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La science dure du hard porn

Une connaissance qui libère

Qu’est devenu le vert paradis des amours enfantines, cet état de grâce où les garçons se découvrent une âme ? La pornographie sur Internet a farci leur esprit de lubricité, pour en faire des masturbateurs précoces et compulsifs.

 

Près de 70 % des garçons de 13 ans ont déjà été exposés à la pornographie internet ; ils n’étaient que 15 % en 2008. La première exposition a lieu à 12 ans en moyenne, soit à l’âge où le cerveau est dans un état de plasticité maximale. Pour près de 30 %, les premières scènes sexuelles sont vues avant 11 ans. Près de 40 % des garçons entre 14 et 17 ans disent regarder régulièrement de la pornographie en se masturbant (combien ne le disent pas ?). Beaucoup s’y adonnent plusieurs fois par jour. Loin d’être une habitude passagère, c’est pour la plupart d’entre eux le début d’une addiction durable qui aura des conséquences néfastes sur leurs capacités et leur orientation sexuelles, sur leur équilibre psychologique et sur leur vie affective.

En effet, dix ans après l’apparition de la vidéo porno en accès libre sur Internet, son impact devient mesurable chez les jeunes de plus de 20 ans. En 2014, une étude montrait chez les consommateurs endurcis de pornographie internet une quantité moindre de matière grise : y aurait-il un lien avec la baisse du QI constatée par d’autres études ? Le porno et la menace sur la virilité, titre un article du magazine Time, qui consacrait son numéro du 11 avril 2016 à l’émergence d’une prise de conscience chez des centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes en souffrance, qui mettent leurs témoignages en commun sur des forums et élaborent des stratégies de guérison, en marge d’une profession psychiatrique qui a prouvé, une fois de plus, qu’elle faisait partie du problème et non de la solution. Une belle illustration de l’ambivalence d’Internet : moyen de conditionnement et d’émancipation à la fois.

 

 

Soyons clairs : lorsque l’on parle de « regarder de la pornographie sur Internet », c’est par euphémisme. La pratique dont il est question consiste à se masturber en visionnant des vidéos sur des sites porno, le conso-mateur type zappant compulsivement d’une vidéo à une autre. Les sites comme Pornhub (qui en 2015 déclarait 2,4 millions de visiteurs par heure, et un total de 4 392 486 580 heures de vidéo visionnées) sont comme des buffets all-you-can-eat offrant 24h/24 une infinité de plats plus exotiques les uns que les autres, servis gratuitement, instantanément et anonymement. Et contrairement à la nourriture, aucune limite n’existe à la quantité d’images pornographiques ingurgitable.

Dans ces conditions, la consommation de pornographie est tout autre chose que la consultation d’un magazine, ou même d’un film loué. La génération actuelle des 20-30 ans est celle qui a appris à se masturber de la main gauche, ironise Gary Wilson, créateur du site yourbrainonporn.com, et auteur du livre Your Brain on Porn : Internet Pornography and the Emerging Science of Addiction.

Gary Wilson est un professeur de biologie à la Southern Oregon University qui a contribué à ouvrir le débat sur le sujet. Il a mis à la portée du grand public une somme de recherche scientifique et expérimentale permettant de comprendre les mécanismes neuropsychologiques associés à la consommation régulière de pornographie Internet. À commencer par l’addiction, qui touchait déjà en 2014 un tiers des Américains entre 18 et 30 ans, avec son corollaire, l’accoutumance qui entraîne le consommateur vers des pornographies de plus en plus violentes et perverses. Pour une grande partie de ces jeunes et moins jeunes, l’addiction pornographique entraîne des « troubles érectiles » (erectile dysfunction, ED), c’est-à-dire une incapacité physique d’avoir une érection satisfaisante avec un partenaire réel. Ce symptôme affecterait aujourd’hui un tiers des 18-25 ans. Enfin, des milliers d’hommes parvenant à se libérer de cette addiction prennent soudain conscience qu’elle était aussi la cause de leur dépression ou de leur anxiété sociale, et non pas un symptôme comme le leur affirmait leur psychiatre. C’est l’une des bonnes nouvelles partagées par Gary Wilson, dont la mini-conférence TEDx totalise plus de 9 millions de vues sur Youtube.

 

Gary Wilson, « The great porn experiment » (activez les sous-titres français) :

 

La psychologie comportementaliste et la neuropsychologie n’expliquent pas tout. Elles ne disent rien, par exemple, de la corruption spirituelle et de la dégradation de l’image de soi de celui qui, en jouissant du spectacle de violence ou de perversion sexuelles, s’en fait le complice. Et l’on est même loin de tout comprendre des mécanismes cérébraux en jeu dans le conditionnement pornographique. Mais ces mécanismes s’éclairent à partir de concepts simples et faciles à comprendre. Le mot-clé est « dopamine », le neurotransmetteur qui stimule, entre autre, le désir d’orgasme. Sa sécrétion est normalement contrebalancée par une protéine inhibitrice qui empêche la surchauffe en freinant l’intempérance (over-indulgence). Mais cet antagonisme, efficace dans un environnement réel, se révèle un piège dans l’environnement virtuel de la pornographie internet, puisque le consommateur peut relancer la sécrétion de dopamine en changeant de vidéo.

En effet, l’évolution semble avoir doté les mammifères mâles d’un mécanisme destiné à optimiser les chances de reproduction : on lui donne le nom d’effet Coolidge, en référence à une anecdote sur le président américain Calvin Coolidge et sa femme visitant une ferme modèle : le fermier montra fièrement à Madame Coolidge un coq capable de copuler à longueur de journée, jour après jour. « Dites-le à Monsieur Coolidge », lui suggéra Madame Coolidge. Ce qu’il fit. Le Président réfléchit un moment, puis demanda au fermier : « Avec la même poule ? » « Non Monsieur », répondit le fermier. « Dites-le à Madame Coolidge », suggéra alors le Président.

L’effet Coolidge signifie que la sécrétion de dopamine, l’opium du cerveau, est boostée par la nouveauté. Cela est facile à démontrer sur des rats de laboratoire : mettez une femelle réceptive dans la cage d’un mâle, il va copuler jusqu’à un stade de lassitude. Remplacez alors la femelle par une autre, et le revoilà immédiatement à l’action. Vous pouvez répéter cette procédure jusqu’à l’épuisement complet du mâle.

