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La gauche contre le peuple ? Entretien avec Jean-Claude Michéa

Comment la gauche a perdu le socialisme...

La plupart des candidats à la présidentielle en appellent au « peuple ». La gauche socialiste a perdu les ouvriers, la gauche communiste a perdu son influence politique (sauf en termes de militants), la droite libérale a par principe du mal à convaincre les pauvres, seul le Front national bénéficie d’un soutien grandissant d’une partie du peuple français.

 

Guillume Erner reçoit le philosophe Jean-Claude Michéa pour essayer de comprendre comment la gauche a pu perdre cette assise populaire. L’émission est titrée La gauche contre le peuple ? ; mais aurait pu être titrée Le peuple contre la gauche...

 

 

« Mais Rosa Luxembourg ajoutait aussitôt, le problème c’est qu’en décidant de la part de Jaurès, non pas de soutenir la gauche mais de fusionner avec elle, on allait rentrer dans une logique qui ferait qu’au bout de quelque temps, le Parti socialiste dans sa spécificité, c’est-à-dire dont l’ennemi est le capital et pas simplement l’aristocratie, l’Église et le Vieux monde, alors que la gauche avait pour devise “le cléricalisme voilà l’ennemi” sur le fameux discours de 1978 de Gambetta, à partir du moment où elle voulait fusionner avec la gauche, eh bien à terme elle serait phagocytée par elle, et cela d’autant plus comme l’écrivait Lafargue à l’époque, que le Parti socialiste verrait progressivement sa direction tomber aux mains des nouveaux intellectuels issus de l’université, et perdre peu à peu la base ouvrière de sa direction...

[On oublie que ] dans un premier temps, Kautsky et les dirigeants de l’Internationale validaient la position de Rosa Luxembourg mais très vite, on est passé sur l’idée jauressienne qu’il fallait devant le péril de la réaction que le mouvement ouvrier perde sa spécificité, et comprendre que pour l’instant le combat contre la réaction – la nécessité comme dans Clochemerle de bouffer du curé – était prioritaire par rapport à la nécessité de combattre le capital...

Depuis 2008, nous voyons à quel point cette critique socialiste depuis la grande crise des “subprimes”, n’est pas du tout archaïque. »

 

Malek Boutih sur le Parti socialiste actuel et son électorat :

 

Michéa sur le libéralisme :

 

La vraie gauche, incompatible avec le libéralisme
sur Kontre Kulture

 

Michéa, sur E&R :

 



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41 Commentaires

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  • Le libéralisme, c’est l’individualisme opposé au bien commun. C’est-à-dire, promouvoir des intérêts individuels opposés aux principes régissant le bien commun. Par exemple, promouvoir l’homosexualité alors que le bien commun fondé sur les principes catholiques le rejette.

     

    • L’individualisme, avec son versant politique l’anarchisme, est une dérive du libéralisme.
      Le libéralisme puise ses racines dans la théologie de St Thomas d’Aquin (avec par exemple sa défense du droit de propriété), dans l’école de Salamanque, et dans la pensée de grands libéraux, dont Bastiat et Tocqueville sont les plus connus (bien que ne faisant pas partie des programmes scolaires français !). Le libéralisme, issu de la tradition chrétienne, est d’abord une philosophie morale avant d’avoir des applications économiques ou politiques. Il a deux principes : la liberté de l’individu avec ce qu’il a et pour ce qui le concerne (et en cela il s’oppose à l’arbitraire d’un pouvoir extérieur) ET le droit naturel. Si on oublie la seconde partie, on n’est plus dans le libéralisme en tant que tradition libérale.
      Le droit naturel, qui régit les rapports à autrui, prend forcément en compte le bien de la société d’une façon ou d’une autre. Concernant l’homosexualité, autant au niveau individuel doit prévaloir la liberté, autant la promotion de l’homosexualité pose problème quant au bien de la société et à son avenir, et donc peut être contestée par un libéral. Sur les questions sociétales, il y a une différence entre libéral et libertaire.
      Je pense que ceux qui nous gouvernent promeuvent le libertarianisme sociétal et un libéralisme économique déraciné du droit naturel. Ils induisent une confusion qui conduit les citoyens à s’opposer au libéralisme, en oubliant que ce qui est en cause, ce n’est pas la liberté, mais l’oubli du droit naturel.
      Les gens qui s’opposent à ce faux "libéralisme" ne doivent pas oublier que l’intérêt des gouvernants est toujours de contraindre ou dominer les libertés fondamentales des citoyens. Il nous faut, à la fois, défendre la liberté et revenir sans cesse aux grands principes du droit naturel qui ont fondé notre civilisation, principes sur lesquels s’assoient nos politiques quand ils ne pratiquent pas le deux poids deux mesures...


