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Francis Cousin – Crise du capital, lutte des classes et conscience radicale

Le collectif Guerre de Classe discute avec Francis Cousin à propos des Gilets jaunes, de la crise, des luttes de classes et de la conscience du prolétariat.

 

 

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96 Commentaires

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  • Sur le fond, c’est radical, mais dans la forme, on dirait des bourgeois rentiers confortablement installés dans leur maison de campagne. Un peu comme si on voyait des gilets jaunes attablés à la terrasse des Deux Magots un samedi après-midi. Désolé pour l’aigreur, mais critiquer ceux qui se gèlent sur les rond points le cul dans un fauteuil, c’est radicalement provocateur. Peut-être est-ce fait exprès ?
    Merci pour le partage en tous cas ! C’est toujours un plaisir.

     

    • C’est pas faux mais c’est toujours très bon à suivre ! Merci au collectif aufhebung et à Francis, j’ai oublié leur nouveau nom.


    • C’est l’éternel débat de l’ouvrier sensé faire la révolution sachant qu’il n’a pas le temps de s’instruire et qu’on lui envoie du divertissement au fond de la gorge VS les intellectuels dirigeants les forces vives. Qu’en dis tu ?


    • Oui, il aurait faillu qu’ils s’installent tous trois au beau milieu d’un rond-point assis sur des fauteuils de camping, à 20h00, cache-nez autour du cou, capuches, tasse de café et thermo à côté, avec chacun un micro-cravate. Le toutou, attaché et désorienté par les phares des bagnoles qui tournent, les klaxons. Pendant que des français en Gilets Jaunes alimentent en palettes un feu assez grand pour éclairer et chauffer le rond-point !

      Je rigole :)

      Ne soyez pas attaché à ce point à la forme que prennent les interventions ou comportements même étranges de certains manifestants.

      Tout participe du même mouvement de l’HISTOIRE, abslument : les discussions persos, les vidéos postées, les manifs, l’envers et l’endroit, le visible et le non-visible, y compris nos commentaires et le mien ici & maintenant.

      J’apprécie Francis Cousin pour nous ramener à l’Essentialité de toutes les insurrections quelle qu’en soit la forme et la période historique dont il fait rappel des événements et du contexte.

      Essentialité vers un retour à la communauté première - je ne dis pas communisme - à savoir du comme UN, donc tourné vers l’Un, (unus-versus = universel) contenu dans le particulier mais en constantes relations (voies d’Union).

      Le règne Humain n’est pas encore abouti dans sa pleine conscience d’ÊTRE puisqu’il est encore dans la séparation. C’est la question de la transcendance, de la spiritualité, de l’initiation auxquelles conduisent la Transmission de l’Enseignement de Jésus en Christ mais pas seulement par la voie catholique.

      Le but n’est pas tant que chacun devienne des marxisants, lise tout le Capital, mais qu’il puisse au travers de bon vulgarisateur comme Francis Cousin puiser dans ces échanges, quelques textes cités, une nourriture, un éclairage, une ouverture. Ce faisant, il transcende quelque chose en lui, il en devient meilleur.

      Les forces de l’élan vital présentes en chacun sont identiques par nature à celles qui président à la naissance, à l’existence et la mort d’une étoile.


    • La radicalité en chaussons


    • C’est sur que dans la forme, on aurait pu choisir un local neutre. Mais bon... Le fond est plus important que la forme lorsqu’elle est involontaire.
      Le paraître ne doit pas subjuguer l’être. Si non on passe à côté de l’essentiel. Je parle bien du paraître involontaire et non le paraître qui transparaitrait provenant d’une équipe de communication ayant une volonté bien construite.


    • Il m’etonnerait fort que les intéressés ne passent leur temps qu’à commenter et qu’ils ne participent pas physiquement et concrètement au mouvement des GJ d’une manière ou d’une autre. En termes de probabilité et étant donné le caractère visiblement très politisé de tout ceci, ça me paraît très hasardeux. Évitons les faux et mauvais « procès » et pensons plutôt en termes de complémentarité.



    • La radicalité en chaussons




      LOL... Ou Hervé Ryssen sur la photo avec une cravate... Ça m’a choqué...

      C’est pourtant tout un symbole de soumission par rapport au noeud coulant ou à l’impression qu’avec son costard ajusté l’Homme du bureau est en laisse comme un chien ?

      Qui n’a pas été véritablement touchés en entendant des histoires sur la loyauté des chiens ? Est ce un signe de soumission ? Peut être inconscient ?

      Loin de moi l’idee de dire que Hervé Ryssen ne serait pas courageux puisqu’il est clair qu’il pousse le sytème judiciaire à répondre à ses provocations... Même si la prison n’est pas une perspective très enchantante, si en plus il possède une vie de famille. En tout cas un combat honorable par rapport à l’impossibilité de parler dans ce pays..

      Un conseil : il faut oublier le costard cravate devant le tribunal... c’est pas un signe de respect. Alors préférer un petit polo décontracté avec la veste de costard, un jean confortable et d’élégantes chaussures de ville. Car une colonne bien droite doit avoir un bon chaussant. Et comme sur la photo : il faut vraiment éviter la chemise noire, ça pourrait envoyer une mauvaise impression...


    • Il aurait dû se mettre dans un canapé rouge sur fond blanc ça fait proche du peuple...


    • Et moi, en écoutant, il m’est venu qu’ "Un con qui marche tout seul va plus loin que deux intellectuels assis" et, d’aussi haut qu’il parle depuis la zone de confort que lui accorde aimablement l’inexorable avancée du capital, que représente la lutte des classes pour Francis Cousin à part l’occasion d’interprétations savantes qui ne font qu’ajouter au spectacle de la marchandise.


    • "Un con qui marche tout seul va plus loin que deux intellectuels assis"
      Il aurait pu vous venir aussi que malheureusement le con ne va bien souvent plus loin tout seul que dans la connerie ! Et ça c’est un petit peu embêtant :-)


    • Remarque très pertinente !

      Francis Cousin aurait du mettre un bleu de travail , cela aurait renforcé le poids de son discours et de ses raisonnements sur "la radicalité"

      pour ma part quand je publie des messages parlant du "prolétariat" je veille toujours à mettre ma vieille casquette et à avoir un litron de rouge et une baguette de pain près de mon écran pour valoriser mes écrits


    • Yasmine, Je note qu’on connaît ses classiques. C’est brut(e). C’est pas con, votre adaptation.
      Allez, juste pour le plaisir...
      https://www.youtube.com/watch?v=g73...
      Bon Dimanche.


  • Peut importe la forme insupportable. On verra si les prédictions sont vrais sur le fond.
    Si c’est le cas, je comprends qu’on va avoir une révolution radicale de type communiste après le grand débat.


  • la radicalité va bien à une armée de Spartacus mais non à un peuple patriote.


  • Le collectif Aufhebung est le type même du groupuscule gauchiste stalinien qui ne supporte pas la contradiction, cela fait plusieurs messages critiques et argumentés que je me fais chier à écrire et jamais de réponse (même en changeant mon identité et en variant mes questions) et je suis certain d’une chose, c’est qu’ils ne savent pas comment y répondre sans me ressortir de lire Marx ou Debord. manque de cul je leur ai demandé des réponses autres que des conseils de lecture : du coup silence et non édition des questions.
    La baudruche Cousin va finir de se dégonfler, c’est une question de temps.
    Ayant été formé politiquement par la démarche de l’internationnale situationniste du temps de son existence, je me suis fait avoir quelques temps par ce canada dry de la pensée originale, mais si les mots restent, l’esprit critique dialectique a totalement disparu chez Cousin et ses sbires, ils refusent tout dialogue qui risque de contrevenir à leur dogme (un comble pour des "situationnistes").

     

    • Moi je me demande à quoi servent les hommes quand je l’écoute. Le capitale est informe est detruit et ira jusqu’a provoquer une revolution de par son evolution autodestructrice. Les peuples sont trop cons pour ne pas voir le spectacle de la marchandise dans leur propre manif, mais ils finiront par se revolter bien comme il faut quand le capital sera vraiment cro méchant !!!!

      Personne ne pusse au cul le capital et personne ne s’instruit, personne ne tente de sortir du système ?

      Si vous pouviez poser vos questions ici ça m’intéresse !