Mais l’expérience peut être poussée plus loin, en faisant intervenir la plasticité de la pulsion sexuelle. Aspergez maintenant une femelle de cadavérine (une substance reproduisant l’odeur de la viande pourrie, que les rats fuient normalement), et placez-la dans la cage du mâle. En l’absence d’autre femelle disponible, le rat va finir par copuler avec la femelle puante. Répétez l’opération avec d’autres femelles aspergées de cadavérine. Au bout de quelques jours, la simple odeur de cadavérine stimulera l’appétit sexuel du rat : mettez-lui un morceau de bois aspergé de cadavérine, et il cherchera à s’accoupler avec lui. Cette expérience prouve que le rat peut être conditionné à être excité par quelque chose qui, à l’état naturel, suscite chez lui une violente répulsion. La plasticité du cerveau signifie que les connexions neuronales se renforcent à l’usage : des cellules nerveuses qui sont stimulées ensemble tendent à se « câbler » ensemble (Nerve cells that fire together wire together), et des circuits qui ne se sont plus empruntés disparaissent (Use it or lose it). Ce principe, combiné avec l’effet Coolidge, explique que l’internaute qui dispose à portée de souris d’un choix illimité de genres pornographiques pour relancer la sécrétion de dopamine, va progressivement être excité par des genres de pornographie de plus en plus durs, qu’il trouvait auparavant repoussants, et qu’il peut même trouver encore moralement condamnables. 49 % des consommateurs réguliers de porno internet se reconnaissent dans cette catégorie, selon une étude de 2016.

Bien entendu, les hommes ne sont pas des rats : ils disposent d’une pensée consciente leur permettant de maîtriser leurs pulsions et de résister aux conditionnements. Mais jusqu’à un certain point. Certains diront que seules les personnes fragiles peuvent être submergées par ces processus. Cela soulève alors la question : quelle est la proportion de personnes fragiles, à risque, vulnérables parmi les adolescents ? 99 % ? En réalité, les sites pornographiques sont des machines à conditionner extrêmement puissantes, capables d’entraîner des jeunes gens tout à fait sains et équilibrés. Face à un tel conditionnement, nous sommes tous, potentiellement, des rats de laboratoire. Les conditionnements en question sont inconscients. C’est pourquoi la rationalité consciente est généralement impuissante à les inverser. Informer le jeune internaute masturbateur compulsif que la pornographie n’est pas comme le sexe réel (le message éducatif standard) ne lui est d’aucune aide : il le sait déjà. Son conditionnement est un apprentissage inconscient contre lequel le seul apprentissage conscient efficace est une introspection informée par la compréhension de ces processus inconscients.

Cette connaissance n’est pas seulement de nature scientifique. Elle émerge aussi de la mise en commun de milliers de témoignages concordants (le livre de Gary Wilson en cite une centaine). Ces témoignages ont commencé à affluer sur les forums en 2009, conduisant à la création de sites spécifiques comme NoFap.com, créé en 2012 par Alexander Rhodes, puis rebootnation.org fondé par Gabe Deem, ou encore addictedtointernetporn.com animé par Noah Church. Tous trois sont eux-mêmes d’anciens addicts de la pornographie voulant partager leurs luttes et leurs victoires sur eux-mêmes (voir le témoignage de Noah Church, sans sous-titres français). Alexander Rhodes a découvert par hasard la pornographie sur Internet à l’âge de 11 ans et se masturbait jusqu’à 10 fois par jour à l’âge de 15 ans. Son forum, qui comptabilise 200 000 membres, apporte un soutien à tous ceux qui cherchent à se libérer par des périodes de sevrage : 90 jours sans PMO (Porn/Masturbation/Orgasm) est, dans la majorité des cas, suffisant pour constater une amélioration dramatique, tant physique que psychologique. Beaucoup s’étonnent d’être définitivement guéris de leur dépression ou leur anxiété, et de retrouver vitalité, motivation et respect d’eux-mêmes. Certains décrivent cette transformation comme le passage de l’adolescence à l’âge adulte : pour la première fois, ils ont le sentiment d’avoir la maîtrise de leur vie. Il est important de souligner qu’il n’y a dans ces sites aucune idéologie sous-jacente hostile au sexe. Bien au contraire : il s’agit avant tout, pour la majorité des gens qui vont y chercher de l’aide, de retrouver les conditions d’une sexualité épanouie avec des partenaires réels.

Philip Zimbardo, professeur de psychologie à Stanford et célèbre pour ses expériences de conditionnement humain, incrimine la pornographie dans la crise profonde de la virilité en Occident :

 

Philip Zimbardo, « La disparition des hommes »

 

La pornographie internet a créé un problème massif de santé publique, que malheureusement la profession psychiatrique préfère nier. L’addiction à la pornographie ne figure même pas dans leur catalogue canonique, le Diagnostic and Statistical Manual (DSM-5). Ils préfèrent médicaliser leurs patients, et ce n’est pas l’industrie pharmaceutique qui va s’en plaindre.

Les politiques s’en lavent les mains. Ils savent ce qu’il en coûte de s’aventurer sur ce terrain. Il faut croire que le pouvoir qui nous gouverne vraiment y trouve son compte : les branleurs ne font pas la Révolution.

Laurent Guyénot

Retrouvez les analyses de Laurent Guyénot chez Kontre Kulture :

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73 Commentaires

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  • #1900538
    le 14/02/2018 par boule&bill
    La science dure du hard porn

    "Il faut croire que le pouvoir ... y trouve son compte"
    Ultimement, il faut le comprendre.... nous sommes d’accord, ni les branleurs, ni les fumeurs de chichon ne font la révolution !

     

    • #1900656
      le 14/02/2018 par Ecole8
      La science dure du hard porn

      "La première exposition a lieu à 12 ans en moyenne, soit à l’âge où le cerveau est dans un état de plasticité maximale."
      Ça c’était y’a 5 ans ! Aujourd’hui, la première exposition a lieu bien avant la fin du primaire.
      Croyez-en une directrice d’école...


    • #1901033
      le 14/02/2018 par Fabio
      La science dure du hard porn

      Des parents investis dans une famille qu’ils doivent protéger du besoin et de la répression risquent encore moins de faire la révolution ! Ce n’est plus comme autrefois. En cas de grave crise, on verra qui descendra en premier dans la rue pour se révolter. Vous seriez surpris.


    • #1901183
      le 15/02/2018 par boule&bill
      La science dure du hard porn

      @Fabio
      ton propos est très naif.

      Ceux qui descendent dans la rue avec une détermination réelle sont ceux qui ont faim. Quand tu te branles et/ou que tu fumes c’est que déjà tu manges à ta faim.

      La première catégorie de population à se soulever ... sont les mères de famille qui ne peuvent plus nourrir leur enfants... (c’est historiquement prouvé : Rev. francaise, Rev. Russe, Octobre 88 en Algérie)

      Pas d’action révolutionnaire populaire si les conditions de subsitances sont remplies (c’est de la logique de base). Y a pas la révolution pour plus de RTT ou moins d’impôts...


  • #1900542
    le 14/02/2018 par amejidonc
    La science dure du hard porn

    Et le meilleur remede c’est de tomber amoureux !

     

    • #1900630
      le 14/02/2018 par tartempion
      La science dure du hard porn

      l’amour a probablement été inventé pour empêcher les gens de baiser, mais ce n’est que mon opinion.