    • Domino :
      Vous tentez de défaire l’amalgame afin de sauver le libéralisme, mais pour moi, le libéralisme philosophique est bien la promotion de la liberté totale.
      L’origine du libéralisme étant philosophique, et cadré par la morale, le jour où la bourgeoisie refuse de s’encombrer de la morale, elle fait développer une philosophie qui détruit la morale (volontairement ou non). Il n’y a qu’à voir l’émergence de Nietzsche (Je vous renvoie vers l’article de scriptoblog "La destruction de la raison : Nietzsche", trouvable très facilement sur google.

      Le libéralisme, un jour ou l’autre, s’immisce dans l’esprit du capitaliste, se disant que s’il veut faire de l’argent, il a autant le droit que celui qui veut faire quoique ce soit d’autre.
      Il ne veut donc pas d’entrave à la construction de sa fortune, y compris l’entrave morale.

      Cf. Mon autre commentaire plus bas.

      Amicalement



    • Le droit naturel, qui régit les rapports à autrui, prend forcément en compte le bien de la société d’une façon ou d’une autre.



      « Il n’y a point de droit naturel : ce mot n’est qu’une antique niaiserie. Avant la loi, il n’y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l’être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot. »

      Stendhal Le Rouge et le Noir


    • Il ne s’agit pas de sauver le libéralisme, mais de sauver l’homme. Et si l’homme, dans la perspective chrétienne, est libre – même de faire le mal –, il ne faut pas "jeter le bébé (la liberté) avec l’eau du bain (le libertarianisme qu’il soit économique ou sociétal)". Il faut être conscient à la fois que la liberté individuelle est la grande ennemie de tous les pouvoirs de ce monde, et en même temps que cette liberté doit être soumise à la loi naturelle et autant que possible orientée vers le bien de l’homme. Sur ces deux derniers points et donc, le rapport entre loi et morale, vous pouvez lire "Justice et fraternité" de F. Bastiat.
      Sur le fond, je pense que nous sommes d’accord. Je note simplement que la confusion (volontaire ?) du vocabulaire qui consiste à vilipender comme libéralisme ce qui n’a rien à voir avec la tradition libérale n’est pas innocente et qu’elle risque de nous faire accepter une renonciation à nos libertés.
      Rappelez-vous 1984 : la paix, c’est la guerre, le mensonge c’est la vérité. Aujourd’hui l’asservissement c’est la liberté. Que l’on pense à la "libération des moeurs" ou justement, au prétendu libéralisme économique qui consiste à faire des lois protégeant les intérêts de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.


    • #1643445

      Vous vous improvisez philosophes, on peut très bien être anarchiste et anti-libéral (Houellebecq, Céline, Nabe...), s’il y a des termes distincts c’est que les notions sont distinctes.

      @banzai : très bon, je prends note.


    • @banzai
      votre remarque est judicieuse car ce qu’on appelle le droit naturel n’a rien de naturel dans le sens où il s’oppose justement à la nature de l’homme dominée par le désir. On devrait plutôt parler de droit premier, en gros ce qu’on trouve dans les 10 commandements (et dans d’autres civilisations)
      Vous citez Stendhal, mais c’est un auteur qui préfigure justement la négation du droit naturel dont nous voyons bien aujourd’hui où cela nous mène.
      Sur la perversion de ce droit par inversion des valeurs, je recommande l’ouvrage remarquable de Youssef Hindi : Occident et Islam


    • @ Domino



      On devrait plutôt parler de droit premier, en gros ce qu’on trouve dans les 10 commandements
      [.............]
      Occident et Islam



      fi de l’invention de dieu, l"humanité ne commence pas là, loin s’en faut.
      d’ailleurs comme le disait Bakounine "et même, si dieu existait, il faudrait s’en débarrasser"

      ou comme samuel beckett, cet autre camarade vitamine "qu’est-ce qu’il faisait dieu avant d’avoir inventé l’homme ?"


