Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

Alors que tout individu doué d’un minimum de rationalité sait fort bien qu’une immense partie des dettes mondiales est absolument impayable, il est un fait qu’aujourd’hui toute annulation d’une dette, fut-elle odieuse ou illégitime, reste tabou.

 

[…]

Respecter ce tabou est présenté par les chefs d’État et de gouvernement, les banques centrales, le FMI et la presse dominante comme impératif, inévitable, indiscutable, obligatoire. Les citoyens ont élu leurs gouvernements, ils doivent donc se résigner à payer la dette. Car ne pas payer, c’est plus que de violer un symbole, c’est s’auto-exclure de la civilisation et renoncer d’avance à tout crédit nouveau que l’on n’accorde qu’aux « bon payeurs ». Ce qui compte, ce n’est pas l’efficacité de l’acte, mais l’expression de sa « bonne foi », c’est-à-dire de sa volonté de soumission aux plus forts. La seule discussion possible porte sur la façon de moduler la répartition des sacrifices nécessaires.

Il semble que le modèle ultra-libéral et monétariste qu’on nous a imposé de façon sournoise soit celui de l’Empire romain : objectif zéro dette pour les États et les villes, et pour le citoyen, aucune rémission de dette !

[…]

Ce qui a été soigneusement occulté, c’est qu’une autre pratique humaine a également existé : des moratoires, des annulations partielles et même généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée tout au long de l’histoire et s’effectuaient en fonction de différents contextes.

Souvent, les proclamations d’annulation généralisée de dette étaient décidées à l’initiative de gouvernants soucieux de se conserver et conscients que la seule façon d’éviter la rupture sociale complète était de déclarer un « lavage des tablettes », celles sur lesquelles les dettes des consommateurs étaient inscrites, annulant celles-ci pour repartir de zéro.

L’anthropologue américain David Graeber dans Dette, 5000 ans d’histoire rappelle que le premier mot que nous ayons pour « liberté » dans n’importe quelle langue humaine est l’amargi sumérien, qui signifie libéré de la dette et, par extension, la liberté en général, le sens littéral étant « retour à la mère » dans la mesure où, une fois les dettes annulées, tous les esclaves de la dette pouvaient rentrer chez eux.

Les annulations furent parfois le résultat d’âpres luttes sociales, de guerres et de crises. Ce qui est certain, c’est que la dette n’a jamais été un détail de l’histoire. David Graeber résume : « Pendant des millénaires, la lutte entre riches et pauvres a largement pris la forme de conflits entre créanciers et débiteurs – de disputes sur la justice ou l’injustice de paiement d’intérêts, du péonage, de l’amnistie, de la saisie immobilière, de la restitution au créancier, de la confiscation des moutons, de la saisie des vignobles et de la vente des enfants du débiteur comme esclaves. Et dans les 5000 dernières années, avec une remarquable régularité, les insurrections populaires ont commencé de la même façon : par la destruction rituelle des registres des dettes – tablettes, papyrus, grands livres ou autre support propre à une époque et à un lieu particuliers. (Après quoi les rebelles s’en prenaient en général aux cadastres et aux registres fiscaux.) »

Et comme le plaisait à dire le grand spécialiste de l’Antiquité Moses Finley : « Tous les mouvements révolutionnaires ont eu le même programme : annulation des dettes et redistribution des terres. »

Voici maintenant quelques précédents historiques de rémissions volontaires de dette :

 

L’annulation des dettes en Mésopotamie

Le règne d’Hammourabi, « roi » de Babylone (situé dans l’Irak actuel), a commencé en 1792 av. J.C et a duré 42 ans.

On nomme « Code Hammourabi », les inscriptions conservées sur une stèle haute de plus de 2 mètres conservée au Louvre. Elle était placée sur une place publique de Babylone. Il s’agit d’un long code de justice très sévère prescrivant l’application de la Loi du talion (« œil pour œil, dent pour dent »). Son épilogue proclame néanmoins que « le puissant ne peut pas opprimer le faible, la justice doit protéger la veuve et l’orphelin (…) afin de rendre justice aux opprimés ».