      En tous cas, merci à E&R ! Cet article apporte de l’eau au moulin des lois qui sont déjà en préparation, en France comme ailleurs, pour interdire la pornographie sur le Net. Comme çà, non seulement la grande majorité des gens ne baisait déjà pas dans la vie réelle, mais maintenant, en plus, ils ne pourront même plus baiser en fantasme !

      Encore bravo ! Grâce à vous, la liberté et l’épanouissement progressent à pas de géant !


    • #1900733
      le 14/02/2018 par paramesh
      La science dure du hard porn

      mon pauvre tartampion, t’es vraiment à côté de la plaque, tu oublies un détail d’importance :
      qui tient le business du porno ? donc l’interdiction du porno sur internet , c’est pas demain la veille.


    • #1900794
      le 14/02/2018 par fela kuti
      La science dure du hard porn

      Tu as lu "sociologie du dragueur" avant de dire ça ?


    • #1900843
      le 14/02/2018 par Aiguiseur de guillotines
      La science dure du hard porn

      Tartempion. Niveau zéro de la réflexion.


    • #1901030
      le 14/02/2018 par Fabio
      La science dure du hard porn

      @amejidonc

      Et le meilleur remède d’un échec amoureux, c’est quoi ?


    • #1901087
      le 15/02/2018 par europhobe
      La science dure du hard porn

      Encore faut-il que cet amour soit réciproque !


    • #1902573
      le 16/02/2018 par Bruno
      La science dure du hard porn

      Plus la société est sexualisée dans l’espace public avec des sollicitations omniprésentes (porno, pubs,...), moins les gens baisent...et le peu qu’ils baisent je pense qu’ils baisent mal...

      Donc, je suis contre le porno et toute cette société de merde marchande et hyper sexualisée, non pas par pudeur religieuse, mais parce que je souhaite que les gens, hommes et femmes soient épanouis dans leur sexualité.


  • #1900580
    le 14/02/2018 par anon
    La science dure du hard porn

    Merci pour cet article sur un sujet qui n’est pas forcément accessible à ceux qui ne parlent pas Anglais !

    Personnellement à 26 ans j’ai stoppé le porno : je pensais être un consommateur plutôt modéré (pas de trucs bizarres, branlette une à trois fois par semaine max) et pourtant j’ai réalisé que lors des mes sessions de masturbation je pouvais cliquer sur plus de 20, 30 vidéos en quelques dizaines de minutes. Un vrai bombardement d’images dégradantes pour le cerveau avec des répercutions sociales sérieuses.

    Depuis je me sens effectivement mieux mais j’ai surtout repris l’habitude de chercher des relations réelles. La masturbation de temps en temps pourquoi pas mais couplé au porno cela deviens un vrai méchanisme d’enfermement sur soi.

    Mention spéciale pour votre conclusion, en effet les branleurs font rarement la Révolution ! Longue vie à ER !


  • #1900595
    le 14/02/2018 par Sam
    La science dure du hard porn

    Excellent article digne d’une Saint Valentin ;-)
    Hélas, la plupart des jeunes hommes, s’ils ne sont pas trop hypocrites, s’y reconnaitront au moins en partie


  • #1900609
    le 14/02/2018 par Gilles
    La science dure du hard porn

    Encore un bel article du stakhanoviste Laurent Guyénot !

    On ne parle jamais beaucoup de l´influence civilisationnelle de la pornographie. Un homme qui a grandit avec du porno 3 heures par jour, et pas les gentilles gaudrioles poilues des années 1980, est forcément plus en marche, et apte à penser printemps.
    Cela n´a rien de scientifique, mais fortement intuitif. C´est probablement le changement générationnel majeur qu´on ne veut pas voir, et qu´on analyse pas bien. On sait que passer 3 heures par jour à regarder la télé rend con, alors 3 heures de porno...
    Le plus difficile est de trouver une solution à ce problème.


  • #1900629
    le 14/02/2018 par Royaliste
    La science dure du hard porn

    que malheureusement la profession psychiatrique préfère nier ??
    Cher Sieur Guyénot, la psychiatrie est une escroquerie de la plus haute voltige. C’est une pseudomédecine pratiqué par des gens qui ne sont pas médecins et qui ne soignent pas des gens qui ne sont pas malades. Ils les font donc revenir payer 3 fois plus cher qu’un vrai médecin pour continuer à ne pas se faire soigner de la maladie qu’ils n’ont pas.
    Il n’est absolument pas étonnant d’y trouver les plus grands menteurs et pas mal de pédophile dans la foulée. Je tairais les nom des ’médecins’ à l’origine de cette ’science’ car ce serait vraisemblablement prit pour de l’antisémitisme. Je me demande d’ailleurs de quel religions sont ceux qui se cachent derrière l’industrie pornographique.... toute connivence serait bien entendu, pure coïncidence.

     

  • #1900639
    le 14/02/2018 par Hannibal
    La science dure du hard porn

    Ce texte important ne traite pas seulement des méfaits de la marchandisation sans limite du sexe. Il pointe également toutes les potentialités d’ingénierie sociale qu’offre la "souplesse neuronale" du vivant.
    C’est, de plus, toute la pathologie des excès qui peut être interrogée sous cet angle :
    celle des jeux, du spectacle sans limite, la pathologie occasionnée par la peur et les traumatismes (phénomènes dissociatifs cf MK Ultra).
    Le pouvoir par les glandes !
    A ce propos je vous recommande une conférence de Jean du Chazaud concernant le rôle fondamental de la thyroïde dans le métabolisme, la vie intérieure
    et celui tout aussi fondamental des "glandes interstitielles" déterminant l’activité volontaire.
    https://www.youtube.com/watch?v=if-...


  • #1900642
    le 14/02/2018 par quidam populus
    La science dure du hard porn

    Le "porno", comme on dit b analement de nos jours, a avoir avec notre société post-moderne sur au moins les quelques points suivants :

    ➤ Les 3 fondements doctrinaux de la Franc-maçonnerie :

    1) le nominalisme : la vérité est évolutive / chacun a sa vérité / relativisme ;
    2) le naturalisme : refuse toute religion révélée. Exemple avec le catholicisme et son dogme de l’incarnation dans le Fils de Dieu ;
    3) la primauté de l’homme : l’homme est déifié / l’homme est le fond de toute chose ;

    Mots-clés :

    . hommes-dieux
    . individualisme forcené
    . "autisme"
    . égoïsme
    . athéisme
    . anomisme
    . perversion
    . biocidisme (global)
    . violence(s)
    . réification (zombification)
    . destructuration
    . (ré)-ensauvagement des masses
    . dé-Civilisation chrétienne
    . chaos

    D’où il en ressort une société dérélictive complète, en perte de repère, malthusienne, nihiliste, horizontale et non viable, à plus ou moins long terme.

    Le porno, c’est le mode vie de nos oligarques financiers (pédo-lucifériens) dont le vice du pouvoir ne s’arrête pas à la "simple" pornographie, puisque que c’est la genèse de Babylone (voir les fresques historiques gravées, de dépravation des mœurs).