    • #1643644

      @banzai



      fi de l’invention de dieu, l"humanité ne commence pas là, loin s’en faut.




      Tu crois que l’humanité est apparue spontanément à partir de roche et d’eau ? Lol. Mélange de la terre et de l’eau et attends autant de temps que tu veux, il n’en sortira rien de vivant !


    • @ lepen,vite



      Tu crois que l’humanité est apparue spontanément à partir de roche et d’eau ? Lol. Mélange de la terre et de l’eau et attends autant de temps que tu veux, il n’en sortira rien de vivant !



      - dieu créa le monde en sept jours
      - ève est sortie d’une cote d’adam
      - noé sauva sa famille et les animaux du déluge (au passage il se fit sodomiser par l’un de ses fils)
      - la terre est le centre de l’univers et elle est plate et le soleil lui tourne autour
      - et,c...et,c...j’en passe et des meilleures

      tout ça sont des"vérités" bibliques. tu y crois, toi ?


    • #1644028

      @banzai

      Qu’est-ce qu’il est plus raisonnable de croire : qu’on obtiendra un être vivant, régi par un programme génétique, en mélangeant de la terre et de l’eau ou qu’un programme nécessite un programmeur et qu’une machine aussi incroyablement sophistiquée qu’un être vivant nécessite un concepteur intelligent ?

      Est-il raisonnable de croire qu’un microprocesseur d’ordinateur peut se fabriquer en touillant du sable sur la plage pendant longtemps, ou qu’on peut écrire un logiciel en tapant au hasard sur un clavier pendant longtemps ?
      Le noyau d’une cellule est plus complexe qu’un microprocesseur, et son programme génétique est plus complexe que le plus complexe des logiciels. On est capable de fabriquer des ordinateurs et des logiciels, mais on n’est pas capable de fabriquer une cellule vivante.


  • #1643271

    Tout réside dans cette question de : qui fait les lois ?
    - soit un petit groupe d’"élus" qui nous les imposent à nos détriments ;
    - soit la majorité qui considère que des règles doivent être établies pour garantir la stabilité de leur société.
    Or, dans le deuxième cas, sur quoi doivent s’établir ces lois ? Sur la nécessité.
    Et cette nécessité correspond à des valeurs morales : aujourd’hui il y a un tas de choses dont nous n’avons pas besoin, mais que la société nous vend parce qu’elle crée des besoins ex-nihilo, factices, mais c’est une illusion, les gens au final ne sont pas heureux.

    Quand j’entends Chouard dire qu’il ne s’intéresse pas aux questions morales, je lui réponds que c’est la question première : et la morale orwellienne (’common decency’/bon sens) correspond à la morale chrétienne.

    Ne serait-il pas possible d’établir d’abord ce dont nous avons besoin, ensuite en déterminer les valeurs morales qui s’y rattachent, en tenant compte de nos possibilités techniques, afin de fixer un cadre d’épanouissement civilisationnel, en bref, créer un système produisant de l’harmonie ?

    C’est quand même étonnant que tous ces philosophes depuis l’Antiquité qui ont travaillé sur les passions humaines jusqu’au message du Christ ne nous servent pas à fixer un cadre, une voie, dont les principes seraient universels et sur lesquels nous pourrions écrire des lois, dans une constitution dont le but serait de garantir non pas les bénéfices de quelques-uns mais l’épanouissement total de la société et de chaque personne.

    C’est par là que nous devrions commencer : par la connaissance profonde de la nature humaine et de ses besoins - qui a déjà été longuement étudiée.
    Nous avons toutes les cartes en main, et il y a un gros travail à fournir de ce côté-là, et qui plus est passionnant, car il nécessite de demander l’avis à chacun sur ce qui le rendrait vraiment heureux, du plus jeune au plus ancien.
    De là nous pourrions avoir le matériel sur lequel travailler et construire l’architecture d’un monde nouveau - au lieu d’être dans la réaction dialectique.
    Mais ce que je dis là est tout à fait idéaliste.

