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Exit Hannah Arendt

L’éloge passéiste de la cité antique

Omniprésente dans les manuels scolaires, elle passe pour une grande philosophe, et on ne compte plus les livres, articles et documentaires qui chantent ses louanges. Phare de la pensée politique moderne, elle aurait tout compris : la démocratie et le totalitarisme, la cité antique et la société moderne, le mensonge et la violence, la Révolution et les droits de l’homme. Portée aux nues par la doxa universitaire, elle figure au panthéon philosophique de l’Occident démocratique. Elle passe pour une référence obligée, un point de passage incontournable destiné à tous ceux qui veulent comprendre le monde contemporain, ses contradictions et ses impasses.

 

Il n’y a qu’un problème : Hannah Arendt est elle-même une impasse théorique et politique. Il suffit d’ailleurs de la lire avec un peu d’attention pour s’apercevoir qu’elle a tout faux. Non seulement sa lecture de l’histoire moderne est erratique, mais sa vision de la démocratie est passéiste et réactionnaire.

Des preuves ? Elles sont légion. Ne pouvant tout examiner en une fois, on s’intéressera à la conception arendtienne de la démocratie. Dans Condition de l’homme moderne (1951), Hannah Arendt explique que la seule égalité légitime est celle qui règne entre les citoyens, et non entre les hommes. L’égalité dans la cité antique, à ses yeux, est sans commune mesure avec l’égalité qui prévaut dans les sociétés modernes. Tandis que la cité grecque est une remarquable aristocratie politique, la démocratie moderne est le théâtre d’un conformisme généralisé, où l’esprit de compétition s’est dilué dans l’égalitarisme et la médiocrité ambiante.

Cet éloge passéiste de la cité antique s’articule à une analyse particulière de l’agir humain. Si Arendt distingue le travail et l’action comme modalités de l’activité humaine, c’est pour dévaloriser le premier, qu’elle attribue à « l’homme-animal social ». Le travail est soumission à la nécessité naturelle, tandis que l’action, à l’autre extrémité, représente la noble dimension de l’activité politique. C’est pourquoi il faut parler d’un « animal laborans » pour désigner le travailleur, lequel « n’est jamais qu’une espèce, la plus haute si l’on veut, parmi les espèces animales qui peuplent la terre ».

La politique visant à l’émancipation des travailleurs, poursuit Arendt, n’a donc abouti qu’à « courber toute l’humanité, pour la première fois, sous le joug de la nécessité ». Le travail productif n’étant que l’asservissement à la nécessité, « les hommes ne pouvaient se libérer qu’en dominant ceux qu’ils soumettaient à la nécessité ». Pour que les citoyens puissent s’adonner à l’exercice du pouvoir, il fallait que la production de leurs conditions d’existence fût assurée par une classe subalterne. Mais pour Arendt, cet état de fait est intangible, et vouloir transformer la condition des travailleurs n’a aucun sens. La sublimation du citoyen appelé à incarner les vertus nécessite, de tout temps, le travail manuel de l’animal laborans.

Cette idée-force, elle ne cessera de la marteler. Se demandant, dans son Essai sur l’insurrection hongroise publié en 1956, s’il est possible de faire marcher des usines dont les ouvriers seraient les propriétaires, la philosophe répond sans détour : « En réalité, il n’est pas sûr du tout que les principes politiques d’égalité et d’autonomie puissent s’appliquer à la sphère de la vie économique. Après tout, la théorie politique des Anciens n’avait peut-être pas tort lorsqu’elle affirmait que l’économie, liée aux nécessités de la vie, requérait pour fonctionner la domination des maîtres. »

La lutte contre la pauvreté ? Inutile d’y penser. Ignorant superbement la lutte des classes, Arendt estime que « la vie humaine s’est trouvée en proie à la pauvreté depuis des temps immémoriaux » et qu’« une révolution n’a jamais résolu la question sociale ni libéré des hommes du fléau du besoin ». Alors que les démocraties modernes, par leur obsession du social, ruinent les chances d’une véritable aristocratie des égaux, la cité antique avait compris que l’esclavage était le prix à payer pour l’exercice héroïque des vertus civiques. « Toute souveraineté tient sa source première, la plus légitime, du désir qu’a l’homme de s’émanciper de la nécessité vitale, et les hommes parvinrent à cette libération par la violence, en forçant d’autres à porter à leur place le fardeau de la vie.  » Voilà qui est clair, et la conclusion s’impose : « Rien, pourrions-nous dire aujourd’hui, ne saurait être plus obsolète que d’essayer de libérer le genre humain de la pauvreté par des voies publiques ; rien ne saurait être plus futile ni plus dangereux », écrit-elle dans son essai De la révolution publié en 1963.

