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L’Iran acculé

Les États-Unis se préparent à organiser le « Moyen-Orient élargi » sans leurs troupes. Ils devraient capitaliser sur les erreurs commises depuis cinq ans par l’Iran pour créer une alliance militaire judéo-sunnite contre les chiites, dénommée « OTAN arabe » par la presse.

 

 

Alors que le Pentagone se retire du « Moyen-Orient élargi » pour s’investir dans le « Bassin des Caraïbes », la Maison-Blanche s’apprête à réorganiser ses alliés dans la région. Dans ce but, les 14 et 15 février se tiendra à Varsovie une «  Réunion ministérielle visant à promouvoir un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient  ». Tous les alliés des États-Unis y participeront, mais pas leurs partenaires : ni la Russie, ni la Chine.

Le 10 janvier, lors d’une conférence à l’Université américaine du Caire, le secrétaire d’État Mike Pompeo en a fixé les objectifs :
s’opposer au « régime iranien » et à « ses mandataires » ;
mettre en place une Alliance stratégique juive-sunnite contre l’Iran chiite [1].

 

Le retour d’Elliott Abrams

On ne peut qu’être désolé devant la confessionnalisation de la politique extérieure US. Elle doit être rapprochée du retour d’Elliott Abrams [2] au département d’État après 30 ans d’absence. Ce trotskiste, rallié en 1980 au président républicain Reagan, est un des fondateurs du mouvement néoconservateur. Il est aussi l’un des initiateurs de la théopolitique, cette école de pensée alliant juifs et chrétiens sionistes selon qui la Terre sera en paix lorsqu’elle se sera dotée d’un gouvernement mondial basé à Jérusalem [3].

Contrairement à une idée reçue, les néoconservateurs ne sont pas des ennemis de l’Iran, ni des amis d’ailleurs. Ils ont toujours considéré qu’il fallait maintenir un équilibre entre arabes et perses. Ainsi, Elliott Abrams participa à l’« opération Iran-Contras », consistant notamment à vendre des armes israéliennes via cheik Hassan Rohani (l’actuel président iranien) à l’ayatollah Hachemi Rafsandjani (qui devint à cette occasion l’homme le plus riche de son pays) pour résister à l’attaque irakienne (elle aussi commanditée par Washington). Cette opération étant conduite à l’insu du Congrès, il fut condamné, puis amnistié par le président Bush Sr.

Durant cette période, il fut impliqué dans divers massacres au Guatemala, au Salvador et au Nicaragua.

Les trotskistes de la revue de l’American Jewish Committee, Commentary, qui rallièrent comme lui Reagan, entendaient à la fois lutter contre l’URSS pour poursuivre la lutte de Léon Trotski contre Joseph Staline et réaliser un coup d’État mondial, pour autant que ce concept ait un sens. Elliott Abrams participa donc à la création de l’Institut des États-Unis sur la paix US Institute of Peace - USIP (qui instrumenta l’humanitaire pour promouvoir l’impérialisme) et de du Fonds national pour la démocratie National Endowment for Democracy - NED (qui réalisa les révolutions colorées) dont il est toujours un des directeurs. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la théopolitique, comme une justification religieuse d’une prise de pouvoir mondiale.

Le Congrès fondateur de la théopolitique fut financé par l’Izmaïlovskaya, une organisation criminelle russe dont, selon la Justice espagnole, Michael Cherney, Oleg Deripaska et Iskander Makhmudov faisaient partie à l’époque [4].

Sous la présidence Bush Jr., Abrams revint discrètement à la Maison-Blanche auprès de Liz Cheney (la fille du vice-président Cheney). Au Conseil de sécurité nationale, il supervisa le coup d’État contre le président du Venezuela, Hugo Chávez [5]. Il s’opposa, mais un peu tard, au déséquilibre créé par Washington qui, en éliminant à la fois les Talibans et le président Saddam Hussein, permit à Téhéran de s’imposer régionalement. Il travailla au sein du « Groupe pour la Politique et les Opérations en Iran et en Syrie » (Iran Syria Policy and Operations Group), puis il fut chargé de la « Stratégie pour une démocratie globale » (Global Democracy Strategy) [6]. Il fut le principal expert de la conseillère de sécurité nationale, Condoleezza Rice, durant la guerre israélienne contre le Liban de 2006.

