Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Le Système lance sa propagande contre le Premier ministre italien Giuseppe Conte

Les barbares ne sont-ils pas en réalité ceux qui prennent l’argent du travail d’autrui ? Détruisent les moyens de production ? Poussent les populations à la misère ? Broient les identités culturelles ?

 

À peine installé président du Conseil, après bien des réticences du président Mattarella, le Pr Conte fait l’objet d’attaques virulentes dans les médias dépendants de la finance (New York Times et Financial Times). Et toute la presse mainstream fait chorus. Il est reproché à M. Conte tant sa personnalité que son acceptation de mener un gouvernement hybride et populiste. Selon les plumitifs, M. Conte aurait triché sur son CV, serait inconnu, inexpérimenté et donc promis à être le jouet impuissant des partis et des assemblées.

C’est le New York Times, spécialiste de rumeurs malfaisantes, qui fait une montagne du prétendu CV mensonger de mon collègue. Pour ma part, j’ai donné des cours et conférences dans plus de vingt-deux universités étrangères sur cinq continents : je suis certain que si je demandais aux administrations de ces universités la preuve de ces cours donnés il y a des années, elles n’en auraient pas gardé trace, alors que les collègues qui m’avaient invité pourraient en témoigner.

M. Conte est un inconnu des médias mais pas de ses collègues, de ses étudiants et doctorants, de ses clients justiciables, de ses lecteurs. Il serait inexpérimenté en politique ? Alors reprenons Berlusconi ?

Or, c’est justement parce que le peuple italien voulait un homme neuf qu’on l’a choisi. J’ajouterai que M. Conte est juriste et, donc, il connaît parfaitement l’esprit et la technique des lois ; les lois ne seraient-elles plus l’aboutissement de l’action politique ? M. Conte est un homme intelligent et respecté : il réussira ce que d’autres néophytes ont réussi (Raymond Barre, par exemple, un autre universitaire). J’ajouterai encore que les premières paroles de M. Conte ont du fond : il veut s’occuper d’abord des Italiens car il sait (ce dont le New York Times se moque) que la population italienne se paupérise gravement, vit désormais dans l’affliction et se sent abandonnée d’un système pour qui l’économie se borne à respecter les règles monétaires et budgétaires nocives, imposées de Bruxelles. Il a dit aussi que, après avoir longtemps été de gauche, il a compris que le clivage n’était plus entre droite et gauche mais entre souverainisme et « soumissionisme », « nationisme » et mondialisme, production et finance. Il servira d’amortisseur intellectuel entre deux partis jadis concurrents, désormais associés, maîtres des deux Assemblées, représentant 70 % des aspirations italiennes.

Le Financial Times, qui tremble pour les prébendes de ses maîtres, qui a déjà beaucoup menti sur les conséquences du Brexit (avant d’être démenti par les faits), qualifie le sursaut italien de « nouveau barbare » (« Rome opens its gates to the modern barbarians »). On ne croit pas que le journaliste du Financial Times fasse allusion au film de Castellari (I nuovi barbari, 1982), dont l’action se déroule en… 2019 : après la Troisième Guerre mondiale, de rares rescapés tentent de survivre dans un monde dévasté où un gang cherche à annihiler toute vie subsistante ; car le Financial Times aurait alors particulièrement mal choisi sa métaphore ! Peut être vise-t-on le sac de Rome par les Wisigoths en 410 ? Manque de chance, la destruction de la civilisation par des tribus germaniques est une image qui fera grincer les dents en Italie et en Grèce ployant sous l’arrogance allemande. Une allégorie qui se retourne encore contre le journal : les barbares ne sont-ils pas, en réalité, ceux qui prennent l’argent du travail d’autrui ? Détruisent les moyens de production ? Poussent les populations à la misère ? Broient les identités culturelles ?

On trouve aussi dans la presse, notamment française, des approximations sur ce qui se produit en Italie, qui est en vérité un spasme de survie, contre l’étreinte de mort de Bruxelles. L’alliance « contre-nature » de la supposée extrême droite avec le prétendu « populisme anti-système » est une logorrhée censée faire peur. Mais ça ne marche plus, et encore moins en Italie : née tardivement d’un combat pour la liberté et pour l’unité nationales, l’Italie n’a pas le passé sanglant de guerres civiles cycliques qui, en France, depuis 227 ans, rend toute union droite/gauche impossible (à l’exception de l’Union sacrée, et encore). Il y aura des tiraillements entre les coalisés ; mais il est inepte de penser que les programmes sont incompatibles. Le Pr Conte l’a déjà compris. Il est bien possible que l’euro soit la première victime. Si l’Italie ne rembourse plus sa dette (130 % du PIB : elle ne peut plus), il n’y aura pas d’autre issue. Le coupable, alors, ne sera pas M. Conte mais les promoteurs de l’euro, qui ne répond pas (et n’a jamais répondu) aux conditions nécessaires à l’existence d’une monnaie.