Hammourabi, à l’instar des autres gouvernants des cités-États de Mésopotamie, a proclamé à plusieurs reprises une annulation générale des dettes des citoyens à l’égard des pouvoirs publics, de leurs hauts fonctionnaires et dignitaires. Grâce au déchiffrage des nombreux documents écrits en cunéiforme, les historiens ont retrouvé la trace incontestable de quatre annulations générales de dette durant le règne d’Hammourabi (Au début de son règne en 1792, en 1780, en 1771 et en 1762 av. J.-C.).

La société babylonienne était à forte dominance agricole. Le temple et le palais, ainsi que les scribes et les artisans qu’ils employaient, pour se sustenter, dépendaient d’une vaste paysannerie à laquelle on louait des terres, des outils et du bétail.

En échange, chaque paysan se devait d’offrir une partie de sa production comme loyer. Cependant, lorsque des aléas climatiques ou des épidémies rendaient une production normale impossible, les producteurs s’endettaient.

L’impossibilité dans laquelle se trouvaient les paysans de rembourser les dettes pouvait aboutir également à leur asservissement en tant qu’esclaves (des membres de leur famille pouvaient également être réduits en esclavage pour dette).

Le Code Hammourabi voulait visiblement changer cela, car l’article 48 du Code des lois précise que

Quiconque est débiteur d’un emprunt, et qu’un orage couche le grain, ou que la récolte échoue, ou que le grain ne pousse pas faute d’eau, n’a besoin de donner aucun grain au créancier cette année-là, il efface la tablette de la dette dans l’eau et ne paye pas d’intérêt pour cette année.

Son idéal de justice est notamment porté par les termes kittum, « la justice en tant que garante de l’ordre public », et « la justice en tant que restauration de l’équité ». Il s’affirmait en particulier lors des « édits de grâce » (désignés par le terme mîsharum), une rémission générale des dettes publiques et privées dans le royaume (y compris la libération des personnes travaillant pour une autre personne pour rembourser une dette).

Ainsi, pour conserver l’ordre social, Hammourabi et le pouvoir en place, agissant dans leur propre intérêt et dans l’intérêt de l’avenir de la société, concèdent périodiquement à une annulation de toutes les dettes et à la restauration des droits des paysans afin de sauver l’ordre ancien menacé en temps de crise ou bien, comme un espèce de reset au début du règne d’un souverain.

Les proclamations d’annulation générale de dettes ne se limitent pas au règne d’Hammourabi, elles ont commencé bien avant lui et se sont prolongées après lui. On a la preuve d’annulations de dettes remontant à 2400 av. J.-C., soit six siècles avant le règne d’Hammourabi, dans la cité de Lagash (Sumer), les plus récentes remontent à 1400 av. J.-C. à Nuzi. En tout, les historiens ont identifié avec précision une trentaine d’annulations générales de dettes en Mésopotamie entre 2400 et 1400 av. J.-C.

[…]

Après 1400 av. J.-C., on n’a trouvé aucun acte d’annulation de dette car la tradition s’est perdue. Les terres sont accaparées par de grands propriétaires privés, l’esclavage pour dette est de retour.

 

L’annulation des dettes en Égypte

Aujourd’hui exposée au British Museum à Londres, la « Pierre de Rosette » est découverte le 15 juillet 1799 à el-Rashid (Rosette) par un soldat de Napoléon lors de la campagne d’Égypte. Elle comporte le même texte écrit en hiéroglyphes, en démotique (écriture cursive de l’égyptien) et en grec, livrant à Jean-François Champollion la clé du passage d’une langue à l’autre.