 

La Conférence de Varsovie

La «  Réunion ministérielle visant à promouvoir un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient  » devrait être coprésidée par le secrétaire d’État US, Mike Pompeo, et par la vice-présidente du gouvernement polonais, Beata Szydło, qui n’a aucune compétence en la matière.

D’ores et déjà, considérant que les États impliqués dans la guerre contre la Syrie seront privilégiés, Israël revendique quantité d’opérations anti-syriennes qu’il s’était refusé jusqu’ici à commenter. Le chef d’état-major des armées, le général Gadi Eisenkot, a ainsi déclaré que l’État hébreu avait soutenu les jihadistes dès le début des événements, leur avait fait parvenir quantité d’armes, et les avaient soutenus militairement en bombardant des forces syriennes. Toutes sortes de choses que nous avons clamé depuis huit ans et qui sont désormais officielles.

Inquiet de ce qui pourrait se décider à Varsovie, Moscou à envoyé une délégation de haut-niveau à Tel Aviv afin de sonder Israël.

 

Les fautes iraniennes

Il importe de conserver à l’esprit que les États-Unis n’ont jamais lutté contre l’Iran en général, mais ont presque toujours choisi qui devait le gouverner. Ainsi, en 1941, ils ont aidé les Britanniques à déposer Reza Shah pour installer Mohammad Reza Pahlavi. Ce sont eux qui, en 1953, ont contraint le shah à se séparer du nationaliste Mohammad Mossadegh pour imposer le général nazi Fazlollah Zahedi. Ce sont eux qui ont poussé, en 1979, le shah à se retirer et ont organisé le retour de l’ayatollah Rouhollah Khomeini. Etc.

L’Iran contemporain se trouve emprisonné dans ses contradictions. D’abord entre son discours et la réalité. La République islamique ne cesse de présenter Israël et l’Arabie saoudite comme ses ennemis absolus. Or, les faits contredisent aussi bien la rhétorique de Téhéran, que celle de Tel Aviv et de Riyad. Par exemple, les trois pays ont combattu ensemble, en 1992-95, aux côtés de l’OTAN et des musulmans de Bosnie-Herzégovine. Ou encore, la société EAPC qui gère actuellement le pipe-line Eliat-Ashkelon est la propriété conjointe de l’Iran et d’Israël [7].

Deuxièmement, même s’ils font bloc face aux étrangers, les dirigeants iraniens sont extrêmement divisés entre le Guide de la Révolution (l’ayatollah Ali Khameney), le Président de la République (cheikh Hassan Rohani), et le chef de l’opposition (l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad, placé en résidence surveillée depuis un an et dont les principaux collaborateurs ont été emprisonnés à l’issue de procès secrets) [8].

Le président Barack Obama a secrètement négocié, à Oman, à la fin du second mandat d’Ahmadinejad avec l’équipe de Rafsandjani-Rohani. Le principe de l’accord sur le nucléaire a alors été acté. L’ayatollah Khamenei a fait écarter le candidat d’Ahmadinejad à l’élection présidentielle par l’ayatollah Ahmad Jannati et a favorisé l’élection de cheikh Rohani, probablement en ignorant certains aspects de l’accord qu’il avait conclu avec Obama. Cheikh Rohani a misé sur son accord secret avec les Démocrates US. Il a anticipé la levée des sanctions états-uniennes et a promis aux électeurs des jours heureux. Une fois élu, il a démantelé le système de contournement des sanctions, puis a feint de négocier en Suisse avec les grandes puissances ce qui avait déjà été acté avec les seuls USA. Or, la signature de l’accord 5+1 n’a pas été suivie de la levée des sanctions. L’économie iranienne n’ayant plus la possibilité de les contourner s’est effondrée. Lorsque Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche, il a déchiré l’accord avec l’Iran, plongeant l’équipe Rohani dans la panique. Celle-ci a commis l’erreur de croire que ce président serait rapidement destitué et que les Démocrates reviendraient vite au pouvoir. Elle a rejeté l’offre de négociation de Donald Trump et se trouve aujourd’hui étranglée économiquement.