      Merci


    • @ jésus (ça fait drôle de répondre à Jésus)
      des questions théoriques comme, par exemple sur la pertinence la définition du mode de production asiatique et le concept de potentat oriental défini par Marx et qui soustendent qu’il n’y a pas eu historiquement de tradition radicale en orient, alors que l’histoire de la chine est constellée de révoltes d’une radicalité et d’une puissance que n’a jamais connue l’Europe.
      sur la pertinence de considérer l’aliénation capitaliste comme une ingéniérie sociale exceptionnelle alors que toute culture humaine est une forme d’aliénation (une mise en matrice du concret par des codes biens définis) et du coup j’en arrive aux mêmes interrogations que vous : quid du concret ? : un communisme primitif fantasmé, sans culture, sans art, sans spiritualité et je dirais comme vous : sans hommes puisque cette description se rapporte plus à une colonie de termites qu’à une communauté humaine.


    • Et la disposition de l’iconographie chrétienne dans l’arrière plan... Alors qu’ils sont tous des athées endurcient depuis des décennies...

      Moi, c’est le truc de base du complotiste : Marx est un cousin des Rothchilds et il avait un mentor Rabbin qui était tout autant un messianiste que son disciple l’autre « pauvre » bougre Marx.. Et qu’on ne me dise pas qu’il était « pauvre » et crasseux... car il aurait laissé mourir ses enfants comme un père indigne... car j’en ai pour preuve que même Gainsbourg avec l’eau courante et toute la modernité d’une douche avec de l’eau chaude préféra l’hygiène douteuse... Un vice de sabbathaistes ?

      Ces bandes de cons ont quand même détruit l’empire des Tsaars, une des dernières forces chrétiennes de l’occident de l’époque... Et il y a toutes les preuves disponibles que des messianistes étaient fortement impliqué dans ces mouvements « révolutionnaires »... Alors il est gentil Cousin lorsqu’il m’évoque les indiens d’Amérique pour parler communisme...

      Et une bonne fois pour toute... la « radicalité » c’est peut être des débats à bâtons rompus avec des contradicteurs... Genre des complotistes ? Parce que la seule conclusion possible, c’est qu’il nous accuse publiquement de complotisme...

      Ps : c’est aussi ennuyant toutes ces phrases toutes faites répétés comme des mantra... supposés leur donner un vernis scientifique... Pusiqu’il te dit que c’est comme ça et pas autrement... Va voir les indiens « d’Amnésique » si t’as des doutes...


    • ...cela fait plusieurs messages critiques et argumentés que je me fais chier à écrire et jamais de réponse (même en changeant mon identité et en variant mes questions)... Quelle vie exaltante !
      Bouge-toi un peu les névroses et va sur un rond-point...Tu verras qu’au bout de 3 mois de luttes, la radicalité montante des Gilets Jaunes va beaucoup plus loin que le grisâtre parameshisme d’appartement...


    • @rolande,
      si on n’a plus le droit d’avoir des conversations d’apprtements à appartements... Lorsqu’on a une conversation dans un bar ou sur le quai d’une gare on n’a pas forcément l’envie de faire la révolution ?

      Accomplir une révolution, c’est faire un tour complet sur soi-même, autant dire revenir au point de départ... Alors ouais, on a l’impression que la parlotte sur les réseaux sociaux ça ne sert pas à grand chose... mais au contraire, je crois qu’il y a une accumulation d’expérience...

      Cousin est très utile pour travailler sur des concepts même si on n’est pas tous d’accord et qu’il y a parfois une opposition à son école de pensée communiste...

      D’ou la frustration lorsque les mecs censurent parcequ’ils ne s’intéressent qu’à pouvoir repetter inlassablement leur même mantra..

      Moi, je veux voir Cousin répondre du tac-ô-tac avec un mec qui n’est pas d’accord.. Je crois qu’il dirait en plus des trucs intéressants... Alors entendre qu’ils censurent ceux qui veulent leur donner un peu du grain à moudre... ça ne sent pas le bon café fait maison, si je peux m’exprimer ainsi.

      Les bonnes choses peuvent venir de partout, c’est bien pour ça que j’écoute toujours Francis Cousin, alors il ne faut pas voire forcément le mal dans une critique.


    • @ Rolande, figure toi ma chérie que le but de mes critiques à leur égard était de leur prouver leur fatuité et leurs failles conceptuelles et surtout de les encourager justement à quitter leur canapé pour rejoindre les vrais gens dans la rue. c’est d’ailleurs certainement la raison pour laquelle je n’ai pas eu de réponse.
      Et ne crois pas que confondre les escrocs qui visiblement ont de l’influence même ici, soit inutile. Surtout quand justement on a besoin d’un maximum de gens dans la rue. je jour où je verrai ces bobos en gilet jaune, ce jour là je fermerai ma gueule, pas avant.


    • à paramesh,

      Le terme de "mode de production asiatique" n’est pas adapté, mais ça n’enlève rien à la pertinence du propos : https://youtu.be/0KhMXHverg8?t=368 (de 6:08 à 25:53).

      Ce que vous dites à propos de l’art et de la culture (et consorts) suppose que dans la communauté primitive il y ait un vide à la place. Erreur conceptuelle, car (en tout cas pour ce courant de pensée) l’art, la culture, etc, ne sont que des formalisations d’un découpé de l’unité que formait la vie. Le faux ne peut que contrefaire le vrai, le réifier, donc les aliénations culturelles, artistiques et religieuses s’appuient sur quelque chose de bien réel, mais qui n’était pas un moment séparé du reste de la vie humaine. Aujourd’hui on considère la gastronomie comme quelque chose de culturel, ça ne veut pas dire que dans la communauté primitive on ne cuisine pas.



    • Le terme de "mode de production asiatique" n’est pas adapté




      je n’y crois pas non plus tout au moins dans son rapport avec le concept de potentat oriental qui excluerait culturellement toute radicalité en orient. mais Cousin lui y tient (mais la question divise les marxistes qui visiblement n’ont que ça à foutre)
      je vis en orient dans des sociétés rurales ultra traditionnelles plus proches en tous les cas du communisme primitif cher à Cousin qu’un appartement du Marais. donc les rapports humains peu aliénés, la solidarité bienveillante naturelle de l’humain, la division du travail limitée à l’essentiel, l’argent pratiquement inutile, les conflits qui se gèrent à l’amiable et surtout le temps et la joie de vivre je pratique (et pourtant je me fais chier à commenter parce que mon pays est toujours au fond de mon coeur). or tout cela ne fonctionne QUE parce qu’il y a une culture globalisante qui unit tout ce petit monde et c’est fondé sur une spiritualité entièrement partagée. donc la vision matérialiste mécaniste de Cousin me semble totalement irréaliste.
      Quant à la cuisine, si ce n’est pas une culture (une science, un art, une tradition, une technique) qu’est ce que c’est : une manipulation génétique ? Je veux du concret.



    • l’art, la culture, etc, ne sont que des formalisations d’un découpé de l’unité que formait la vie. Le faux ne peut que contrefaire le vrai,




      ah oui j’avais oublié que dans ma critique de Cousin ; je lui disais que si on parle d’aliénation, le langage est déjà la forme première de l’aliénation puisque c’est presque l’énoncé du théorème de Godel : la carte n’est pas le territoire (pas de réponse).
      . si les gilets jaunes doivent se positionner sur ce que recouvre le concept de réalité ou de réification pour construire leur stratégie de combat, on n’est pas sortis de l’auberge. ma question est pourtant simple ; alors Cousin, concrètement, qu’est ce qu’on fait ? on va où ? sans même un langage ?


    • à paramesh,

      En fait vous projetez sur Cousin la même fixation que vous supposez qu’il fait sur les population orientales mais à l’envers. On s’en fout de Cousin, qu’il est un joli salon et qu’il soit assit dans un canapé qu’est ce que ça peut foutre ? Ce n’est pas un jugement de valeur sur les populations orientales, c’est une critique de la provenance historique des aliénations spécifiques à l’Orient et plus généralement au mode de production despotique, qui font qu’il pèse une chape de plomb de résignation sur ces populations, mais c’est historique, ça n’a rien a voir avec la biologie des êtres. Je précise que ces populations ne sont pas considérées comme étant prisonnières de cette chape, il suffit de s’en rendre compte pour s’en émanciper.



      Quant à la cuisine, si ce n’est pas une culture (une science, un art, une tradition, une technique) qu’est ce que c’est : une manipulation génétique ?




