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L’Europe face à son destin : le piège du nationalisme israélo-compatible

Le Brexit, les crises économiques et politiques à répétition que connaissent les pays membres de l’Union européenne, et l’élection de Donald Trump, sont les symptômes avant-coureurs du décès de la globalisation. Ce qui laisse naturellement place à une remontée en puissance de l’idée de nation en Occident.

 

Dans un article du 14 novembre 2016 – titré L’élection de Trump : mort de la globalisation et renaissance de la nation ? – j’annonçais que l’élection du protectionniste et isolationniste Donald Trump à la tête des États-Unis indiquait un tournant idéologique majeur qui aurait à terme un impact, d’une manière ou d’une autre, sur la réalité matérielle ; car les structures et l’idéologie qui les sous-tendent sont interdépendantes. Et j’ajoutais que cette fenêtre historique qui venait de s’ouvrir offrait à l’Europe une marge de manœuvre qui permettrait éventuellement au Continent de s’émanciper de la tutelle américaine et réorienter sa politique. J’émettais cette hypothèse partant du fait que les États-Unis sont, dans le monde occidental contemporain, à l’avant-garde idéologico-politique, puisqu’ils sont au centre de la production « culturelle » de l’Occident.

Si le président américain Donald Trump est favorable à un démantèlement de l’Union européenne (voire de l’OTAN), ce n’est pas uniquement pour servir sa politique relativement isolationniste – Trump a suggéré, en avril 2018, au Président français Emmanuel Macron de quitter l’UE – mais surtout parce que l’oligarchie juive et anglo-américaine a pris acte de la renaissance en Europe de l’idée de nation sur fond de décomposition de l’Union européenne.

Aujourd’hui, le danger pour l’Europe n’est pas la montée du populisme et du nationalisme, mais plutôt leur reprise en mains par Israël. La présente analyse exposera comment l’État hébreu, via ses relais aux États-Unis et en Europe, tente de récupérer et détourner la vague souverainiste qui balaye le Vieux Continent.

 

Vers la fin de l’Union européenne ?

La première fissure idéologique dans l’édifice globaliste a été le Brexit de juin 2016. Je posais alors la question, dans un article du 26 juin 2016 : La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union va-t-elle entraîner un effet domino ?

L’oligarchie semblait alors commencer à paniquer. Georges Soros avait déclaré (pour ne pas dire menacé) que les Britanniques seraient appauvris en cas de Brexit (il faut rappeler que ce financier judéo-américain s’était considérablement enrichi, en 1992, en spéculant contre la monnaie britannique). D’ailleurs, dès l’annonce du résultat du vote, la bourse de Londres avait chuté.
Mais, en soit, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne n’a pas de conséquences directes, car elle n’y avait qu’un pied ; en effet, elle n’a adhéré ni à l’euro ni à l’espace Schengen. Toutefois, comme je l’expliquais, la crainte affichée des oligarques et des européistes aux ordres venait de ce que pouvait inspirer aux autres peuples d’Europe le Brexit. Et je prévoyais un effet domino s’étendant à toute l’Europe, avec la sortie future de l’Union européenne et de l’euro d’un important pays d’Europe comme la France ou l’Italie.

 

Le cas italien

Déjà en 2012, le grand reporter britannique Ambrose Evans-Pritchard, dans un article publié dans le Daily Telegraph, expliquait en substance que le principal handicap économique de l’Italie était l’euro. Et il appuyait notamment son argumentation sur des chiffres qui ne mentent pas : en terme de revenu par habitant, l’Italie est plus riche que l’Allemagne, avec une richesse privée qui s’élève à plus de 9 000 milliards d’Euros. Elle avait, en outre, le plus fort excédent budgétaire primaire des membres du G7 ; et sa dette, publique et privée, de 265 % du PNB, était plus basse que celle de la France, de la Hollande, du Royaume-Uni, des États-Unis et du Japon.

Andrew Robert, de RBS (Royal Bank of Scotland) expliquait quant à lui :

« Les Italiens ont un secteur d’export très dynamique et un excédent primaire. S’il y a un pays dans l’Union Monétaire Européenne (UME) qui bénéficierait d’une sortie de l’euro, c’est évidemment l’Italie. »

Une simulation de la Bank of America concluait que l’Italie gagnerait plus que les autres membres de l’UME à se libérer et à restaurer son contrôle souverain sur ses politiques.

Evans-Pritchard pointait du doigt Mario Monti, l’homme de la banque juive américaine Goldman Sachs (pour laquelle il a été consultant) alors président du Conseil des ministres italien (de 2011 à 2013). Le grand reporter expliquait :

« Rome possède une poignée d’atouts. Mais le grand obstacle est son Premier ministre, Mario Monti, installé à la tête d’une équipe de technocrates, lors du putsch de novembre 2011, par la Chancelière allemande Angela Merkel et la Banque Centrale Européenne, sous les applaudissements de la classe médiatique et politique.
M. Monti est peut être un gentilhomme d’Europe mais il est aussi un grand prêtre du projet d’Union européenne et un acteur clé de l’appartenance de l’Italie à l’Euro. Plus vite il partira et plus vite l’Italie cessera de glisser vers la dépression chronique. »

La politique d’austérité qu’a menée Mario Monti était totalement injustifiée : une fiscalité de 3,2 % du PNB en 2012, et 4,9 % en 2013, ce qui a conduit à une contraction de l’économie et une augmentation du ratio de la dette. Résultat de cette politique ? Un taux de chômage qui a atteint 11,9 % en 2015.

Ambrose Evans-Pritchard prédisait alors :

« Il serait étonnant que les électeurs italiens tolèrent cette débâcle longtemps ».

Plus récemment, l’économiste américain (ancien économiste en chef de la Banque mondiale) Joseph Stiglitz prédisait, lors d’une interview accordée le 5 octobre 2016 au quotidien allemand Die Welt :

« À moins de deux mois du référendum constitutionnel, crucial pour l’Italie comme pour Matteo Renzi (président du Conseil des ministres italien de 2014 au 12 décembre 2016), les signaux d’alarme sur un possible "Italexit" (ou d’un "Quitaly") se multiplient. Ce pourrait être l’événement cataclysmique qui pulvérisera l’Union européenne. », et il précise ainsi sa pensée : « Il faut s’attendre à ce que, dans les prochaines années l’Italie quitte la zone euro. Les principaux facteurs économiques responsables de cette débâcle sont l’Allemagne et sa politique d’austérité, ainsi que la monnaie unique, l’euro. »

Une étape décisive menant probablement à cette sortie attendue de l’euro a été franchie en mai 2018 avec l’arrivée au pouvoir de la coalition réunissant les deux partis anti-système : le Mouvement 5 étoiles et la Ligue.

Outre les réactions hostiles de la presse ouest-européenne vis-à-vis de ce gouvernement de coalition, l’agence de notation anglo-américaine Fitch Rating (de même que ses consœurs Standard & Poor’s et Moody’s) a dégradé, le 31 août 2018, la note (BBB) de la dette souveraine à long terme de l’Italie, en l’assortissant d’une perspective « négative » contre « stable » auparavant.
L’agence de notation dit s’attendre à un relâchement de la discipline budgétaire ; et par « discipline budgétaire » il faut comprendre « austérité économique menant à un appauvrissement de la population »… Ce qui est donc reproché au nouveau gouvernement italien c’est de vouloir mener une politique de relance économique, par une baisse d’impôts, accompagnée de hausses des dépenses sociales.

Les agences de notations ne sont rien d’autre qu’une arme sournoise du système financier international, lequel augmente ainsi les taux d’intérêts sur les emprunts des pays que l’ont veut punir et mettre à genou.

Aujourd’hui, dans la zone euro, seule la Grèce emprunte plus cher que l’Italie, avec un emprunt à 10 ans qui se négociait à 4,29 %, le 30 août 2018.

Chose intéressante : le quotidien Corriere della Sera affirmait que le président américain « Donald Trump aurait offert à l’Italie une aide des États-Unis pour financer la dette l’année prochaine ». Des propos qui auraient été tenus lors de la visite à Washington début août, du chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

La visite (fin août) du ministre italien de l’économie à Pékin fait par ailleurs l’objet de nombreuses spéculations sur la demande éventuelle aux Chinois d’une aide financière. Ce qui indiquerait, si l’information est confirmée, une volonté du gouvernement italien de se défaire de l’emprise de la finance judéo-protestante et de sortir de la sphère d’influence géopolitique anglo-américaine.

Tout cela ne peut conduire l’Italie qu’à l’inéluctable sortie de l’euro. En juillet 2018, un autre économiste, Charles Gave, affirmait avec aplomb :

« L’Italie va sortir de l’euro. Elle va sortir de l’euro parce qu’ils (les dirigeants italiens) vont faire l’analyse très rapidement qu’ils ne peuvent pas s’en sortir s’ils ont des taux de change fixe avec l’Allemagne, et donc, qu’est-ce qui va se passer en Italie ? Les deux partis au pouvoir vont demander des choses que l’Europe de Bruxelles ne peut pas accepter. On va donc tout droit vers un clash. Le gouvernement italien à ce moment-là démissionnera et fera de nouvelles élections et à ce moment vous aurez probablement un seul candidat pour les deux partis au pouvoir… Et ils auront 90 % du Parlement. »

Depuis 2012, les analystes et observateurs cités (et d’autres) arrivent à la même conclusion : l’Italie sortira de l’euro et la monnaie unique explosera.

Il est par conséquent inconcevable que les tenants du système oligarchique occidental n’aient pas anticipé ces événements.

 

Le plan B de l’oligarchie euro-atlantiste

La question qui se pose aujourd’hui concernant l’avenir de l’Union européenne avec la sortie italienne de l’euro se posait déjà au moment du Brexit en juin 2016.

Au lendemain du Brexit, l’on a entendu des responsables politiques déclarer, à l’instar de Manuel Valls que « c’est le moment d’être digne des pères fondateurs, de refonder une nouvelle Europe ».

La même année, en novembre 2016, Hubert Védrine (ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2002), qui bénéficie d’une certaine crédibilité politique et d’une image de démocrate-souverainiste, a publié un livre au titre explicite Sauver l’Europe !, dans lequel il propose une rénovation de l’Union européenne pour « préserver la souveraineté des nations »...

Sauver l’Union européenne et préserver la souveraineté des nations, c’est là une contradiction politique insoluble.

« La nation renaît, feignons d’en être les instigateurs », c’est ainsi que l’on pourrait résumer l’attitude des tenants du système face à l’inéluctable décomposition de l’Union européenne et la renaissance de l’idée de nation.