     

    • Si on creuse ce que vous dite d’un point de vue Hégeliano-Marxiste, ce que vous dites est hors de propos.
      Non pas que ça n’ait pas de sens, parce que dans le fond, je suis entièrement d’accord avec vous. Mais le Capital avance, et détruit tout sur son passage, y compris (et surtout) la morale.
      Les philosophes ont tous émergé dans un cadre donné, déterminé par l’état d’avancement du Capital à cette période précise.
      Et donc, chaque philosophe n’est là que pour justifier son cadre, et donc son époque, et donc, l’état d’avancement du Capital.

      C’est ce qu’explique Francis Cousin en disant que Kant est le summum de la justification de l’aliénation de la marchandise.

      Les philosophes ne peuvent rien face à la vraie force qui fait avancer l’Histoire, celle du narcissisme et de la rentabilité.

      Amicalement.


    • #1643320

      Je conteste la formulation "culpabilisante" de la dernière phrase d’un commentaire par ailleurs excellent.
      "Soyons réalistes, exigeons l’utopie", souvenirs, souvenirs....

      Il est temps d’être idéaliste, et de regagner ce qui a été détruit par le mercantilisme, et la monétisation, qui ont carrément volé au "commun", ce qui appartient/appartenait à notre communauté humaine tout ce qui est beau pour ne nous proposer que l’horreur, et ses dérivés..

      Le choix est simple, entre la zombification ou la réalisation de nos rêves les plus beaux et utopistes.


    • La question qu’il faut se poser c’est : comment arriver à mettre en place un système favorable au bien commun ?
      La solution est à chercher chez les ennemis satanistes, il suffit d’une part d’appliquer leur méthode mais pour une idéologie de bien commun et d’autre part s’intéresser à ce qu’ils combattent.
      Ils combattent :
      - > les états (patrie), les religions (morale), les familles (un père, une mère, des enfants, des grands-parents)
      Leur méthode :
      - > mise en place de secte secrète/discrète.
      - > infiltration dans tous échelons et dans tous les états.

      La solution est donc initialement de créer une secte secrète pour le bien commun. Avec les mêmes règles de loyauté et de punition radicale qu’eux mais pour le bien commun.

      Encore faut-il savoir ce qu’est le bien commun.
      Le christ avait fait de bonne recommandation, tous comme Mahomet. Le problème c’est que leur dit et écrit on était dénaturé et interprété pour le mal au fil du temps et des différents dirigeants. Il en va de même pour le judaïsme.
      Il semblerait que pour le bouddhisme cela a été beaucoup plus difficile à dénaturer dans les faits et dans le temps.

      Il faut donc que les recommandations soit claire.

      Exemple jeûner (purification physique, intellectuelle et spirituelle), on remarque que c’est une pratique recommandé par toutes les religions et que cela a été dénaturé dans le christianisme (carême, 40 jours de jeûne) et pareil pour les musulmans (le ramadan maintenant consiste à ne pas manger la journée et se gaver la nuit...)

      En clair on remarquera que l’hygiène du corps et de l’esprit sont de bon pilier et justement les hygiéniste ont été stigmatisés et persécutés par les satanistes.

      Idem pour le principe du paradis et de l’enfer chez les chrétiens, en fait l’interprétation est :
      - > le paradis est le passage vers un niveau spirituel supérieur (bravo)
      - > l’enfer est le retour sur terre. (échec, vous avez besoin de vous améliorer donc retour à la case départ)
      Et ce message "initial avant dénaturation" est commun à toutes les religions.
      D’ailleurs vous ne serez pas surpris d’apprendre que justement les franc-maçon et les rose croix à partir d’un certain degrés (11ième ou aussi appelé illuminati chez les rose croix) apprennent le concept de la réincarnation.