Cheikh Hassan Rohani, qui avait fait campagne en 2013 en ne cessant de répéter que son pays ne devait plus dépenser un rial pour libérer la Palestine et soutenir le Hezbollah et la Syrie, n’a rien entrepris avec ses alliés depuis son élection. Progressivement, les Gardiens de la Révolution ont cessé de défendre la Syrie et n’ont offert leur concours à Damas que pour venir en aide à la minorité chiite. Durant près de deux ans, Téhéran n’a pas désigné d’ambassadeur à Damas. Ce n’est qu’en décembre 2018, qu’il a envoyé de hauts responsables de son gouvernement en Syrie. Ils ont alors signé des accords économiques prêts depuis cinq ans et qui ne correspondent plus du tout aux besoins des Syriens.

Cherchant à convaincre l’ayatollah Ali Khamenei de retirer les Gardiens de la Révolutions de Syrie, le président cheikh Hassan Rohani s’est rapproché de la Turquie (avec laquelle ses amis entretenaient d’excellents relations) et avec la Russie. Pourtant, cheikh Rohani avait par ailleurs négocié avec les États-Unis et l’Autriche la livraison du pétrole iranien aux Européens à la place des hydrocarbures russes. Quoi qu’il en soit, les trois pays ont d’abord effectivement rapproché leurs points de vue. Cependant, la dernière réunion à Téhéran avec les présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan s’est soldée par un échec. Elle a immédiatement été suivie d’une rencontre russo-turque où les différents ont été réglées sans les Iraniens.

Simultanément, l’effondrement économique et financier de l’Iran ne permet plus au Guide de la Révolution de soutenir ses milices en Irak et le Hezbollah. Celui-ci n’est plus en mesure de verser les soldes de ses combattants. Seuls 60 % des salaires ont été versés en janvier.

Depuis plusieurs mois, Israël bombarde des objectifs iraniens en Syrie sans que la défense russe ne les protège. Au cours des dernières semaines, Moscou a offert à Damas des missiles S-300 lui permettant d’assurer lui-même la défense anti-aérienne du pays. Pourtant les bombardements israéliens contre les Iraniens se sont poursuivis. Fin janvier, selon l’agence turque Anadolu, deux unités de l’armée arabe syrienne se seraient battues entre elles. La première était encadrée par des officiers russes, la seconde par des Iraniens.

La conférence de Varsovie intervient alors que les Démocrates US ont repris la majorité à la Chambre des Représentants, pourtant cheikh Rohani ne sera pas sauvé par eux. Il est probable que son pays va durement payer l’incohérence de sa politique.

Thierry Meyssan

[1] « Mike Pompeo’s Remarks at the American University in Cairo », by Mike Pompeo, Voltaire Network, 10 January 2019.

[2] « Elliott Abrams, le « gladiateur » converti à la « théopolitique » », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2005.

[3] « Sommet historique pour sceller l’Alliance des guerriers de Dieu », Réseau Voltaire, 17 octobre 2003.

[4] Une Commission du Sénat français enquête actuellement pour savoir si le chargé de mission de l’Élysée, Alexandre Benalla, était ou non rémunéré par Iskander Makhmudov alors qu’il travaillait aux côtés du président Emmanuel Macron. À ce stade, seuls sont avérés des versements de Makhmudov à Vincent Crasse, alors que celui-ci travaillait pour En marche !, le parti du président Macron.

[5] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[6] Sous nos yeux, Du 11-Septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, éditions Demi-Lune, 2017.

[7] « Israël et l’Iran exploitent ensemble le pipeline Eilat-Ashkelon », Réseau Voltaire, 2 janvier 2018.

[8] « Procès secret : 15 ans de prison ferme pour le vice-président d’Ahmadinejad », Réseau Voltaire, 28 mars 2018.

Thierry Meyssan, sur E&R :

 
 






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23 Commentaires

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  • #2140065
    Le 6 février à 18:43 par The Médiavengers Zionist War
    L’Iran acculé

    Il existe une loi universelle : dès qu’une situation tourne à la politicaillerie, c’est perdu.
    Un exemple de plus pour démontrer qu’on ne négocie pas et qu’on ne gagne pas avec le diable américain.

     

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  • #2140071
    Le 6 février à 19:09 par Hussein
    L’Iran acculé

    Faudrait pas inverser les rôles, c’est les USA avec Israël qui foutent la merde,j ’aimebien Titi,mais je ne le suis pas sur ce coup là, désolé son indulgence vis à vis de Trump me soule et me laisse songeur.