La stratégie proposée par Hubert Védrine aux élites, dès 2016, à la suite du Brexit, est la suivante : il préconisait une réconciliation avec les peuples, pour sauver le projet européen et se prémunir de la colère qui gronde.
Dans son livre Sauver l’Europe ! (paru en novembre 2016 aux éditions Liana Lévi), Hubert Védrine proposait un plan, une stratégie, consistant à se réconcilier avec les peuples pour sauver le projet européen et éviter un inéluctable retour de flamme venant du bas de la société. Une colère qui gronde et qui se traduit par des « insurrections électorales ».

Hubert Védrine mettait ainsi en garde :

« Le populisme c’est la réaction violente de peuples qui se sentent abandonnés et méprisés… Il faut comprendre les causes du populisme et essayer de les désamorcer. Apporter une réponse raisonnable pour canaliser ces demandes qui, sinon, prendront des formes extrêmes. Mais si le système européen demeure incapable d’entendre ces demandes et de se réformer en conséquence, tout peut arriver…

Le risque de divorce remonte à longtemps. La prise de conscience, pour moi, c’est le très faible score du oui dans le résultat du référendum de Maastricht. Plus tard, il y a quinze ans déjà, lors d’un Conseil européen à Laaken, on reconnaissait déjà que certains citoyens européens avaient l’impression que leur identité était menacée par la construction européenne !

Mon essai "Sauver l’Europe !" est un appel pour réconcilier les peuples et l’Europe. Pour cela, il faut une révolution mentale des élites qui ont voulu faire l’Europe par le haut et à marche forcée. Méditons ce qu’a dit récemment Wolgang Schäuble : ‘‘Cela devient difficile de ne jamais tenir compte des peuples.’’
Les chefs d’État doivent donc prendre une initiative spectaculaire. Il faut montrer au peuple qu’on l’a entendu et pour cela faire une pause. Organiser une conférence refondatrice qui commencerait sans les institutions européennes (Commission, Parlement, Cour de justice). Avec une déclaration solennelle qui affirmerait, en substance : nous ne serons plus une usine bureaucratique, notre principal objectif sera de garantir la survie du mode de vie européen dans le monde. On distinguerait mieux ce qui doit être traité au niveau européen et ce qui relève, encore ou à nouveau, de la souveraineté des États membres. Ce préalable permettrait ensuite l’organisation d’un nouveau référendum, en même temps, dans tous les pays qui accepterait ce processus de relégitimation. »

Jacques Attali, qui a visiblement bien reçu le message d’alerte envoyé par Hubert Védrine, a fini par revoir sa copie mondialiste pour l’adapter au contexte actuel.

 

Jacques Attali actualise sa stratégie

Le 8 juillet 2018 le Cercle des économistes a organisé une conférence intitulée « Vers un choc des nationalismes ? », où étaient invités, entre autres, Jacques Attali et Mario Monti. Conférence organisée pour répondre à l’inquiétude de ces élites qui voient « la construction européenne menacée par le retour du sentiment de préférence nationale ».

Signe de cette panique, les déclarations de Jacques Attali lors de cette conférence qui contrastent avec l’idéal mondialiste et l’éradication des identités qu’il préconise depuis des décennies. Ainsi, il propose :

« Il ne faut pas laisser la nation aux nationalistes… La nation c’est le cœur des choses… Je pense que la francophonie devrait être un espace aussi intégré, aussi puissant politiquement que l’Union européenne. On peut appartenir à deux ensembles structurés… »

Et il termine son raisonnement talmudique (appelé le Pilpoul) par cette contradiction dans les termes : 

« La nation n’est pas un obstacle à la globalisation. »

Or, la globalisation a pour principe la destruction des nations, ou du moins le transfert de leur souveraineté (politique, juridique, monétaire et militaire) à des institutions supranationales.

La globalisation consiste, en définitif, à faire de la nation une coquille vidée de sa substance.

 

Israël et l’Union européenne en rupture

Le 11 décembre 2017, le chef de la politique étrangère européenne, Frédérica Mogherini, recevait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou au siège du Conseil européen, mais en refusant, au nom des États membres, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État hébreu. Dans la même journée, Netanyahou a rencontré les 28 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne pour une discussion durant laquelle le Premier ministre israélien a tenté d’assouplir la position de l’UE concernant la politique expansionniste d’Israël au détriment des Palestiniens. Mais les Européens n’ont visiblement pas été convaincu par l’outrecuidant Bibi ; ce dernier a, suite à ce revers, annulé à la dernière minute la rencontre prévue avec le Président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Commentant cet épisode, une source diplomatique a affirmé au journal Times of Israël :

« Netanyahou a le sentiment que c’est une cause perdue. Nous sommes dans une crise très profonde. C’est une crise réelle, authentique. Et si les choses ne changent pas, on va aller très rapidement dans le mur. »

La crise avait déjà atteint un pic en 2015 lorsque l’Union européenne a pris la décision d’étiqueter les produits provenant des implantations coloniales israéliennes. À tout cela s’est ajouté, en 2018, le refus de Bruxelles de s’aligner sur la décision américaine de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien.

Les ministres israéliens, furieux, multiplient depuis lors les attaques contre l’UE, qu’ils accusent de financer le boycott anti-Israël et des organisations liées à des groupes terroristes.

Le diplomate israélien cité précédemment a déclaré à ce propos :

« L’UE défend encore âprement l’accord sur le nucléaire iranien que nous considérons comme une menace existentielle. Comment sommes-nous supposés la traiter ? »

La crise que connaît l’Union européenne et les relations diplomatiques tendues entre Tel Aviv et Bruxelles conduisent les dirigeants israéliens à faire un choix évident : favoriser des accords bilatéraux passés avec les États-membres au niveau individuel.

 

Le repositionnement israélien face à la remontée du nationalisme européen

Dans l’actuelle séquence historique, qui tend vers un retour aux nations, Israël s’est repositionné en vue d’accompagner la vague populiste aux États-Unis et en Europe. Plus que cela, l’État hébreu tente de faire une OPA sur le souverainisme renaissant sur le Vieux Continent, souverainisme qui défie l’Union européenne.

La manœuvre de récupération a démarré dès 2016, comme nous le verrons plus loin.

Et ce processus de récupération est aujourd’hui à un stade avancé, notamment avec un livre écrit par le journaliste israélien Anshel Pfeffer, correspondant de The Economist et éditorialiste au journal israélien Haaretz. Son ouvrage, intitulé Bibi, est une biographie valorisante de Netanyahou, dont Anshel Pfeffer redessine les traits pour en faire un homme cultivé, un brillant visionnaire, un leader mondial et un exemple que suivraient des dirigeants tels qu’Orbàn, Trump et Poutine.

Dans un entretien – titré Pour les Trump, Poutine, Orbàn… Netanyahou fait office de patriarche – accordé au journal Libération, le journaliste israélien tente de nous faire croire que :

« Pour les Trump, Orbàn, Salvini, Duterte, Abe ou même Modi et Poutine – toute une génération de leaders qui défient le modèle progressiste occidental fondé sur le respect des droits de l’homme – Netanyahou fait office de patriarche, de modèle. Ils se disent : ‘‘Ce type est en poste depuis si longtemps, gagnant élections après élections, et il fait ce qu’on a toujours voulu faire : dire à la gauche et aux médias d’aller se faire foutre’’. La conséquence, c’est que dans le club des grands de ce monde, les dirigeants à la Macron ou Merkel sont mis en minorité. Il est plus difficile que jamais de peser sur Netanyahou… »

Le but de la manœuvre est de raccrocher au wagon israélien les nations occidentales qui tentent de s’émanciper des structures mondialistes (Union européenne, OTAN…), alors que Netanyahou et son pays sont de plus en plus isolés diplomatiquement, et mis en difficulté sur le plan géopolitique, avec la défaite quasi-totale des groupes terroristes en Syrie et en Irak, et la présence de l’armée iranienne et du Hezbollah à la frontière israélienne.

Mais cette récupération de la vague populiste européenne ne peut pas se faire par Israël seul. L’étude de l’histoire des communautés juives a mis en évidence que leurs élites ont, depuis l’Antiquité, utilisé des tiers, des relais, pour accomplir leur projet eschatologique ; et cette stratégie est aussi usitée sur le court terme, pour prendre le pouvoir politique et économique.

 

Soros/Bannon : une opposition contrôlée

Dans un article du 7 août 2018, titré Les milliardaires américains s’affrontent pour le contrôle politique de l’Europe, Eric Zuesse rapporte :

« Un concours pour le contrôle politique de l’Europe se prépare entre deux camps américains, l’un dirigé par Soros, établi de longue date, et l’autre mis sur pied par Steve Bannon, l’ancien directeur de campagne de Donald Trump. Soros a longtemps conduit les milliardaires libéraux américains à contrôler l’Europe, et Bannon est en train d’organiser une équipe de milliardaires conservateurs américains pour arracher ce contrôle aux milliardaires libéraux… »

Le 20 juillet 2018, le site américain The Daily Beast se faisait l’écho de cette compétition entre Soros et Bannon pour le contrôle de l’Europe. On y apprend que Soros a « donné 32 milliards de dollars a des causes libérales » tandis que Bannon s’installe en Europe pour créer The Movement, une « fondation populiste, afin de rivaliser avec Georges Soros et déclencher une révolte de droite à travers le Continent ».

Interviewé par le Daily Beast, Steve Bannon a déclaré qu’il était en train de créer une fondation en Europe appelée The Movement qui, espère-t-il, mènera une révolte populiste de droite à travers le Continent à partir des élections du Parlement européen au printemps 2019.

Steve Bannon serait alors en mission sur le Continent européen pour mener les partis politiques populistes et antisystème d’Europe dans une lutte finale contre le mondialisme.

Depuis le premier trimestre 2018 il fait le tour des pays européens pour coordonner les partis populistes en vue des élections européennes à venir. Ainsi, il fit une grande tournée, en Italie, en Suisse, en Allemagne (pour rencontrer la droite alternative).

Il s’est aussi rendu, en mars 2018, au congrès du FN, où il a rencontré Marine Le Pen ; et à cette occasion il a déclaré à propos de Marion-Maréchal : « Elle n’est pas simplement une étoile montante en France, elle est l’une des personnes les plus impressionnantes au monde ». Une façon d’expliquer à sa tante, Marine, que l’oligarchie qu’il représente en Europe lui ordonne de s’écarter gentiment au profit de Marion.