    • À @Maxime , il n’y a pas de réincarnation car un être ne peut passer 2 fois par le même état , ce qui contredirait la possibilité universelle (qui contient tout et qui n’est contenu par rien) car cela prendrait la place d’autres possibilités et en interdirait d’autres .
      Dans toutes les traditions , on parle plutôt de passage d’un état d’existence à un autre soumis à des conditions plus ou moins restrictives ( succesion temporelle , forme subtile etc... )selon les êtres (états multiples de l’être) et pour ceux qui sont réalisés spirituellement par un processus initiatique , c’est l’atteinte de la délivrance par rapport à tout conditionnement , toute contingence et l’union au principe suprême , à l’universel qui est le moteur immobile de toute chose .


  • Ah, on déterre les morts... Jean-claude Michéa, mais on tourne un peu en rond avec lui.
    Je conseille les conférences de l’excellent Denis Collin, très proche de Michéa dans les idées.

     

    • Ce que j’adore chez E&R, c’est qu’on arrête jamais de découvrir des intellectuels ;)
      Ce que j’aime moins, c’est que peu de gens écoutent les recommandations comme les vôtres. J’ai l’impression que beaucoup sont là pour y aller de son commentaire par pur narcissisme (y compris moi, mais je ne m’arrête pas là.)

      Merci à vous, je vais voir qui est Denis Collin !


    • Déterrez les morts, c’est-à-dire ???!!! Et puis à vous lire, on peut se dire que la fréquentation de certains morts est parfois bien plus instructive et infiniment préférable à celle de certains vivants :-)


  • Le libéralisme et le socialisme...

    Les dirigeants libéraux ont compris depuis longtemps
    qu’ils ont besoin du socialisme pour prospérer
    économiquement et politiquement.
    Le Social-libéralisme ou Libéralisme libertaire
    est le cadeau empoisonné du capitalisme bancaire
    au peuple .
    Il y a belle lurette que les dirigeants libéraux et marxistes
    ont compris que leur adversaire est un "ordre civilisationnel"
    appelé par dérision ordre moral.
    Le "libéralisme" ou domination d’une élite financière
    est le contraire de la liberté et de la dignité des peuples.
    Il s’agit d’une domination sans partage sur les peuples
    réduits aux Droits Illimités d’obtenir les moyens de leur
    auto-asservissement,par une vie "artificielle" déracinée.
    La décomposition du tissu naturel de la vie est le complément
    fondamental du "Libéralisme".
    Bref "libéralisme","Modernisme",Droits de l’homme,de la femme
    des enfants,des ....etc,ne sont que les aspects indissociables
    d’un même système de transformation révolutionnaire de la société
    qui conduit le peuple à un esclavage plus profond et plus pervers
    que l’esclavage antique .
    Cette période de drogue et d’endoctrinement est contestée
    par les peuples .
    Il s’agit d’une Réaction Immunitaire contre des empoisonneurs.
    Vive la Réaction Immunitaire,contre le Modernisme Criminel !

     

    • Non pas peuple mais prolétariat, comme disait Marx : "Quand le capital parle de peuple c est toujours pour jouer un mauvais tour au prolétariat". Autrement dit chaque fois qu on parle de peuple c est bien pour lui glisser une grosse quenelle !!!


  • La gauche est cette fraction du peuple qui refuse le capital et cherche à instaurer la dictature du prolétariat. Toute autre définition serait fausse, car elle émanerait d’une fausse posture ou d’une imposture ! Je suis gauchiste. Je cherche à renverser le capital et à collectiviser le travail, les outils de travail et la production. L’hôpital, l’école, l’armée sont des exemples d’économie communiste !! Quand on joue collectif, on joue mieux qu’individuellement (je dis cela à mon équipe de football !), car l’homme est grégaire. Seul, il n’est rien ... Mais on essaie de nous faire croire qu’il peut tout. Cette position est celle des Lumières, justement.