      C’est l’acte par lequel l’homme prépare la nourriture qu’il va manger... mais vous le saviez déjà.



      le langage est déjà la forme première de l’aliénation




      Bien sûr que non, le langage n’est pas plus une aliénation que le fait de respirer ou de se nourrir...



      si les gilets jaunes doivent se positionner sur ce que recouvre le concept de réalité ou de réification pour construire leur stratégie de combat, on n’est pas sortis de l’auberge




      Cela n’a jamais été le propos de Cousin, c’est justement dans la pratique, le fait de confronter les illusions au réel qui vont faire avancer les choses et les gens n’auront pas besoin de lire Marx (et heureusement). L’expérience pratique se transforme en conscience et la conscience se transforme en pratique. Le processus d’invalidation du capital n’est pas un phénomène qui se passe simplement à l’extérieur des hommes dans la sphère économique, c’est aussi une invalidation du mensonge du capital à l’intérieur des hommes, par la pratique. Cousin dit de lire Marx etc, car en période contre-révolutionnaire, il pèse une chape de plomb qui fait qu’on ne peut pas comprendre si on ne passe pas par la lecture de textes radicaux.




    • Quant à la cuisine, si ce n’est pas une culture (une science, un art, une tradition, une technique) qu’est ce que c’est : une manipulation génétique ?



      C’est l’acte par lequel l’homme prépare la nourriture qu’il va manger... mais vous le saviez déjà.



      le langage est déjà la forme première de l’aliénation



      Bien sûr que non, le langage n’est pas plus une aliénation que le fait de respirer ou de se nourrir...



      rien que cet échange surréaliste devrait vous faire comprendre que le langage est tout sauf une acte naturel comme le fait de respirer.
      la carte n’est pas le territoire et la "ville" (le mot) n’est pas la ville concrète (une zone urbaine peuplée de citadins.
      Vous ne voyez pas la différence entre un concept et le concret ? il y a pourtant des milliers de façon de concevoir une ville même sans jamais en avoir vu une en vrai mais aussi des milliers de villes différentes recouvrant le même mot. vous êtes en fait tellement aliéné par le langage que vous n’en n’êtes même pas conscient : je vous ai donné 5 concepts dont le premier qui est inclusif des 4 autres pour définir la cuisine et vous m’en donnez un cinquième qui ne les exclut nullement ,puisqu’il les inclut tous mais sans en avoir la précision : donc quel interêt ? si ce n’est en plus utiliser le langage pour ne rien dire.
      maintenant ultime tentative et si vous êtes athée ça devrait vous parler : la religion,
      Dieu et le diable : ils n’existent pas me direz vous. pas faux dans l’absolu, mais ce sont pourtant des réalités conceptuelles puisqu’on arrive à en parler.
      Tiens deux concepts aliénants qui n’ont aucune existence concrète (appréhensible par les sens) ;
      donc les mots, les concepts aliènent les sens CQFD.

      Et puis on pourrait aussi parler du sophisme ? mais j’arrête là.
      Le langage n’est même pas le B A BA de la culture, il y a le geste qui est premier (Leroy Gourhan).


  • Réflexions sur le "prolétariat" en 2019

    L’erreur de Marx c’est d’avoir généralisé et solidifié le concept de prolétariat en celui de "classe ouvrière" comme elle existait à Manchester en 1850.
    La "classe ouvrière" des années 1970, celle qui a posé sac à terre en 1968, n’avait déjà plus rien à voir avec la "classe ouvrière" d’un siècle avant.

    50 ans plus tard il n’y a plus de "classe ouvrière" - la société capitaliste a liquidée les grandes concentrations ouvrières uniformisées - mineurs de charbon, mineurs de fer, sidérurgistes , dockers, ouvriers des chantiers navals.Très logiquement le Parti Communiste qui encadrait et gérait ces masses ouvrières a lui aussi été liquidé et n’est plus que résiduel, une survivance du passé.

    La définition de la classe donnée par Marx ne tient pas compte que sa définition n’est valable que dans des limites de temps et d’espace. On ne peut strictement l’appliquer en dehors de ces limites. Auquel cas il y a pour le présent lacune, sous-estimation, surestimation, déformation.

    Le "prolétariat" aujourd’hui n’est plus caractérisé par une communauté de travail (mineurs, sidérurgistes etc) mais par une communauté de revenu.

    Peu importe votre position professionnelle, que vous soyez paysan, fonctionnaire, infirmière, femme de ménage, coursier chez Pizza Machin ou Colissimo, gratte papier dans un bureau, employé chez Mc Do, vendeur chez Darty, caissière chez Auchan etc vous faites parti du "prolétariat" actuel

    La situation, la position sociale de chaque Gaulois est dictée par son niveau de revenu.

    50 % des Gaulois et des Gauloises gagnent moins de 1700 euros net par mois les catégories intermédiaires sont en moyenne à 2300 euros par mois les catégories supérieures à 4150 euros

    l’immense majorité des Gaulois et des Gauloises par leurs revenus appartiennent au "prolétariat" , sont très proches d’être des "prolétaires" ou sont des "demi-prolétaires" (ils gagnent 1,5 ou 2 fois plus que les autres). C’est ce qui explique que 80 % des Gaulois et des Gauloises ont de la sympathie pour les Gilets Jaunes qui sont en quelque sorte leurs représentants par procuration

    Emprunter n’est pas copier, encore moins copier bêtement et appliquer littéralement..
    Le marxisme est essentiellement une polémologie appliquée à la société dans son ensemble.Le léninisme lui est essentiellement une méthodologie et une stratégie de prise du pouvoir à un instant donné jointe à une analyse des rapports de force politiques et sociaux


  • Je n’y comprends rien, comme toujours, mais ces longs monologues à peine interrompus par quelques disciples finissent par sonner comme un immense récitatif très poétique venu du fond des âges humanoïdes. D’où surgissent d’étranges invocations aux cris de marchandise et aliénation, finance et révolution. C’est beau.
    Et ces chiens...

     

    • Merci pour votre commentaire René. J’aurais aimé l’écrire. Je pense comme vous.


    • Bravo René pour cet humour.
      Certes, nous avons adoré F. Cousin dans ses premières conférences il y a 3 ans. Le néolithique, la simple reproduction de la vie pour elle-même, le sacral, le "div" du sanscrit ou la lumière infinie du jour présent, l homme chasseur, amoureux et peintre, l’homme holistique des origines, les communaux et bien sûr, les chiens : radicalités stellaires annonciatrices d’un monde nouveau ...Maintenant, nous écoutons les mantras : la radicalité, le spectacle aliénatoire,le crétinisme, Marx, Debord, la phase terminale, soit, la poésie a faibli mais le discours ne varie pas, il ne saurait dévier, il est implacable. Par la puissance du raisonnement, les auteurs fameux, la culture très large ? Sans comprendre, sans appréhender le tournant mystérieux de la phase finale, FC nous hypnotise encore, c’est un dernier poète, il n’en existe plus et nous en avons besoin.


    • Méfiez vous, c’est comme ça qu’on tombe dedans... si vous commencez à chercher à comprendre ce que veulent dire les mots vous êtes foutu !


  • C’est en cela que leur grille de lecture, leurs "principes" opératifs sont intemporels.

    Notre pragmatisme ne doit nullement nous empêcher d’utiliser d’autres grilles de lecture et d’autres principes opératifs pour combiner le tout en quelque chose de nouveau adapté à la situation présente.

    Le rapport politique dominant est le rapport cybernétique de la protection à l’obéissance.

    Si le pouvoir protège, la majorité de la société obéit au pouvoir.

    Si le pouvoir fait défaut et ne protège plus, la majorité de la société se met en mouvement et procède à une reconstitution de pouvoir.

    En quelque sorte la société parce qu’elle en a besoin fabrique du pouvoir un peu comme un organisme exsangue , mais sain fabrique des globules rouges et met en oeuvre son processus de cicatrisation.

    On peut analyser le mouvement de protestation populaire des Gilets jaunes sous cet angle, sans que cette analyse soit exclusive.

    L’oligarchie en possession d’état a failli à ses devoirs :

    - L’oligarchie en possession d’état ne protège pas de l’invasion migratoire
    - L’oligarchie en possession d’état ne protège pas des conséquences de l’invasion migratoire - insécurité quotidienne
    - L’oligarchie en possession d’état ne fournit plus le vivre et le couvert
    - L’oligarchie en possession d’état ne fournit plus assez de pain - 200.000 SDF, 6.000.000 de gaulois sans-emploi, 9.000.000 de gaulois vivant en dessous du seuil de pauvreté
    - L’oligarchie en possession d’état ne fournit plus le couvert : 10.000.000 de mal logés

    Le pouvoir ne remplit plus son contrat, il va le payer cash !