Il s’agit d’un décret du 27 mars 196 av. J.-C. du pharaon Ptolémée V annonçant une amnistie pour les débiteurs et les prisonniers. La dynastie grecque des Ptolémée qui a dirigé l’Égypte a institutionnalisé l’effacement régulier des dettes.

Elle s’inscrivait dans des pratiques connues puisque les textes grecs mentionnent que le pharaon Bakenranef, qui a régné au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, avait promulgué un décret supprimant l’esclavage pour dette et condamnant l’emprisonnement pour dette.

[…]

 

Au Proche-Orient

La justice sociale, particulièrement sous la forme de la remise des dettes qui enchaînent les pauvres aux riches, est un leitmotiv dans l’histoire du judaïsme.

Elle se pratique à Jérusalem, au Ve siècle av. J.-C. Pour preuve, en 432 av. J.-C., Néhémie, certainement influencé par l’ancienne tradition mésopotamienne, proclame l’annulation des dettes des Juifs endettés à l’égard de leurs riches compatriotes. C’est à cette époque qu’est achevée l’écriture de la Torah.

On peut lire dans le Deutéronome, alinéa 15 :

Tous les sept ans, tu feras relâche. Et voici comment s’observera le relâche. Quand on aura publié le relâche en l’honneur de l’Éternel, tout créancier qui aura fait un prêt à son prochain se relâchera de son droit, il ne pressera pas son prochain et son frère pour le paiement de sa dette.…

Ainsi, les Israélites ont l’obligation de libérer les esclaves hébreux qui se sont vendus à eux pour dettes, et de leur offrir quelques produits de leur petit bétail, de leur champ et de leur pressoir afin qu’ils ne rentrent pas chez eux les mains vides.

[…]

Face à l’avancée des armées ennemies vers Jérusalem, en 587 avant J.-C., Jérémie soutient, au nom de Dieu, l’entreprise du roi Sédécias (alors souverain du Royaume de Juda) qui exige des puissants de son royaume la libération immédiate de tous les asservis pour dettes (Jr. 34, 8-17).

Jérémie rappelle avec force l’exigence antique d’affranchissement des esclaves… dont le roi, en fait, a besoin pour réunifier patriotiquement les classes sociales avant la bataille, et se donner en suffisance des troupes libres de toute obligation servile !

Un passage du Livre de Néhémie (447 av. J.-C.) témoigne également de la tradition de remise de dettes. La situation sociale que Néhémie découvre en Judée est épouvantable :

« Une grande plainte s’éleva parmi les gens du peuple et leurs femmes contre leurs frères juifs. Les uns disaient : “Nous devons donner en gage nos fils et nos filles pour recevoir du blé, manger et vivre”. D’autres disaient : “Nous devons engager nos champs, nos vignes et nos maisons pour recevoir du blé pendant la famine.” D’autres encore disaient : “Pour acquitter l’impôt du roi, nous avons dû emprunter de l’argent sur nos champs et nos vignes ; et alors que nous avons la même chair que nos frères, que nos enfants valent les leurs, nous devons livrer en esclavage nos fils et nos filles ; il en est, parmi nos filles, qui sont violentées. Nous n’y pouvons rien puisque nos champs et nos vignes sont déjà à d’autres”. » (Ne. 5, 1-5)

Pour y remédier, Néhémie inscrit la loi de libération des dettes dans un cadre religieux, l’Alliance avec Yahvé. C’est dès lors Dieu lui-même qui commande la remise des dettes et la libération des esclaves et de leur terre car la terre appartient à Dieu seul. « Je fus vivement irrité quand j’appris leur plainte (…), je tançai les grands et les notables. (…) Restituez-leur sans délai leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et remettez-leur la dette de cet argent, de ce blé, de ce vin, de cette huile que vous leur avez prêtés. (…) Que Dieu secoue de la sorte, hors de sa maison et de son bien, tout homme qui ne tiendra pas cette parole. » (Ne. 5, 6-13).