Mais ce n’est pas tout. Cette conception aristocratique de la vie politique conduit Hannah Arendt à nier l’universalité humaine, quitte à pulvériser un concept-clé hérité de la philosophie des Lumières : « La distinction entre l’homme et l’animal recoupe le genre humain lui-même : seuls les meilleurs, aristoi, qui constamment s’affirment les meilleurs et préfèrent l’immortelle renommée aux choses mortelles, sont réellement humains. » Reprenant explicitement la critique réactionnaire des droits de l’homme formulée par Edmund Burke, Arendt récuse l’universalité des droits humains. À ses yeux, c’est un principe funeste qui aurait pour effet de « réduire les nations civilisées au rang des sauvages », des populations primitives, « des gens sans-droits, qui apparaissent comme les premiers signes d’une possible régression par rapport à la civilisation ».

Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’Arendt voue une admiration sans bornes à la Révolution américaine, menée par des propriétaires d’esclaves, et qu’elle rejette la Révolution française, qui abolit l’esclavage colonial. De même que, dans les années 1960, elle refuse toute portée politique aux revendications des Afro-Américains pour les droits civiques et relègue au second plan ce qu’elle appelle dédaigneusement la « Negro question ». Toute philosophie est sous-tendue par une certaine idée de l’homme et de la société. Celle que défend Hannah Arendt participe d’une idéologie qui habille son conservatisme des oripeaux de la cité antique, justifie rétrospectivement l’esclavage et congédie le progrès social comme une dangereuse utopie. Ses détracteurs lui reprochent ses équivoques, l’indétermination de ses concepts, le mouvement erratique de sa pensée. Ce qui pose problème, c’est plutôt l’obscure clarté de ses anathèmes contre les idées progressistes et le compendium avarié de ses présupposés anti-humanistes. Exit Hannah Arendt.

Bruno Guigue

 

Bruno Guigue, sur E&R :

 
 



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54 Commentaires

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  • #2625177
    le 23/12/2020 par Hlovis
    Exit Hannah Arendt

    Il suffit d’ailleurs de la lire avec un peu d’attention pour s’apercevoir qu’elle a tout faux.




    C’est une exagération et c’est fatiguant... Arendt est libérale, en cela elle est insupportable, j’en conviens. On peut lui trouver toutes sortes de limites, j’en conviens aussi. Mais écrire qu’ « elle a tout faux »... non, ce n’est pas sérieux.

    Ce qu’elle écrit par exemple de l’autorité, dans La crise de la culture, est excellent. C’est qu’elle écrit de l’idéologie, du mensonge et de la vérité dans Le système totalitaire est tout aussi pertinent.

    On ne voit pas non plus ce qu’il y aurait de faux dans une phrase comme « la démocratie moderne est le théâtre d’un conformisme généralisé, où l’esprit de compétition s’est dilué dans l’égalitarisme et la médiocrité ambiante ».

    Elle n’a pas « tout faux »... ce serait trop facile...

     

    • #2625309
      le 23/12/2020 par Dieu est un boulet
      Exit Hannah Arendt

      Ce qui est faux est que la démocratie moderne est une confiscation de la démocratie par le pouvoir de l’argent qui loin de diluer l’esprit de compétition l’a exacerbé, augmentant de même l’esclavage des masses contraintes au conformisme faute de temps à soi


    • #2625312
      le 23/12/2020 par PL
      Exit Hannah Arendt

      Je confirme que cette condamnation à l’emporte-pièce est très étonnante de la part d’un aiteur qui est d’habitude sérieux.

      Condition de l’homme moderne, est un des très rares essais philosophique du XXe siècle qui ait une véritable valeur. C’est aussi le seul qui ait jamais été écrit par une femme.

      Sa conception de la société n’y est pas du tout libérale, et donc hédoniste, mais héroïque.

      Si il y a un livre du XXe siècle à lire, c’est celui-là.


    • #2625566
      le 24/12/2020 par yul
      Exit Hannah Arendt

      @Dieu est un boulet
      Pouvons constatez que, tout au long du XXe siècle, l’homme a "échangé" son temps de travail contre du temps de "loisir"... et n’a cessé de perdre sa conscience politique (sa conscience tout court ?) pour se complaire dans la futilité consumériste ?
      Il me semble qu’il suffit de regarder le monde tel qu’il est aujourd’hui et non pas de le "rêvé" à l’aune d’une quelconque idéologie...


  • #2625188
    le 23/12/2020 par Sertorius
    Exit Hannah Arendt

    et un bravo de plus pour le droit-de-l’hommisme et la révolution française qui ont amené l’esclavage des autochtones (loi le Chapelier) et la belle situation actuelle du monde entier, un !


  • #2625231
    le 23/12/2020 par Thémistoclès
    Exit Hannah Arendt

    Bon !
    Elle n’a pas TOUT Faux, mais pour avoir lu uniquement "La nature du Totalitarisme",
    je peux dire qu’elle n’apporte rien de "bouleversifiant".

    Le seul point important est son constat que HITLER = STALINE.