Bannon nous est présenté comme une sorte de philanthrope de droite, nationaliste, opposé au philanthrope libéral, internationaliste, Soros.

Mais celui qui a étudié l’histoire du rapport dialectique entre capitalisme et communisme, verra aisément dans cette lutte entre les réseaux de Soros et ceux que représente Bannon une opposition contrôlée.

 

Qui est Steve Bannon ?

Bannon est un ancien officier de renseignement dans la Marine, qui a eu une grande carrière dans la finance, notamment au sein de la banque juive américaine Goldman Sachs, pour finir producteur dans le cinéma et la télévision.

Il fut le président exécutif (de 2012 à 2016, puis du 18 août 2017 au 9 janvier 2018) du média américain Breitbart News, lequel ambitionne, paraît-il, de « remplacer Fox News ».

Breitbart, le média de l’alt-right (droite alternative), fut fondé en 2007 en Israël. Et à ce propos, le consultant stratégique, André Archimbaud, explique :

« Bannon a relancé Breitbart, organe conçu en Israël pour les États-Unis avec la bénédiction de Netanyahou afin d’utiliser, à droite, les méthodes de disruption de l’extrême gauche. »

D’ailleurs, Breitbart a lancé, le 17 novembre 2015, le site Breitbart Jerusalem, qui traite de l’actualité israélienne et proche-orientale.

 

Bannon et le lobby pro-israélien

Alors que durant la campagne électorale de 2016 Steve Bannon (qui était directeur de campagne de Donald Trump) se voit accusé d’être antisémite, la Zionist Organization of America (ZOA) prend sa défense.

Dans un communiqué publié sur son site internet, Morton A. Klein, le Président de ZOA, déclare, en réponse à l’Anti-Defamation League (ADL) :

« Steve Bannon est un patriote américain qui défend Israël et qui a une profonde empathie pour le peuple juif… Le site Breitbart News de M. Bannon lutte courageusement contre la haine du juif et d’Israël…
Est-ce que les extraordinaires conseillers pro-israéliens de Trump, tels que Newt Gringrich, Rudy Giuliani, Mike Pence, Mike Huckabee, Sheldon Adleson, et le gendre juif de M. Trump, Jared Kushner, ou David Friedman, et Jason Greenblatt, permettraient à un antisémite et anti-israélien de travailler avec eux ? Est-ce qu’Ivanka Trump, convertie au judaïsme et dont les enfants vont à l’école juive orthodoxe, permettrait à un antisémite de travailler avec son père ? »

L’Anti-Defamation League, qui a accusé Bannon d’être antisémite, est une organisation juive américaine fondée par la loge maçonnique juive B’naï B’rith (Les enfants de l’Alliance). Cette organisation, qui est l’équivalent américain de la LICRA, se charge de « soutenir les juifs contre toute forme d’antisémitisme et de discrimination ». L’ADL, qui combat « l’extrême droite », serait, en France, classée à la gauche du spectre politique.

Dans ce jeu d’opposition contrôlée, les juifs libéraux (à gauche) diabolisent Bannon, tandis que les juifs conservateurs (à droite) le soutiennent et le défendent. C’est ainsi qu’on borde la voie et qu’on maintient sous contrôle un pion qui aurait des velléités d’indépendance… Si il venait à l’esprit de Steve Bannon de s’émanciper, ses soutiens juifs de droite le jetteraient en pâture à l’ADL et aux grands médias américains.

Steve Bannon a participé, en novembre 2017, à la conférence de la ZOA durant laquelle il a déclaré :

« Je ne suis pas un modéré, je suis un combattant. Et c’est pourquoi je suis fier de soutenir l’État d’Israël. C’est pourquoi je suis fier d’être un sioniste chrétien. »

Il a aussi profité de l’occasion pour remercier Sheldon Adelson qui a « conseillé et guidé Trump pour surmonter le scandale sexuel » qui l’a touché en pleine campagne électorale. Adelson, qui se trouve être également le principal financier de la ZOA, est un milliardaire juif d’origine ukrainienne. Il est roi des casinos, un des hommes les plus riches des États-Unis ; il est un ami proche de Benjamin Netanyahou, et un des principaux donateurs du Parti républicain et de la campagne de Donald Trump : en 2016, il a versé 80 millions de dollars au Parti républicain, et 25 millions pour la campagne de Trump.

Une des raisons pour laquelle Bannon se montre si reconnaissant :

« La victoire de Trump à l’élection ne serait pas advenue sans Sheldon Adelson. »

Toujours à la conférence de l’organisation juive sioniste, Bannon tint des propos contre l’establishment et la « global class » (l’hyperclasse mondiale) :

« Nous menons un mouvement insurrectionnel contre l’establishment républicain, contre la classe mondiale permanente à Washington. »

Bannon s’oppose verbalement à l’hyperclasse, dans une organisation de l’hyperclasse... C’est un peu comme si un commissaire politique soviétique tenait des propos anticommunistes devant le Politburo.

En toute logique, comme le rapporte le Times of Israel, « cette phrase n’a pas reçu d’applaudissement de la majorité de l’assemblée juive ». Assemblée qui devait se sentir visée.

Sheldon Adelson n’était pas présent à cette conférence où Bannon lui a rendu ce vibrant hommage. Son absence s’explique sans doute par une volonté de ne pas apparaître comme un soutien de Bannon dans le combat que mène ce dernier contre des élus républicains.

Le site américain Politico rapportait (le 13 novembre 2017) que Sheldon Adelson ne soutiendrait pas Bannon en 2018 dans les élections (qui auront lieu le 6 novembre 2018) de mi-mandat (élections des deux chambres du Congrès) contre les Républicains.

Mais depuis lors, Steve Bannon est concentré sur le projet de coordination des partis populistes européens.

 

Israël derrière The Movement de Steve Bannon

The Movement, a été fondé dès le 9 janvier 2017 – alors que Bannon occupe le poste de conseiller du président des États-Unis à partir du 20 janvier 2017 – à Bruxelles par Steve Bannon et Mischaël Modrikamen, qui en est le directeur exécutif.

Mischaël Modrikamen est un avocat et homme politique belge qui a créé en novembre 2009 un parti politique, le Parti populaire, qui se situe à la droite de l’échiquier politique, plutôt sécuritaire et anti-immigration mais ultra-libéral sur le plan socio-économique.

Le vice-président du Parti populaire est Joël Rubinfeld, ancien secrétaire général des amitiés belgo-israéliennes, et ancien président (de 2007 à 2010) du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB). Il est aussi membre fondateur et président de la Ligue Belge contre l’Antisémitisme, vice-président du Congrès Juif Européen (EJC) en 2009 et 2010 et co-président du Parlement Juif Européen (EJP) de 2012 à 2014. L’on peut d’ailleurs trouver une photo de Joël Rubinfeld, tout sourire, aux côtés d’Avigdor Liberman (l’actuel ministre israélien de la Défense).

Mais revenons à l’associé de Steve Bannon, le véritable fondateur de The Movement, Mischaël Modrikamen.

Il fut, de 2000 à 2003, le président de la Communauté israélite libérale de Belgique. Durant cette période, il fut l’avocat de la communauté juive dans les négociations sur les biens spoliés sous l’occupation. Au terme des négociations, les banques, les assurances et l’État belge ont versé plus de 100 millions d’euros aux survivants juifs des déportations nazies.

Information que je livre au passage : M. Modrikamen a été inculpé, le 25 mars 2010, pour faux et blanchiment, dans le cadre de la faillite de la société Donaldson dont il présidait le conseil d’administration.

Mischaël Modrikamen est un agent d’Israël en Europe et un relais de la propagande sioniste.

En décembre 2016, il participe à l’International Leaders summit à Jérusalem ; il fut reçu, en tant que président du Parti populaire, avec sa délégation, par le chef du Shomron (Samarie) Council et à la Knesset (le Parlement israélien).
À cette occasion, Modrikamen tint un discours qui témoigne bien de la stratégie sioniste de récupération de la vague populiste en Europe :

« On me traite de populiste, cela ne me dérange pas. Le populisme c’est exprimer ce que les gens ordinaires souhaitent… Les élites ne se rendent pas compte de ce qui se met en place au niveau mondial. Le Brexit et Trump ont montré la voie. C’est une vraie révolution qui est en marche ! 

Nous sommes des citoyens du monde et nous ne rejetons personne, mais nous voyons que nous ne sommes pas souvent respectés dans nos pays et dans le monde. Cela nous fait un point commun avec Israël, souvent critiqué par des gens qui n’y ont jamais mis les pieds et se laissent intoxiquer par les médias occidentaux. Non, ce n’est pas un pays en guerre perpétuelle. Beaucoup de gens y vivent et travaillent normalement, Israéliens comme Palestiniens. Tout ne se résume pas à la situation à Gaza. Nous avons beaucoup à apprendre de ce pays, dans la lute contre le terrorisme, mais aussi en matière économique. »

Lors de ce sommet, co-organisé et dirigée par Yasmine Dehaen, qui se trouve être l’épouse de Mischaël Modrikamen, on trouvait des participants américains, belges, indiens, israéliens, et anglais ; des partis eurosceptiques comme le UKIP de Nigel Farage étaient également présents.

Je rappelle ici que le principal financier du parti UKIP de Nigel Farage est Richard Desmond, un millionnaire juif anglais, détenteur, entre autres, du journal Daily Express, de OK magazine et de chaines de télévision pornographiques. Précisons aussi, qu’il apportait son soutien financier au Parti travailliste puis au Parti conservateur avant de se tourner vers le parti de Nigel Farage ; afin de prendre le contrôle de cette opposition. D’ailleurs, Richard Desmond avait maintenu l’ambiguïté en déclarant, en 2015, qu’il était favorable au référendum mais qu’il ne savait pas s’il voterait pour ou contre.

Le sommet à Jérusalem a été l’occasion, pour les participants, d’exprimer, comme le rapporte Didier Swysen (envoyé spécial à Jérusalem), leur défiance vis-à-vis de l’Union européenne – conformément au repositionnement israélien que j’ai décrit précédemment – et d’ajouter : ils ont appelé au respect de l’État de droit trop malmené au goût des orateurs, s’inquiétant de la lutte contre le terrorisme et des flux migratoires incontrôlés, chevaux de bataille du Parti populaire et de ses alliés européens.

Et le sommet s’est terminé par la signature de la « Déclaration de Jérusalem », un document qui, selon les termes de M. Modrikamen :

« Réaffirme l’État de droit, la libre entreprise, les taxes sous contrôle, la défense des valeurs de la société occidentale ou la lutte contre l’islam radical. »

C’est donc à Jérusalem qu’a été officiellement élaborée la nouvelle stratégie attribuée à Bannon, et ce, le mois précédant la création de The Movement. Une stratégie qui ne vise pas à émanciper les peuples d’Europe, mais à les ramener dans l’escarcelle israélienne.