À ne pas manquer, sur E&R :

Une coalition populiste en marche ! Voir sur E&R :

Réveil des nations et chute de l’UE, lire chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

17 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Les choses s’accélèrent et pas en faveurs des peuples !!!
    Il faut s’organiser et le plus vite possible en un front de résistance !
    Définir les moyens et les objectifs à cours terme dans un premier temps et dresser des bilans mensuels par recueils des informations sur le terrains de chacun
    Jee suis partant pour le boycott et chacun doit évaluer ce qu’il peu faire et s’abstenir de faire
    une évaluation financière de chacun sur un site protégé de la perte à gagne de " l’ennemi publique" désigné(s) serait le meilleur stimulant pour avancer !

     

    • #1974288

      Moi je veux bien, mais il faut savoir où on va. La Résistance avec un grand "R", c’est entrer consciemment dans l’illégalité. Autant le savoir. La rébellion est illégale, contester le Système est illégal. Penser est illégal.
      La bonne nouvelle : pas besoin d’être des millions pour çà. N’importe quel parti politique avec un peu de couilles aurait les moyens de le faire, à condition de s’affranchir de la prison républicaine. Un fruit pourri ne redevient jamais une fleur, sauf pour servir d’engrais à une autre fleur. Orlov vient encore de le répéter.


    • Monsieur,
      Les gens s en tapent comme de l an quarante. Je parle de la majorité de la masse. Y photographient les plats qu ils mangent au restaurant et s étalent à longueur de journée sur les réseaux sociaux, s inventant qui ils voudraient être, photos à l appuies, voilà ce que préoccupe le Goy et la Goya de base d aujourd’hui.
      Le malheur pour nous, gens de la dissidence, c est que, à force de nous enfermer sur nous mêmes et nous isoler entre nous, nous perdons de vue la réalité qui nous rappelle que, par exemple, Weistein est déjà dehors, et que tout le monde s en tape à l instar de ce politique italien dont tout le monde à déjà oublié le nom avant même de l avoir connu.
      Ebola n existe plus, éradiqué par la presse qui a trouvé le remède à ce terrible virus en n en parlant plus, tout simplement, au JT.
      Parfois, je me demande si les Juifs n ont pas raisons de nous mépriser tellement nous sommes méprisables...


    • @Titus. Vous avez entièrement raison. ER est surtout destiné aux éclairés et à ceux qui veulent être éclairé. Le reste s’en fout à un point que vous ne pouvez imaginer. Quand on est un peuple en marge, observateur, cultivé, mais animé par de mauvaises intentions, on ne peut qu’avoir envie de manipuler et taxer ce magma informe.


    • Bonjour
      @Titus

      Souvent quand je lis les posts, revient souvent les poncifs : Les Français sont des zombies des veaux etc.
      C’est faux je peux te le dire tout le monde ici peut témoigner que les gens en ont plus que marre.
      Saufs certains mais ce n’est pas la majorité tous ceux qui se lèvent et "taffent" en ont plein le cul et ceux qui ne travaillent pas aussi.
      Bon ceci dit que faire ? ce n’est pas comme le préconisent certains d’entrer dans la clandestinité
      car en un rien de temps ça serait déboîté par le système mais cependant cela ne veut pas dire que toute résistance est vaine.
      En tant que "Cousinien" première mouture, si on écoute sérieusement Francis Cousin, on a une piste sérieuse.
      Francis Cousin nous explique, qu’il n’y a pas d’histoire chez les peuples premiers.
      L’histoire commence avec l’agriculture et les stocks constitution des premières villes Etats échanges esclaves puis pour terminer salariat etc, c’est l’histoire de la marchandise en mouvement.
      Jusqu’à aujourd’hui ou le capitalisme est en domination réelle supérieure production robotisée, or le capitalisme est un système instable, qui doit sans cesse surmonter ses contradictions jusqu’au moment où il ne le pourra plus.
      Aujourd’hui le capitalisme détruit sa marchandise de base "le travailleur".
      A quel moment une révolution sera possible elle sera possible lors ce que les conditions historiques seront réunies.
      Cela ne veut pas dire qu’il ne faille rien faire au contraire, se conscientiser méthodiquement est très important pour ne pas s’égarer vers des phantasmes et impasses qui ne débouchent sur rien.
      Tant que le travail salarié, l’argent, et l’Etat ne sont pas abolis il ne pourra pas y avoir la communauté humaine retrouvée.
      Le rôle historique du prolétariat est de s’auto-abolir K Marx, (à replacer dans le contexte de l’histoire de la marchandise en mouvement).
      En s’abolissant le prolétariat supprime du même coup, le capital.
      Aujourd’hui face la crise majeure du capitalisme, il est fort possible qu’une révolution planètaire advienne.
      Bon j’ai l’impression d’être un peu hors sujet, mais je tenais faire cette remarque, car moi aussi également comme beaucoup j’étouffe.