    Ce n’est pas parce qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil qu’il faut s’y faire, et qui plus est admettre ce "porn suicide" collectif qu’"on" impose cruellement aux peuples.

    Il faudra bien un jour remettre la Verticalité au centre de la vie, pour éviter la fin, tout simplement.

    Ré-apprendre à s’aimer soi-même, pour mieux nous aimer les uns les autres, et Dame Nature, comme JC l’a prouvé pour nous.

    N’est-ce pas là l’essence / quintessence de la Vie ?

    Chassons le superficiel, artifice diabolique qu’est le tout-relatif, camisole auto-imposée le plus souvent maintenant.

     

    • #1900876
      le 14/02/2018 par France occupée
      La science dure du hard porn

      Justement « s’aimer soi-même » c’est « prendre soin de son âme » -> Apologie de Socrate
      (sinon votre expression pourrait être confondue avec du narcissisme, c’est-à-dire de l’individualisme, c’est-à-dire : l’Humanisme, le 3ème sommet du triangle maçonnique - votre 3ème point :)
      Que Mélenchon ce franc-maçon, grand humaniste, ne remet pas en question vous l’aurez remarqué.


  • #1900707
    le 14/02/2018 par France occupée
    La science dure du hard porn

    Porno/clope : strictement aucun avantage, que des inconvénients, mais à chaque fois substitut à une relation normale.
    Une fois vidé et désir éteint, toute tension sexuelle s’est dissipée. Les femmes le ressentent bien chez un homme
    (son « magnétisme »/aura/charisme ?)
    Pire, il n’y a même plus besoin de femme : les plus belles et les moins chiantes sont à portée de clic !

    Pas sûr que les rats (créatures porteuses de la peste) aient une âme, mais en théologie, « se masturber » signifie se souiller l’âme - âme/am-our, çà paraît être la voie. À moins d’aimer sa servitude.

     

    • #1900927
      le 14/02/2018 par La meute
      La science dure du hard porn

      J’ai fréquenté un homme gros consommateur de porno. Des centaines de titres dans son PC. Il ne savait plus du tout faire l’amour. Je l’ai quitté,je n’avais jamais vu un tel enfermement des gestes et son seul compliment était de me dire que j’étais belle comme une actrice porno. Je ne sais pas si c’est flatteur mais j’ai fuit,ce vide là m’a fait fuire.


    • #1901031
      le 14/02/2018 par Fabio
      La science dure du hard porn

      @France occupée

      Les avantages et les inconvénients du porno, tout le monde les connait. Ce qu’il faudrait, c’est que vous présentiez les avantages d’une relation "normale" à notre époque. Bonne chance !


    • #1901118
      le 15/02/2018 par France occupée
      La science dure du hard porn

      Fabio : la preuve que non ! puisque tout le monde s’y adonne, surtout les jeunes, et quand on est jeune on ne connaît rien.
      Faites pas semblant de pas comprendre, merci.


  • #1900731
    le 14/02/2018 par Merlin
    La science dure du hard porn

    C’est le désoeuvrement qui nous fait regarder du porno sur Internet . " Le travail éloigne de nous trois grands maux, l’ennui, le VICE et le besoin " (Voltaire, Candide) .

     

    • #1900826
      le 14/02/2018 par Hams
      La science dure du hard porn

      Personne ne peut affirmer le contraire . Mais encore faut-il avoir un travail épanouissant , utile et qui puisse être bénéfique à la société en général . Dans le cas contraire , c’est la déprime et le sentiment de routine suicidaire qui s’installent . Et c’est l’oisiveté et le nihilisme incarnés par des choses nocives telles que la pornographie et la drogue qui devront se charger de combler ces méfaits modernes , surtout si l’on n’est pas spirituel pour un sou ...


    • #1901638
      le 15/02/2018 par Tetar 1er
      La science dure du hard porn

      C’est aussi la crainte de ne pas jouir, qui est liée à celle du vide/de la mort.


  • #1900763
    le 14/02/2018 par sinocelte
    La science dure du hard porn

    post coitum omne animalium triste est


  • #1900788
    le 14/02/2018 par Sébastien
    La science dure du hard porn

    Je comprends cette analyse mais je trouve que le tableau est vraiment noirci par rapport au porno.
    J’avais 13 ans dans les années 90, on n’avait pas internet, mais les magazines porno et les cassettes du film de canal ça circulait à fond dans la cour de récré du collège.
    Il faut quand même admettre qu’à 13 ans pour ma part j’étais certes passionné d’astronomie et de Karaté, il n’empeche que je pensais quand meme au cul toute la journée.
    Je ne pense pas que les ados de maintenant soient plus pervers que nous à l’époque.
    Après je suis d’accord que l’accès est facilité, ce qui peut entrainer une surconsommation, mais honnetement entre passer une trentaine de vidéos courtes sur le net, ou tourner frénétiquement les pages des magazines ou faire "avance rapide" sur notre cassette, le résultat est le même pour moi.
    Je pense que ce n’est pas du côté des adolescents que le problème peut se poser, mais plutot des adultes qui se replieraient sur eux meme et ne plus chercher le contact des femmes car le porno leur suffit.
    ....Mais même ça je n’y crois pas trop : j’ai été un gros consommateur de porno en étant jeune adulte, à un moment donné l’appel du contact avec une vraie femme est bien plus fort et te fais sortir de chez toi.

    Pour moi c’est simplement le fait que le média a changé et que la quantité de matériau a explosé, ce qui fait qu’on peut vraiment trouver le pire du porno là où à l’époque il n’y avait que des produits vraiment travaillés.

    En somme c’est exactement comme le domaine de la musique : maintenant au lieu de s’asseoir pour écouter un disque, on peut enchainer sur des milliers de morceaux très facilement.......
    .......Mais est ce que cela veut dire que les mélomanes ont disparu ? Je ne pense pas.

     

    • #1901276
      le 15/02/2018 par espritos
      La science dure du hard porn

      Vous avez entièrement raison sur le bourrage de crane tout azimute .Pour éviter que les pigeons sorte la tète de l’eau les médiats les culpabilises .


    • #1901521
      le 15/02/2018 par Fabien
      La science dure du hard porn

      En son temps, Brassens constatait et déplorait que les gens ne chantaient plus et développaient avec la radio ou les disques une attitude passive vis-à-vis de la musique. Les choses se sont peut-être bien passées pour vous, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il en est de même pour la majorité ou qu’il n’y a pas des changements de mœurs et de conditionnements.


