeurs inscrits ont voté. 95,1 % d’entre eux ont choisi Bachar el-Assad. C’est beaucoup plus qu’en 2014.

Partout la foule a célébré la victoire. C’était autant celle de l’élection présidentielle que celle de la guerre contre les envahisseurs.

Les Occidentaux ne la reconnaissent pas. Ils sont hantés par le souvenir de leurs propres crimes qu’ils tentent de masquer : la majeure partie des habitations, des villes entières, ne sont plus que des tas de ruines, 1,5 millions de Syriens sont handicapés et au moins 400 000 sont morts.

Thierry Meyssan

 

Notes

[1] « L’Allemagne et l’ONU contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 28 janvier 2016.

[2] « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[3] « Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 juillet 2019.

[4] « La doctrine Rumsfeld/Cebrowski », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2021.

[5] « Serment national turc », Réseau Voltaire, 28 janvier 1920.

[6] « Il faut envoyer l’ONU pour pacifier la Syrie », Entretien de Valéry Giscard d’Estaing avec Henri Vernet et Jannick Alimi, Le Parisien, 27 septembre 2015. « Pourquoi la France veut-elle renverser la République arabe syrienne ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 octobre 2015.

[7] « Résolution 2254 (Plan de paix pour la Syrie) », Réseau Voltaire, 18 décembre 2015.

[8] “Strategic Engineered Migration as a Weapon of War”, Kelly M. Greenhill, Civil War Journal, Volume 10, Issue 1, July 2008. Understanding the Coercive Power of Mass Migrations,” in Weapons of Mass Migration : Forced Displacement, Coercion and Foreign Policy, Kelly M. Greenhill, Ithaca, 2010. “Migration as a Coercive Weapon : New Evidence from the Middle East”, in Coercion : The Power to Hurt in International Politics, Kelly M. Greenhill, Oxford University Press, 2018.

Retrouvez les analyses de Thierry Meyssan, sur E&R :

 
 






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29 Commentaires

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  • #2737691

    " les occidentaux qui ont perdu cette guerre " : absolument pas . Ils ont détruit aux 3/4 la Syrie, pour la rendre incapable d’attaquer Israël . C’est une grande victoire sioniste, et d’ailleurs la belle Tsahal, entre deux massacres de civils palestiniens, continue à bombarder allégrement tout ce qu’elle veut en Syrie .

     

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    • #2737777
      Le 2 juin à 11:15 par electhor
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      La Syrie n’a jamais eu l’intention d’attaquer Israël, et c’est d’ailleurs ce que beaucoup de débiles djihadistes reprochaient à Assad. C’est un réaliste en son genre, et il sait très bien que son pays n’aurait pu gagner une guerre ouverte et n’y avait pas intérêt. il y a même eu une tentative de réconciliation via la Turquie.

       
    • #2737945
      Le 2 juin à 14:43 par VIVACHAVEZ
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      @obs

      Vous n’êtes pas très observateur. N’avez vous pas remarqué que l’agresseur en chef dans cette région est Israel, Israel, encore et toujours Israel ?

       
    • #2738466
      Le 3 juin à 11:55 par Bayinnaung
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      @ obs

      Ça c’est l’argument que les naïfs, comme Leking, nous ont servi et resservis à satiété.
      La propagande qu’un empire sort systématiquement quand il a perdu, à savoir qu’il a gagné (forcément, il ne perd jamais (même au Vietnam)) mais par des moyens différents que ceux prévus au départ (c’est comme l’armée anglaise à l’issue de l’opération Market Garden qui a camouflé son échec en prétextant que son seul objectif avait été de capturer quelques ponts au sud de la Hollande), ou la propagande allemande qui justifie toute défaite face aux méchants Russes par des sophismes genre "reculer pour mieux sauter", "c’est de la défense élastique", "bientôt va arriver l’arme nouvelle", ou encore "on fait le boulot pour que les américains nous remercient à l’issue de la guerre d’avoir tué tous ces communistes", etc.

      On dit que l’empire n’a pas envahi le pays mais qu’il comptait juste le démolir :

      1) Alors dans ce cas, pourquoi cet objectif-là, n’a-t-il pas été affiché depuis le début ? Au lieu du "Bachar doit partir" en du "La Syrie doit être partitionnée" ?

      2) Un pays, tôt ou tard, ça finit par se reconstruire.

      3) Pour gagner une guerre on doit (entre autres) anéantir ou retourner une armée ennemie, pas le voir monter en expérience de combat, en puissance de feu et en fidélité au gouvernement en place (ce qui est le cas à l’heure actuelle).