    Elle est devenue à la mode après la parution de l’ouvrage génial de Jean-Edern Hallier "L’honneur perdu de François Mitterrand".
    Extrait :
    "Le clan forme des hiérarchies selon des degrés d’initiation, il règle la vie de ses membres selon une croyance secrète et fictive qui fait que toutes choses semblent être autres, adoptant une stratégie de mensonges cohérent pour tromper les masses non initiées", écrit Hannah Arendt. (...)
    Il est à la fois paradoxal et remarquable que les organisations totalitaires aient pu emprunter tant de procédés d’organisation aux sociétés secrètes sans jamais essayer de garder le secret de leur objectifs.

     

    • #2625313
      le 23/12/2020 par Dieu est un boulet
      Exit Hannah Arendt

      Hitler = Staline ? Quelle belle connerie... qu’est-ce qu’il faut pas dire pour se sentir exister...


    • #2625438
      le 24/12/2020 par kiki
      Exit Hannah Arendt

      Staline = Hitler . C’ est débile comme formule , en histoire "=" ne veut rien dire, il faut contextualiser les événements car , autrement on peut ajouter : = Churchill & l ’Empire Britanique = USA = etc..(tous les pillards exterminateurs)
      Pour les petits Français , en période de collaboration c’ était " plutôt Hitler que Staline", maintenant ils n’osent plus à cause de la Shôôah, alors ils disent "Staline = Hitler".
      Allez dire "Staline = Hitler" en Russie , le premier est le héros préféré du peuple, mais Hitler...j’ai un gros doute pour lui, vu comme les Russes l’ont accueilli à l’époque ( faut dire qu ’Adolf en a tué 27 millions !)


    • #2625442
      le 24/12/2020 par Aigle du nord
      Exit Hannah Arendt

      Staline était un monstre voulant le pouvoir pour le pouvoir.
      Il a détruit son propre peuple et à mis à mort des millions de chrétiens...

      Hitler a été élu au pouvoir pour protéger son peuple.
      Il a l’a relevé dû champs de ruine pour en faire une des nations les plus puissantes au monde.

      L’un déconstruit son peuple pour assoir son pouvoir, l’autre hisse son peuple au plus haut niveau pour lui assurer le meilleur avenir possible.


  • #2625233
    le 23/12/2020 par Syzygy
    Exit Hannah Arendt

    Elle est probablement de Gôoooche ! Donc, elle pense de travers !
    Suivant !

     

    • #2625976
      le 24/12/2020 par Système
      Exit Hannah Arendt

      Ça, c’est de la réflexion. Tellement puissant et profond !


  • #2625237
    le 23/12/2020 par savonarole
    Exit Hannah Arendt

    On peut avoir son propre point de vue sur la condition humaine , la pertinence de l’égalité ou de l’aristocratie , avec des graduations dans le dosage de l’un et de l’autre, cela tient à tellement de facteurs , de situations , voire de l’age de celui qui en parle , qu’il est surement préferable de mesurer les arguments et leurs cohérences, que la conclusion . De cela on jugera la bonne foi et et la clairvoyance qui permettent quand même plus souvent de s’entendre , que de faire des équipes de droite ou de gauche , plus ou moins sourdes et bornées .


  • #2625244
    le 23/12/2020 par toto la ciboulette
    Exit Hannah Arendt

    "la cité antique avait compris que l’esclavage était le prix à payer pour l’exercice héroïque des vertus civiques", les esclavagistes des lumières ont essayé eux aussi ce formidable prix à payer, mais qui paye ce prix à payer, les aristocrates, les véritables êtres humains ?

    Comment peut on parler de prix à payer pour ce répugnant compromis, comme si les aristocrates grecs avaient décidés un beau jour d’avoir des esclaves, le monde entier utilisait l’esclavage, seul un certain Jésus a mis un coup de pompe dans la fourmilière.

    "Le prix à payer" est de même style que la politique "courageuse" du dernier merdeux qu’ils ont élus.

    On nous bassine souvent avec cette femme, je préfère Simone Weil, pas l’avorteuse, mais la philosophe.

    J’aurais aimé avoir son avis à elle sur l’autre (de type Badinter).


  • #2625271
    le 23/12/2020 par Arya
    Exit Hannah Arendt

    Je suppose que ni Dieu ni l’âme n’ont de place dans sa pensée . Aucune notion de Karma ni de sacrifice non plus . Donc aucun intérêt .
    " Le devoir suprême de l’homme est celui qui consiste à servir la Personne Suprême avec amour et dévotion, et ce service pour combler l’âme se doit d’être ininterrompu et immotivé . (Pas de motif matériel égoïste) "

     

    • #2625317
      le 23/12/2020 par Dieu est un boulet
      Exit Hannah Arendt

      Dieu et toutes les élucubrations théologiques ne servent qu’à être démystifiés... C’est le refus de l’homme de dépasser la lutte simiesque pour la Domination


    • #2627531
      le 27/12/2020 par Arya
      Exit Hannah Arendt

      Tu a peut être un singe dans tes ancêtres mais n’en fait pas une généralité .
      Mais bon on attend pas d’un athée un quelconque argument solide . Ce n’est qu’une croyance pour les faibles d’esprit incapables du moindre effort d’introspection et de discipline, ne tentant jamais la moindre expérience de recherche spirituelle .