  • "Bouffer du curé" plutôt que du liberal
    Quels idiots ces gauchos , ils n’ont jamais compris que le curé leur apportait du bien,
    qu’il ne s’attachait en rien au matériel , son souhait étant de sauver leur âme, aujoud’hui comme hier on crève tous de cette bêtise. Ces gauchos empêchent l’arrivée du royaume du christ à l’avantage de l’antechrist , ils n’ont rien compris à revendiquer toujours leur petit bien matériel voué à la destruction , quel intérêt de se battre pour du vent ? Le salut de l’âme c’est cela qui prime et en bouffant du curé on tue son âme, ils n’ont rien compris, ils ouvriront leurs yeux mais il sera trop tard alors lors du jugement dernier, ils voudront que les montagnes les ensevelissent mais ce sera impossible ,ils crieront à l’instar d’un voltaire : Eravimus ! Nous nous sommes trompés mais il sera trop tard car ils n’auront pas voulu se convertir en préférant bouffer du curé au lieu de l’encourager, à force d’en bouffer du curé il n’y en a plus pour guérir leur âme, ils s’injectent leur propre mal et cela a la joie des zelites mondiales qui ne souhaitent en rien le bonheur de ceux qu’ils sont sensés diriger tant au niveau matériel que spirituel

     

    • #1643452

      Au 19ème siècle, durant les années de capitalisme manufacturier, l’Église a fait des concessions au Capital, notamment en permettant aux ouvriers de travailler le dimanche ("qui travaille prie"), il est donc logique qu’elle ait été perçue comme alliée du capital.


    • Il faudrait le prouver ce que vous avancez, m’étonnerait fort que l’église autorisât le travail le dimanche car travailler le dimanche notamment pour les œuvres serviles est un peche , j’ai pour preuve de mon côté contrairement à ce que vous avancez le combat mené par le st curé d’ars, st jean marie vianney qui faisait la chasse aux patrons de sa campagne ou les propriétaires fermiers pour que leurs ouvriers ne travaillent pas le dimanche.
      donc j’ai du mal à croire votre argument d’autant que les cures de cette époque n’ont rien à voir avec ceux de cette époque celle de l’église conciliaire, rien à voir.


  • L’anarchisme et le capitalisme, au sens philosophique, sont les pires fléaux d’une société, car ils servent des intérêts individuels. Koh Lanta nous apprend que l’union fait la force !!! Le plus riche des hommes donnerait toute sa fortune pour vivre un jour de plus. Nous ne sommes donc rien. C’est l’argent qui nous distingue dans ce monde. Changeons le en monde sans argent et nous vivrons mieux ... Tel était le message des "socialistes" du XIXe.


  • J’aime beaucoup Michéa. C’est dommage que ses derniers livres soient un peu redondants. Il n’empêche que "L’Empire du Moindre Mal" est le livre le plus cohérent et pédagogue qu’il m’ait été donné de lire sur le capitalisme et ses deux "jambes", à savoir la Droite et la Gauche.


  • Quand on parle de la "gauche" ou de la "droite" en France il faut toujours préciser qu’elles sont devenues avant tout sionistes, les "gauche" et "droite" françaises n’existent plus .

     


    • les "gauche" et "droite" françaises n’existent plus .



      si tant soi peu qu’elles aient existé.
      réduire la société à ce manichéisme est un non sens,. que dis-je ! une fumisterie et une imposture, ou pour le moins une vision simpliste et réductionniste.

      « Pas la Couleur, rien que la nuance !
      [........]
      [........]
      Et tout cet ail de basse cuisine ! »

      in art poétique paul verlaine


  • Le passage où il affirme que tout le Capital de Marx est dans Balzac cela me rappelle que Soral le disait aussi dans une vidéo de lecture !


  • tous les sujets comme celui-ci, par exemple, et toutes les discussions stériles et superficielles, comme celle-ci, procéderons plus d’idées reçues et autres affabulations de coins de comptoirs, que de tous examens rationnels et approfondis tant que nous n’aurons pas pris en compte sérieusement et conséquemment ce qui a précédé, s’est passé au néolithique, ce qui en a suivi et ce qui endécoule encore aujourd’hui.


  • Michéa peut être très bon quand il remet en place les généalogies de cette gauche moderne mais il ne faut pas se tromper, sous couvert de valoriser un certain "conservatisme" anti-progressiste, on peut voir des piques adressées contre lui, comme (extrait de son dernier livre "Notre ennemi, la Capital") :



    "C’est alors seulement que l’on pourra recommencer à comprendre que le libéralisme économique d’Adam Smith, de Turgot ou de Voltaire, loin de prendre sa source dans la pensée "réactionnaire" d’un Bossuet ou d’un Filmer, trouve en réalité son prolongement philosophique le plus naturel dans le libéralisme politique et culturel des lumières (dont je ne songe évidemment pas à nier un seul instant les nombreux aspects émancipateurs, notamment partout où sévit encore un système patriarcal et théocratique)...