Si nous ajoutons à ces passages les innombrables versets qui interdisent de prêter à intérêt à leurs semblables et de prendre des biens en gage, nous avons une idée de ce que les Israélites du pays de Canaan avaient mis en place pour tenter de maintenir un certain équilibre social.

Hélas, au premier siècle de notre ère, la remise des dettes et la libération des esclaves pour dettes a été balayée de l’ensemble des cultures du Proche-Orient, y compris en Judée. La situation sociale s’y est tellement dégradée que le rabbi Hillel peut y édicter un décret selon lequel les débiteurs doivent dorénavant signer qu’ils renoncent à jouir de leur droit à la remise des dettes.

 

Dans le Nouveau Testament

Que devient la remise des dettes dans le Nouveau Testament ?

Si les Actes des apôtres et les écrits des Pères de l’Église expriment parfois une grande docilité, la position de Jésus sur la remise des dettes telle qu’elle est rapportée à de multiples reprises, et avec le plus de force dans l’Évangile selon Luc au chapitre 4, apparaît comme marquée d’un souffle prophétique révolutionnaire.

Luc situe le passage au début de la vie publique de Jésus. Il en fait donc une clef de lecture de tout ce qui suivra.

« Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il est écrit : "L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, rendre la liberté aux opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur." (…) Alors il se mit à leur dire : "Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture." » (Lc. 4, 16-21).

Rappelons-nous que « l’année de grâce du Seigneur (année jubilaire) » à laquelle il appelle, exigeait tout à la fois le repos de la terre, la remise des dettes et la libération des esclaves.

En plein Empire romain esclavagiste, qui refuse farouchement le concept de remise des dettes, la déclaration de Jésus ne pouvait être perçue que comme une déclaration de guerre au système en place.

Avant d’être arrêté, Jésus fera un geste matériel hautement symbolique : renverser avec force les tables des changeurs de monnaies dans le temple de Jérusalem. Pour les grands prêtres juifs et les autorités romaines, c’en était trop.

[…]

 

Et aujourd’hui ?

[…]

En 1994, Jean Paul II souligna que cette tradition jubilaire préfigurait la Doctrine sociale de l’Église catholique : « Même si les préceptes de l’année jubilaire sont restés en grande partie dans le domaine de l’idéal ; c’était plus une espérance qu’une réalisation concrète, se transformant par ailleurs en une prophétie future, annonce de la vraie libération qui sera accomplie par le Messie à venir ; dans le cadre juridique qui s’en dégageait, se dessine peu à peu une certaine doctrine sociale… »

Le concept revient sur la table lorsqu’en 2015, le pape François lance un appel « à l’effacement ou à la gestion soutenable de la dette internationale des pays les plus pauvres ».

[…]

Lire l’intégralité de l’article sur solidariteetprogres.fr

 

Approfondissez l’histoire du prêt à intérêt avec les formations E&R :

 

Voir aussi, sur E&R :

 






Alerter

47 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

Afficher les commentaires précédents
  • #2632506

    En France :
    - La dette publique est de 2000 milliards d’Euros.
    - 40% de cette dette est détenue par les Français que ce soit via une AV, une OPCVM ou en direct.
    - 1 ménage sur 2 détient une AV.

    Ces Français sont-ils prêts à accorder une "remise jubilaire" à l’Etat en acceptant de renoncer à tout ou partie à leur patrimoine ?

     

    Répondre à ce message

    • #2632684

      Exact. Surtout qu’une grosse partie des emprunts d’état est détenue par les banques et assurances, et qu’un abandon de créances les mettrait au tapis. Mettant ainsi en péril les comptes courants des entreprises et des particuliers...

      Cette abandon de créances est donc un fantasme.

       
    • #2632739

      C est cela, je crois, qui justifie que l on n exige pas d entrée de jeu l annulation de la dette mais l abrogation de l ordonnance de 2014 qui interdit d en connaître les créanciers. D autant que les policicards se font un plaisir de mettre en avant le fait que les ménages détiennent une part de cette dette... Pour justifier son remboursement et le refus de traiter sérieusement le sujet.