    Alors commence à se produire le phénomène nommé par les marxistes "radicalisation des masses" qui correspond à la politisation de catégories sociales jusque là conformistes (passives) et peu enclines à se passionner pour la chose publique.. Ces catégories sociales demandent avant tout à l’Etat de faire son métier d’état.

    Il y a alors effervescence , c’est à dire que la société est parcourue en tout sens de réactions affectives intenses, comme des grains de limaille de fer par un courant magnétique,.

    Les contradictions internes de la société ou plutôt leurs conséquences concrètes, ont atteint et mobilisé jusqu’aux éléments autrefois les plus stables et les plus fixes de la société.

     

    • Bravo à tous pour vos commentaires, particulièrement à Enkie et Martin Dupont.
      Vous me donnez une raison d’être fier de suivre E&R.
      Amicalement



    • Si le pouvoir fait défaut et ne protège plus, la majorité de la société se met en mouvement et procède à une reconstitution de pouvoir.




      pas d’accord, vous mettez en a priori que le pouvoir doit assurer une protection mais vous oubliez que, si protection il y a, elle ne s’applique qu’à la classe au pouvoir. tout pouvoir politique étatique est légalisation d’une violence de classe. pas d’état dans les sociétés sans classes sociales, c’est une évidence historique. donc une révolution populaire ne doit pas prétendre redonner le pouvoir au peuple si justement cette révolution a mis a bas ce qui exploitait le peuple. la démocratie directe traditionnelle des sociétés sans état ne conçoit le chef élu que comme un référent symbolique SURTOUT sans aucun pouvoir (exception des périodes de guerre ou l’efficacité implique un pouvoir de décision précis mais limité au temps de la guerre. ce sont des données ethnologiques vérifiables.
      ce n’est pas la société qui fabrique du pouvoir mais une classe sociale dominante quand elle en exploite une autre et l’état n’en n’est qu’ une résultante. les sociétés sans classes, haissent toute forme de pouvoir,et ignorent la compétition,


  • Au sujet de la loi de 73, Cousin n’explique en rien pourquoi le spectacle de la.marchandise finance sa valorisation par du crédit venant des banques privées Fr ou étrangères, plutôt que par la banque de France ou le trésor... La trahison à eu lieu car les élites endettent leur peuples de manière infinie auprès de ces rapaces. La marchandise aurait très bien pu être valorisée par la planche à billet de la Banque de France ou du Trésor public.
    Par ailleurs, le fait qu’il ait une approche matérialiste de l’Histoire (celle de Marx), le limite dans la lecture de celle-ci contrairement à Youssef Hindi. Cousin parle d’un mouvement automatique du capital alors qu’Hindi en pointe les agents et leur idéologie.

     

    • Avant 1973, la Banque de France suffit à financer le train de vie du pays, mais après 1973, la saturation des marchés oblige à ouvrir toutes grandes les vannes du crédit ...
      Favoriser le crédit à la consommation et verser des aides sociales neçessitent un usage du crédit à tes grande échelle : la Banque de France n’y peut suffire...


    • @6
      vous vous trompez, une banque centrale étatique n’a aucune limite théorique pour créer de la monnaie si cet argent sert effectivement à un investissement productif, la monnaie crée correspondant à l’accroissement de richesse créée. autrement , vous avez raison : c’est l’inflation, mais une inflation raisonnable est aussi synonyme de plein emploi (les trente glorieuses quand la création monétaire de la banque de France et la politique de l’emprunt public servaient véritablement à créer de la richesse et non a servir aux banques privées pour spéculer)


  • Sur la forme, on ne comprend pas trop ces commentaires un peu débiles. Oui il aurait fallu se rendre sur un rond-point, sous une tente... Bref.

    Sur le fond, comme le rappelle bien Cousin : on ne peut pas avoir cette "conscience consciente" sans avoir lu.
    Or comme c’est le cas souvent : beaucoup la ramènent mais n’ont pas lu.
    Ce qui est mon cas, c’est sans doute pourquoi je me demande quelle pourrait être la forme de cette société nouvelle.
    Mais je me le demande précisément parce que je n’ai pas assez lu - et ce n’est peut-être pas la question essentielle.

     

    • parce que tu crois que la vraie vie se trouve dans les livres ? atterris mon gars. ce ne sont pas trois gus vautrés dans leur canapé qui vont faire plier Macron même s’ils ont lu la totalité de la BN.
      c’est marrant, ce sont toujours les plus incultes qui sont les plus déférents envers les intellos. Alors que ce sont les moins à même de juger de la pertinence de leurs élucubrations.
      Je n’aurais rien contre le charabia de Cousin (que je comprends fort bien et qui ne dit pas que des conneries , loin de là) s’il était compréhensible pour les gens simples et surtout s’il débouchait sur du concret. ce qui n’est pas le cas.


  • Dans dix ans ça sera le même radotage mais ils seront en pyjama. Soral est un génie.

     

  • Quoi qu’on puisse penser de la forme (qui ne me dérange aucunement) je pense que le discours que transmet F.Cousin est dans le vrai, je vois malheureusement mal comment un RIC puisse changer quoique ce soit à la puissance économique capitaliste qui n’a jamais dévié et qui suit sa logique vampirique et chosifiante de tout ce qu’elle investi.
    Je suis de Belgique, nous avons les mêmes ennemis que vous, frères gaulois, le même combat et je vois déjà que cet enfoiré de Di Rupo (qui a été notre premier ministre PS durant plus de 30 ans, européiste acharné, traitre intégral, trempé dans une affaire pédophile, etc) est entrain de proposer une sorte de RIC, de démocratie participative, bref tout ceci sent très mauvais et je doute du caractère réellement subversif d’un RIC.

     


    • je doute du caractère réellement subversif d’un RIC.




      réponse du premier ministre : le RIC ça me hérisse, c’est antidémocratique.
      rigolo pour un truc soit disant non subversif.
      par contre je confirme, le RIP/RIC de détruira pas le système mais par contre il empêchera nos élites politiques de continuer à nous enculer sans qu’on puisse riposter, c’est déjà un début. et c’est aussi pour ça qu’ils préfèreront faire tirer sur la foule que de nous l’accorder.
      Maintenant il y aussi la solution Cousin, on reste vautré sur son canapé drapé dans sa radicalité à branler son chien en attendant le grand soir qui arrivera tout seul comme l’a prédit notre père noël.2 le vieux Karl


    • ce n’est pas le RIC en soi qui est "subversif" mais sa revendication dans le contexte politico-social actuel ainsi que les débats qui en sont la conséquence

      la revendication du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) délégitime de fait les représentants officiels du peuple : députés, sénateurs, élus divers ("ils" ne nous représentent pas) et met en cause la "démocratie représentative" - qui riposte d’un ton faiblard : "on est élu jusqu’en 2022"


    • Je doute que F.Cousin branlait des chiens durant sa jeunesse puisqu’apparemment il faisait partie de groupes radicaux en 68 qui, je suppose, manifestaient, allaient sur le terrain etc.
      Mais la vraie question est : doit on nous même gérer toute la merde marchande ?


    • Francis Cousin appartenait certainement à des groupes radicaux en 1968 a dit l’un d’entre vous ?..
      -------------------------------------
      Surprenant car moi qui suis né en 1950 et qui avait donc 18 ans et étais en Terminal, je ne me souviens pas de grand chose car à l’époque, seuls les parisiens "étudiants" c’est à dire âgés entre 21 et 26 ans ont participé à quelque chose.
      D’une part, dans la politique était interdite dans les Lycées ... et d’autre part Françis Cousin étant né en 1957 n’avait donc que 11 ans en 68, c’est à dire tout juste l’âge de faire sa "communion"...
      Alors, de grâce, arrêtons de dire des inepties !..



    • et d’autre part Françis Cousin étant né en 1957 n’avait donc que 11 ans en 68, c’est à dire tout juste l’âge de faire sa "communion"...