      4) L’objectif était bel et bien de faire choir Bachar Al-Assad et ils n’y sont pas parvenus.

      5) L’objectif n’était PAS de renforcer la présence Russe & Iranienne dans le secteur. Or, c’est à présent le cas ... d’où la réécriture de la réalité sur le fait que Poutine marche main dans la main avec l’empire qui ne peut jamais perdre (forcément), que tout était prévu depuis le départ ... dans ce cas pourquoi l’empire finance-t-il une guerre larvée contre la Russie en Ukraine ?

      6) La politique de la terre brulée (parce que c’est de ça dont il s’agit au final) reste avant tout une politique de loser qui sait qu’il ne peut pas tenir le territoire qu’il entend envahir. Si on ne peut pas contrôler la Syrie, alors personne ne la contrôlera.

      C’est la finalité de la politique occidentale de soutien aux jihadistes dans le Sahel. Provoquer et entretenir le chaos dans la région pour que ni les Chinois, ni les Indiens ne viennent s’y installer...bon, ça marchera, jusqu’à ce que d’autres imitent la Syrie de Assad. Comme d’hab’ avec l’occident déclinant : on est face à du court-termisme.

       
  • #2737697

    " République arabe syrienne "... Hafez El Assad a fait un coup d’Etat en 1970 : ce dictateur a gardé le pouvoir jusqu’à sa mort en 2000 . Il a transmit le pouvoir à son fifi , il n’est pas question de "république", il est question d’une dictature héréditaire, comme en Afrique . Elections-bidon n’en déplaise au rêveur sympathique T . Meyssan .

     

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    • #2737735
      Le 2 juin à 10:05 par Bisimilaye
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      oui Oscar, parfaitement et Micron 1er a été élu démocratiquement quant à la marmotte elle plie le chocolat dans du papier alu. Une synthèse...
      je reprends des moules

       
    • #2737738

      Remplace Bachar par macron et ton texte devient plus réaliste. La dictature existe en France sans nécessité aucune. En Syrie, la guerre en était une.

       
    • #2737770
      Le 2 juin à 11:05 par en vérité
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      En vérité, Oscar a raison, lui tomber dessus ne sert à rien.

      La Syrie est effectivement une dictature, une dictature qui plaisait à son peuple, qui le rendait relativement prospère, je ne vois pas où est le problème. C’est un mal très français de croire que la république est l’alpha et l’oméga de la politique intègre, et quand on voit où cela a mené le pays, laissez les garder espoir dans leur dictature.

      Une république pourrie vaut-elle mieux qu’une dictature intègre ?

      C’est une vraie question ... pour moi, le choix est vite fait : quand le boulanger fait un bon pain, je me ramène pas pour lui dire de changer sa cuisson, c’est logique (mais tous les citoyens n’ont pas cette humilité et cette décence élémentaire). Donc si la dictature d’Assad plait au syriens, pourquoi chercher à leur enlever (s’ils agressaient les pays voisins, d’accord, mais là ça n’est clairement pas le cas).

       
    • #2737888

      Tu nous parles un peu des monarchies ? On se passe le témoin très normalement dans la famille et aucune "république" ne critique jamais ! L’autocratie patriotique est mille fois meilleure que la démocratie apatride ...

       
    • #2737948
      Le 2 juin à 14:47 par VIVACHAVEZ
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      Vous avez raison Oscar, notre raie publique est si vertueuse, j’en ai les larmes aux yeux.

       
  • #2737708

    La stratégie visant à vider la Syrie de ses habitants est évidente et ce, jusqu à maintenant.
    Le blocus, la loi Caesar visent bien à décourager les syriens qui sont restés dans leur pays en les incitant à le quitter, à dissuader ceux qui ont fui (par exemple au Liban) d’y retourner.

     

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    • #2737788

      Les Syriens sont connus comme les "meilleurs parmi les arabes".
      Donc pas étonnant, qu’ils aient été quasiment invités à bras ouverts dans plusieurs pays Européens ( Allemagne, Suède, etc). Et, si je ne me trompe, un autre pays est en train de réfléchir à comment faire venir ce qu’il y a de meilleur chez les Syriens ( les éduqués, les sophistiqués, etc), et ce n’est pas un pays arabe.