Tel est le piège tendu aux peuples d’Europe.

Youssef Hindi

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  • #2049330
    Le 25 septembre à 22:24 par conrad le pacifique
    L’Europe face à son destin : le piège du nationalisme israélo-compatible

    La notion de national-sionisme est très juste et reflète exactement ce qui se passe.

    Aujourd’hui, il ne suffit plus d’être sioniste-compatible : ceux qui ont une audience doivent être favorables au sionisme.

    Après le pink-washing, nous avons le sionisme-washing.

    Un exemple : sur les radios allemandes (info ET culture), il ne se passe pas une heure sans que soient évoqués les juifs, l’holocauste, l’entité sioniste ou toute la panoplie habituelle.

     

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  • #2049362

    En ce moment les sionistes flattent les patriotes pour qu’ils aillent faire la guerre à leur place .

     

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  • J’avoue ne pas tout comprendre. On verra bien comment les faits evoluent et je jugerai sur actes. Pour l’instant les choses bougent,ca discute ferme en coulisses. Je ne crois pas que l’on puisse choisir encore entre une bonne solution ( une france patriotique souverainiste independante "gaullienne") et une mauvaise solution ( continuer dans la direction prise depuis des annees) . Je crois que l’on a plus le choix qu’entre une mauvaise solution ( suivre trump s’il ne fait pas de guerre avec l’espoir que ca freine le camion fou) ) et une tres mauvaise solution ( continuer comme avant avec en vue guerre de proxy en iran et en syrie) .

     

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  • #2049497

    "Nous sommes des citoyens du monde et nous ne rejetons personne"

    Quand un "patriote" te dit ça déjà, ça sent la merde.

     

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  • #2049567

    Une phrase de la pétition contre le national-sionisme résume tout : « Netanyahou ne nous sauvera pas de Soros. » En attendant, les réseaux Soros continuent à tuer du goy, par l’immigration, le LGBT et l’ultra-libéralisme. Pour arrêter le massacre, la solution consiste à se donner des objectifs tactiques précis dont la valeur ne peut être subvertie ou récupérée. Concernant les élections européennes de l’an prochain, la question doit être : voulez-vous plus d’Union Européenne, donc plus de morts, ou moins d’Union Européenne, donc moins de morts (de l’immigration, du LGBT, du libéralisme) ? Pour ne pas tomber dans le piège du national-sionisme, il suffit de ne pas réfléchir à ce qui est bon ou mauvais pour Israël, car on s’en fiche, mais de s’occuper uniquement de ce qui est bon ou mauvais pour soi. Écouter son instinct de conservation, qui exige d’arrêter l’immigration, le LGBT et l’ultra-libéralisme. Ensuite, s’il se trouve que mon intérêt national bien compris recoupe tout ou partie de l’intérêt du sionisme, c’est un hasard, et je n’ai pas à y penser.

     

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    • Absolument d’accord avec Lucien Cerise.

      L’Europe n’est pas destinée à subir ce grand remplacement, c’est un projet politique dont on trouve déjà la trace en 1925 dans les écrits de Coudenhove-Kalergi, où il explique que le métissage des peuples européens est nécessaire afin que la "nouvelle noblesse européenne" (la monarchie bancaire juive) puisse régner.
      Faire croire qu’en voulant retrouver une ligne souverainiste-identitaire la France serait immédiatement sur la ligne d’Israël, c’est faire preuve d’un manque de probité intellectuelle.
      En France, les français sont les palestiniens c’est-à-dire les autochtones.

      Et si on comprend bien les enjeux du plan Coudenhove-Kalergi, les africains et les maghrebins composent la population qui doit diluer l’identité française afin de légitimer indirectement le règne de la dynastie bancaire juive.
      Couper la tête d’un roi ne suffit pas pour régner sur un peuple vieux de 1500ans.
      Je le dis autrement, pour que règnent durablement les représentants de la caste bancaire inter-nationale, il faut qu’un peuple ait perdu sa spécificité ethno-culturelle nationale.
      De nouveaux rois pour de nouveaux peuples dans une nouvelle structure, tel est le projet.

       
    • Faire croire qu’en voulant retrouver une ligne souverainiste-identitaire la France serait immédiatement sur la ligne d’Israël, c’est faire preuve d’un manque de probité intellectuelle.

      Mais où avez-vous que quiconque ait cherché à "faire croire" cela ?
      La question, qui était pourtant très clairement exprimée, c’est celle du positionnement actuel du FN : est-il sioniste ?
      Et dans ces conditions, défendrait-il l’intérêt des Français, s’il prenait le pouvoir ?

       
    • #2050610

      Le 27 septembre à 15:25 par JP
      "La question, qui était pourtant très clairement exprimée, c’est celle du positionnement actuel du FN : est-il sioniste ?
      Et dans ces conditions, défendrait-il l’intérêt des Français, s’il prenait le pouvoir ?"

      - Je n’ai pas à me poser la question : "Le RN est-il sioniste ?"
      Si je veux porter un jugement sur ce parti, la seule question que j’ai à me poser est : "Le RN défend-il mes intérêts de Français ?"
      La politique consiste à penser à soi, et je vais tout regarder au prisme de mon égoïsme national.
      Ensuite, au niveau global et métapolitique, on voit bien que Soros et Netanyahou ne s’opposent pas sur le fond : la guerre entretenue en Syrie par Netanyahou et ses djihadistes provoque des flux de réfugiés qui sont ensuite exploités par Soros, et ainsi de suite.

       
    • je vais tout regarder au prisme de mon égoïsme national.
      Mais, enfin, c’est bien cette question que je posais.
      Ce n’est pas en déviant sur Soros que l’on répond à la question :

      Est-ce qu’un FN sioniste défendra l’intérêt national ?
      Vous direz quoi lorsqu’il nous remettra en guerre avec la Syrie, ou mieux encore, avec l’Iran ? Et lorsque les attentats reviendront ?

      Et vous croyez sérieusement qu’ils lutteront contre l’immigration ? C’est douteux. Les sionistes ont-ils jamais travaillé dans ce sens ? Non, évidemment non.
      Ils feront comme notre Sarkozy : des mesures pour le spectacle, ce qu’il faudra pour faire grimper aux rideaux la gauche droit-de-l’hommiste, et puis par derrière, ça continuera à laisser rentrer et régulariser.
      Le mur de Trump avec le Mexique est une farce. Avez-vous vu Bannon ou son canard, Breitbart dénoncer la plaisanterie ? Non, évidemment non.
      Je suppose que vous ne suivez pas beaucoup la politique américaine. Le niveau de fourberie, de manipulation et de malhonnêteté pure y est extrême. Et bien Bannon n’est pas le moins tordu d’entre eux. Je suppose que vous l’ignorez, car comment comprendre sinon qu’il ne vous inquiète pas plus que cela.

      C’est étrange, vous défendiez une analyse de bon sens, rationnelle, contre ceux qui voulaient absolument faire de Poutine une marionnette d’Israël, alors qu’il défendait juste la Russie.
      Donc là, je ne comprends pas cet aveuglement volontaire : "je n’ai pas à y penser".

       
    • @JP

      SI après 35ans de politique sioniste de "L’hôtel Attalien" (PS, RPR, LR, PS, LREM) vous en êtes encore à nous expliquer qu’il y aurait une hésitation à voter pour un RN sioniste... on ne peut plus rien pour vous.
      Ce qui compte désormais, c’est placer au gouvernement une figure politique en mesure d’accompagner le mouvement de Salvini pour faire pression sur l’UE.
      Vous allez peut-être m’expliquer que Mélenchon qui ne se voit pas vivre dans un endroit "où il n’y aurait que des blonds aux yeux bleus" sera sur une ligne anti-immigration ?
      Ce même Mélenchon qui nous raconte que les Black Blocs serait un groupe d’extrême droite... allons, il faut vraiment être un demeuré pour voter Mélenchon.

      Personne ici n’est dupe que le RN fait office d’option "faute de mieux"... et que Marion serait plus bankable que Marine en terme de communication à la fois en Europe et en France.

       
    • Je ne suis pas FN mais sur le plan tactique Lucien Cerise a raison.
      Si vous passer votre temps à regarder partout sans voir où vous mettez les pieds ...

       
    • @zara
      L’argument des "35 ans de politique sioniste" ne tient pas : il n’y a eu que Sarkozy et Hollande. Ca fait 10 années, la Lybie, la Syrie, les attentats, et c’est terminé.
      Trente-cinq années d’immigrationisme attalien, ça d’accord.

      D’autre part, vous posez les termes du choix d’une manière fallacieuse, comme si nous n’avions pas d’autre possibilité que les habituels "partis de gouvernement", ou Mélenchon, ou le RN faute de mieux.
      Mais les élections qui viennent sont à la proportionnelle. On peut voter efficacement pour une liste nationaliste autre que le FN

       
    • #2051076

      Le 28 septembre à 02:13 par JP
      "Est-ce qu’un FN sioniste défendra l’intérêt national ?"
      - Méthodologiquement, vous placez la charrue avant les bœufs. L’évaluation d’un parti politique se fait d’abord sur ce qu’il propose pour les nationaux. Si ce qu’il propose pour défendre l’intérêt des nationaux recoupe des intérêts étrangers ou supranationaux, peu importe. Au lieu de se demander "Comment ne pas être sioniste ?", ordonnons notre pensée par rapport à la question "Comment sauver notre peau ?", car on en est là aujourd’hui. Mon avis est qu’il faut désormais considérer la politique sous un angle "survivaliste".

      "Vous direz quoi lorsqu’il nous remettra en guerre avec la Syrie, ou mieux encore, avec l’Iran ?"
      - Nous sommes déjà en guerre contre la Syrie, et à moitié contre l’Iran. Aujourd’hui, la question urgente est d’en sortir, pas de savoir comment ne pas y retomber.

      "Et lorsque les attentats reviendront ?"
      - Les attentats n’ont pas cessé et le niveau d’insécurité ne cesse de croître.

      "Et vous croyez sérieusement qu’ils lutteront contre l’immigration ? C’est douteux. Les sionistes ont-ils jamais travaillé dans ce sens ? Non, évidemment non."
      - Voir plus haut : vous commencez par la fin.