  • #2625285
    le 23/12/2020 par pépé
    Exit Hannah Arendt

    Je n’ai jamais lu Hannah Arendt et je n’en suis pas mort . Ce que je sais d’elle c’est qu’elle s’est tapé Heidegger quand elle avait 19 ans, et qu’elle n’a jamais renié le philosophe même après 1945 : chapeau . Son coreligionnaire Zemmour la cite souvent ("voyez comme je suis cultivé !") .

     

    • #2625503
      le 24/12/2020 par Wilhelm Fermtag
      Exit Hannah Arendt

      Finkelkraut nous l’a servie pendant des années sur France Q... de cet enc...age de mouche il ne reste rien !


  • #2625286
    le 23/12/2020 par Lecteur
    Exit Hannah Arendt

    Elle a raison de dire que le travail n’est pas l’horizon indépassable de l’homme.
    Capitalisme, communisme et fascisme ont convergé vers cet asservissement.
    Evola dit la même chose. Tous deux d’ailleurs préfèrent la vita activa à la vita contemplativa.

    Ce qu’elle dit sur la possibilité de la culture, de bâtir du commun, est pertinent.
    Et puis fréquenter Heidegger ne peut pas faire de mal.

     

    • #2626138
      le 25/12/2020 par yul
      Exit Hannah Arendt

      @lecteur
      Vous (et moi) derrière nos écrans sommes les produits de cet "horizon indépassable de l’homme"...
      Décidemment, ces donneurs de leçons qui n’ont pu donné leur point vue que grâce au travail des autres, me gonfle !
      Rien que pour cela un Proudhon me sera toujours plus sympathique qu’un Marx...


  • #2625328
    le 23/12/2020 par pierre morin
    Exit Hannah Arendt

    C’est intéressant. Bruno Guigue, homme de gauche, socialiste, égalitaire, progressiste, universaliste, ne peut pas encaisser Hannah Arendt qui ne croit ni à l’égalité, ni au progrès, ni à la démocratie et qui est même raciste. De son point de vue à lui, la critique de Bruno Guigue est parfaitement cohérente. Mais on n’est pas obligé de partager les opinions égalitaristes, progressistes, socialistes, ni antiracistes de Bruno Guigue.

    Hannah Arendt était une bourgeoise juive allemande assimilée et snob. Elle avait donc absorbé en profondeur les valeurs réactionnaires de la société allemande wilhelminienne, anti égalitaire, antisocialiste, aristocratique, élitiste, autoritaire et elle en avait même absorbé l’antisémitisme comme code social. C’est du moins ce que lui reprochent amèrement beaucoup d’intellectuels juifs.

    Tout ce qu’espérait une Juive comme Hannah Arendt, c’était que les Juifs puissent faire partie de la classe dirigeante allemande à égalité avec les nobles et les grands bourgeois. Entre nous soit dit, personnellement, entre une Juive échappée du ghetto, communiste internationaliste comme Rosa Luxembourg et une Juive de cour réactionnaire comme Hannah Arendt, je préfère encore Hannah Arendt.

    Si ses correligionaires révolutionnaires n’avaient pas semé le bolchévisme et la désolation en Allemagne, forçant ainsi les petits bourgeois et les prolos allemands à se jeter dans les bras d’Hitler, Hannah Arendt aurait été très contente de vivre dans un grand Reich allemand autoritaire, victorieux en 1918, monarchique, avec une classe dominante aristocratique, à condition qu’une bourgeoise juive comme elle puisse devenir professeurs d’université et participer pleinement à la vie intellectuelle brillante de ce grand pays.

    Plus chauvine qu’elle dans le genre Deutschland über alles ! on ne fait pas.

    Hannah Arendt était tellement amoureuse de l’Allemagne qu’elle aurait pu dire comme Robert Brasillach qu’elle avait couché avec l’Allemgne et qu’elle en avait gardé un souvenir doux. D’ailleurs elle l’a fait littéralement, sous la forme de Heidegger qui la sautait tous les jours quand elle était son étudiante et qu’elle n’était pas encore laide comme elle l’est devenue par la suite. Elle a tellement été amoureuse de Heidegger qu’elle l’a toujours défendu après la guerre, bien qu’elle savait parfaitement qu’il était tout ce qu’il y a de plus nazi et antisémite.

    Rien que pour ça, il sera beaucoup pardonné à Hannah Arendt, en tous cas par moi.