       
  • #2737729

    Vu le reportage hier à la télé : certes Bachar est toujours là uniquement parce que porté par la Russie et l’Iran ; Damas est une ville en ruines et la Syrie mettrait 50 ans à s’en relever ( à supposer que l’Empire lui fiche la paix )..

     

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    • #2737853

      Les americano-sionistes travaillent à ce que la Syrie ne se relève jamais de cette guerre en effet.
      Mais ce n’est pas pour autant qu ils auront gain de cause. Déjà Russie et Iran allaient lâcher leur allié syrien, Assad allait accepter de quitter, les syriens allaient se soulever en masse, puis c’était déserter en masse...autant d objectifs qui n’ont pas été remplis.

       
    • #2737886

      Je vous invite à regarder la chaîne al maydeen vous verrez que damas n’est pas en ruine et que les autres provinces sont presque toutes reconstruites malgré l’embargo

       
    • #2737988

      Révolte… comment est ce possible vu que le gouvernement légal ne contrôle, au mieux, que les 2/3 du pays ?

       
    • #2738070

      Israël veillera à ce que la Syrie ne se relève jamais, comme l’Irak ou la Libye .

       
  • #2737899

    Bonjour,

    "Les Syriens sont connus comme les "meilleurs parmi les arabes".
    Tu est sérieux là ??
    Meilleurs dans quel domaine ?

    Franchement vu les énergumènes venus s’installer en Turquie ou les mendiants qui squattent les carrefours routiers de France avec le panneau inscrit "famille syrienne", j’ai franchement beaucoup de mal à te croire Cher ami.

    Je suis désolé d’écrire cela mais ces gens là ne vivent pas comme nous. C’est la triste réalité.

    Nous avons aucun point commun avec eux sérieux !
    Culture différente, religion différente, coutume différente ....
    Le fait simplement de "cracher" par terre en public et devant tous est normal pour eux.

    Très peu sont instruits et beaucoup sont analphabète. Beaucoup n’ont pas de métier... Ils sont bons à fumer la chicha mais c’est tout.... Croyez moi.

    Il faut bien comprendre quelque chose. Les riches familles Syrienne et les personnes importantes ( ingénieur, médecin, industriel...) on déjà quitté le pays il y’a bien longtemps.

    Ils se sont installés tranquille aux Etats Unis, Canada.... Ceux qui sont restés en Syrie n’avait tout simplement pas les moyens de fuir la guerre, car aucunes valeurs intellectuelles, financières, spirituelles...

    Excusez les fautes d’orthographe...Merci.
    Salutations.

     

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  • #2737925

    Assad, un fin politique. Il vaincra.Il reconstruira. Et enfin, il sera reconnu !

     

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    • #2738561

      On a peut être pas la même constatation de " reste à flot ", les infrastructures, hôpitaux, routes, écoles, maison la liste est longue.
      On quémande des aides d’investissement, c’est une tragédie.
      y’a toujours des syriens au quatre coin du monde, notamment ils commencent à gêner les libanais, sans parler des européens. D’ailleurs pourquoi les Syriens réfugiés dans le monde retournent pas en Syrie ? C’est la pression médiatique, la peur de rentrer au pays et de voir la police, la précarité, la tension monte au Liban car les libanais comprennent pas pourquoi les Pro Bachar ceux qui ont " voté " pour " Bachar " ne rentrent t’ils pas en Syrie.
      D’ailleurs on peut remarquer la contradiction, les syriens qui résident au Liban votes, les autres non en Turquie ou ailleurs non ils ont le sida.

      Juste on dit réfugiés, c’est le poil qui ce redresse, on amalgame ça avec l’immigration, les musulmans, terroristes et l’Islam un beau fourre tout.
      Erdogan accueil les réfugiés de l’ordre de 4 millions officiel, d’ailleurs même si en échange il lâche tantôt 30 000 réfugiés par si par là, c’est qu’un petit échantillon et c’est pour montrer les contradictions flagrante des instances européennes qui donnent des leçons chaque matin, il les fait payer littéralement et vous voulez mon avis il a bien raison. En Turquie c’est l’opposition de gauche qui par ailleurs utilisent les tentions que procurent les syriens dans les villes turcs " contre Erdogan " avec une complicité à peine caché des américains et des occidentaux.
      Mon but est pas de pas vous faire lâcher une larme pour Erdo, mais pour lui faire la leçon à d’autres.
      On reproche à Erdogan ce que l’Iran fait en Irak, au Liban, au Yemen et maintenant en Syrie c’est un loto.
      Je vais vous répondre très sincèrement, la Turquie applique une politique équilibriste très proche de la France (à la manière de DeGaule). Contrairement à la France la Turquie est un carrefour et un milieu de passage de pèlerins, et de marchandises on peut remonter jusqu’à la route de la soie voir même de l’Antiquité. Bref pour répondre au plus vite, Erdogan essaye d’être indépendant, et incontournable sur la scène international, il réussi et il dérange. Pour conclure je préfères et de loin les objectifs d’Erdogan que de Bachar, ou de Poutine vis à vis de Bachar y’a pas photo.
      D’accord Bachar n’est pas clean, comme beaucoup de dirigeants ( Erdo inclus) mais il propose quoi en Syrie concrètement ? Un triste avenir à mon avis.