       
  • #2632549

    Si l’état s’emprunte auprès de sa population pour construire des infrastructures pour sa population ,c’est comme si l’état empruntait à lui même ,la dette qui en découle est donc nul.
    La loi Rothschild Pompidou du 3 janvier 1973 et le choc pétrolier s’articulent parfaitement laissant entendre que le choc pétrolier était prémédité.En fait pratiquement tout les déboires qu’a connu la France de Masse-triche au confinement en passant par la monnaie unique s’articule parfaitement avec cette loi
    En résumé : on donne de l’argent (du pain et des jeux) au petit peuple et en échange on leur enlève la démocratie et la liberté de circuler.

    D’un coté nous avons donc la Démocratie Athénienne (D.A) et de l’autre nous avons l’Autocratie Romaine (A.R).
    Il semblerais que tout les état du monde ont choisie la deuxième solution.
    AR est usité pour empêcher la DA

     

    Répondre à ce message

  • #2632600

    Quand un pays est trop endetté, il n’y a que 3 solutions

    1) l’inflation (très difficile à maîtriser, dans les 2 sens)
    2) les impôts et taxes (y compris scalper les comptes bancaires)
    3) faire défaut (totalement ou partiellement)

    Ce vers quoi on se dirige, ça n’est pas 3) mais 1) et 2).
    Cad que l’impression monétaire va continuer massivement, finissant par créer à terme de l’inflation importante, avec forcément une augmentation des impôts et taxes. L’inflation massive équivalent à faire défaut partiellement puisqu’on rembourse un montant nominal fortement déprécié.

    Après, ce qu’il faut bien avoir à l’esprit, c’est que faire défaut directement ou indirectement en parallèle d’une inflation massive et d’une augmentation des taxes et impôts crée des millions de miséreux et de chômeurs en plus, ce qui aggrave la récession, créant une spirale dont il est très difficile de sortir sans casse massive

    Tout ça pour dire, que quelle que soit la solution envisagée pour la dette, aucune n’est miraculeuse, et on se dirige vers une crise économique majeure et des millions de pauvres et très pauvres en plus.

     

    Répondre à ce message

  • #2632642
    Le 3 janvier à 14:56 par Cyprien
    La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

    L’auteur (David Graeber) dont parle l’article est assez fascinant, il semble être un de ceux qui ont déchiré le voile du tribalisme, avec trois livres qui parlent de la dette, de la bureaucratie et des métiers inutiles, autrement dit l’antithèse de l’être collectif contre qui nous nous battons.
    Décédé subitement le 2 septembre 2020...
    L’article parle également de rabbi Hillel à propos d’un renoncement au droit de jouir au moment de la remise des dettes, un inspirateur de la grande réinitialisation sauce Trudeau ? (Faits et Documents n•490 Vers un Covid 21 ?)

     

    Répondre à ce message

  • #2632659
    Le 3 janvier à 15:12 par paramesh
    La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

    deux livres indispensable pour maîtriser le problème : (je ne connais pas plus complet)
    Graeber : dette 5000 ans d’histoire.
    Testard : l’institution de l’esclavage
    deux ouvrages qui vous mettront les pendules à l’heure, sincèrement.

     

    Répondre à ce message

  • #2632709

    Si Pierre doit 15 a Paul qui doit 10 a Jacques qui doit 10 a Jean qui doit 10 a Pierre qui doit 15

    pierre doit 5 et personne ne doit plus rien...40 / 45eme de la dette mondiale est effacee automatiquement

    annulation non...soustraction du plus petit denominateur commun...des maths de college

     

    Répondre à ce message

    • #2633110

      Logique pour un cerveau bien fait et non pervers.
      Ce qui confirme qu’il n’y a pas de dette au bout du compte.... seuls les interets qui sont de ’argent voles car non existants donc juste une illusion de dette.