     

    • #2625461
      le 24/12/2020 par Tetar 1er
      Exit Hannah Arendt

      Merci pour ce commentaire

      je ne comprends pas non plus l’angle d’attaque choisi par l’auteur, et en quoi cela a pu séduire E&R
      Car par ailleurs, quitte à déboulonner ce "monstre sacré", il semble possible d’apporter une critique ou disons de "dépasser" Hannah Arendt au vu des quelques décennies écoulées ; notamment dans la distinction faite entre totalitarisme et démocratie, où il est fait abstraction du substrat messianique (ou disons progressiste) à l’origine de l’avènement des démocraties occidentales par opposition à l’ancien monde (il me semble qu’elle ne voyait d’idéologie que chez les totalitarismes ?) ; lequel a finalement abouti au mondialisme que l’on sait (totalitaire s’il en est), sans recours aux formes décrites du totalitarisme.
      Avait-elle vu venir cette évolution, ou s’était-elle contentée de prendre la démocratie "au mot" ?


    • #2625557
      le 24/12/2020 par PL
      Exit Hannah Arendt

      "Condition de l’homme moderne" qui est un essai philosophique,
      est un vrai chef d’oeuvre, très profond, très clair, et très bien écrit,
      aussi remarquable que par exemple 1984.


    • #2625708
      le 24/12/2020 par Système
      Exit Hannah Arendt

      Ouais, bof...
      C’était avant tout une BOURGEOISE allemande, qui défendait une vision du monde d’abord bourgeoise élitiste pour laquelle une armée d’esclaves devait trimer, nuit et jour. On peut adhérer à ce projet à condition d’être soi-même un bourgeois...
      Une sorte de Zemmour allemande, en somme.


  • #2625329
    le 23/12/2020 par Snayche
    Exit Hannah Arendt

    Comme il est dommage que nombreux se perdent dans leurs approximatives intuitions erronées par manque de sérieux, par inspiration en rapport avec des idéologies inexactes voire perverses, ou par un départ ne provenant pas d’une base morale véridique et donc divine.
    L’homme est sacré dans son sang, ses biens et son honneur (dont liberté de choisir et de mouvement).
    La hiérarchie familiale, patronale, politique est incontestable puisque nécessaire pour l’organisation d’un ordre amenant normalement au bien commun.
    Et le travail est considéré comme adoration car il permet une partie de l’ennoblissement de l’homme en subvenant noblement à ses besoins et à ceux de sa famille même à travers la cueillette de fruits, dont aussi pour représenter l’attribut divin "Celui qui subsiste par Lui-Même et par qui tout subsiste".


  • #2625349
    le 23/12/2020 par Simon
    Exit Hannah Arendt

    Le soucis quand on a cette idée que certains doivent travailler pour que d’autres puissent mener des vies citoyennes et héroïques, c’est : qui donne les rôles ? Qui se les attribue par le mensonge ?
    L’on est toujours prêt à servir et à être servi selon un certain sentiment de légitimité. Pas sûr que Arendt aurait pu donner le change face à un Socrate qui lui s’illustrait en tant qu’hoplite à la guerre, en tant que politique insoumis aux tyrans, puis ensuite déambulait pieds nus hiver comme été avec sa vieille toge, tout en faisant réfléchir son prochain par un contact direct et franc dans la discussion philosophique.
    Et lui d’ailleurs n’avait pas besoin d’esclaves.

     

    • #2625491
      le 24/12/2020 par compris
      Exit Hannah Arendt

      La paresse trouve toujours des circonvolutions pour justifier le paresseux.
      Mao envoyait les intellectuels s’essayer au travail des champs : qu’auraient été les conclusions d’Hannah après une année à travailler la terre et s’occuper de vrais animaux ?


  • #2625431
    le 24/12/2020 par listener
    Exit Hannah Arendt

    Je suis très heureux de cette étude critique qui met les pieds dans le plat. Il y a longtemps que ce personnage d’Anna Arendt m’exaspère au plus haut point, sa stérilité me paraissant évidente ; Je trouve éminemment suspecte cette mise au pinacle systématique de cette philosophe gentillette mais sans envergure. Un philosophe pour France Culture.. Le vrai problème, est que cette impression d’exaspération se réplique pour beaucoup de ses coreligionnaires qu’on voit arriver au son des grosses caisses et dans les réclames et les mirlitonnades et qui finissent par ne sortir que des pets de lapin... Et toujours d’un confus !

    Le seul moment où ils deviennent sincères et vrais, mai terrifiants, c’est lorsqu’ils sont pris de cette haine frénétique et patriarcale au sujet de quelqu’un qui a émis un léger doute sur la supériorité indiscutable des lecteurs de talmuds.


  • #2625456
    le 24/12/2020 par Robespierre
    Exit Hannah Arendt

    La fonction d’Arendt, encensée par Onfray il y a quelques années, a consisté à associer l’U.R.S.S. et le troisième Reich : Hitler = Staline par la vertu du « totalitarisme ».

    Comme chacun s’en doute, cela implique une définition pour le moins étrange de l’amitié. Mais plus c’est gros, plus ça passe, avec un peu de tam-tam universitaire et de charivari sur Rance-Culture.