       
    • #2738610
      Le 3 juin à 16:05 par Bayinnaung
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      y’a toujours des syriens au quatre coin du monde



      Grâce en soit rendue à la Turquie de Merdoglan.

       
    • #2738620
      Le 3 juin à 16:24 par Bayinnaung
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      y’a toujours des syriens au quatre coin du monde



      Grâce en soit rendu à la politique de bon voisinage de Recep qui est responsable du chaos en Syrie.

      La Turquie est un lieu de passage ... essentiellement de terroristes et d’immigrés illégaux (les pèlerins qui veulent se rendre à la Mecque ou à Jérusalem...y vont en avion).

      Enfin, ce serait sympa de ne pas comparer Merdoglan à DeGaulle parce que celui-ci ne soutenait pas des terroristes chez ses voisins proches. L’argument du "on y est pour rien, on joue les équilibristes" ressemble plus au EN MÊME TEMPS Macronnien qu’à une position plus équilibrée de DeGaulle qui consistait surtout à prendre en compte les intérêts de tous les belligérants (ce que fait actuellement Poutine) afin de préserver l’équilibre à long terme de la région. De Gaulle a sa statue en face du parti Russie-Uni à Moscou et reste un dirigeant reconnu dans le monde entier (même si son image est ternie par ses successeurs). Erdo, en revanche, n’aura jamais cet honneur et restera un énième serviteur de l’empire, à la Saddam Hussein, qui finira, lui ou son successeur, remercié par l’empire de la plus merdique des façons.

      Du reste cet "équilibrisme" à la Erdo est moins proche de la Russie Poutinienne ou de la France Gaullienne que de celui d’israël (on est juif, donc un peu originaire de la région (parait-il) et EN MÊME TEMPS on est la meilleure base avancée des USA dans la région pour y foutre le boxon). A ce moment-là, oui, je reconnais à ce Recep (sioniste) d’avoir assez de jugeote pour oublier son rôle en tant que leader musulman en imitant avec autant de talent l’état hébreux.

      Les israéliens et les turcs ont au final bien des points communs ... à l’instar des Kurdes et des Palestiniens.

       
    • #2738845
      Le 4 juin à 00:09 par blablablablobloblo
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      @bayinaung

      Le jour où tous les pays limitrophes de la France seront tour à tour attaqués et dévastés par une coallition les Turcs s interesseront à votre avis sur leur "interventionisme"

      Si cela était le cas et que le.gouvernement Français la jouait comme Erdoğan, soit se mêler de l’histoire pour ne pas être le grand perdant...vous n auriez rien à y redire.

      C est facile de parler depuis votre région !

       
    • #2738847

      Il est tellement facile de prendre une phrase et n’avoir aucun argument.
      À titre comparatif, quand Poutine intervient dans le Dombass, ou bien en Libye il fait quoi concrètement j’aimerais bien que vous entendre.
      Car je vous signale que les intérêts et les lobby même si La Turquie vend plus d’arme Les Américains, les russes les français sont les champions du monde ( un système bien huilé) Le système c’est quoi au juste, c’est un Erdogan qui coopère avec Poutine ? Donc Poutine est complice du système voir il l’alimente ? Ça ne mène à rien cette situation, Erdogan défend ses propres intérêts parfois au détriment du système si vous avez un peu de jugeotte, un esprit éclairé vous le verrez. Stéphanie Blet et Dieudonné n’ont pas choisi la Russie mais bien la Turquie ce qui prouve bien que si l’on veut parler des sionistes il est beaucoup plus facile de le faire en Turquie. Vous voyez pas que le président Turque essaye de sortir du système ? Des LGBT, d’une pression financière imposante, une indépendance ? Il dit souvent le monde est plus grand que 5, un mec du système c’est Macron pas Erdo.