      Certes, il n’était pas présent en 68 mais il a fait partie de groupes radicaux pendant les années 70.
      voici un morceau de texte de ce qu’on dit de lui : "Francis Cousin a été dans les années 1970 membre de la Fédération Anarchiste et notamment du groupe Commune de Kronstadt 2 et à ce titre il a produit nombre d’articles pour le Monde Libertaire 3. Il a ensuite rejoint le groupe Pour une Intervention Communiste, Jeune Taupe 4 . Depuis, il n’ a cessé de s’inscrire dans la lutte maximaliste pour l’abolition communiste de l’argent et de l’État, ce qui ne l’a jamais cependant empêché d’avoir des amitiés plurielles et ouvertes avec notamment le journaliste d’extrême droite Emmanuel Ratier (mort en 2015), qui était notamment connu pour sa dénonciation du lobby sioniste."


    • je suis de 51 et j’avais tout juste 18 ans en mai 68 mais j’ai vraiment eu ma prise de conscience politique en 69, et justement dans la mouvance situationniste dont il se réclame et ce, au moment de la dissolution de l’Internationale Situationniste en 69 (je distribuais l’IS avec d’autres canards : VLR, la CDP à Billancourt, Poissy, Flins et bien sûr au quartier latin) .
      Jamais vu ce type, et pourtant cette mouvance était assez réduite, très mouvante et très active, je crois qu’il est beaucoup trop jeune pour avoir même connu cette époque.
      D’ailleurs chez les ouvriers, c’est VLR et la CDP qui partaient, très peu l’IS, trop dur à lire.
      De plus, il ne faut pas se leurrer, les membres de l’IS n’étaient qu’une toute petite bande d’ultra intellos, Debord, Vaneighem) ou des artistes (Jorn, Constant) qui créaient du concept, nous les jeunots, les disciples, on était les bras, l’action, du menu fretin, faut pas rêver non plus, ils ne mélangeaient pas les torchons et les serviettes. (Debord universitaire c’est le genre de type qui apprécie qu’on l’appelle maître)


  • Merci Francis

    De même que le "prolétariat" n’est plus le même que du temps de Marx (1818 - 1883) de même le "Capital" n’est plus le même

    1 ère étape le Capital dominant est essentiellement foncier
    2 étape le Capital dominant est entrepreneurial industriel (biens d’équipement) et minier
    3 ème étape le Capital dominant est entrepreneurial industriel (produits de consommation ) et commercial (distribution)
    4 ème étape le Capital dominant mute radicalement :

    le Capital dominant passe du réel à l’abstraction financière , informationnelle et informatique

    la propriété du Capital mute aussi de patrimoniale et personnelle à majoritairement anonyme et impersonnelle

    https://graphseobourse.fr/classemen...

    les "dirigeants" du monde "Capitaliste" deviennent interchangeables, ils n’ont plus la "propriété" des capitaux mais leur usufruit : ils peuvent en user et même en abuser (droit d’usus et d’abusus)

    ce qui se traduit certes à titre personnel par d’énormes salaires, des stock-options, des primes de départ, des retraites juteuses, des notes de frais, l’usage d’avions privés, de biens sociaux - lieux de repos, séminaires, vacances etc

    bien entendu les divers types de "capital dominant" se mélangent encore dans un mix différent suivant les pays et les secteurs d’activité


  • Cousin parle avec ironie de l’Acte 6375 des Gilets Jaunes. Sans réaliser qu’il fait l’acte 17387 du cousinisme, où les mêmes mots tournent en bouclent, jusqu’à s’en étourdir.

     

    • Ce sont certes des mots mais qui évoquent un passé multiséculaire, certains pensent également (à tort) qu’Alain Soral tourne en boucle sur le sujet dont il est interdit de parler de la communauté qu’on ne peut plus nommer... ça n’enlève pourtant aucune substance et véracité aux propos.


    • Oui mais ni Francis Cousin, ni ses commentateurs n’ont dit c’est l’acte 17387 du cousinisme.


    • A Polo,

      Votre remarque est l’évidence même .
      La mise en scène ,très XIXème siècle
      est digne de Marx !


    • Il ne faut pas confondre mise en garde concernant la possible théâtralisation du mouvement (entre autres risques), sous forme d’un quasi rituel avec le risque de dissolution, avec ce qui relèverait stricto sensu d’une volonté d’ironie pour l’ironie, ce qui serait en effet affligeant si c’était le cas. Évitons les contresens car il peut sembler évident que ces personnes ne souhaitent qu’une chose, à savoir que le mouvement ne périclite pas et soit le plus efficace possible en ne tombant pas dans les pièges, nombreux, qui sont sur son chemin. Mais ils le savent, du moins je le crois, puisque si on les suit bien il y a quelque chose d’inéluctable dans ce qui se passe, quelles que soient la temporalité et les modalités d’accomplissement. Mais je ne voudrais pas parler à leur place, il y a ici suffisamment de ventriloques amateurs :-)


  • Comprendre la Révolution de 1789 :Quel est le langage de la représentation nationale ?

    Tout langage projette une représentation socio-politique ; toute représentation socio-politique appelle un langage.

    Comment fallait-il représenter la France aux États généraux en 1789 ? Par des ordres ou par des têtes ?

    Maintenir la représentation par ordre, c’était perpétuer la constitution traditionnelle de la royauté ; lui substituer la représentation par tête, c’était inverser l’ordre héréditaire du langage politique et de l’entendement ; c’était, nécessairement, faire la Révolution.

    C’est par l’inversion du langage politique que la Révolution s’enclenche, affirmant par là même, dès l’origine, qu’avant d’être un fait social ou politique, elle est un fait de langage.

    Cette révolution du langage politique s’est opérée d’une manière foudroyante : ouverte le 24 janvier 1789, elle s’accomplit en quinze jours, du 12 au 27 juin de la même année.

    Tout s’enclenche, en effet, par la lettre du roi Louis XVI qui, le 24 janvier 1789, convoque ses sujets pour les élections des États généraux. En doublant la représentation du tiers état, cette lettre sacralise de fait le langage du nombre tout en périmant le principe du langage des ordres.

    Doubler les têtes du tiers état tout en maintenant le principe du vote par ordre était, en effet, totalement contradictoire et presque suicidaire.

    C’était reconnaître implicitement que le pays légal (nominal) n’était pas le pays réel.

    Appeler à voter par ordre, c’est supposer que ce sont les trois ordres -le clergé, la noblesse et le tiers état- qui forment la représentation organisée du pays.

    C’est supposer que le langage politique doit être un débat qualitatif à trois voix.

    En revanche, doubler le nombre des voix du tiers état, c’est laisser entendre que ce sont des millions de têtes qui sont représentatives du pays réel.

    C’est supposer que le langage politique doit être une somme arithmétique de ces millions de voix.

    Du vote qualitatif par ordre au vote quantitatif par tête, l’inversion du langage politique est totale.


  • Comprendre la Révolution de 1789 (2)

    Ainsi, dans la première hypothèse, les trois ordres doivent se réunir dans trois chambres séparées où elles produiront trois discours distincts. Mis en compétition sous l’arbitrage du Roi, ces trois discours devront conduire à une seule conclusion à ratifier en séance plénière.

    Dans la seconde hypothèse, tous les députés doivent se réunir dans une seule salle où ils produiront un seul discours qui se trouvera nécessairement en compétition avec l’opinion du Roi.

    De sa position d’arbitrage, le Roi tombera alors dans celle du veto.

    Ces deux modes de scrutin sont deux langages diamétralement opposés, deux manières contraires de sentir, de déduire et de décider : le langage des ordres et le langage du calcul. Et ils produisent, à eux seuls -nous le savons maintenant- deux mondes dont les valeurs de référence s’excluent totalement : celui de l’Ancien Régime, qui tient sa source du verbe, et celui de la Révolution, qui tient sa source du nombre.

    Il est capital de bien comprendre comment on peut faire produire à un même ensemble d’hommes autant de votes -de langages- différents qu’on leur impose de modes de scrutins différents. Tout comme, avec les mêmes pierres, on peut faire n’importe quelle forme de bâtiment.

    En soi, ce ne sont pas les hommes qui votent, mais le mode de scrutin, dans le même rapport que ce ne sont pas les pierres qui font le bâtiment, mais l’architecte.

    Au début de la Révolution, un incident exceptionnel a justement permis de montrer clairement comment la même assemblée peut produire deux votes opposés suivant qu’elle vote en masse ou par petits groupes.

    Quand la question des droits de l’homme fut mise en délibération dans les trente bureaux qui divisaient l’Assemblée, vingt-huit la rejetèrent.

    C’est à ce moment que le député-avocat Bouche proposa que la discussion fut faite par l’Assemblée réunie.

    Et cette même question qui avait été repoussée séparément, fut acceptée en masse. « Elle fut alors adoptée d’après les cris et les menaces des tribunes. » (Marquis de Bouille).