    Les pontes pontifient, et les cadres petits-bourgeois-Télérama qui enseignent font descendre la bonne parole sur le troupeau qu’on endoctrine. « De la tombe au berceau blablabla la démooocratie est fragile... »

     

    • #2625833
      le 24/12/2020 par kiki
      Exit Hannah Arendt

      Vrai, l’ UE est en train de pondre une journée annuelle d’ hommage aux victimes des totalitarismes nazi et stalinien . Elle voudrait un "procès de Nuremberg " pour les deuxièmes. Problème : l’ UE soutient les néonazis quand c’est nécessaire (Ukraine 2015, dernier exemple en date), ne serait-ce pas contradictoire ?
      Et pour aller au fond du problème, il faut se demander par qui tout cela a été possible, qui a PAYÉ : financement de la révolution d’octobre ( le projet de développement de la Russie moyenâgeuse représentant un marché énorme) , la construction de l’arsenal nazi dans une Allemagne ruinée....pour les deux c’est Wall Street. L’ UE doit exiger un double procès de Nuremberg pour Wall Street sinon rien.


  • #2625475
    le 24/12/2020 par wax
    Exit Hannah Arendt

    Le Progressisme ( le gauchisme des idiots utiles de gauche ) c ’est l ’ instrument pour amener le chaos et à travers ce chaos , la destructions des état -nations , des civilisations , l ’abaissement des peuples en termitières humaines crétinisées , c ’est le but ultime des manipulateurs , abaisser pour mieux dominer ; bref le Progressisme doit amener le triomphe de l ’anti - Progressisme et le pouvoir absolu d ’une aristocratie ( sur- hommes ) sur une masse asservie ( sous -hommes décérébrés et esclaves) . Le mal ( inégalitarisme radical et violent ) pour duper les naifs se donne toujours les apparences du bien ( universalisme en pâté d ’ alouette , leurre machiavélique )


  • #2625477
    le 24/12/2020 par Gilles
    Exit Hannah Arendt

    Je ne suis pas un spécialiste de Harendt mais j’ai retenu en lisant son chef d’œuvre La condition de l’homme moderne, qu’elle a trouvé que la barbarie pouvait se nicher dans l’homme du commun, à travers le méchant Himmler jugé en 1961, comme Steiner parlait du tragique du quotidien qui avait remplacé le tragique de Racine, comme Picasso qui a révolutionné le monde avec Dora Maar, comme Freud et les enfants qui sont des pervers polymorphe, comme Marx et la libération du travailleur... C’est pas comme si on nous prenait pour des cons.

     

    • #2625526
      le 24/12/2020 par ladko
      Exit Hannah Arendt

      Eichmann, pas Himmler.

      Vous avez du sauter pas mal de pages de votre chef d’oeuvre...


    • #2625559
      le 24/12/2020 par Michel Mertz
      Exit Hannah Arendt

      Eichmann, pas Himmler !


    • #2625679
      le 24/12/2020 par VaeVictis80
      Exit Hannah Arendt

      Oui, tout à fait, on peut trouver des barbares serviles partout, même au Tribunal de Nuremberg...


    • #2625744
      le 24/12/2020 par PL
      Exit Hannah Arendt

      Elle ne parle pas du tout de Himler ni du nazisme ou du communisme dans Condition de l’homme moderne.


  • #2625497
    le 24/12/2020 par anonyme
    Exit Hannah Arendt

    C’est Humphrey Bogart sur la photo ?

     

  • #2625569
    le 24/12/2020 par Ezra
    Exit Hannah Arendt

    Arendt a toujours défendu la thèse que des juifs avaient collaboré avec le Reich (Judenrat et l’Accord Haavara). On est donc loin de la mascarade de Nuremberg.
    Elle s’est aussi embrouillée avec Gershom Scholem qui lui faisait remarquer qu’elle n’était pas assez tribale à son goût puisqu’elle préfèrait ses amis (non-juifs) au "peuple juif".
    Elle ne croyait pas en l’universalisme qui ne sert qu’à "réduire les nations civilisées au rang des sauvages".

    Pour ces trois raisons, c’est une intellectuelle juive cohérente ET très fréquentable.
    Ces propos n’engage que moi.

     

    • #2625603
      le 24/12/2020 par Jobi Joba
      Exit Hannah Arendt

      Je suis d’accord avec votre propos. Elle est de plus une des rares à avoir fait l’amalgame du nazisme et du communisme.
      Je ne comprends pas l’auteur. Arendt a particulièrement été décrié par sa propre communauté quand elle a magistralement dévoilé la collaboration des élites juives avec les nazis.


    • #2625686
      le 24/12/2020 par VaeVictis80
      Exit Hannah Arendt

      Harendt contre le nazisme/communisme, c’est Netanyahou contre Soros. C’est le Talmud contre la kabbale.
      Aucune importance pour eux tant que les victimes de ce conflit ne sont que des "gentils"


    • #2625847
      le 24/12/2020 par philousophe
      Exit Hannah Arendt

      Parfaitement d’accord avec vous, Arendt soutient la Tradition.