       
    • #2738852

      ERDOGAN est responsable de la destruction syrienne vous vivez ou monsieur ?
      Donner autant de poid et d’importance à la Turquie c’est bien les mensonges de BFM TV que vous utilisez contre Erdogan. Donc ça vous gêne pas le moins du monde de raconter et de penser de telle connerie. Le premier responsable c’est bien Bachar à tord ou à raison, c’est lui le responsable juridiquement de l’état de son pays faut arrêter de le dedoiner de sa mission de protéger chaque syriens et pas seulement ceux qui votent le parti Baas. On dirait Macron qui utilise le Covid pour justifier le chaos et l’incompétence. Vous savez à cette époque 2010, 2012 La Turquie n’était pas puissante, peut être même soumise à l’OTAN , comme en Libye où elle à perdu des gros marchés juteux au détriment de l’action française. Vous reprochez quoi à Erdogan d’avoir une frontière poreuse ? De défendre les musulmans sunnite ? Je vous écoute éclairez moi par votre sagesse sélective juste évitez moi les discours anti Kurdes ya déjà BHL dans ce domaine il vous dépasse sur bien des sujets.

       
  • #2738110

    Pas de surprise sur Bachar, les louanges encore les louanges. On peut voir les choses avec des nuances ? À lire l’article il a tout réussi. Pour commencer les chiffres donnés par les occidentaux pour gonfler les nombres de mort et interpeller l’opinion public c’est autant condamnable que le vote de la république Syrienne pour la reconnaissance du génocide arménien 1500000 morts, suite à une prise de bec avec Erdogan car la bataille du chiffre est agaçant sans parler de la shoah. Après dire qu’il ya beaucoup de réfugiés chez les occidentaux c’est une farce car la majorité des réfugiés sont bien au moyen Orient. Comparer Bachar à De Gaule cest d’une stupidité, De Gaule on l’aime ou on l’aime pas il a rassemblé les français, Bachar lui à travers son élection présidentielle et évidemment son parti Baas quasi unique traite les millions de réfugiés de collaborateurs c’est sur qu’il n aide pas à une égalité et une réconciliation du pays . Des millions de réfugiés syriens ont du abandonner leurs biens à cause des terroristes, des bombes occidentales lâchés sur leurs têtes on peut comprendre tout à chacun qu avoir un peu de cervelle, va se réfugier là où il peut mais de la à considérer les millions de syriens comme des non syriens pour pas qu’il puisse voter c’est une honte. Pour finir De Gaule il était plutôt neutre entre les deux puissances on peut constater, Bachar a tord ou a raison qu’il c’est fait bouffé par Poutine pourquoi ? Certains me diront pour garder son trône, d’autres pour les syriens, d’autres encore pour l’indépendance. Bachar n’a pas combattu pour l’indépendance de son pays, car pour obtenir cet objectif il aurait fallu ne pas tomber dans l’une des deux mains parmi les deux grosses puissances objectivement. Maintenant Bachar pour aller pisser il doit demander l’autorisation à Poutine, certe il a gagné en popularité ( et encore et à quelle prix ? ) Mais aux prix de sa loyauté sans faille à Poutine, un pays en ruine des nouveaux ennemis ( occidentaux américain ) des morts, de la pauvreté, pendant une période de crise Covid c’est pas foufou comme bilan. On peut pas tout reprocher à Bachar on est d’accord en revanche ,émettre des jugements sur ses choix stratégiques. Recevoir des gages des russes et des Iraniens en échange des missiles israélien sur le sol Syrien à cause des activités Iraniens pas terrible. Poutine bombardes les milices pro turc par contre laisse passer les missiles Israélien. Assumer votre rôle de protecteur Mr Poutine.

     

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    • #2738342

      C’est vrai que désormais, Bachar est dépendant à 100% de la Russie de Poutine ; à terme, les Russes négocieront avec Israël selon leurs propres intérêts…la Syrie sera démembrée en plusieurs régions plus ou moins autonomes.,,

       
    • #2738472
      Le 3 juin à 11:59 par Bayinnaung
      Élection présidentielle en République arabe syrienne

      La Syrie se maintient à peu près à flot malgré l’hostilité de ses voisins et de l’empire.

      La Turquie boit le bouillon toute seule, sans menace sur son sol.

      Ça fait quand-même un bon point pour Assad par rapport à Erdogan, non ?

       
    • #2738797

      @Bayinnaung
      En quoi la Turquie boit le Bouillon ? Explique nous le génie. J’ai hâte.