    Mais qui s’étonnera que l’attitude de l’homme soit différente dans l’intimité d’un groupe où il compte, et dans une vaste assemblée menaçante où il ne compte pas ?


  • Comprendre la Révolution de 1789 (3) : L’Abbé Sieyés le magicien politique qui renversa en 3 ans une monarchie millénaire avec le choc du pourcentage et le poids du nombre

    L’assemblée n’est-elle pas le lieu de la peur et de la manipulation par excellence ?

    Il n’est donc pas exagéré de dire que c’est sur cette définition du langage de la représentativité que s’est jouée toute la Révolution de 1789 : est-ce la qualité ou le nombre qui doit compter ?

    Pour avoir compris cette question, Emmanuel Sieyès -dont Mirabeau disait qu’il était son maître- a droit au titre de père fondateur de la Révolution. C’est lui, en effet, qui est l’inventeur de la formule logico-mathématique qui a fait exploser le tonneau vermoulu de l’Ancien Régime.

    Le calcul de Sieyès -qu’il expose, en janvier 1789, dans son célèbre Qu’est-ce que le Tiers État ?- est simple.

    Si les États généraux votent par ordre, les « ordres privilégiés » qui ont deux voix sur trois domineront les États.

    Pour que le tiers état triomphe, il faut donc qu’il ait au moins autant de voix que les deux autres ordres réunis, et que l’on vote par tête.

    Tel est le point d’Archimède de la prise du pouvoir par le tiers état : une simple formule d’arithmétique.

    L’abbé Sieyès peut être alors certain du succès, car la plupart des membres du bas clergé sont proches du tiers état par leurs origines sociales et leur philosophie. Lui-même, d’ailleurs, se fera élire par le tiers état et non par le clergé.

    L’Abbé Sieyès dessine une vision quantitative d’une nouvelle société pour remplacer la vision héréditaire qualitative des trois ordres constitutifs de l’ancienne France.

    En 1789

    Le clergé représente 160.000 têtes (0,7 %)
    La Noblesse 140.000 têtes (0,6 %)

    Le Tiers Etat 23.700.000 (98,7 %) (dont 515.000 bourgeois (2,1%))

    L’Abbé Sieyès par un tour de passe-passe, par un tour de magie politique en additionnant la "bourgeoisie" aux paysans, artisans, domestiques, manoeuvres et journaliers crée la fiction "démocratique" du "peuple" qui représente plus de 98 % des Français

    En fait en 1789 la Bourgeoisie représente 2,1 % des Français mais elle PARLE (et agit) au NOM de 98 % d’entre eux.

    Si le Roi Louis XVI n’avait pas pris les "bourgeois" pour le "peuple", il aurait pu parler lui AUSSI au NOM de 98 % des Français.

    Comme disait Staline " Ce ne sont pas les votes qui comptent, c’est QUI compte les votes"


  • Beaucoup écrivent pour ne rien dire et peu parlent pour le vrai vivre...
    Lorsque l’on sait peu, le début de l’intelligence consiste à d’abord se taire pour ensuite beaucoup chercher et lire.......... afin d’enfin produire le début du sens.

    Celui qui n’a pas lu Le Capital, ne peut comprendre que le présent fut annoncé il y a bien longtemps par le Prolétariat combattant ainsi que la seule issue historique possible : l’abolition de l’argent et de L’État.

     

  • Comme l’indiquent Karl Marx, Guy Debord, Pierre Guillaume et Francis Cousin ; lorsque l’on veut véritablement chercher la vérité historique, c’est terrible mais on la trouve...Que ceux qui ont si peur de trouver ce terrible aillent donc dormir !

     

    • vérité historique ? si vous aviez la moindre notion en épistémologie vous sauriez que l’histoire est une science humaine, une science dite molle qui exclut toute vérité objective, déjà parce que le sujet est son objet d’analyse, ensuite justement à cause des aliénations culturelles et idéologiques de l’objet et du sujet de la connaissance, l’impossibilité de la justification des preuves (pas d’expérimentation possible en histoire), et enfin le facteur temporel qui élimine ou détériore une partie de ces preuves et leur compréhension et j’en oublie. le marxisme est une théorie séduisante et qui fonctionne, mais la vérité historique, c’est autre chose.
      L’avantage de Marx c’est qu’on peut utiliser sa méthode sans épouser sa philosophie


  • Ouais, le cousinisme tranquille chez soi, dans un intérieur bien cossu - assez différent tout de même d’un Hervé Ryssen qui lui endosse le GJ et manifeste dans la rue.

    Pour ne rien dire du fait que Ryssen, on comprend et ce qu’il dit et ce qu’il écrit. Oui, il a un discours intelligible.

     

  • Retour en 2019 : Faire à Macron et ses sbires le coup de Sieyès

    Les Gilets Jaunes (spontanément ?) ont utilisé aussi la Magie Politique contre Macron et le Régime Républicain :

    - Wir Sind das volk ! Nous sommes le Peuple - qui est le BA BA des minorités révolutionnaires qui parlent au NOM du "Peuple"

    - D’entrée les Gilets Jaunes délégitiment Macron avec :

    - le slogan Macron démission ! quand on demande la démission en cours de mandat du Président légalement élu - on met ipso facto sa légitimité

    - l’absence de déclaration de beaucoup de manifestations : les "autorités" n’ont plus (ou moins) d’"autorité"

    - le refus d’aller manifester au Champs de Mars (autorisé) et le fait d’aller manifester aux Champs Elysées et vers l’Elysée (interdit) près des lieux de pouvoir (venez me chercher)

    - la revendication progressive du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) qui délégitime de fait les représentants officiels du peuple : députés, sénateurs, élus divers ("ils" ne nous représentent pas) et met en cause la "démocratie représentative" - qui riposte d’un ton faiblard : "on est élu jusqu’en 2022"
    conjointement avec un refus de la base des Gilets Jaunes d’avoir des "représentants" mandatés pour "négocier" comme le demande le pouvoir et comme le conseillen les médias

    - la délégitimation de fait des corps intermédiaires - syndicats , associations subventionnées

    CFDT avec Berger qui cherchait à se placer et à gratter quelque avantage
    CGT avec Martinez qui réunit 1.000 personnes un samedi 1 er décembre en concurrence avec les Gilets Jaunes pour faire Bastille Nation pour la nième fois sans résultat signifiant de fait qu’il ne menace pas le pouvoir
    Martinez qui rejoint le 24 décembre la manif "contre les violences faites aux femmes" c’est à dire allant sur le terrain sociétal et non sur le terrain social des Gilets Jaunes

    Macron représente au premier tour 8 656 346 voix, au plus 18,19 % des électeurs inscrits

    en conséquence les histoires de "changement" vague, de "réformes" non précisées, c’est de l’enfumage, de l’escroquerie, bref de la MAGIE POLITIQUE

    quand au poids de LaRem aux Législatives c’est 6 391 269 voix , soit 2 265 077 voix de moins qu’au premier tour des présidentielles de Macron , soit 13,44 % des inscrits

    Le poids des exclus du système politique au deuxième tour des Législatives est de 68,82 % de NON-VOTANTS

    à ces non-votants il faut ajouter 10 249 565 électeurs qui n’ont pas voté LaRem

    LaRem et Macron sont ILLEGITIMES et NON-REPRESENTATIFS


  • Révolution de salon. On blablatte du "spectacle de la marchandise" entre convertis. Qui pourrait croire que Monsieur Cousin et ses adeptes veulent vraiment vivre dans une société sans argent, comme des Sioux. Quelle bonne blague !


  • F. Cousin est toujours intéressant à écouter. Et, honnêtement, je suis assez d’accord avec certaines de ses analyses
    - Sur le rôle de la France en tant que phare des idées politiques
    - Sur la sociologie du GJ, dans le modernisme mourant, 2 classes subsistent : l’hyper-classe et tout le reste qui est prolétarisé ou en voie de prolétarisation
    - Sur l’aliénation ultime qu’est la phase de cette société du spectacle marchand et de la marchandisation du spectacle
    - etc...
    Tout cela est à peu près aligné avec la critique radicale de la modernité mourante que nous faisons en tant que nationaliste (et monarchiste post-républicain en ce qui me concerne).