      Quant à B Guigue qui écrit qu’elle "justifie rétrospectivement l’esclavage", c’est quand même qu’il ne comprend pas grand chose.
      D’abord parce que sans technologie et source d’énergie, difficile de se passer d’esclaves.
      Ensuite que les esclaves avaient un statut et pouvaient avoir de hautes fonctions
      voir Ismard La Démocratie contre les experts
      https://www.letemps.ch/culture/haut...

      Ensuite c’est aussi, malheureusement une loi de la nature, il y a des lions et des gazelles, qui se font manger par les lions.

      Bref avec ce genre de pirouettes M. Guigue finira révolutionnaire judéo-compatible,
      Au coté d’Emmanuel Faye il dénoncera Arendt et Heidegger le nazi copains comme cochons.

      Non, décidément non...


    • #2625975
      le 24/12/2020 par Système
      Exit Hannah Arendt

      Oui, bof...C’était surtout une élitiste de première qui vivait aux crochets de populations productives. Mais son système n’était pas viable puisque l’hitlerisme ne pouvait mener qu’à des guerres incessantes avec les autres puissances occidentales, et, au final, à un champ de ruines. Aujourd’hui, l’histoire a démontré qu’elle s’est trompée du tout au tout puisque l’idéologie contraire a triomphé...


  • #2625581
    le 24/12/2020 par Jean de tramecourt
    Exit Hannah Arendt

    Cette dame est donc pro esclavagiste , et élitiste . Elle fait partie des " élus " . Rien ne change , on tergiverse dans les concepts , Mais la finalité reste la même .
    Hs / à ce propos , en Islande ça remue à ce sujet , paraît il ?

     

    • #2625665
      le 24/12/2020 par paramesh
      Exit Hannah Arendt

      seuls les meilleurs, aristoi, qui constamment s’affirment les meilleurs et préfèrent l’immortelle renommée aux choses mortelles, sont réellement humains. »



      si ça c’est pas de l"élitisme tribal ; a rapprocher de la phrase d’Attali : il ne suffit pas de faire des enfants pour être un homme ( seul le juif est un vrai homme)
      Et puis ce dénigrement du travail productif, c’est aussi signé.


  • #2625675
    le 24/12/2020 par listener
    Exit Hannah Arendt

    Anna Arendt est à la philosophie allemande ce que Proust est à la littérature française : du " talmud mérovingien" (Céline).

    Et ce que Chagall est à la peinture moderne, un barbouillage prétentieux qu’on est obligé de supporter quand on va à l’Opéra. .

    Et ce que Shonberg, Mahler, Glanzberg, Schnabel, Leonard Brrnstein sont à la musique européenne, des espèces de sonneries de shofar du grand rabbin hautement anxiogènes.

    Ils sont là pour prendre de la place partout alors qu’ils n’ont aucun génie puisque leur dieu leur interdit d’avoir du génie. Pas la peine d’aller plus loin. .

    Ainsi Arendt est assurée de survivre dans "l’entarte Kunz" : les snobs la lisent ! Elle est constamment citée à France Culture. Enfin, ils disent qu’ils la lisent pour ceux qui veulent échapper à l’ennui et ne veulent pas être recalés à leurs examens de sciences po. ;

     

    • #2625751
      le 24/12/2020 par PL
      Exit Hannah Arendt

      Non, justement Hannah Arendt n’est pas Derrida, elle n’est pas révolutionnaire ni déconstructiviste, elle est dans la tradition chrétienne, romaine classique, et aristotélicienne ;

      Elle a une belle écriture classique, claire et légère, ce qui est rare chez des Allemands, elle avait fait sa thèse sur le concept d’amour chez Saint-Augstin.


    • #2626169
      le 25/12/2020 par Sigebert
      Exit Hannah Arendt

      Et ce que Chagall est à la peinture moderne, un barbouillage prétentieux qu’on est obligé de supporter quand on va à l’Opéra. .

      Et ce que Shonberg, Mahler, Glanzberg, Schnabel, Leonard Brrnstein sont à la musique européenne, des espèces de sonneries de shofar du grand rabbin hautement anxiogènes.

      Ils sont là pour prendre de la place partout alors qu’ils n’ont aucun génie




      Quel bonheur de vous lire ! Vraiment, vous avez un don de guérisseur ! C’est comme un feu de cheminée en hiver, avec un fauteuil profond et une bouteille d’Armagnac hors-d’âge... un apaisement.


  • #2625713
    le 24/12/2020 par listener
    Exit Hannah Arendt

    "Eloge passéiste de la cité antique" ? Mais que peut-elle comprendre de la "cité antique" ? C’est notre affaire, à nous, cela ! Au temps de la Grèce classique, sa petite tribu n’avait pas encore été identifiée et plus tard, Alexandre le Grand est bien passé en Palestine pour se rendre en Egypte et en revenir sans se rendre compte de l’existence du moindre état juif consistant, sauf peut-être des espèces de mages qui venaient en troupe lui baiser les pieds. Et des faussaires font croire le contraire et que c’est Alexandre qui s’est aplati devant ces mages ?! Le sujet mérite d’être approfondi. Il es curieusement important.