      "Le mur de Trump avec le Mexique est une farce. Avez-vous vu Bannon ou son canard, Breitbart dénoncer la plaisanterie ? Non, évidemment non."
      - Pourquoi dénoncer quelque chose qui en est encore au stade embryonnaire ?

      "Je suppose que vous ne suivez pas beaucoup la politique américaine. Le niveau de fourberie, de manipulation et de malhonnêteté pure y est extrême. Et bien Bannon n’est pas le moins tordu d’entre eux. Je suppose que vous l’ignorez, car comment comprendre sinon qu’il ne vous inquiète pas plus que cela."
      - Ce qui m’inquiétait vraiment, c’était qu’Hillary Clinton l’emporte face à Trump. Inutile de se faire peur avec Trump ou Bannon, le vrai risque n’est pas là.

      "C’est étrange, vous défendiez une analyse de bon sens, rationnelle, contre ceux qui voulaient absolument faire de Poutine une marionnette d’Israël, alors qu’il défendait juste la Russie. Donc là, je ne comprends pas cet aveuglement volontaire : "je n’ai pas à y penser"."
      - Ce n’est pas de l’aveuglement mais une hiérarchie des priorités. Effectivement, Poutine n’est ni sioniste, ni anti-sioniste, il est pro-russe.

       
    • @Lucien Cerise

      Votre réponse donne l’impression que selon vous rien n’a changé ces deux dernières années, ainsi vous dites :
      - que nous sommes toujours en guerre avec la Syrie, et à moitié avec l’Iran.
      Pourtant, la réalité c’est que 1) même notre bombardement factice d’Avril a subi une mystérieuse panne, 2) que Macron à envoyé conjointement avec les Russes une cargaison humanitaire à la Syrie légitime, 3) que l’on est resté dans le JCPOA, et 4) que pas plus tard qu’il y a deux jours, a été lancé une structure financière pour continuer les échanges avec l’Iran. Votre vision date d’il y a deux ans.
      - que les attentats n’ont pas cessé.
      Pourtant, la réalité c’est que depuis l’élection de Macron il n’y a eu que des initiatives isolées, non préparées, par des énergumènes en plein délire. Rien à voir avec Merah, le Bataclan ou Nice. Votre vision date d’il y a deux ans.
      - qu’il est normal que le mur avec le Mexique en soit au stade embryonnaire au bout de deux ans, et pire, qu’il est normal que Bannon ne dise et ne fasse rien contre ceux du Congrès qui s’y opposent. Votre vision était correcte au lendemain de l’élection de Trump. Mais c’était il y a deux ans.
      - que le vrai risque c’était la victoire de Clinton. Oui, certes il valait mieux Trump. D’autant qu’à l’époque la réalité sur Bannon, agent des milliardaires sionistes, n’était pas connue. Mais votre vision est restée figée à cette époque. Bannon est un danger réel en Europe, en ce moment. Ce n’est pas suffisament convaincant de juste affirmer le contraire, sans autre argument (comparez avec le dossier constitué par Youssef Hindi).

      Quant à la question fondamentale ;
      "Et vous croyez sérieusement qu’ils lutteront contre l’immigration ? C’est douteux. Les sionistes ont-ils jamais travaillé dans ce sens ? Non, évidemment non."
      - Voir plus haut : vous commencez par la fin.
      Vous avez donc évité d’y répondre, en réalité.
      Or dans tous les cas, c’est justement la question la plus importante, la question prioritaire.
      Et en même temps vous répétez et répétez qu’il faut être très attentif aux priorités, et vous affirmez tranquillement que c’est moi qui m’y prends à l’envers. Hum...

      Il est pourtant raisonnable de penser que :
      "Ils feront comme notre Sarkozy : des mesures pour le spectacle, ce qu’il faudra pour faire grimper aux rideaux la gauche droit-de-l’hommiste, et puis par derrière, ça continuera à laisser rentrer et régulariser."

       
    • Que tout le monde soit rassuré, @JP a trouvé la parade : il compte voter NDA ! Sacré vote efficace ! Voilà ce qui s’appelle s’y « prendre à l’endroit » comme il dit. Mais on a le temps c’est vrai, et rien ne presse !

       
    • @ Lucien Cerise (j’espère que ce n’est pas le vrai)
      .



      Ensuite, s’il se trouve que mon intérêt national bien compris recoupe tout ou partie de l’intérêt du sionisme, c’est un hasard, et je n’ai pas à y penser.



      "tout ou partie de l’intérêt du sionisme" ? Si vous savez ce que "recoupe" le sionisme, et je pense que vous savez très bien, ce ne peut alors absolument pas être un hasard !
      En plus, dans votre hypothèse vous envisagez de recouper tout du sionisme. Incroyable.
      Ce genre de raisonnement matheux ne marche pas là.
      Les "intérêts nationaux bien compris" recoupent nécessairement les idées, idéologies et les identités. Pas de hasard, oh non ! Quel enfumage que vous tentez là.

      Mais on dirait un plaidoyer "involontaire" pour le national-cionisme lui-même.
      Encore un que je vais éviter (après Michel Drac)...

      Dites-moi que ce n’est pas le vrai Lucien Cerise !

       
    • @ Lodovic

      Fichtre ! le "tout ou partie" m’a échappé ! Faut faire gaffe aux fins de textes qu’on lit souvent trop vite !.

      Merci Lodovic pour votre vigilance.

      Vouloir à la fois la bourse Et la vie, jchai pas vous mais nous, franchement, on n’y croit pas du tout.

      Quoiqu’â vrai dire, on s’y attendait un peu depuis que Lucien Cerise a dit qu’il ne "voulait pas souffrir". Sûr que nous ne sommes pas les seuls à l’avoir relevé ... .

       
    • #2051611

      Le 28 septembre à 19:02 par JP
      « Pourtant, la réalité c’est que 1) même notre bombardement factice d’Avril a subi une mystérieuse panne, 2) que Macron à envoyé conjointement avec les Russes une cargaison humanitaire à la Syrie légitime, 3) que l’on est resté dans le JCPOA, et 4) que pas plus tard qu’il y a deux jours, a été lancé une structure financière pour continuer les échanges avec l’Iran. Votre vision date d’il y a deux ans. »
      - Vous étiez sur une île déserte la semaine dernière ? Une frégate française a participé à une attaque contre la Syrie et la Russie, donc par jeux d’alliance contre l’Iran. Certes, une partie de l’oligarchie européenne a des intérêts économiques en Iran, mais une certaine interdépendance des belligérants était déjà observable pendant la Deuxième guerre mondiale.

      « Pourtant, la réalité c’est que depuis l’élection de Macron il n’y a eu que des initiatives isolées, non préparées, par des énergumènes en plein délire. Rien à voir avec Merah, le Bataclan ou Nice. Votre vision date d’il y a deux ans. »
      - Depuis deux ans, les attaques sont quasiment quotidiennes, mais pas toujours fortement médiatisées au niveau national, ce qui peut donner l’impression que c’est arrêté. Le terrorisme islamiste est un hybride entre services spéciaux occidentaux et énergumènes délirants ou mafieux dans tous les cas. Il y a donc un continuum de l’insécurité qui va encore augmenter avec le retour de Syrie des djihadistes ressortissants français et européens.

      « qu’il est normal que le mur avec le Mexique en soit au stade embryonnaire au bout de deux ans, et pire, qu’il est normal que Bannon ne dise et ne fasse rien contre ceux du Congrès qui s’y opposent. Votre vision était correcte au lendemain de l’élection de Trump. Mais c’était il y a deux ans. »
      - Comme s’il suffisait de claquer dans les doigts pour créer un mur par magie.

       
    • #2051614

      Le 28 septembre à 19:02 par JP
      « Bannon est un danger réel en Europe, en ce moment. Ce n’est pas suffisament convaincant de juste affirmer le contraire, sans autre argument (comparez avec le dossier constitué par Youssef Hindi). »
      - Le jour où Steve Bannon rejoindra les positions du régime de Bruxelles, c’est-à-dire de l’UE et de l’OTAN, pour développer encore plus le chaos en Europe par toujours plus d’immigration et de LGBT, et attaquer la Russie sur ses frontières, il sera un vrai danger pour l’Europe.

      « Quant à la question fondamentale ; "Et vous croyez sérieusement qu’ils lutteront contre l’immigration ? C’est douteux. Les sionistes ont-ils jamais travaillé dans ce sens ? Non, évidemment non." Vous avez donc évité d’y répondre, en réalité. »
      - J’ai répondu « Vous commencez par la fin », c’est-à-dire que vous commencez par poser que untel est sioniste pour ensuite tout regarder par ce prisme. Si l’on remet les choses à l’endroit, on voit que des initiatives concrètes pour lutter contre le chaos migratoire sont prises par certains gouvernements d’Europe, la liste est connue et provoque la colère de Bruxelles, Macron, Merkel, Soros, etc. Le fait que ces gouvernements populistes et nationalistes entretiennent des relations diplomatiques avec Israël ne signifie pas grand-chose puisque ces gouvernements entretiennent aussi des relations diplomatiques avec des ennemis d’Israël.

       
    • #2051625

      Le 29 septembre à 01:41 par lodovic
      « Ce genre de raisonnement matheux ne marche pas là.
      Les "intérêts nationaux bien compris" recoupent nécessairement les idées, idéologies et les identités. Pas de hasard, oh non ! Quel enfumage que vous tentez là.
      Mais on dirait un plaidoyer "involontaire" pour le national-cionisme lui-même.
      Encore un que je vais éviter (après Michel Drac)...
      Dites-moi que ce n’est pas le vrai Lucien Cerise ! »

      - Le sionisme consiste à placer la question du sionisme au-dessus de tout.
      Pour vous libérer du sionisme, cher lodovic, je vous invite à placer la question de la France au-dessus de tout.
      Donc au-dessus d’Israël, du judaïsme, du sionisme, etc.
      Ensuite, s’il se trouve que, par hasard ou par accident, votre intérêt de Français recoupe l’intérêt de gens qui se reconnaissent dans le sionisme, que voulez-vous faire ?
      Renoncer à vos intérêts de Français juste pour emmerder ces sionistes ? C’est stupide.
      Donc pensez à votre intérêt d’abord, au lieu de penser d’abord aux intérêts des sionistes.
      Calculez votre intérêt d’abord, avant de calculer comment ne pas recouper l’intérêt des sionistes, car sinon vous tombez dans le piège de vous définir par rapport à eux, au lieu de vous définir par rapport à votre identité et vos besoins réels.
      Bref, essayez d’aborder les choses de façon méthodique et rationnelle.
      C’est maintenant qu’on a besoin de raisonnements mathématiques, contrairement à ce que vous croyez, pour ne pas tomber dans les émotions qui se laissent facilement manipuler.