    MAIS...
    Lorsqu’il pense que la solution est la communauté humaine d’avant la révolution Néolithique, c’est à dire abolition de l’État et abolition du Capital. Et lorsqu’il critique le réformisme néo-Proudhonien, là nous ne sommes plus alignés.
    Le sens de l’ordre et une certaine forme de hiérarchie sont nécessaires en toute chose, la nature elle même nous l’impose comme condition de survie de la race humaine.
    Au delà et de manière existentielle, il manque une dimension spirituelle à sa réflexion. Les communautés humaines ont besoin d’un minimum de transcendance pour se projeter, pour exister, pour créer le sens du bien commun de la dite communauté. Hors, jamais dans sa dialectique n’apparait une forme de spiritualité.
    Il n’y a pas d’âme dans celle-ci et c’est là les limites de sa portée.
    Une Nation n’est pas un concept hors-sol me semble-t-il. Il est au contraire inscrit dans une réalité historique, temporelle et spirituelle.

    Quant à sa critique du réformisme néo-Proudhonien, je pense au contraire qu’il faut s’en inspirer. Le Cercle Proudhon est une expérience extraordinaire du début du XXeme siècle, regroupant les révolutionnaires radicaux prônant la violence et la gréve générale (G. Sorel), et les contre-révolutionnaire monarchiste (C. Maurras).
    Car l’ennemi est commun. Une république judeo-maçonnique aliénante dont le pilier est le spectacle marchant et la marchandisation de tout, justement.

    Donc, F. Cousin gagnerait à avoir une once de spiritualité dans sa dialectique afin de la replacer dans le contexte historique et national de la France.
    Tout en s’inspirant des expériences passées (i.e. Cercle Proudhon) afin d’organiser la (contre) révolution, afin de passer de la révolte des GJ à la révolution nationale.

    Au plaisir de lire vos réponses.

     

    • entièrement d’accord avec vous ( et aussi pour Proudhon), et vos questions (la spiritualité,l’ordre, la nation qui précède historiquement l’état, l’identité culturelle) je les lui ai posé maintes fois sur tous leurs sites. or le problème c’est que quand vous cherchez à débattre avec Cousin ou avec ses "disciples" parce que le maître est en consultation, la seule réponse invariable est une liste de livres, d’auteurs et de textes (enfin liste, ça se réduit quand même aux évangiles du cousinisme : Marx Engels Debord rosa Luxembourg). comme quoi ce n’est pas de ce côté là qu’on risque d’avoir des réponses. Cousin c’est joli, c’est poétique mais ça se mord la queue.


    • Cousin est intéressant à écouter mais il fait un peu flipper avec ses relents autistes. Quant à ses délires messianiques de fin du monde capitaliste, non merci. Cousin fétichise l’argent à l’envers ! Si le système de valeurs qu’on connaît doit s’effondrer prochainement, bien malin le prophète qui peut affirmer que l’argent disparaîtra. Tribu, clan, peuple, empire...L’Etat n’est qu’une des multiples modalités d’organisation sociale des humains. L’argent intervient par nécessité pour organiser à grande échelle les échanges qui ont toujours existé. Pas besoin d’Etat ni d’argent quand on est chasseur-cueilleur. Puis un jour surgit la révolution agricole qui fait proliférer l’espèce humaine, avec toutes ses conséquences. Reste que le fond de la nature humaine est invariable : elle explore, elle conquiert (donc elle détruit), elle échange et elle s’organise (donc elle se hiérarchise). Et enfin, elle idéalise, comme Cousin.



    • Lorsqu’il pense que la solution est la communauté humaine d’avant la révolution Néolithique




      Il pense qu’au moment de l’invalidation du mode de production capitaliste, la communauté pourra resurgir, mais sous une forme qui saisit l’universalité (aimez vous les uns les autres) contrairement à la communauté d’avant le néolithique qui était localiste donc ce n’est par définition pas la même.

      La vie n’a pas besoin d’une transcendance comme valeur ajoutée, elle est déjà transcendance en elle même. Cela renvoie à la fameuse phrase : "la religion est l’opium du peuple" ; souvent très mal comprise comme l’explique Cousin, l’opium n’est pas utilisé ici comme métaphore pour dire poison, mais comme métaphore qui exprime le rôle des opiacés dans le domaine médical, donc comme anti-douleur, même si elle est considérée comme étant une aliénation, elle est un moyen pour l’homme de supporter la déchirure.


  • A bas l’acte n+1 du rituel de répétition cousinesque (depuis le néolithique) de “l’aliénation du spectacle de la marchandise”.... à moins que ce ne soit un comique de répétition.

    Sur ce, je mets mon GJ et je sors...


  • Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’il y a d’intéressant là-dedans ? Quel est le problème au juste ? C’est quoi la question ? Ces gens parlent de quoi ? Où est-ce que ça pense ? à quel moment ? quelle minute ?

     

    • C’est de la dialectique ; Un processus de dialogue dans le quel on prends les concepts qui régissent notre monde et on les mets en cohérences pour tous les unifier dans une même théorie.

      C’est un processus qui - quelque part - s’oppose avec la réaction immédiate et à chaud dont on sais fais montre lorsqu’on est pas encore initié au monisme dialectique et au matérialisme historique.


  • Cousin est un excellent vulgarisateur de Marx dont la portée est si vaste qu’elle nécessite un éclairage. Sa vision du grand tout est lucide, c’est un homme de concepts.

    Il dénonce clairement comment tout le Système est vicié et sait très bien le démontrer par l’exemple : il a une vision très juste des attentes du Capital au travers du NOM.

    Et il a raison quand il dit que seule la radicalité peut faire sortir le genre humain du Système qui l’a réduit en esclavage.

    C’est pour cela que RIC, référendum, constitution ne sont en fait que des scories qui trouvent leur justification et leur place dans le Système sans pour autant le remettre en cause.

    Néanmoins il reconnait très justement l’utilité du mouvement des GJ mais il dit bien que les GJ ne doivent s’embarrasser d’aucun scorie pour progresser jusqu’à une vraie révolution qui pourrait pas sa radicalité faire basculer le système. Il n’a pas tort car tout écart nuit à la force,à la spontanéité, à la vertu du mouvement. Tout écart le freine (doléances, récupérations) et risque de le détourner, de l’écarter de l’objectif révolutionnaire. Le train doit foncer dans le décor sans aucune entrave, et seulement après l’explosion du Système tout sera possiblement modifiable.

    Il est inutile de tenter de réformer un système de l’intérieur avec les mêmes données de ce système.

     

    • oui mais la radicalité doit se résumer à l’abolition de la monnaie et de l’état.(ce qui est déjà un putain de boulot)
      Cousin lui vous balance l’abolition de toute hierarchie, de tout ordre, famille art, culture, religion (je préfère spiritualité c’est plus exact) là on rentre dans le poétique mais on n’est plus dans le sérieux parce que je suis peut être un peu con mais il faudrait qu’on m’explique ce que serait concrètement une communauté humaine sans culture.


    • J’entendais qu’il a raison sur la nécessaire radicalité dont doivent faire preuve les GJ, voir l’ensemble du peuple français puis du Monde entier qui devrait les rejoindre dans cette radicalité. Pour le reste je ne connais pas l’homme pour la savoir si radicale. Et de toute manière il ne saurait y avoir abolition du culte de la marchandise sans la contrepartie de l’élévation spirituelle. L’élévation spirituelle devenant nécessaire pour sortir du Système. Je pense même que c’est la seule solution. Ce qui ne veut pas dire se soumettre aux religions, mais se mettre en accord avec l’Univers.


    • Nous sommes bien d’accord sur le fait qu’il faut passer à plus de radicalité.
      Quant au RIC, c’est trop tôt. C’est un outil utile, après. Après la (contre) révolution, lorsqu’il s’agit de construire autre chose, surtout localement.
      Mais, comme il le dit lui même, ce n’est pas en faisant lire des extraits du Capital ou des manifestes à lire, que le GJ deviendront radicaux.
      Ils n’y parviendront pas, ou plutôt pas de manière large, celle du grand nombre.
      Le grand nombre n’est pas nécessaire.

      Ce qui est intéressant vient de la conscientisation, importante et rapide. Pointer du doigt certaines sources du mal et ce qu’il y a derrière, le pourrissement de l’Etat, typique de ce que sait produire la république, celle qui n’est pas la France. Certes cette conscience ne tape pas 100% dans Marx, mais elle donne de l’élévation politique, l’essentiel.