    Le gusse, il veut bien quitter les rivages de la gauche, critiquer ses anciens amis, leurs pensées, faux-semblants, hypocrisies et mensonges mais ça reste encore un peu compliqué pour lui de passer le Rubycon et de rejoindre franchement la berge d’une opposition au système économique, culturel et moral actuel, quitte à revenir sur des conceptions renouvelées du passé. Un genre de Onfray bis (sans ses outrances antichrétiennes), même s’il est nettement plus pertinent et agréable à lire.


  • Le problème c’est que les êtres humains sont instinctivement attirés par l’individualisme et la liberté et que les gauches du véritable partage n’ont jamais pris cela en compte...
    Le libéralisme, lui, n’a fait que surfer là-dessus, promettant à chacun la liberté et l’aisance...

    Pendant que les gauches de la redistribution parlaient d’organisation, de règles et de roulement équitable... le libéralisme promettait facilité, émancipation et spontanéité naturelle...
    Finalement... est-ce que les gens dans leur grande majorité sont pour un partage équitable des richesses ?... je ne suis pas sûr...

     


    • Le problème c’est que les êtres humains sont instinctivement attirés par l’individualisme et la liberté



      « Les bêtes, Dieu me soit en aide, si les hommes veulent bien les entendre, leur crient : « Vive la liberté ! » …
      Ainsi donc, puisque tout être pourvu de sentiment sent le malheur de la sujétion et court après la liberté : puisque les bêtes, même faites au service de l’homme, ne peuvent s’y soumettre qu’après avoir protesté d’un désir contraire, quelle malchance a pu dénaturer l’homme…. au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ? »

      in le discours de la servitude volontaire- étienne de la boëtie


    • Je me suis mal fait comprendre... la phrase ne s’arrête pas au mot "liberté"... le besoin de liberté n’est pas un problème en soi... je disais plutôt que des gens certainement bien intentionnés à gauche et voulant le bien du plus grand nombre dans le partage, n’ont pas pris en compte cette donnée et ne l’ont pas intégrée à leur réflexion, leurs solutions ni leurs discours...

      Alors que la liberté du libéralisme n’est que de façade et n’est réservée en définitive qu’aux possédants... de l’autre côté, le partage, la justice et l’équité des politiques pour le peuple ont donné paradoxalement un sentiment d’oppression... et de contrainte....

      L’intelligence des gens leur dit qu’il faut organiser de façon plus équitable mais leur imagination les pousse à espérer devenir libre et tout puissant... sans règle... d’où le malentendu historique et l’impuissance d’un peuple pourtant majoritaire à s’organiser pour détrôner les possédants...

      Sinon, concernant la liberté des animaux dont parle La Boétie... ça, cette une immense rêverie de grands bourgeois naïfs et mélancoliques... parler de la liberté de la fourmis, du mouton ou du lion... n’a aucun sens...


    • @ al



      parler de la liberté de la fourmis, du mouton ou du lion... n’a aucun sens...



      ha ! parce que parler de la notre fait sens et a du sens ?
      voir holbach, spinoza, hobbes, laborit par exemple, sur le déterminisme et il semble bien présomptueux de s’en exonérer, en pensant que nous sommes libres.


    • @ banzaï
      Alors pourquoi parler de celle des animaux... ?


    • @ al



      Alors pourquoi parler de celle des animaux... ?




      svp, ne faites pas "l’âne" ! tout le monde aura compris que le mot liberté, ici, est employé dans deux sens différents, vous le savez bien, mais il semble que vous preniez un malin plaisir à amalgamer ces deux sens.
      cdlt
      banzai


  • Marx et les groupes maximalistes qui l ont suivis parlaient deja de cela il y a plus de 150 ans..... Michea n a rien inventé.....
    Ecouter Francis cousin et lisez Karl Marx.

     

  • Je propose plutôt 1878 pour le discours de Gambetta.


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