     

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    • #2140129
      Le 6 février à 21:29 par Le king
      L’Iran acculé

      Exact ! L’élection de Trump a été favorisée par le système pour donner de l’espoir aux Blancs américains et les remettre au turbin... la fausse opposition Élite financière /élite industrielle a été créée pour duper le populo et lui faire croire qu’il a des alliés dans le système...

       
    • #2146553
      Le 18 février à 01:53 par Michelly58
      L’Iran acculé

      @Hussein Je suis d’accord, Meyssan manque totalement d’objectivité depuis quelque temps, on peut être pro Trump et ne pas applaudir systèmatiquement à tout se qu’il fait, de toute façon là n’est pas la question. En se moment il fait tout se qu’il ne faut et avec la totalité de ses supporters qui se font bannir d’internet la course de 2020 s’annonce mal.

       
  • #2140105
    Le 6 février à 20:40 par anonyme
    L’Iran acculé

    Je suis éminemment surpris par l’extrait  :



    "Ce sont eux (les EU) qui ont poussé, en 1979, le shah à se retirer et ont organisé le retour de l’ayatollah Rouhollah Khomeini."



    Même Giscard proposait à l’époque aux EU de liquider Khomeini exilé à Neauphle le Chateau en région parisienne.

    Giscard n’avait pas compris la politique US ?

    Si les EU ont amené Khomeiny au pouvoir, ils n’ont pas fait une bonne opération car la prise de l’ambassade US à Téhéran qui s’ensuivit c’est traduite par une énorme crise entre Iran et EU.

    Thémistoclès

     

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    • #2140219
      Le 7 février à 01:13 par Ravioles de Gambes
      L’Iran acculé

      @anonyme

      Vous avez des sources à nous proposer comme quoi Giscard voulait

      flinguer Khomeiny ?

      Le Shah, a été dégagé par une énième révolution colorée car

      il commençait à comprendre qui dirige les usa : https://www.egaliteetreconciliation...

       
    • #2140221
      Le 7 février à 01:15 par Inuit
      L’Iran acculé

      Par USA il faut comprendre CIA et in-fine ceux que l’on connaît tous.
      Les premiers alliés stratégiques sont les ennemis qui servent dans l’échiquier global, on appelle ça des idiots utiles. Ils avaient besoin de favoriser la montée du chiisme en Iran et du wahhabisme ailleurs afin de les monter l’un contre l’autre. En occident, ça se traduit par l’aide à l’islamisme wahhabite dans les quartiers à travers les relais et autres larbins des associations type UOIF etc et l’aide aux identitaires anti-islam type "fdesouche" "marianne" etc...
      L’islam modéré traditionnel, le panarabisme, l’aryanisme iranien et tous les mouvements "progressistes" ont été liquidés car fédérateurs et dangereux.
      La crise de l’ambassade ne pèse presque rien dans la stratégie globale qui devait favoriser la montée du chiisme.

       
    • #2140631
      Le 7 février à 22:04 par Le Malicieux
      L’Iran acculé

      La crise de l’ambassade avait pour but l’élection de Regean .

       
    • #2140650
      Le 7 février à 22:45 par anonyme
      L’Iran acculé

      A Ravioles.
      C’est loin, mais je pense que c’est le Canard Enchainé qui en avait parlé à l’époque.

      Thémistoclès

       
    • #2140831
      Le 8 février à 12:22 par Tortue Géniale
      L’Iran acculé

      Oui, Meyssan a raison, ce sont bien les Etats-Unis qui ont poussé à l’éviction du Shah pour le remplacer par le religieux Khomeiny.
      Les néo-cons de l’époque (quasiment tous juifs anciennement trotskystes) savaient qu’en mettant un religieux chiite au pouvoir à Téhéran, une guerre contre le régime baassiste sunnite de Saddam allait suivre (à la fin des années 70, Saddam réprimait durement les chiites irakiens qui ne voulait pas d’un pouvoir séculier). L’objectif était de les laisser se saigner à mort le plus longtemps possible dans l’espoir d’affaiblir les 2 plus importants rivaux d’Israël (à l’époque) dans la région.
      Mission accomplie : la guerre Iran-Irak dura de 1980 à 1988 et fit des millions de morts.
      Des gaz de combat fournis par la France et l’Allemagne ont même été utilisés par Saddam.
      L’Irak et l’Iran (surtout l’Irak) sortirent totalement exsangue de cette guerre monstrueuse, l’embargo qui allait suivre contre l’Irak suite à l’invasion du Koweït par Saddam en 1990 achèvera d’affaiblir ce pays suffisamment pour permettre l’invasion de l’Irak par l’armée US la décennie suivante (en 2003). L’Irak n’étant plus un Etat viable, l’Iran est le prochain (les sanctions mises en place par Trump qui a déchiré le JCPOA s’inscrivent dans cette continuité).
      Vous voyez, quelque-soit les administrations (démocrates ou républicaines), les néconservateurs sionistes sont des planificateurs particulièrement retors et agissent sur le temps long, voir très long. Toutes les nations du Middle-East qui ne reconnaissent pas l’existence d’Israël seront balayées car c’est le prélude à la recontruction du Temple et la venue du Machia’ah.