  • #1900928
    le 14/02/2018 par doazdazodaz
    La science dure du hard porn

    Excellent article. Je rajouterai que cette "industrie" est utilisée/tolérée, comme celle de la drogue, pour contrôler les foules ("Pendant que les gueux, les sans-dents, baisent ou se droguent, ils sont moins dangereux, ils réfléchissent moins et on les contrôlent"). Le contrôle des foules (c’est leur terme) s’exerce par : la création de besoins inutiles (ex : smartphone, tv, consommation de masse sous prétexte de "bien être" ou de promotions ...), par la frustration sociale, organisée de très haut, (qui a pour conséquence un repli de chacun vers des systèmes de compensation telle que la boulimie, la drogue, l’alcoolisme, le sexe à la demande, et pour bien verrouiller le tout, on impose un système de tolérance tout azimut (perte de valeurs morales) "où tout est permis du moment que les gens sont consentants", bref le but ultime est de nous faire perdre à tous nos repères, la première phase étant de nous faire nous replier chacun sur nous-même (réflexe naturel d’auto-défense dans un premier temps mais qui peut vite conduire à des névroses et le système est là pour aggraver ces névroses). C’est pour cela qu’il faut combattre ce système qui tend à nous diviser, être fier d’être des Hommes au sens noble du terme, s’exprimer haut et fort pour ce que nous sommes tous, c’est à dire des êtres différents, avec nos qualités et nos défauts, nous respecter mutuellement et nous entraider.

     

    • #1901179
      le 15/02/2018 par La défaite
      La science dure du hard porn

      Et excellente remarque le système au sens large et ceux qui dirigent ce système en l’occurrence le pouvoir financier gagne notre confiance en nous attribuant d’innombrables services, marchandises, et outils qui ont pour rôle de nous apporter davantage de confort et de plaisir soit par le biais de la pornographie soit par l’intermédiaire d’une prostitué, finalement l’individu ne vit plus que pour une question de confort et de libido, c’est ainsi que l’individu passe totalement à coté de sa vie ; car en effet nous ne vivons pas pour mourir mais pour rester le plus longtemps possible dans le camp des immortels.


  • #1900978
    le 14/02/2018 par quidam
    La science dure du hard porn

    Excellent recadrage en ce temps de carême..pour les chauds du slip, les tièdes de la Foi et les froids du coeur..une invitation à retrouver le Chemin, le seul qui conduit à la Lumière.. pour moi compris.


  • #1901010
    le 14/02/2018 par Jay
    La science dure du hard porn

    Au risque d’en choquer plus d’un, je lance quand même l’info.
    La semence est un tissu biologique ayant une énergie immense, car elle transmet la vie. Sa perte résulte donc en une très grande perte d’énergie vitale pour l’organisme.
    Si c’est pour la procréation, ce sacrifice en vaut la chandelle, mais sinon c’est nous qui sommes perdants.
    Donc perdre sa semence à haute dose, régulièrement et en plus depuis un âge très jeune aura des répercussions importantes dans le développement physique et psychologique de l’individu. En deux mots : une dévitalisation psychique et physique.
    Tous les sportifs et intellectuels savent très bien de quoi je parle.
    Ce fait a été observé depuis des milliers d’années par les yogis.
    C’est aussi confirmé par la médecine ayurvédique qui est la seconde médecine pratiquée dans le monde.

     

    • #1901174
      le 15/02/2018 par Ariane
      La science dure du hard porn

      Oui, tout à fait ! la kundalini permettant l’éveil de la spiritualité, en épuisant cette force dans la sexualité, l’individu ne peut plus atteindre l’éveil spirituel donc les valeurs morales.
      C’est encore un complot mené contre les valeurs d’élévation pour atteindre les vertus.
      Conditionnement absolument dévastateur, emprisonnant l’esprit dans la matière.
      Les forces de l’ombre savent très bien de quelle façon piéger l’humain pour le rendre servile et docile, toutes les drogues sont exploitées.


    • #1901550
      le 15/02/2018 par Yann
      La science dure du hard porn

      "La semence est un tissu biologique ayant une énergie immense, car elle transmet la vie."

      Faux, la semence ne transmet pas la vie, mais du code, des données.
      La vie est crée par la grossesse, qui transforme la combinaison des codes père et mère en vie.

      Ejaculer consomme peut d’énergie (sinon les branleurs américains seraient maigres), la grossesse en consomme énormément.


    • #1901623
      le 15/02/2018 par paramesh
      La science dure du hard porn

      pour les tantriques, il ne s’agit pas de gaspiller sa semence vers l’extérieur mais au contraire de la sublimer pour la faire remonter dans la tête pour atteindre ananda (l’orgasme ultime, la félicité).
      pratiquement , il s’agit d’arriver à un orgasme mental sans décharger ( un orgasme normal s’achevant par l’éjaculation il faut au contraire surfer à la limite ultime et s’y tenir jusqu’à pouvoir totalement maîtriser cet orgasme sans fin. et là question dépense d’énergie, çà dépote.
      ce qui veut dire que la semence n’est pas vue ici comme un fluide corporel mais comme de l’énergie pure.
      Maintenant, que baiser fatigue c’est connu, alors que les sportifs s’en passent, c’est une question de choix.
      Sur le coup je préfère penser que baiser c’est aussi un superbe sport alors pourquoi s’en priver.
      Cela dit, sur la pertinence de l’article , je souscris à 100%


    • #1901791
      le 15/02/2018 par Punk
      La science dure du hard porn

      Autrement dit : " Baiser pour vidanger "


    • #1902369
      le 16/02/2018 par Bruno
      La science dure du hard porn

      @ Yann, ta réponse est à côté de la plaque...

      Si on se connaît un peu, au point de vue physique et psychique, on se rends compte très vite que la perte de semence répétée amène une dévitalisation du corps et de l’esprit. Tu n’as qu’à te branler 3 fois dans la journée, avec éjaculation, puis faire un mach de foot ou de tennis le soir et tu verras comment tu te sens... Puis fais cette même activité physique avant une semaine d’abstinence sexuelle et une bonne hygiène alimentaire et mentale...tu verras la différence, crois-moi.

      D’où le terme : Être un branleur...c’est à dire ne pas avoir la force vitale, la volonté, d’entreprendre quoi que ce soit...

      Concernant la femme, il est vrai qu’elle perds beaucoup d’énergie lors d’une grossesse.

      J’ai lu un livre taoïste sur la culture de l’énergie sexuelle masculine que je recommande. Le grand Mohammed Ali vivait souvent une année entière d’abstinence sexuelle avant ses combats. Les entraineurs de foot ne conseillent-ils pas de s’abstenir de relations sexuelles la veille d’un match ?

      Lorsqu’on a vingt ans, on ne se rends pas forcement compte très clairement de ce sujet, car, on a l’énergie de la jeunesse qui donne l’impression qu’elle est inépuisable. Toutefois, les plus jeunes auraient beaucoup à gagner à travailler tôt sur leur énergie sexuelle et à sa maîtrise, et en s’éloignant des fantasmes et du vide que propose l’industrie du sexe, et qui est finalement un puits sans fond.

      La pornographie est immensément néfaste car elle est une sollicitation "en bas de la ceinture". Son dessein est de "vider" l’homme...les couilles et le porte-monnaie... C’est d’autant plus redoutable que c’est très excitant et attirant pour la plupart de hommes car ils sont plus "visuels". De plus, notre société toute entière est hyper sexualisée, ce qui amène constamment de nouvelles sollicitations, dont nous ne nous rendons même plus compte, et que nous devons "gérer".