       
    • #2051641

      Le 29 septembre à 10:33 par hanane
      « Fichtre ! le "tout ou partie" m’a échappé ! Faut faire gaffe aux fins de textes qu’on lit souvent trop vite !.
      Merci Lodovic pour votre vigilance.
      Vouloir à la fois la bourse Et la vie, jchai pas vous mais nous, franchement, on n’y croit pas du tout.
      Quoiqu’â vrai dire, on s’y attendait un peu depuis que Lucien Cerise a dit qu’il ne "voulait pas souffrir". Sûr que nous ne sommes pas les seuls à l’avoir relevé ... . »

      - Le sionisme gouverne les goyim en les plongeant dans la panique.
      Pour s’en sortir, il faut garder son sang-froid et développer une approche rationnelle et scientifique de la politique et de la géopolitique.
      Autrement dit, il faut être capable de tester toutes les hypothèses, y compris celles qui paraissent absurdes.
      Et y compris celles qui vous font souffrir le cerveau. ;-)

       
    • Une frégate française a participé à une attaque contre la Syrie et la Russie, donc par jeux d’alliance contre l’Iran
      Réalité infiniment plus probable. : L’Auvergne a vu un S-200 voler dans sa direction, et a tiré par précaution une contre-mesure. Les Russes ont signalé leur observation radar, en attendant de recevoir les explications de toutes les parties présentes.
      Je me contente donc de supposer que les marins de l’Auvergne n’avaient pas envie de mourir.
      Vous, vous supposez que Syrie et Russie n’auraient émis aucune protestation, sous aucune forme, après avoir subi une attaque française. C’est de la pure science-fiction.

      Depuis deux ans, les attaques [terroristes] sont quasiment quotidiennes,
      Sauf qu’elles sont loin d’être quotidiennes, et surtout : il n’y en a absolument aucune que l’on puisse rattacher à un terrorisme organisé. Il s’agit de pétages de plomb individuels.

      Comme s’il suffisait de claquer dans les doigts pour créer un mur [US-Mexique] par magie.
      Un peu de bonne foi dans la contradiction ne nuirait pas. Je n’ai pas réclamé un mur créé par magie. Je dis que Bannon avait tous les moyens, avec Breitbart, de peser politiquement afin de faire avancer les choses. Et je dis qu’il n’a rien fait.

      Le jour où Steve Bannon rejoindra les positions [UE , OTAN] toujours plus d’immigration et de LGBT, et attaquer la Russie sur ses frontières, il sera un vrai danger pour l’Europe.
      - Certes Bannon n’est pas anti-russe (à la manière de Netanyahu). Il est sans ambiguïté anti-iranien. (cherchez "hezbollah" sur breitbart). Pourquoi déviez-vous sur la Russie ? Pourquoi ignorez-vous l’Iran ?
      - Concernant l’immigration, je répète que l’important n’est pas la posture électorale, mais ce que l’on peut prévoir à partir des actes antérieurs.

      des initiatives concrètes pour lutter contre le chaos migratoire sont prises par certains gouvernements d’Europe, [...] Le fait que ces gouvernements populistes et nationalistes entretiennent des relations diplomatiques avec Israël ne signifie pas grand-chose puisque ces gouvernements entretiennent aussi des relations diplomatiques avec des ennemis d’Israël.
      Autrement dit, ces gouvernements là sont hors-sujet, pour répondre à la question qui concerne les sionistes :
      "Et vous croyez sérieusement qu’ils lutteront contre l’immigration ? C’est douteux. Les sionistes ont-ils jamais travaillé dans ce sens ? Non, évidemment non."
      Vous avez encore évité la question.

       
    • @JP

      Si on a besoin de vous faire un dessin pour vous expliquer pourquoi Lucien Cerise dévie sur la Russie, on est pas arrivé.
      L’Iran est le problème d’Israël, la Russie est le problème de l’Otan.
      Parvenir à une alliance durable avec la Russie, pour l’Europe c’est de facto renforcer le soutien à l’Iran contre une éventuelle agression israëlienne.

      Le diagnostique nietzschéen s’applique à vous de façon spectaculaire... Votre amour du prochain n’est que le désamour de vous-même.
      A considérer que vous soyez un européen (c’est-à-dire un blanc) et que vous ne soyez pas musulman, vous correspondez à la figure du chrétien culturel qui verse dans l’humanitaire pour racheter la piètre estime qu’il a de lui-même.

      C’est avec ce genre d’articles trop pointus pour la masse que l’on va croiser des musulmans nous expliquant naïvement que Bannon est "méchant", que voter RN c’est "mal" parce que ce serait soutenir les sionistes...
      Les choses bougent même en Suède et en Allemagne, mais la France est définitivement à la ramasse...
      Youssef Hindi fait mine d’ignorer que 80% des milliardaires occidentaux sont issus du monde judéo-protestant. Mais quelle surprise ! On découvre vraiment quelque chose...

      Heureusement que j’ai croisé quelques extra-européens brillants qui comprennent l’enjeu de la question du vote identitaire, car il y aurait de quoi jeter l’éponge.

       
    • « Sauf qu’elles sont loin d’être quotidiennes, et surtout : il n’y en a absolument aucune que l’on puisse rattacher à un terrorisme organisé. Il s’agit de pétages de plomb individuels. »
      C’est une d’erreur que d’être aussi catégorique s’agissant d’un domaine où les preuves définitives ne sont évidemment pas à notre portée. Cependant l’absence de preuves n’empêche pas d’élaborer des hypothèses plus ou moins plausibles. Ici, la coexistence sur une même période d’attentats de grande ampleur avec des exactions d’individus « isolés » agissant en apparence comme des loups solitaires ne doit pas amener à conclure hâtivement que ces gens sont autonomes de A à Z et/ou qu’ils n’ont pas subit toutes sortes d’influence et de manipulations possibles. Ça paraît plus réaliste et plus raccord. Exemple type : l’affaire Merah, affaire dans laquelle on sait une chose, à savoir que Toulouse existe (dixit Dieudo).

       
    • Si vous partez d’un faux postulat, votre méthode scientifique ne sera d’aucune efficacité. Le cerveau n’est qu’un instrument :-).
      Sans rancune.

       
    • @Eric
      Ici, la coexistence sur une même période, etc...

      Il n’y a plus coexistence, depuis l’élection de Macron.
      Votre raisonnement pouvait être discuté auparavant, mais plus maintenant.
      On est plus dans les mêmes conditions qu’il y a deux ans ou plus. C’est ce que je disais déjà à Lucien Cerise.

       
    • Vous déviez. J’ai bien compris, sauf que mon jugement ne portait pas que sur ce point (en sachant que cette coexistence est possible et peut revenir, et surtout qu’elle est maintenant dans l’esprit de tous comme une menace, ce qui est selon moi le but) mais aussi et surtout sur ce que vous affirmiez péremptoirement au sujet des « attentats individuels-pétages de plomb ».

       
    • sachant qu’ils peuvent revenir

      C’est pure supposition, qui ne se vérifie pas :
      janvier 2015 charlie
      nov 2015 bataclan
      juillet 2016 Nice
      année 2017 rien
      année 2018 rien

       
    • Vous commettez à nouveau l’erreur de votre post précédent en déviant. Sans parler du fait que cette phrase : « C’est pure supposition, qui ne se vérifie pas » est intrinsèquement absurde. Ça s’est donc déjà vérifié et il y a malheureusement de fortes probabilités pour que ça se vérifie à nouveau. Quant aux suppositions et autres hypothèses, nous en élaborons tous, vous y compris et parfois de très fragiles, comme votre affirmation catégorique que j’avais relevée initialement.

       
    • Bon, vous niez la réalité objective, à savoir, qu’il y a eu une série, et qu’elle s’est arrêtée sinon on aurait du avoir deux ou trois gros attentats en 2017-78. Donc votre hypothèse est hors-sol.

      La différence entre mes hypothèses et les vôtres, c’est que les vôtres sont produites par le raisonnement verbal, alors que pour les miennes je fais attention à leur probabilité. Voila votre erreur, à la Duning-Kruger.

      Ce que vous n’avez donc pas vu, c’est que si il y avait eu organisation pour les actes isolés, il y avait alors une probabilité quasi nulle qu’à chaque fois on ne trouve jamais un seul indice de l’organisation. Donc l’hypothèse d’une organisation des actes isolés est extrêmement peu probable. Donc il est mathématiquement correct d’être pratiquement certain à 99% qu’ils ne sont pas organisés.
      Je me doutes bien que le calcul des probabilités, ce n’est pas votre tasse de thé. Mais vous gagneriez à comprendre la formule de Bayes, et surtout son utilisation. Un bon exemple là ;
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3... ?

       
    • @Eric

      Le " ?" qui se trouvait dans l’URL a partiellement cassé le lien sur Wikipédia. Je voulais pointer dans l’article sur le chapitre "De quelle urne vient la boule ?"
      Il faut considérer que une urne représente un univers dans lequel une hypothèse est vraie. Et les boules représentent les indices (ou l’absence d’indice) qui seront observés.

       
    • Vous extrapolez totalement sur mes propos en ayant en parlant en plus de « raisonnement hors-sol »
      « Ce que vous n’avez donc pas vu, c’est que si il y avait eu organisation pour les actes isolés, il y avait alors une probabilité quasi nulle qu’à chaque fois on ne trouve jamais un seul indice de l’organisation ... »
      C’est ça votre argument ?! Vous ne croyez pas que votre « raisonnement » souffre possiblement d’une faiblesse majeure, à savoir qu’elle repose sur la certitude d’une enquête digne de ce nom aurait été menée, enquête dont par surcroît nous aurions été informée ?!
      « Donc l’hypothèse d’une organisation des actes isolés est extrêmement peu probable. Donc il est mathématiquement correct d’être pratiquement certain à 99% qu’ils ne sont pas organisés. »
      J’aime bien vos « donc » et votre référence aux mathématiques (ne manque plus que la formule sous forme de calcul, lol). Je passe sur le « calcul des probabilités » !

       
    • @Eric
      Puisque vous préférez le raisonnement verbal, disons le ainsi :

      Vu la faible probabilité que le caractère organisé d’un attentat reste complètement invisible, est-il plausible que pas un seul de ces "attentats organisés" ne trahisse son caractère organisé ?
      N’est-il pas infiniment pas plus probable que s’ils ne paraissent jamais organisés, c’est simplement parce qu’ en réalité ils ne le sont pas ?