    • Revolution, Francis Cousin, dissidence...
      Ouais mais la on est 7 milliards et bientôt 10 sur cette planète...that is the problem !



    • C’est faux je peux te le dire tout le monde ici peut témoigner que les gens en ont plus que marre.




      Hélas ce n’est pas suffisant, le vrai problème est que les gens ont du yaourt dans la tête. ils ont le cerveau tellement formaté par la télé et les médias qu’en croyant agir pour leurs intérêts ils agissent pour leurs ennemis.
      le français moyen croyait avoir voté anti sytème et pour la nouveauté en votant Macron. il considère Poutine l’Iran et Bashar comme des dictatures. Israel est un petit pays plutôt sympatique le mariage des pédés comme la modernité (c’est pas bien d’être contre) il est pour le droit des femmes, les migrants il y en a peut être trop mais nous devons être responsables. etc etc etc.
      on est en pleine idiocratie et c’est pas prêt de changer hélas. un peuple sans cervelle ne peut que se faire enfler.
      Sauvons nos billes individuellement ou en petits groupes c’est la seule alternative qui nous reste.


  • ’’Le Système lance sa propagande’’...
    Quel est le véritable impact de la ’’propagande’’ et quel est l’impact de la réaction qu’elle est sensée susciter ? La réalité c’est que cela ne fonctionne ni dans un sens ni dans l’autre parce que ça n’est pas destiné à communiquer, mais uniquement à assener à la cible un discours plus ou moins véridique exprimant/imposant la réaction des dominants aux changements de situations dans leur biotope en direction de leurs acteurs influents et pas de spectateurs impuissants dont on n’a que foutre. Sur un court de tennis il peut y avoir beaucoup de monde mais seulement 4 joueurs maximum, la balle leur sert à s’exprimer et dans ce cas précis la balle c’est la presse.


  • Selon moi, le patronat italien négocie sa reddition aux intérêts allemands ; ce qui a le don d’exaspérer les anglo-saxons qui préfèrent voir les Européens désunis. L’Italie parle au nom des pays du sud et monnayent leur place dans le train europeiste. Voilà tout ! Il ne s’agit aucunement de défendre les intérêts du petit peuple italien mais bien ceux de la bourgeoisie italienne, qui ne veut pas déchoir


  • Les sionistes haïssent Conte parce qu’il a été porté par un mouvement de patriotes italiens, de gauche et de droite . Grâce à la proportionnelle les Italiens ont pu signifier qu’ils entendaient exercer le droit de disposer d’eux-mêmes, et nous aurions le même type d’alliance (en l’occurrence FN-FI) si nous avions la proportionnelle, et c’est bien pour cela que les escrocs que vous savez ne nous la rendront jamais . Macron est le produit du scrutin majoritaire à deux tours aux législatives, Conte celui de la proportionnelle : Conte est légitime, Macron est illégitime, il ne peut gouverner que grâce à une escroquerie électorale .

     

  • Ils ont votés et puis après ...
    On assiste grandeur nature l’impuissance des urnes.
    Tout pouvoir est anti révolutionnaire.


  • "é finita la comédia, si non é vero é ben trovato..."
    "Vous allez voir ce que vous allez voir" un vrai Conte dormir debout, du déjà vu en Grèce re-belotte on vous la rejoue cette fois façon transalpine.
    La fête est finie, à partir de dorénavant ça sera comme d’habitude et pan dans le fion pour les gogos, les hallucinés les durs cuire, les indécrottables de la fente à bulletins !

     

    • En un sens ça serait trop facile et puis quoi encore ? On va pas te servir la révolution sur un plateau non ?
      Tu penses qu’un vote va t’exonérer de ta responsabilité révolutionnaire ?
      Le système n’est pas dingue, pourquoi le système a inventé le vote ? Pour te tailler les précieuses c’est clair il me semble.
      Une bonne leçon à tirer, le populisme via le vote ne sera jamais qu’un populisme avorté.