    • #1902701
      le 17/02/2018 par Punk
      La science dure du hard porn

      Concernant la femme, il est vrai qu’elle perds beaucoup d’énergie lors d’une grossesse.Pour avoir vécu deux grossesses à risques, je dirai qu’il faut beaucoup d’énergie, beaucoup d’amour et pour ma part de longues conversations avec Dieu pour qu’il me donne la force de me battre


    • #1903498
      le 18/02/2018 par Charles B.
      La science dure du hard porn

      On est d’accord sur le fait que l’acte sexuel fait perdre de l’energie. Mais cela ne signifie pas que c’est la semence qui est " l’énergie".
      C’est tout ce que l’on déploie pour arriver à cette finalité (la libération de la semence) qui consomme de l’energie, à la fois au niveau physique (accélération cardiaque, hormones, etc.. ) que psychique ou mental (recherche d’une femme et les frustations potentielles).

      Quand le facteur transporte une lettre, elle ne contient pas d’energie, juste un message. Par contre le facteur peut se fatiguer et galérer pour pouvoir la transmettre.


    • #1903614
      le 19/02/2018 par Jay
      La science dure du hard porn

      Charles B.
      Vous ne comprenez pas.
      C’est la création de cette semence, sa génération qui consomme de l’énergie.
      Quand vous la perdez, le corps en génère à nouveau et cela demande énormément d’énergie plus que toute autre création de tissu (sanguin, musculaire, conjonctif, osseux, etc).
      L’ADN, le code se trouve dans tous les tissus. Donc la semence ne fait pas que transporter des infos.


  • #1901081
    le 15/02/2018 par Dany
    La science dure du hard porn

    Cher Laurent,

    Bravo pour cet article. Vous faites un excellent travail. Je me suis servi de votre article pour sensibiliser mes proches concernant cette question. Merci.

    Dany Quirion
    Ville de Québec


  • #1901094
    le 15/02/2018 par Stef1304
    La science dure du hard porn

    les branleurs ne font pas la Révolution.
    La conclusion est magnifique.
    Merci pour ce texte qui nous rappelle un fait historique majeur : la fin d’une civilisation, comme la fin d’un couple (et d’une famille) se joue aussi en dessous de la ceinture.


  • #1901104
    le 15/02/2018 par Wilfried
    La science dure du hard porn

    Il faut croire que le pouvoir qui nous gouverne vraiment y trouve son compte : les branleurs ne font pas la Révolution.



    Avec, comme d’habitude, le soutien d’une partie de la population, car tout comme le naturisme, la consommation de porno aboutit à une désensibilisation de l’homme, bref une castration homéopathique, idéal puritain vieux de deux millénaires (Matthieu, XIX:12) et peut être plus que jamais d’actualité.
    Si vous ressentiez encore du désir en présence d’une femme nue, les extrémistes chrétiens d’antan (Adamites & cie) vous décrétaient "impur". Aujourd’hui, pour la même faute, beaucoup d’Occidentaux sécularisés vous déclarent "machiste archaïque considérant la femme comme un objet". Ce désir concupiscent doit disparaître pour laisser toute la place à l’amour, moins matériel, pur. Pour ce faire, rien de mieux que banaliser la nudité de la femme. Ce que fait à merveille le porno. D’ailleurs j’ai 26 ans, et ayant connu l’avant et l’après porno, je confirme qu’il n’y a rien de plus néfaste au désir que cette infamie.
    Bref, comme d’habitude, les Néo-testamentaires sont les idiots utiles des élites vétéro-testamentaires.


  • #1901162
    le 15/02/2018 par H. K. Daghlian
    La science dure du hard porn

    Pour comploter ... pardon, pour compléter le tableau, rien n’est gratuit. La mise à disposition de serveurs de streaming d’une telle capacité (égale ou supérieure à celle de youtube), proposant des vidéos gratuites à forcément un coût, amorti non pas par une valeur ajoutée matérielle, mais par une corruption des corps et des âmes, produisant des êtres inférieurs et facilement dominés, et ce, dés le plus jeune âge. Au final, il s’agit bien d’un investissement dont seules de très grands fortunes sont capables. Rajoutez à cela les noms des propriétaires (les vrais, pas d’emprunt) des plus grosses boites de production qui ont une connotation bien typée.

    Quand au corps médical "officiel", c’est bien là le dernier endroit où il faudrait chercher son salut.

    Vous la voulez la question à un million de dollars ?

     

    • #1902905
      le 17/02/2018 par Robespoir
      La science dure du hard porn

      Parfaitement, Je vous livre mes réflexions suite à lecture de cet article et de votre commentaire.

      On connait bien le dicton moderne "si c’est gratuit, c’est toi le produit".
      C’est peut être par ignorance ou naïveté, mais je me suis toujours demandé ce que pouvait y gagner les gens qui étaient derrière cette industrie.
      En effet, ce doit être un investissement considérable pour un chiffre d’affaire finalement pas si énorme. Sur ces sites il y’a bien des liens d’affiliation vers des sites de rencontre payants ou des vidéos payantes mais la quantité de contenu gratuit est telle que je ne vois pas l’intérêt d’aller payer pour d’autres vidéos. De plus, pour avoir travaillé (brièvement car ils m’ont viré mais tant mieux !) pour un site de rencontre dont le business était le lien d’affiliation, je sais que l’internaute du site porno n’est pas un public lucratif en terme de taux de transformation du clic.

      Donc effectivement, on est peut être face à une industrie dont les revenus ne se comptent pas en dollars mais en une autre forme de valeur extorquée par confiscation des esprits.
      Je ne maîtrise pas bien ce terme, mais serait-ce une manifestation de "l’immanence de la marchandise" comme en parle Francis Cousin ?
      Peut-on par conséquent considérer l’internaute porno comme une sorte de prolétaire sur lequel on ponctionne une valeur ajouté spirituelle, une autre forme de temps de cerveau disponible ?

      Je m’essaie au marxisme, ce n’est pas mon habitude car je n’ai jamais lu Marx. Mais ce qui m’interpelle ici, c’est l’applicabilité des concepts marxistes à un environnement gratuit.
      Peut être que je découvre l’eau tiède (vous me le direz) mais j’ai l’impression, depuis la demie-heure que je tape ce commentaire, et les questions que je me pose, de remuer quelque-chose d’énorme.
      Pour répondre à votre dernière question, à mon avis c’est une question à MILLE MILLIARDS de dollars.
      Bien à vous.


  • #1901302
    le 15/02/2018 par Cyril
    La science dure du hard porn

    Merci beaucoup Laurent pour cet article.
    Je suis complètement accro à cette saloperie depuis mon adolescence et je me retrouve complètement dans votre description. Cela m’aide à prendre conscience encore plus du problème de conditionnement. Je vais suivre le travail de Noah Church qui a l’air très intéressant ainsi que les autres liens que vous avez fournis. J’espère qu’il s’agit d’un nouveau point de départ pour moi.