    Mais ce qui est sûr c’est que ce sont les macchabés qui ont fait suffisamment de rafus en Palestine pour qu’on daigne aller voir ce qu’il s’y passait. Ils avaient mis en effet en échec par leur fanatisme et leurs capucinades le merveilleux Antiochus Epiphane IV qui voulait ingénument civiliser ces barbares. Ils se sont crus très forts jusqu’à ce que les Romains les fassent revenir sur terre. La suite au prochain numéro.


  • #2625799
    le 24/12/2020 par QVS
    Exit Hannah Arendt

    Bruno Guigue se montre ici excessif et force est de se souvenir que La vanité naît soit de l’excès de l’orgueil, soit de son absence. Hannah Arendt a eu le mérite d’aller à contre courant de son époque, tel Monsieur Soral actuellement. Sortir des phrases dans un contexte permet de flatter les consommateurs de "préfrabriqués". J’attends une dimension d’interprétation autre de ceux qui comme Mr Guigue sont très courtisés par les Médias. J’espère que la notoriété ne lui donne pas trop ce vertige herméneutique, car ça risque de devenir très vite indigeste comme pour Onfray et Todd.


  • #2626132
    le 25/12/2020 par SOCRADE
    Exit Hannah Arendt

    C’est la première fois que j’entend quelque chose de sensé sur Arendt, ça fait du bien, merci Bruno Guigne ! Car chaque fois qu’on entend (souvent) parler d’elle sur la France-Culture ben... on entend rien :D du coup j’étais allé vérifier ses interviews sur youtube : ben oui elle dit rien.

    Il y a quelque chose d’assez fin que j’ai compris récemment : elle est le plus souvent citée pour le concept de "banalité du mal", les gens aiment bien se branler sur la profondeur supposée du "concept". Moi j’avais jamais compris qu’on s’étonna qu’il y ait des conducteurs qui conduisent les trains etc. : comment tu veux que ça marche autrement ??? En fait pour comprendre le pourquoi du concept il suffit de se souvenir qu’elle est juive c’est à dire qu’elle est à la fois surnaturellement supérieure aux autres ET massacrée de toute éternité par ces mêmes autres, ce dernier point étant le plus essentiel, le point sacré, celui où les juifs n’ont absolument aucun recul, où ils pètent éternellement les plombs même dans le cas où ce sont des personnes strictement équivalentes à vous sur le plan sociologique. Donc son étonnement réel et non-dit devant la banalité du mal, c’est que cette banalité puisse porter sur des juifs, ces êtres surnaturellement supérieurs LOL Comment peut-on tuer des juifs banalement ??? alors que c’est le crime des crimes, s’attaquer à l’aristocratie surnaturelle du Monde : cette banalité redouble l’ultra-monstruosité éternelle du truc, c’est ça la signification du "concept" de banalité du mal, faut toujours en remettre une deuxième couche ! Good girl Hannah, good little jewish girl.


  • #2626253
    le 25/12/2020 par François Desvignes
    Exit Hannah Arendt

    Arendt a dit que le totalitarisme obéissait toujours au même processus :

    - La surimposition
    - L’expropriation/spoliation
    - Le ghetto
    - La déportation
    - La concentration
    - L’extermination.

    Le droit de propriété est donc la première de nos libertés.
    (Et d’ailleurs l’esclave à Athènes avait tous les droits sauf celui de propriété).

    En 2021, nous verrons à nos dépens qu’Arendt avait raison car l’hystérie du Covid n’a eu d’autre finalité que de nous surimposer et nous surendetter.

    Le stade 1 du processus.

    Il n’y a pas de dictature sans paupérisation/confiscation et c’est à cela qu’on la reconnait.


  • #2627667
    le 27/12/2020 par kiki
    Exit Hannah Arendt

    Arendt, montée en épingle, est utilisée par le systéme ( en boucle dans les médias , à l ’école ...) comme ingrédient principal de la soupe Lenine = Staline = Hitler (totalitarisme). L’ UE se lamente qu ’il n’y ait pas eu un "Nuremberg" pour les staliniens ! . Mais :
    1- Seuls les perdants sont jugés (Hitler, les chefs serbes) sinon il y aurait aussi des Nuremberg pour beaucoup de monde : Empire Britannique , USA, toutes les anciennes puissances coloniales , Israel etc...
    2-Pour que Nuremberg ne reste pas une parodie, il faudrait faire un "Nuremberg bis" où seraient jugés les gens qui ont financé l ’arsenal nazi et sans qui la guerre n’aurait pas eu lieu : Wall Street et les grandes firmes US - A ce sujet , lire " le mythe de la bonne guerre " de Jacques Pauwels ou sa conférence /video du même nom sur Youtube.

     

    • #2628416
      le 28/12/2020 par Espallergues Mathias
      Exit Hannah Arendt

      Merci pour cette vérité Monsieur.


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