       
    • #2146558
      Le 18 février à 02:02 par Michelly58
      L’Iran acculé

      @Tortue Génial Les choses sont plus compliquées que ça, disons que Khomeini est une marionnette que c’est retourné contre ses maîtres en prenant en otage l’ambassade américaine. De plus la prise d’otage de l’ambassade américaine a lieu parce que les américains refusaient de quitter l’Iran malgré les avertissements de Khomeini comme ils font au Venezuela.

       
  • #2140113
    Le 6 février à 20:55 par solon
    L’Iran acculé

    et :
    Qui n’a pas étudié les eschatologies au moins des religions les plus connues, principalement des monothéismes officiels, ne peut rien comprendre à la géopolitiques et parfois à l’histoire !

    Je ne dis pas qu’il faut croire les eschatologies mais je dis que si on ne les connait pas , on ne peut comprendre en profondeur les agissements des élites des grandes puissances !

    Nous n’y croyons peut être pas à leurs écrits, mais eux sont au pouvoirs et ils y croient ou sont aux ordres de gens très puissant qui y croient fermement ! Et ils ont toutes manettes pour mettre fin à ce monde dans leurs folies !

     

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  • #2140121
    Le 6 février à 21:03 par Eom
    L’Iran acculé

    Se faire acculer n’est jamais très agréable ..,

     

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    • #2140196
      Le 6 février à 23:39 par Pascal Embour
      L’Iran acculé

      Exact ! A la limite, il vaut mieux se faire biaiser, ou se laisser ébranler...
      Le pire étant de lapsusser...

       
  • #2140139
    Le 6 février à 21:48 par Asa
    L’Iran acculé

    Les USA veulent créer un Otan arabe, déjà cette organisation existe et ceci depuis 15 siècle le jours les arabes ont envahi l’Iran et ont commis le pire des génocide de l’humanité
    Cet état de faite continue
    La dernière guerre de l’iraq contre l’Iran a été cautionné par l ensemble des pays arabe
    À nos jours 4 pays arabes, le Syrie, Liban Yémen et iraq qui soutien l’Iran et ceci par intérêt

    Dire que les USA va organiser une troupeau pour contrer l’Iran, cela n’étonne personne , il faut voir parois ce troupeau qui se présentera le premier.
    Est ce que la France de Macron et Le Drian ne seront pas en 1ere ligne

     

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  • #2140151
    Le 6 février à 22:05 par culturovore
    L’Iran acculé

    Elliott Abrams a mis en place tous les escadrons de la mort d’Amérique Latine, dont les chefs ont tous été condamnées ensuite pour génocides contre leurs peuples. Leur spécialité était la décapitation des enfants et la crucifixion.

    Elliott Abrams a toujours déclaré avoir été très satisfait de sa politique là bas. Il travaille d’abord pour les transnationales, les banques et aussi pour la mise en place du Nouvel Ordre Mondial.

    Elliott Abrams est donc un réel psychopathe génocidaire.

    Cela devrait vous faire comprendre ce qui attend les iraniens, les vénézuéliens, et ce qui nous attendra aussi en France, GJ ou pas, quand il aura avec ses copains (Reagan et ses programmes MK Ultra, Cheney qui a introduit l’usage de la torture, Krivin qui finance Daesh... mis en place le gouvernement mondial qu’il promeut depuis 40 ans et dont il sera lui-même un des exécutifs...