     

    • #1902576
      le 16/02/2018 par Bruno
      La science dure du hard porn

      Je vous recommande de lire "Cultiver l’énergie sexuelle masculine" de Mantak Chia, pour apprendre à mieux contrôler votre énergie sexuelle, et à l’utiliser pour vous élever mentalement, spirituellement et physiquement.


    • #1902620
      le 17/02/2018 par Léo
      La science dure du hard porn

      Courage, le chemin est long mais il vaut le coup.


    • #1903557
      le 19/02/2018 par Cyril
      La science dure du hard porn

      Merci pour vos messages, ça fait 4 jours que je tiens sans masturbation, c’est une lutte de tous les instants... je vais regarder ce livre, c’est l’essentiel, comment cadrer ses pulsions sexuelles pour en faire quelque chose de bien, pas de destructeur.


  • #1901575
    le 15/02/2018 par Michelly58
    La science dure du hard porn

    Encore faudrait-il qu’ils trouvent une partenaire convenable et c’est pas gagné. La masturbation étant appel à la sexualité, on ne peut demander à ses mecs de lâcher leur engin sans leur soumettre un subsistut valable qui permettait de soulager leur frustration sexuel, or les féministes font tout pour les pousser un peu plus dans le gouffre affectif de part la sursollitation du consentement et la mise au pilorie social si jamais ses dames son insatisfaites de leur performance (Milo Yannopopoulos en parle bien dans ses articles). Et le problème est des deux côtés, voir virgin dream, des films comme Fifty Shades Of Grey qui montre le désir caché de domination totale que la femme soit disant dominatrice et indépendante souhaite que l’homme ait sur elle, car comme le disait si justement Okita dans Gintama : "La revêche est juste une fille psychologiquement faillible qui se cache derrière une personnalité forte." bon c’est pas trop formulé comme ça mais sa résume assez bien la situation.


  • #1901596
    le 15/02/2018 par LDG
    La science dure du hard porn

    Moi qui balance entre deux âges comme dirait l’autre, je souhaite à tous ces plus jeunes de trouver leur moitié.. et de découvrir combien la sexualité lorsqu’elle est associé à l’amour et à la complicité peut être une immense source de joie, de partage voire d’épanouissement spirituel..
    Lorsque j’étais plus jeune, et célibatiare, il n’y avait pas d’internet.. ouf, car je crois que j’aurais été happé moi aussi par ce foisonnement fascinant d’images sexuelles.
    Pas que je crache dessus (si j’ose dire), loin de là, mais c’est comme pour les autres plaisirs, il faut apprendre à consommer avec modération, chercher la qualité plutôt que la quantité.


  • #1901634
    le 15/02/2018 par MaisOuEstPasserMaGole
    La science dure du hard porn

    Les sites pornos sont déjà has been, il existe un truc 10 milliards de fois plus puissant, les sites de cam girls...

    Le gars a raison, je ne suis malheureusement trop bien placé pour le savoir...
    Pour moi, brancher un femme, c’est compliqué voir impossible, alors que fût un temps, je claquais des doigts et...


  • #1901641
    le 15/02/2018 par Tetar 1er
    La science dure du hard porn

    Le lien entre consommation de pronographie et impuissance, JMLP en avait parlé dans une vieille émission de Radio Courtoisie, avec feu Serge de Bekketch. De l’avance sur tout, celui-là...


  • #1901854
    le 15/02/2018 par JeanGab1
    La science dure du hard porn

    Réalité indéniable.

    D’ailleurs j’arrête aujourd’hui donc merci à ER d’avoir relayé ^^
    La dernière fois remonte à hier jour de la Saint Valentin..Coincidence ? Je ne pense pas.
    Ayant 20 ans et les batteries qui se rechargent ultra vite ça va pas être simple..Je me lance le pari que la prochaine fois sera a faire avec une fille dans le réel.

    Tout le système fait en sorte qu’on devienne des moutons castrés déprimés drogués isolés alors qu’on devrait être des jeunes plein de vie et partir a la découverte du monde. Au lieu de ça on nous fous dans des salles de classes...

    Camarades, veillons au maintient de notre virilité, retrouvons la si nécessaire, car là est la clé de notre émancipation et de notre alignement avec notre être véritable.


  • #1901898
    le 15/02/2018 par Cap Falcon
    La science dure du hard porn

    A ceux qui parlent de trouver l’amour, c’est peut-être moi qui ne suis pas véritablement homme (ou eux) mais il m’est instinctivement impossible de "ba*ser" une femme dont je serais totalement amoureux. C’est tout l’inverse en revanche pour la femme.
    Le passage sur l’effet Coolidge est hyper intéressant, le mâle est porté naturellement (génétiquement) à vouloir multiplier les génitrices. Angoisse reproductive qui témoigne de son infériorité ou plutôt fragilité biologique.

    Pour le reste, le porno est évidemment très mauvais, comme les écrans, smartphones, télés etc... Mais ils ont quand même bon dos. Les maladies physiques et psychiques, la dévirilisation etc... Sont avant tout dus aux pollutions diverses (électromagnétiques, hormonales, vaccins...) et à un manque d’exercice physique.
    Je passerais aussi sur l’énorme impact de la "libération de la femme" qu’a sur les hommes.

     

    • #1902470
      le 16/02/2018 par lameute
      La science dure du hard porn

      Cap Falcon, pourquoi dire "la femme" ? "baiser" quelqu’un,homme ou femme c’est finalement de la masturbation à 2. Sans amour le sexe n’a rien d’épanouissant mais est-ce que c’est parce que je suis une femme que je dis ça ? Je pense qu’il y a des femmes qui se fichent du côté spirituel de l’existence,des hommes également et il y a des hommes qui n’ont pas envie de baiser la 1ère venue et des femmes pareillement.


    • #1902601
      le 16/02/2018 par Cap Falcon
      La science dure du hard porn

      Ne prenez pas le mot "baiser" au premier degré, d’une manière vulgaire, dans une ambiance masculine ce terme est du second degré. Les hommes entre eux, dans un cadre chaleureux, usent et abusent de la vulgarité et du second degré. C’est une manière de montrer chez nous notre complicité. Mes congénères comprennent parfaitement dans quel cadre j’emploie ce mot.

      La femme ou l’homme veut dire l’essence féminine et l’essence masculine, là aussi, mon propos est parfaitement intelligible pour ces messieurs, il ne s’agit pas de chosifier la femme, rassurez vous.
      En prenant soin de m’adresser à un public féminin, je dirais que chez l’homme, la sexualité et le désir sont dissociés des profonds sentiments amoureux qu’il éprouve . Plus il aime une femme moins il a envie de lui faire l’amour. (Freud avait-il raison ?).Chez la femme en revanche, le désir sexuel est intimement lié aux sentiments qu’elle éprouve pour un homme.

