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La privatisation du rail allemand est aujourd’hui en accusation

Pourrait-on imaginer la gare de Genève fermée à la circulation des trains jusqu’à fin août parce que la moitié des aiguilleurs du poste de contrôle sont malades ou bien partis en vacances ? C’est ce qui se passe actuellement à Mayence. Faute de main-d’œuvre aux postes d’aiguillage, la capitale de Rhénanie-Palatinat, une ville de 200 000 habitants, doit vivre avec une gare fermée en soirée aux trains grandes lignes.

[...]

Les Allemands, qui entretiennent une relation quasi passionnelle avec leur compagnie ferroviaire, ont découvert à Mayence qu’elle était incapable de trouver une équipe de remplacement pour un poste d’aiguillage. Mayence n’est pas une exception, a expliqué le chef du réseau ferroviaire (BD Netz AG). « La situation pourrait avoir lieu n’importe où en Allemagne », a avoué Frank Sennhenn.

[...]

Cet aveu d’échec a été l’occasion pour les syndicats de dénoncer les réductions de personnel. Pour les seuls employés du réseau (DB Netz), dont les aiguilleurs, le nombre de postes est passé de 52 000 à 35 000 en dix ans. Les autres catégories de personnels ont également dénoncé une pénurie de main-d’œuvre. « Il nous manque 800 conducteurs de train », a expliqué Claus Weselsky, le chef du syndicat des conducteurs de train.

Les experts estiment que cette situation est une conséquence directe de la privatisation de la DB et de sa tentative d’entrée en bourse. L’ancien patron, Hartmut Mehdorn, est accusé d’avoir mené un programme d’austérité dans le seul objectif d’ouvrir le capital aux investisseurs. Pour que l’action DB se vende à bon prix, il fallait rentabiliser au maximum. « La compagnie n’avait qu’un objectif en tête : économiser. Cette stratégie l’a menée dans le mur », explique Heiner Monheim, professeur à l’Université de Trèves.

En réduisant la masse salariale, DB a d’ailleurs renoué avec les bénéfices (2,7 milliards d’euros avant impôt en 2012). Mais les dividendes ne sont pas réinvestis dans le réseau ou les matériels, critiquent les experts.

Lire l’article entier sur letemps.ch

SNCF under attack, sur E&R :

 

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13 Commentaires

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  • Les dividendes aspirés par les actionnaires, c’est autant de fric en moins pour moderniser l’entreprise...


  • Camarades de E&R
    "Les Allemands, qui entretiennent une relation quasi passionnelle avec leur compagnie ferroviaire, "
    J’ai appelé le crif et fais un mail à la licra la dilcra la ldi ainsi qu’a la wwf
    Ne varietur
    Lavrov.

     

  • C’est un mythe de croire que l’on peut avoir un service performant en vendant les billets à des prix accessibles au plus grand nombre. On a vu le résultat en Grande-Bretagne ainsi qu’en Allemagne. Soit le service est financé en partie par les subventions, soit il s’agit de compagnie d’Etat.

     

    • S’il est impossible d’entrer en concurrence, c’est que c’est ou inadapté et/ou dépassé en tout ou partiellement. Se déplacer (puisque c’est de cela qu’il est fondamentalement question) est devenu désormais quelque chose qui peut être fait de nombreuses façons différentes, avec des niveaux de coûts qui ne le sont pas moins. De longs trains ou des bus, à heures et trajets fixes, et vides presque en permanence, semblent bien être à la fois dépassés et/ou inadaptés dans de nombreux cas de figures. C’est aux gestionnaires de faire le travail pour lequel ils sont grassement payés, c’est à dire d’établir un ratio qui soit ne fût-ce qu’à l’équlibre. Ce dont, à l’évidence, ils s’avères incapables depuis des décennies.


  • #1938310

    Pour y travailler, je peux vous dire que les CFF sont en bonne voie (sans jeu de mot) de libéralisation ; hausse des heures de travail, gèle des augmentations, pas d’obligation d’engager fixe un employé temporaire, etc.

    Malgré ses beaux paysages, la Suisse est un pays ultra-libéral où il fait bon vivre uniquement pour les portefeuilles bien garnis.

     

  • Alors là, je ne comprends plus rien du tout !
    Avec tous ces ingénieurs, ces bac+ 5 + 6 +7 accueillis à partir de l’été 2015, comment se fait-il que parmi tous ces talents (n’est-ce pas ce que martelaient nos merdias et Mémère Kel....), on ne peut pas trouver quelques aiguilleurs ?

    Les allemands seraient-ils à ce point en dessous de tout...ou bien peut-être qu’on se serait un peu foutu de leur gueule, et que les "futurs Goethe et Einstein" ne seraient juste que de la bonne vieille crapulerie importée pour foutre le bordel, tabasser les p’tits blancos dans les écoles, et violer les femmes ?

    Ach, camarades allemands, oufrez les yeux ! Mémère Kel se fout de fotre gueule !

    Quelle dérision cette époque, quelle dérision !

    Adishatz

    H/


  • La DB va se refaire en rachetant un gros morceau de la SNCF et en y faisant rouler les TGV d’Alstom qui appartiennent déjà à Siemens . Rothschild va toucher une nouvelle fois sa grosse "commission", Macrionnette n’oublie pas de renvoyer l’ascenseur, il ferait beau voir !


  • La cupidité, encore et toujours. Et c’est toujours le même argument, lancé comme une vérité par ces pourceaux : on est réaliste, pas des rêveurs.


  • Nationaliser les investissements , privatiser les bénéfices , voilà le projet mortifère !


  • Ahhh, la DB, Deutsche Bahn... Je me souviens juste que lon éspouse avait postulé à une époque... elle devait être hotesse d’accueil, contrat 200 heures par mois, dans UNE gare de la ville de Berlin, poste en horaire 5h00 - 23h00, sans possibilité de décider où et quand on travaille.

    Super facile d’être mère au foyer avec cela, salaire, 1400 €, pour se faire engueuler du matin au soir. Laisse tomber !

    De plus en plus, les conducteurs viennent des pays voisins, Pologne, Tchéquie. Vous aviez vu le tableur de salaire des conducteurs allemands ? 15 ans d’ancienneté, 2600 € brut par mois ! Laisse tomber, pour conduire un ICE d’une valeur de 300 millions d€ à 250 km/h avec jusque 1200 passagers, pas dormir chez soi.

    Bien sûr.