     

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  • #2140193
    Le 6 février à 23:37 par Apophis sirius b
    L’Iran acculé

    Bonne nuit à tous et à toutes,

    On s’entend dire parfois que si tel ou tel président passait, c’est un doigt qui pourrait appuyer facile sur le bouton rouge du déclenchement d’une guerre nucléaire. on s’interroge sur quel fou qu’on pourrait éviter de voir arriver à une présidence de l’armement nucléaire. mais il y longtemps que ce Monde a basculer dans la folie meurtrières, des massacres et des génocides. La question n’est plus de savoir qui, on sait, mais quand celà pourrait se déclencher réellement ? et peut-on encore l’éviter ? Après, si l’être insensible arrive à ces fins, alors se ne sera plus que de la romance. Cordialement,

     

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  • #2140195
    Le 6 février à 23:39 par kader
    L’Iran acculé

    Une firme israélienne d’images satellites a déclaré mardi qu’elle a détecté pour la première fois un système de défense syrien S-300, qui semble être opérationnel, même si certaines questions sur cette batterie anti-aérienne subsistent.

    https://fr.timesofisrael.com/les-s-... Wed Feb 6, 2019

    Le système iranien de défense aérien S-300, livré par la Russie après plusieurs années de retard, est maintenant « pleinement intégré » au réseau de défense aérienne, a déclaré un commandant des forces aériennes iraniennes au média officiel du pays dimanche.

    https://fr.timesofisrael.com/le-sys... 28 août 2017,

    L’Iran a probablement la bombe atomique et la maniere d’israel l’iran ne communique aucune information sur le sujet

    C’est pour cela que personne meme pas netanyaou envisage d’attaquer l’iran

    Le hezbollah possede 150 000 missiles pret a tomber sur israel en cas d’attaque.

    Pour l’instant la situation semble figée. Personne ne prendra le risque d’attaquer l’iran

     

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  • #2141156
    Le 9 février à 01:58 par Arnaud
    L’Iran acculé

    Thierry Meyssan encore à côté à propos de l’Iran en s’acharnant sur sa version binaire gentil ou méchant.

    Une partie de l’élite iranienne agit dans l’axe de la Résistance contre le projet sioniste, comme le prouvent sur le terrain les victoires iraniennes décisives, un fait que l’auteur de l’article oublie au profit de l’après-guerre, au moment ou les Gardiens de la Révolution n’ont plus à se mouiller autant pour que la Syrie ait une garantie de stabilité. Au passage, l’Iran décroche pour la première fois une route logistique directe le reliant au Hezbollah. Cette portion de l’élite est directement sous les ordres du Guide Suprême Ali Khamenei.

    Une autre partie en revanche est totalement cooptée par les américains, Rohani en tête. L’entièreté des faits relevés par Meyssan relève davantage de l’échec cuisant de son mandat, vu qu’il s’attendait à dealer avec Clinton plutôt que Trump. Pour le coup, c’est concessions sur concessions sans aucune garantie, et le peuple iranien ne peut s’en prendre qu’à lui-même, con comme il est, et je ne parle pas seulement d’une fois tous les 4 ans (je suis bien placé pour le dire, j’ai côtoyé mes compatriotes pendant plusieurs années), sauf que...

    La troisième partie est constituée d’une élite richissime qui détient une grande partie des secteurs du pays sur lesquels elle détient un monopole indisputé. Ceux-ci sont parfaitement au courant que si la balance des pouvoirs penche d’un côté (la Résistance) ou de l’autre (les sionards), leur fessier est précisément posé sur le siège éjectable dès le moment ou le status quo est brisé. Ceux-ci sont par ailleurs de loin le groupe le plus influent concernant la politique intérieure du pays (puisque détenant tous les postes clés et la grande majorité des capacités de production du pays) et jouent un jeu d’équilibriste extrêmement risqué. Ils n’ont aucune capacité de projection de force à l’extérieur du pays, ce qui arrange bien les Gardiens de la Révolution, hors d’atteinte en Syrie, mais misent sur la prise en otage de l’avenir du pays, menaçant de tout emporter dans leur déchéance, dans le cas où un ordre de purge totale arriverait discrètement dans les mains de Qassem Soleimani.

    C’est comme ça depuis la fin de la guerre Iran-Irak, on vient de fêter les 40 de la République Islamique. Les bons parmi les iraniens sont extrêmement patients et résilients, chiisme oblige. Autrement dit, rien de neuf sous le soleil, c’était la même m*rde sous Rafsanjani il y a 20 ans de ça.

     

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