       
  • #2632711
    Le 3 janvier à 16:20 par Patrie Haute
    La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

    Prêter c’est voler.

    Prêter de l’argent à des gens c’est leur permettre d’acheter ce qu’ils n’auraient pas pu s’acheter sans emprunter. C’est donc augmenter la demande et donc augmenter les prix.

    Le leasing pour les véhicules par exemple est la cause directe et visible du doublement (à peu près) du prix des voitures.
    si en plus de prêter de l’argent à certains tu en donnes à d’autres, tu transformes encore plus le marché. Exemple : les APL. Une des plus grosses enculeries qui existe. Comment ponctionner sur les revenus de l’état : Richesses "naturelles" (barrages péages tourisme) et prélèvements (impots taxes retenues sur salaire), donc l’argent des français actifs, pour le donner aux étrangers et aux faibles salaires. Ainsi tu complètes le salaire de ceux qui ne gagnent pas assez pour vivre, pour qu’ils se logent, donc tu complètes ce que les patrons ne leur donnent pas avec l’argent dont j’ai parlé plus haut, donc tu tires les salaires vers le bas, et tu as une excuse de plus pour augmenter les ponctions, et combiné aux crédits tu fais exploser le prix de l’immobilier.
    Fin de cette toute petite et toute simple démonstration sur un hold up parmi tant d’autres. Sujet survolé pour mettre des consciences sur l’étrier, car on pourrait en faire un livre ... ;)

    Le système est TOUT SAUF LIBÉRAL.

    Si les marchés s’équilibraient tout seuls, les salaires seraient au moins triples et les prix de l’immobilier seraient énormément moins élevés. Ceux qui auraient les moyens de s’acheter et d’entretenir un grand logement et donc d’avoir plus d’enfants, seraient ceux qui bossent le plus. ça participerait à la sélection naturelle des meilleurs et plus dynamiques qui se reproduisent, alors qu’actuellement ce sont plus les assistées pondeuses fournisseuses de papiers français à leur engrosseurs étrangers qui produisent de la merde comme eux.

    Le système financier est exclusivement façonné pour être une énorme machine à escroquer les travailleurs. Toute la politique tourne autour de ça.

    Il n’y a qu’une seule lutte dans toute l’histoire de l’humanité : La lutte des classes.
    Toutes les guerres, toutes les religions, n’ont qu’une seule raison d’être : Assurer le statut social, donc la richesse de ceux qui sont derrière elles.

    Sous ce prisme et en comprenant la nature de l’argent des prix et de la richesse, TOUTES les lois qui paraissent bizarres deviennent d’une évidence....

     

    Répondre à ce message

    • #2632854
      Le 3 janvier à 19:39 par Snayche
      La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

      "Toutes les guerres, toutes les religions, n’ont qu’une seule raison d’être : Assurer le statut social, donc la richesse de ceux qui sont derrière elles."
      Vous pouviez vous arrêter à toutes les guerres (bien que certaines furent légitimes), plutôt que de promotionner votre athéisme, car si Dieu existe, vous vous trompez immensément sur certaines religions...

       
    • #2632948
      Le 3 janvier à 21:48 par Patriote
      La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

      @Snayche
      Votre avis sur ce sujet n’engage que vous parce que déjà je ne suis pas athée, mais surtout Dieu et les religions sont pour moi distincts, même si évidemment liés.
      Que dieu exista ou pas, que les religions soient des codes civils ou pas, elles sont avant tout l’expression d’un pouvoir politique, et donc participe à le justifier.
      L’un ne va pas sans l’autre.
      Après cela peut vous paraître absurde selon la conception que vous avez de Dieu. Hormis qu’elle correspond à la réalité historique, la mienne au contraire confirme l’inéluctabilité de ce lien.