      D’abord une illustration un peu plus abstraite : sachant que la probabilité est faible de tirer un as en lançant un dé, quelle est la probabilité de ne sortir jamais autre chose qu’un as à chaque lancé de dé ? Quasi nulle. Donc s’il sort un as à chaque fois, ce n’est pas le fruit du hasard. Il y a un truc : le dé n’est pas tel qu’on le supposait. En réalité, il a un as sur toutes ses faces.

      En pratique, il faut d’abord estimer la probabilité que, dans le cas d’un attentat organisé, on ne trouve néanmoins aucun indice de cette organisation.
      Prenez donc le chiffre P qui vous convient, par exemple entre 0,1 et 0,4.
      Et encore, la fourchette (0,1-0,4) est exagérément généreuse. Car notez que : certes il arrive que l’organisateur fasse en sorte d’être identifié mais sans laisser de preuves incriminantes ; mais il est très rare, en dehors des assassinats ciblés, qu’il veuille et réussisse à faire croire à son inexistence. (donc personnellement, je dirais 0,1, voire beaucoup moins, plutôt que 0,4).

      Deuxième étape, prenez le nombre N de ces "attentats organisés".

      Et finalement calculez "P à la puissance N". C’est la probabilité que tous ces N "attentats organisés" n’aient jamais laissé aucun indice de leur caractère organisé.
      Pour l’exemple, prenons P = 0,2 et N = 5, alors votre hypothèse d’existence d’attentats organisés mais sans indices d’organisation, a pour probabilité :
      0,2^5 = 0,2*0,2*0,2*0,2*0,2 = 0,00032 = 0,032%

      Autrement dit, la probabilité d’attentats non-organisés serait de 99,968%.
      (NB pour les pinailleurs ; merci de ne pas réclamer la formule de Bayes. Elle est certes nécessaire, en toute rigueur, mais ça ne changerait rien au final)
      C’est juste une illustration. Vous pouvez refaire le calcul en estimant autrement N et P, la conclusion sera identique.

       
    • Pas seulement « verbal », non ! Il serait intéressant de savoir quelle est la probabilité pour escompter qu’un pouvoir quelconque, quel que soit son niveau d’implication (et il l’est forcément, qu’il ait fauté activement ou failli passivement), mènera une enquête sérieuse sur ce qui relève du terrorisme. Sans la moindre formule, je dirais proche de zéro. C’est cadeau ! :-)
      « Vu la faible probabilité que le caractère organisé d’un attentat reste complètement invisible, est-il plausible que pas un seul de ces "attentats organisés" ne trahisse son caractère organisé ? ». Il me parait à la fois plus que plausible et en effet pas d’une infinie complexité de manipuler certains individus. malheureusement. On ne parle pas non plus du 11 septembre 2001. Vous noterez au passage que même quand ça pue, ça ne change rien de toute façon puisque notre avis, nos interrogations ou notre mécontentement n’importent guère.
      « N’est-il pas infiniment pas plus probable que s’ils ne paraissent jamais organisés, c’est simplement parce qu’ en réalité ils ne le sont pas ? »
      Si on admet que nous avons affaire à des gens intelligents, on peut affirmer le contraire.

       
    • @JP Et vous croyez que les autrichiens font quoi ? leur ministre des affaires étrangères est une anti-sioniste, et le gouvernement pro-Assad bien qu’ils leur arrivent de faire des selfies avec Bibi Netanmiaou.

       
  • Cet article est capital. Il faut le diffuser/relayer massivement

     

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  • Sans se lancer dans une guerre de chiffres...je suis surpris par les montants et les taux d’intérêts que vous annoncez !!! Vous annoncez pour l’Italie un taux de 265%, alors qu’il est de 132% ?!! et vous la placez en terme de richesse devant les Germains, alors que le PIB par Habitants est nettement supérieur pour ces derniers, 47 221$, contre 34 744$ pour nos voisins transalpins...

     

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    • Le PIB est produit par les entreprises. Une fraction du PIB va grossir le patrimoine des particuliers, une autre participe à l’accumulation du capital des propriétaires des entreprises, ou à l’accumulation du capital financier.
      Ces fractions respectives ne sont pas les mêmes en Italie et Allemagne. Apparemment, en Allemagne la fraction réservée aux "capitalistes" est plus importante, mais n’apparait pas ensuite dans les patrimoines des riches ménages. Peut-être qu’ils boivent beaucoup, beaucoup de champagne, peut-être que ce patrimoine des "capitalistes" n’apparait pas dans les stats...

      Donc, il n’y a rien d’incohérent

       
  • Je décerne à cet article le prix de l’article vedette de l’année 2018.

     

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  • Joël Rubinfeld n’est plus le vice-président du Parti populaire. Mischaël Modrikamen quant à lui est complètement écarté des médias belges francophones : on ne le voit jamais à la télévision ou dans les journaux, où il n’est jamais invité à s’exprimer.

     

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  • #2052365

    À JP, Zara, Hanane et les autres : je relance ici la discussion pour préciser que je ne conteste pas l’analyse de Youssef Hindi sur le fond, mais que je déplace légèrement le débat pour essayer de sortir de la paralysie que ce constat de fond dressé par Youssef peut induire. En effet, décrire un problème sans proposer de solution ne fait pas avancer les choses. En l’occurrence, on peut décrire la situation comme une sorte de « double contrainte » (double bind). Pour trouver la solution entre deux maux, il faut passer d’une analyse en termes de contenus à une approche en termes tactiques, avec pour seul objectif de tirer son épingle du jeu concrètement. Si l’on se laisse sidérer et paralyser par des contenus anxiogènes et déprimants qui poussent à ne rien faire, le taux de probabilité de crever la gueule ouverte monte à 100%. Si vous voulez avoir ne serait-ce qu’1% de chance de survie, il faut faire descendre ce taux. Comment ? Tester un maximum d’hypothèses, même les plus détestables, permet de faire baisser le taux de probabilité d’échec et d’augmenter automatiquement le taux de probabilité de réussite. C’est la loi des grands nombres : plus on tire, plus on a de chances de mettre le ballon dans le panier. Appliqué à un cas concret, par exemple les élections européennes 2019, et en avançant par étape et sans idéologie, ça donne quoi ?
    1) Je pense qu’il y aura consensus là-dessus : aux élections européennes de l’an prochain, il est absolument nécessaire de battre Macron et d’envoyer un maximum de députés euro-sceptiques au Parlement.
    2) J’espère aussi un consensus : pour gagner les européennes de l’an prochain sur une ligne euro-sceptique, il faut évidemment soutenir tous les partis euro-sceptiques de l’UE.
    3) Option tactique : pour déconstruire progressivement l’UE en commençant par les élections de l’an prochain, il est possible de signer un CDD avec Steve Bannon, puis de voir comment ça se passe.

     

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    • @Lucien Cerise

      Les élections étant à la proportionnelle, y-a-t-il un intérêt très fort à regrouper nos voix sur un candidat particulier ?

      En le supposant néanmoins, comment cela pourrait-il être Bannon ? Il n’y a pas plus manipulateur que lui : Cambridge Analytica, Qanon. Que vous faudrait-il de plus pour considérer le danger ?

      Et je ne vois pas non plus pour quelle raison vous vous décidez si vite pour Bannon, alors que nous ne savons encore pas grand chose des autres choix possibles. Cette précipitation est l’indice d’un parti-pris, plutôt que de la méthode rationnelle dont vous voulez vous réclamer.

       
    • #2053106

      Le 1er octobre à 13:18 par JP
      "Les élections étant à la proportionnelle, y-a-t-il un intérêt très fort à regrouper nos voix sur un candidat particulier ?"
      - Il faut regrouper nos voix sur les partis euro-sceptiques en général. On ne peut pas demander aux Français plus de discipline que ça, ils en sont incapables.

      "En le supposant néanmoins, comment cela pourrait-il être Bannon ? Il n’y a pas plus manipulateur que lui : Cambridge Analytica, Qanon. Que vous faudrait-il de plus pour considérer le danger ?"
      - Bannon ne sera pas candidat, il veut seulement aider les partis euro-sceptiques. Cette aide sera probablement facturée, donc de toute façon ce sera la trésorerie qui décidera à la fin si l’on bosse avec lui ou pas. Que Bannon soit un manipulateur n’est pas un défaut en soi. La ruse est un élément nécessaire de la guerre depuis toujours.

      "Et je ne vois pas non plus pour quelle raison vous vous décidez si vite pour Bannon, alors que nous ne savons encore pas grand chose des autres choix possibles. Cette précipitation est l’indice d’un parti-pris, plutôt que de la méthode rationnelle dont vous voulez vous réclamer."
      - Je me décide pour les partis euro-sceptiques, que ce soit avec le soutien de Bannon ou pas.

       
    • Je n’ai pas reproché à Bannon d’être rusé (il ne l’est pas) mais manipulateur.
      Il y a une différence entre être rusé avec l’adversaire, et être manipulateur avec ceux qui vous font confiance, non ?
      Dis autrement :
      - Bannon n’a aucun scrupule à lancer des campagnes de calomnie en exploitant la crédulité des électeurs
      - Bannon n’a aucun scrupule à voler les données Facebook pour justement y sélectionner, selon leur crédulité, ses cibles potentielles
      - Bannon n’a aucun scrupule à tromper la confiance de ses électeurs en leur faisant croire qu’il défend la nation et le peuple, alors qu’il est payé par des milliardaires immigrationnistes, et pour mettre la nation au service des guerres d’Israël
      - Bannon n’a aucun scrupule à arnaquer le peuple avec la légende Qanon.
      - Bref, Bannon est un neuro-pirate, un Maddof de la politique.

      Si cela ne vous pose aucun problème, si vous n’anticipez aucune conséquence, alors je devrais supposer qu’il vous manque une colonne vertébrale. J’espère que plus simplement vous êtes aveugle parce que vous n’êtes pas réellement au courant de l’état de pourriture de la vie politique américaine. Certes, les Démocrates et les néocons sont les premiers responsables, mais Bannon ne diffère d’eux que par les moyens techniques. Moralement, il est leur clone.

      Pour constater les dégâts, visionnez l’audition de Vendredi dernier du Dr. Ford contre le juge Kavannaugh. Les futures grandes décisions des USA dépendent donc de la capacité d’une personne à mentir froidement sans se trahir, tout en jouant la comédie de l’émotion, pendant plusieurs heures.
      Dans la prise de décision politique, la raison et l’opposition des arguments ont complètement disparus. Plus rien ne compte que les performances respectives des manipulateurs champions qui s’affrontent. Voila à quoi aboutit le recours sans limites à la manipulation. Avez-vous envie de ça en France ?