      L’ironie, le second degré, les blagues potaches et la vulgarité font aussi partie de l’essence masculine. Lorsque,mesdames, vous voyez les hommes entre eux en user n’y voyez là que du second degré.
      Notre échange confirme d’ailleurs très bien le sous-entendu de la dernière phrase de mon premier commentaire.


    • #1902678
      le 17/02/2018 par La meute
      La science dure du hard porn

      Merci pour votre précision à mon usage. Je ne brandis aucun étendard féministe. Qu’hommes et femmes essaient de se comprendre c’est très bien.


  • #1901920
    le 16/02/2018 par Le_Lyonniste
    La science dure du hard porn

    La pornographie a détruit la société, et elle continue.


  • #1901943
    le 16/02/2018 par Yarrick
    La science dure du hard porn

    Alors je pose la question (et merci aux moralistes à pseudo de s’abstenir, j’aimerai une réponse sérieuse) : 90 jours sans porno/masturbation/orgasme est un bienfait pour retrouver santé et estime de soi. Mais est-ce que cela implique les relations sexuelles "normales" (genre, ce qu’un être humain normal fait avec une être humaine normale ?)

    Mon petit conseil pour lutter contre ce genre d’obsession : à la moindre pensée ou envie masturbatoire, se précipiter dans la salle de bain et se laver le visage en comptant jusqu’à 30 ou 40. Et ne pas hésiter à faire ça à chaque fois, au moindre doute sur un retour d’érection. Le but étant que le cerveau reptilien associe l’envie masturbatoire avec une action, certes saine, mais assez rébarbative et peu agréable.
    D’autant que comme les gestes manuels de frottement du visage sont proches du mouvement de va et vient d’une masturbation ; cela peut aider encore plus à induire le cerveau en erreur.


  • #1902005
    le 16/02/2018 par PJ
    La science dure du hard porn

    Excellent article.
    Que font tous ces parents pour laisser dès 10 ans un môme sur internet.
    Les inscrire au sport qu’il soit individuel ou collectif ça les socialisera, ils produiront des endorphines, ils se construiront sainement.
    La TV est loin d’être un modèle avec des jeremstar et des émissions de TV réalité les anges bidule et cie pour décérébrés....
    Moi j’ai grandi avec des séries comme The prisoner, la petite maison dans la prairie, amicalement vôtre etc et encore interdit de TV les 3/4 du temps les activités extérieures étant privilégiées par parents.

     

    • #1902697
      le 17/02/2018 par Sorale
      La science dure du hard porn

      Ils pourront en plus s’initier à l’homosexualité dans les vestiaires.


  • #1902033
    le 16/02/2018 par marco
    La science dure du hard porn

    "On asservit bien mieux les peuples avec la pornographie qu’avec les miradors"
    Alexandre Sojenitsyne


  • #1902039
    le 16/02/2018 par damien
    La science dure du hard porn

    Excellent article, pas moralisateur (c’est rare) et assez reconfortant au final.


  • #1902082
    le 16/02/2018 par j’aime ER
    La science dure du hard porn

    OK, d’accord la pornographie c’est mal !
    Quid de l’impact de télévision forcée sur les plus jeunes (parfois dés 3ans) ?


  • #1902161
    le 16/02/2018 par Benoît
    La science dure du hard porn

    La médecine traditionnelle chinoise explique très bien le lien entre des émissions de semences trop fréquentes et l’apparition de différents troubles de la santé, notamment la dépression.
    Pour faire court l émission de sperme dépendant de l’énergie des reins, des éjaculations trop fréquentes entraînent un épuisement de ceux-ci, les reins sont les organes à la base de la force/volonté/puissance , d’où fatigue chronique, état dépressif ... Une jeunesse sans force, sans volonté et sans puissance ..la bonne aubaine !!

     

    • #1902858
      le 17/02/2018 par Robespoir
      La science dure du hard porn

      Merci Benoît, très intéressant.
      Connaissez-vous de bons ouvrages sur ce sujet ?


    • #1905151
      le 21/02/2018 par benoît
      La science dure du hard porn

      il existe un excellent coffret de cd sur " la sexualité de longue vie " de Jean Pelissier qui aborde la sexualité par la vision de l’énergétique traditionnelle .... sans aucune connotation morale. On y comprend la relation complémentaire du Yin féminin et du Yang masculin et les maladies liés à une sexualité déséquilibrée.
      Pour ceux que cela intéresse.


  • #1902614
    le 17/02/2018 par Dany
    La science dure du hard porn

    Monsieur Guyénot, votre article est clair comme de l’eau de roche. Bravo ! Et merci !


  • #1902625
    le 17/02/2018 par Léo
    La science dure du hard porn

    Il y a tout de même une chose qui est peu évoquée ici : pour se sortir d’une addiction, il faut avoir une bonne raison. Quelle que soit l’addiction, si au plus profond d’elle-même, la personne ne trouve pas un intérêt fondamental à en sortir, elle ne bougera pas.
    Pourquoi la pornographie prend-elle autant de place dans la société ? Sans nier ses mécanismes addictifs redoutables, tout d’abord : quel vide vient-elle remplir ?
    Une existence morne, sans valeurs morales motivantes, aucun but existentiel, sans emploi, sans métier, la banalisation du sexe concomitante à la diabolisation de la virilité, des femmes de plus en plus insupportables, qui n’acceptent plus le moindre cadrage masculin, qui ne s’abandonnent plus à la lumière du yang mais y préfère la décadence narcissique. Et d’un côté, le monde du cul à portée de clic, une branlette antidépresseur et tout le pouvoir de fascination du corps féminin jeté à la face du premier ado mâle venu, jusqu’à l’écœurement, jusqu’à la nausée.
    Et je ne parle pas des femmes, de plus en plus consommatrices, tant la verticalité masculine ne les élèvent plus sans doute, tant cette dernière rase les murs et baisse les bras.
    La puissance du porno sur les esprits est immense et nous peinons même à identifier les leviers qui nous permettraient de remédier au problème. Mais le voulons-nous vraiment ? Ou bien le vice a désormais cela de confortable que rien autour de nous ne nous montre plus s’il est vice ou vertu ? Et finalement, l’effet communautaire du web permet si facilement de se déresponsabiliser par dilution dans la masse qu’il n’est plus guère qu’une lumière intérieure pour proposer une alternative, car mêmes les églises les plus blanches restent vides.
    Car oui, l’affaire est une fois de plus spirituelle et à ce propos, rappelons-nous, hommes, que l’éjaculation n’est pas notre plus haut orgasme, mais une offrande sacrificielle au gynécée créateur, une offrande qui mériterait d’être rare, et précieuse. Et pour les autres fois, préférons-y la jouissance de l’Esprit, du Père total, qui révèle, qui sublime et qui guide, dans une maîtrise parfaite de lui-même et de l’autre.


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