       
    • #2632979
      Le 3 janvier à 22:55 par Snayche
      La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

      On verra qui avait raison la-haut... Cool

       
    • #2632990
      Le 3 janvier à 23:07 par Snayche
      La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

      La religion est bien plus qu’un code civil... Ce sont des messages divins nous indiquant des voies principales sur lesquelles nous devons méditer afin trouver des vérités grandioses expliquant la noble valeur de notre existence, de la Création divine et de l’identité divine.

       
    • #2636825
      Le 8 janvier à 12:18 par Patriote
      La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

      @Snayche

      Visiblement vous avez surtout peur de vivre l’enfer...

      Dieu c’est la nature et la vie (Il manque sa troisième composante mais je doute que cela soit à votre portée) , ses enseignements doivent donc se lire dans la nature et dans la vie.

      La bible a été écrite par des hommes, qu’ils se prennent pour des prophètes ou pour le fils de Dieu...

      Tout est métaphorique dans la Bible. Il ne faut donc pas en faire une lecture littérale.

      Je vais vous faire une révélation, et une vraie, le but de la vie c’est... La vie. Et c’est déjà bien assez merveilleux, transcendant et fantastique ainsi. Ouvrez les yeux avant de chercher mieux que ce qui existe, car cela vous empêche de voir la simple évidence de la raison de notre existence.

      Bon enfin, je vous souhaite de trouver votre vérité et d’être heureux.

       
  • #2632809
    Le 3 janvier à 18:37 par Nicolas M
    La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

    « Alors que tout individu doué d’un minimum de rationalité sait fort bien qu’une immense partie des dettes mondiales est absolument impayable »

    Impayable pour qui ?

    Les même qui mentent en inversant tout en permanence, que ce soit les décisionnaires, leurs émissaires et leurs sbires, nous disent : vous avez une dette, vous devez de l’argent !

    La réalité de la dette est qu’elle est constituée de tout ce que EUX ont détourné. Pour être très clair, ce n’est pas nous qui leur devons quoi que ce soit, ce sont bien eux qui nous doivent tout.

     

    Répondre à ce message

  • #2632904
    Le 3 janvier à 20:43 par Évolutionnaire
    La remise jubilaire des dettes : une pratique ancestrale !

    En décembre 1971, R. Nixon entérinait les accords de Smithsosian Institute (le $ ne sera plus adossé à l’or, mais à la dette). Et, si en décembre 2021, l’ennemi proposait un effacement des dettes en échange de...( n’oublions pas que Satan étant le "Singe de Dieu", pourrait utilisait cette année jubilaire.
    Le dressage actuel des populations (voir les travaux de M. Seligman "L’impuissance apprise" vise à nous mettre à genoux pour que nous acceptions la suppression de toutes nos libertés et celui de l’argent liquide. (Un Phœnix (crypto-monnaie )adossé à l’or peut-être) car il est écrit : "Tout l’or sera entre nos mains"...

     

    Répondre à ce message

  • #2633368

    Les Bolchéviks n’ont pas reconnus les dettes de l’Empire tsariste ! L’emprunt Franco-russe, ça vous rappelle quelque chose ? Quelles ont été les conséquence pour l’URSS ? Zéro+Zéro= la tête à Toto ! Le jour du FREXIT, il faudra procéder de la même façon !

    Au surplus, il existe en droit international, la notion de DETTE ODIEUSE relative à une dette contractée par un régime ou une dictature , et qui sert à financer des actions contre l’intérêt des citoyens de l’État et dont les créanciers (banksters) avaient connaissance !
    Dans cette optique, ces dettes sont considérées comme des dettes du régime qui les a contractées, et non pas de l’État en entier.

    Nous enverrons donc les créanciers (banksters), saluer l’infâme Sarkozy, le sioniste Hollande et le toqué Macron et de leur demander gentillement de les rembourser avec leurs deniers !

     

    Répondre à ce message

Afficher les commentaires précédents