      Quant à la facturation de ses services par Bannon, j’en doute fortement :
      Le RN est actuellement fauché, alors que Bannon a des sponsors qui peuvent aligner des dizaines de millions. La réalité très probable, c’est que le RN va se prostituer à ces milliardaires.
      On en voit déjà l’indice dans le financement de cette école des cadres lancée avec Marion (que Bannon porte aux nues).

       
    • « Vous êtes de parti-pris », elle est bien bonne celle-là ! Comment cela pourrait-il faire l’objet d’un reproche à quiconque ?! Vous ne l’êtes pas vous bien évidemment ! La « méthode rationnelle » c’est bien mais on n’est pas non plus dans un labo avec des tubes éprouvettes. Au final, nous réfléchissons tous et pour autant tous nos choix sont faillibles.
      Enfin, dire de gens qui évoluent à ce niveau politique et surtout que l’on ne connaît pas au point qu’il soit possible d’affirmer les choses de manière aussi catégorique, qu’ils ne sont pas rusés ou que sais-je encore, cela est plus qu’hasardeux. Mais sans doute avez-vous à l’appui un savant calcul de probabilité :-)

       
    • Au final, nous réfléchissons tous

      Certes, mais nous n’avons pas tous la même capacité de réflexion.
      Ceux qui ne sont pas dépourvus d’intelligence, mais ont concentré leur développement intellectuel sur l’art de la polémique, ils resteront toujours handicapés par rapport à ceux qui ont fait l’effort : 1) de s’instruire réellement (et pas seulement sur la musique et le cinéma), 2) de se tenir informés en recueillant quotidiennement les infos, à la source autant que possible (donc ici dans les sources US) 3) de travailler à développer leurs capacités d’analyse.
      Je vous l’ai déjà dit, vous êtes trop pressé d’arriver, donc vous n’avez rien fait de tout cela.

      Comme vous dites, on est pas dans un labo avec des éprouvettes. Certes.
      Il n’empêche que ce que je remarque, historiquement, c’est la qualité supérieure de la production intellectuelle de ceux qui sont passés par le labo avec éprouvettes. Ou par quelque chose d’équivalent épistémologiquement, c’est à dire une situation où le résultat de l’observation, réflexion et analyse est testé, et les erreurs sont sanctionnées. Pour illustrer, disons que devenir un dépanneur champion de vieux amplis hi-fi, ça le ferait aussi bien que d’être chercheur en labo avec éprouvettes.

      Ou disons le autrement : c’est l’idée de la falsifiabilité de Popper, appliquée non pas aux théories, mais au cerveau qui les produit : ses erreurs seront-elles automatiquement visibles ?
      Le dépanneur hifi qui a fait un mauvais diagnostic sera toujours averti de son erreur (l’ampli marchera pas). Celui qui n’a jamais fait que polémiquer peut rester éternellement dans l’illusion qu’il a toujours eu raison. Il aura eu moultes occasions de faire croître ses capacités de polémiqueur. Mais il n’aura pas eu tellement, de raisons de remettre en question et upgrader ses capacités d’analyse.
      Si par hasard, vous aviez lu la comparaison que j’avais fait il y environ trois semaines entre D. Orlov et Paul Jorion, c’était exactement de cela dont je parlais déjà.

       
    • #2055499

      Le 2 octobre à 01:27 par JP
      "Je n’ai pas reproché à Bannon d’être rusé (il ne l’est pas) mais manipulateur.
      Il y a une différence entre être rusé avec l’adversaire, et être manipulateur avec ceux qui vous font confiance, non ?"
      - De quoi parlez-vous ?

      "Dis autrement :
      - Bannon n’a aucun scrupule à lancer des campagnes de calomnie en exploitant la crédulité des électeurs"
      - De quoi parlez-vous ?

      "- Bannon n’a aucun scrupule à voler les données Facebook pour justement y sélectionner, selon leur crédulité, ses cibles potentielles"
      - Tout le monde pratique la segmentation du vote aujourd’hui.

      "- Bannon n’a aucun scrupule à tromper la confiance de ses électeurs en leur faisant croire qu’il défend la nation et le peuple, alors qu’il est payé par des milliardaires immigrationnistes, et pour mettre la nation au service des guerres d’Israël"
      - C’est le contraire qui se passe.

      "- Bannon n’a aucun scrupule à arnaquer le peuple avec la légende Qanon."
      - Qui n’est pas une légende sur le fond.

      "- Bref, Bannon est un neuro-pirate, un Maddof de la politique."
      - Bannon utilise les techniques modernes pour faire de la politique. Quand il sera jugé comme Madoff, on pourra dire que c’est son équivalent, sinon, c’est vous qui faites de la calomnie.

       
    • #2055510

      Le 2 octobre à 01:27 par JP
      "Si cela ne vous pose aucun problème, si vous n’anticipez aucune conséquence, alors je devrais supposer qu’il vous manque une colonne vertébrale. J’espère que plus simplement vous êtes aveugle parce que vous n’êtes pas réellement au courant de l’état de pourriture de la vie politique américaine. Certes, les Démocrates et les néocons sont les premiers responsables, mais Bannon ne diffère d’eux que par les moyens techniques. Moralement, il est leur clone."
      - Ma colonne vertébrale me commande de sauver ma peau, point barre. Dans cette perspective, j’utilise mon environnement, ce qui me tombe sous la main, point barre. En "mode survie", je sais que je n’ai pas le loisir de faire le difficile sur mes alliés, mes outils, mon armement. Et on n’attaque pas des loups avec des agneaux.

      "Pour constater les dégâts, visionnez l’audition de Vendredi dernier du Dr. Ford contre le juge Kavannaugh. Les futures grandes décisions des USA dépendent donc de la capacité d’une personne à mentir froidement sans se trahir, tout en jouant la comédie de l’émotion, pendant plusieurs heures.
      Dans la prise de décision politique, la raison et l’opposition des arguments ont complètement disparus. Plus rien ne compte que les performances respectives des manipulateurs champions qui s’affrontent. Voila à quoi aboutit le recours sans limites à la manipulation. Avez-vous envie de ça en France ?"
      - C’est déjà ça en France.

      "Quant à la facturation de ses services par Bannon, j’en doute fortement :
      Le RN est actuellement fauché, alors que Bannon a des sponsors qui peuvent aligner des dizaines de millions. La réalité très probable, c’est que le RN va se prostituer à ces milliardaires."
      - Ce que j’ai dit sur la facturation des services de Bannon, je le tiens d’une source interne du RN. Ensuite, si Bannon accepte de nous prêter des sous parce que les banques "françaises" ont reçu l’ordre en 2014 de ne plus accorder un centime de prêt au FN/RN, on ne va pas cracher dans la soupe.

      "On en voit déjà l’indice dans le financement de cette école des cadres lancée avec Marion (que Bannon porte aux nues)."
      - Le vrai problème de cette école est d’être libérale-conservatrice. L’une des deux tendances va l’emporter sur l’autre. En général, c’est la tendance libérale.

       
    • Et bien, vu votre avant-dernier paragraphe, il est au moins clair que vous travaillez vraisemblablement pour le national-sionisme du RN. C’est votre choix, mais Il aurait été plus honnête d’annoncer la couleur dès le début.

      Vous justifiez votre choix par la nécessité de "sauver sa peau". Ce n’est pas du tout convaincant, car le national-sionisme est un leurre au service du sionisme uniquement. Il aggravera la situation au lieu d’y remédier. Je voudrais bien que vous expliquiez comment cette ligne peut, en pratique, être compatible avec celle d’E&R.

      D’autre part, quelques réponses, peut-être utiles :
      Il y a une différence entre être rusé avec l’adversaire, et être manipulateur avec ceux qui vous font confiance, non ?"
      - De quoi parlez-vous ?

      Je commentais le fait que vous ayez intentionnellement confondu "ruse" et "manipulation" au 2/3 de votre com#2053106 : "Que Bannon soit un manipulateur n’est pas un défaut en soi. La ruse est un élément nécessaire de la guerre depuis toujours."

      - Bannon n’a aucun scrupule à lancer des campagnes de calomnie en exploitant la crédulité des électeurs"
      - De quoi parlez-vous ?
      "- Bannon n’a aucun scrupule à voler les données Facebook pour justement y sélectionner, selon leur crédulité, ses cibles potentielles"
      - Tout le monde pratique la segmentation du vote aujourd’hui.

      En matière de calomnie, je parle par exemple du hoax du Pizzagate. D’autre part, votre absence de morale se révèle dans le fait que vous osez renommer "segmentation du vote" le fait de rechercher spécifiquement les profils de pigeon que l’on pourra intoxiquer.

      Et, si je comprends bien :
      - Vous niez que Bannon est sponsorisé par Sheldon Addelson ?
      - Vous dites que l’opération de psy-ops Qanon est sérieuse sur le fond ?

      Bannon utilise les techniques modernes pour faire de la politique.
      Vous rebaptisez "modernité" ce qui n’est que dégénérescence de la politique, à terme mortelle. Bravo ! Est-ce que vous rendez compte que cela ressemble à une intox de neuro-pirate sioniste, venant de la même marmite que LGBT=modernité et multiculturalisme=modernité ?

      Vous dites que nous sommes déjà en France au stade de l’audition Ford/ Kavannaugh ? Alors il est évident que vous ne l’avez pas visionnée.

       
    • @JP "En matière de calomnie, je parle par exemple du hoax du Pizzagate. D’autre part, votre absence de morale se révèle dans le fait que vous osez renommer "segmentation du vote" le fait de rechercher spécifiquement les profils de pigeon que l’on pourra intoxiquer."
      C’est à se demander se que vous foutez sur ER, le pizzagate est une réalité, c’est l’exposition de tout un réseau pédocriminel, où les élites tant démocrates que républicaines sont impliqués. Un réseau que dénonce Soral depuis 15 ans déjà alors non se n’est pas un canular. Ils les a pas violés que je sache, personne les à forcé à voter pour Trump. Il y avait de la demande et Bannon n’a fait qu’exaucer leur vœu. Contrairement aux français les américains ont su bien voter et ils été récompensés.

       
    • @Michelly58

      Il y a des réseaux pédophiles, et Soral en parle. Ca c’est une chose.

      Une autre chose est la question de la véracité du Pizzagate On y répond en regardant les éléments factuels qui appuient cette accusation. Ce n’est pas très compliqué à faire, si vous lisez l’anglais.

       
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