      Et le niveau est tel qu’il suffit désormais à l’acceptation du grand nombre et de la "conscience humaine" d’un Coup, possible et réalisé. Avec les voleurs volés et les bandits sous les verrous, un ouf de soulagement, et des remerciements suivraient le Coup.
      La république jacobine est vulnérable car concentre ses lieux de pouvoir, du haut desquels on domine tout, en premier lieu le ministère de l’Intérieur et quelques autres points névralgiques.
      Le coup consiste à s’emparer de ces lieux.
      Pour cela, le grand nombre n’est pas nécessaire. Mais une poignée d’hommes déterminés.
      Alors peut être que ce mouvement de conscientisation a pour valeur de faire émerger cette poignée d’hommes.

      Si vous voulez passer à la radicalité, il faut encourager la violence, être néo-proudhonien comme dirait F. Cousin, même s’il décrie ce réformisme, dont les marxismes se méfient. Par contre s’il y avait aujourd’hui en France un courant de pensée de source Sorel/Maurras et de teneur Cercle Proudhon, le Coup deviendrait possible.

      Voila qui semble plus réaliste que le projet de l’abolition de l’Etat et du Capital.

      Un Etat national fort (libéré de ses infiltrés anti-France, condition première), protecteur du bien commun, au service du peuple réel organisé le plus librement possible localement et un capital à orientation toute nationale pour financer le bien commun, nos entreprises, artisans, industries et technologies futures, nos agriculteurs et nos projets, ceux du peuple ; le tout avec une religion d’Etat pour affirmer notre culture. Cela serait déjà un grand pas vers le retour de la France.

      Immortelle par sa création et sa mission historique.


  • 74 commentaires pour 12 950 vues....
    Par delà toutes les débilités pathologiques de la marchandise et de leurs quelques commentaires ignares...L’histoire avance et c’est l’essentiel....
    VIVE LA COMMUNE QUI VIENT EN TOUJOURS PLUS FORT !


  • Les gilets Jaunes...C’est la Commune qui revient en plus Fort...
    Que ceux qui ne connaissent rien de la Commune la ferment...
    Que ceux qui cherchent...parlent et pensent...
    Vivent Louise Michel et Eugène Varlin et leurs écritures de tripes, sang et larmes...
    Pour les autres...Fermez-là...

     

    • on dirait une sanctification de la shoah ! arrêtez un peu les cousiniens, vous chiez comme tout le monde. la torah cousinienne ne fait pas de vous des élus détenteurs de la Vérité historique et des moïses de la radicalité.
      .parce qu’en fin de compte rien à foutre de Louise Michel Louise Michel elle a peut être beaucoup souffert, mais tout le monde il a beaucoup souffert.


  • Si Francis COUSIN était compréhensible pour tous les hommes de clavier idiots, nombrilistes, envieux et incultes, cela voudrait dire que tout journaliste peut-être philosophe...
    HEUREUSEMENT NON !

     

  • Crise du capital, lutte des classes et conscience radicale...
    Que les réformistes de la misère réformée...aillent se balader ailleurs...
    Tirons la chasse !


  • Vous avez vu la vielle au fond ? Elle leur prépare des grundisses au beurre pendant qu’ils communient au spectacle de la marxandise.

    La vielle elle sait que la farine c’est le moment universel abstrait et mort de la vitalité primordiale du grain vif et sauvage qui lui-même est l’autonomie autocrée de la radicalité indomptable et rayonnante du soleil et elle sait aussi que le beurre est l’exsudat de l’aliénation domestique multi-mutilante de l’auroch, elle sait toute cette merde marchande.

    Mais la vielle est sage, elle sait qu’on ne peut échapper à la Recette, que le Savoir est reconnaissance de sa ligne propre dans la Recette et qu’à la Fin la communauté primitivoterminale se nourrira directement à la lumière apaisée et chouette des couchers de soleil.

     

  • A 1:28:47 Cousin débute son raisonnement en validant une
    affirmation fausse de Hegel : " La conscience est la
    compréhension de l’universelle " et il poursuit en disant : "
    SI ( prudence de Cousin) " ma conscience est
    compréhension de l’universelle elle est conscience consciente, si ma
    conscience n’est pas une conscience de l’universelle elle n’est pas
    conscience puisqu’ elle est capacité de perception mais elle n’est
    pas conscience consciente, y a de la conscience consciente et de la
    conscience inconsciente, je ne suis conscient que si je suis
    conscient de l’universel, le troc est né dans des communautés
    néolithiques isolées qui n’avaient pas de conscience de
    l’universelle" …. ecct ; Donc validant une affirmation
    fausses de Hegel il en tire cette conclusion erronée ; " le
    troc est donc la réponse de la conscience in-universelle "
    concluant ainsi que c’est un produit de la division et de la
    séparation à la conscience universelle qui serait la
    bonne sans comprendre qu’elle résulte de la pathologie
    d’ abstraction égotique …

    Hegel et Marx n’ont pas diagnostiqué
    la pathologie d’abstraction égotique de l’homo égoticuss,
    s’appuyant sur eux Cousin conclut que la conscience universelle qui
    implique l’abstraction égotique pathologique est de l’intelligence
    alors que l’intelligence n’est pas abstraitement égotique (je me
    pense donc je suis calcul mental) mais concrètement sensible par le
    sixième sens spirituel l’intelligence du cœur Christique … et il valide ceci
    à 1:26:00 " Jamais les hommes ne peuvent se poser des questions
    si la solution qui résulte de cette question n’est pas
    historiquement posé par le temps qui est celui ou ils écrivent
    cette question qui positionne cette réponse " ; Cette
    affirmation est fausses, elle est validée par ceux qui n’ont pas
    diagnostiqué la pathologie d’abstraction égotique (1) de l’homo
    égoticuss, comme c’est le cas de Cousin, Marx, Hegel, qui croient
    être prisonnier de la temporalité historique de cette dernière !...

    Retour à l’ ÊTRE humain du droit naturel concret de l’intelligence du coeur par la guérison de sa pathologie d’abstraction égotique (1) !


  • Cousin, c’est intéressant. Mais ça reste du verbiage masturbatoire complètement déconnecté du commun des mortels.
    Franchement, c’est l’anti-vulgarisateur par excellence tellement ses monologues se veulent hermétiques et élitistes. Il s’adresse aux 0,1% des français capables de suivre ses discours. Pas très cohérent quand on dit vouloir renverser tout le système du capital et de l’état.

     

    • Sodrade...Remino...

      Chez ces gens là, on sent la vie du week-end morose, triste, impuissant, froid et inculte...
      Le clavier est pour eux un neuroleptique de paumés serviles...
      A cette heure, je suis sur un rond-point de Vendée où tout le monde parle, rigole et pense...
      Ce que dit Cousin est parfaitement compris par les prolos qui veulent vivre même si parfois il faut réexpliquer le contenu premier...
      C’est sûr, nos deux clampins informatiques ne doivent pas souvent sortir de leur bunker d’anti-jouissance....
      Vive la Commune et mort aux cons !


    • la commune, la vraie, celle de 1871 n’avait rien de radical (ils n’ont même pas touché à la banque de France pour faire tourner le bouzin alors qu’elle leur tendait les bras.
      Faut arrêter de fantasmer la réalité. si les GJ arrivent à quelque chose se sera grâce à eux et non parce qu’une allumée messianique leur aura traduit du Cousin. pas besoin de théorie pour renifler l’arnaque, il suffit juste qu’elle devienne trop grosse. le voile se déchire de lui même, de même que la radicalité n’est pas une onction divine qui ruisselle du capital mais un refus, à force de s’être fait baiser, de croire quoi que ce soit qui vient de l’ennemi. donc au contraire de toi, au lieu de fantasmer sur la radicalité de la commune ce qui est historiquement totalement faux, il vaudrait mieux rappeler les faits précis : les communards ont fait l’erreur entre autres de ne pas toucher à l’institution monétaire (ils ont préférer trucider quelques curés ce qui n’a eu aucun effet, au contraire, leur anihiler le soutien d’une bonne partie de la population parisienne qui n’a pas levé le petit doigt quand ils se sont fait massacrer, alors que si on leur avait donné un salaire de garde nationnal ils se seraient battus (et oui à l’époque le salaire était journalier et les ouvriers parisiens n’étaient plus payés volontairement depuis des semaines, les versaillais eux ont grassement corrompu leurs troupes en pinard bouffe et primes).


  • excellent ! l’économie politique est la science de l’aliénation des masses . C’est une imposture totale , elle ne sert qu’a remettre en marche la mécanique du marché et le prolétariat asservi au travail . Le marché libéral est le centre de tout .


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