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Le corporatisme : genèse et perspectives

 

 

 

Entretien du Cercle Henri Lagrange avec Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire :

 

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10 Commentaires

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  • #1171283
    le 26/04/2015 par Zut et rezut
    Le corporatisme : genèse et perspectives

    Purée, sacrément instructif. Je proposerais que l’on ferme toutes les écoles de la ripoublique et qu’on les remplace par l’instruction obligatoire via le site Egalité et Réconciliation....
    Bon, faudra un peu étoffer l’offre mais vraiment, que c’est enrichissant et instructif !

    Merci, merci, merci !


  • #1171343
    le 26/04/2015 par Pierre Ghi
    Le corporatisme : genèse et perspectives

    Il me parait bon de revenir quelques instants sur les valeurs d’homme de gauche de Marc Aurèle, valeurs socialo-militaro-philosophiques qui ont fait de lui un grand Empereur romain il y a de cela 18 siècles : Sagesse, Justice, Force et Tempérance. Pour le peuple de France chrétienne en quète de reconnaissance de son Créateur, la Sagesse est bénéfique, la justice substantifique, la Force est pacifique et la Tempérance honorifique.
    Dans leur quète de vérité absolue, les peuples de Terre recherchent la paix et la prospérité dans la Transcendance magnifique et l’Eternité mirifique.
    Si les peuples de Terre allient Sagesse, Justice, Force et Tempérance, rien mais alors absolument rien ne peut s’opposer à leur réussite et à leur bonheur.
    Les Nations de gèrent comme de grandes familles dans lesquelles la majorité des besoins existentiels sont identiques : la France donne l’exemple, les autres Nations sont libres de faire de même. Plus besoin d’Etat corruptible, plus besoin de partis politiques qui divisent et créent un climat social détestable.
    Unissons-nous dans la reconstruction de la nationalisation dans la mondialisation et laissons la monopolisation à notre Créateur, le seul dans tout l’Univers qui ne nous veut que du bien, à nous, les humbles et reconnaissants d’être reconnus.


  • #1171584
    le 27/04/2015 par Colacart
    Le corporatisme : genèse et perspectives

    Utopie, sans lieu. Ces idées n’ont pas lieu d’être. Le retour à la monarchie est symboliquement lié au refus de la noblesse d’assumer le fardeau fiscal. Une vision de l’économie comme uniquement la seule opposition du capital et du travail est assez primitif, car elle s’organise par l’équilibre des intérêts de trois populations : celle des actionnaires qui assumant le risque reçoivent les profits, celle du personnel, et celle des clients, ici oubliés. Par ailleurs, imaginer qu’un pouvoir puisse accepter de se désaisir d’une partie de ses prérogatives pour les transférer à des entités libres, c’est méconnaître profondément la nature polémique du pouvoir. A force de recevoir un traitement sans risque du chômage, on prend le risque de prendre ses désirs pour des réalités. Aucun mot sur la monnaie, et sur une nécessité d’un étalon métallique et celle d’une émission publique pour espérer mettre un terme aux abus des financiers. Il est temps d’imposer aux fonctionnaires de renoncer à la fonction publique quand il recherchent des suffrages, comme dans les démocraties dignes de ce nom. Comment sans cela ne plus être juge et partie, et enrayer la croissance euphorique des dépenses publiques qui étouffe la croissance de l’économie privée sur laquelle repose aujourd’hui le fardeau fiscal, jusqu’à réduire son importance relative ? La fin de chaque séquence est accompagnée par un déplacement vers la caméra, du regard du conférencier vers la gauche, plein d’inquiétude, comme dans l’attente d’un soutien. La répétition de ce réajustement optique depuis le visage du journaliste vers celui de l’auditoire derrière l’objectif crée un effet comique, et l’on imagine aisément que la mansarde qui n’offre que la possibilité d’avoir une pauvre bibliothèque est trop étriquée pour permettre la profondeur de champ nécessaire. Pour ce qui concerne De Gaulle, c’est aussi bien se méprendre que d’en faire un chantre du corporatisme maurrassien, lui qui doit son pouvoir au soutien de Joseph Staline et des communistes, si l’on en juge par les mémoires de Cathala, et sa visite rendue à Malinovsky en 1969, à Berlin. Certes on peut voit le régime du comité d’entreprise d’EDF, instauré par son gouvernement, à la lumière du corporatisme. Mais on est maintenant bien loin du fourmillement bien vivant et gaulois des corporatismes de l’ancien régime, liquidés par un parasitisme qui aujourd’hui nous mène prêt de la servitude. Comment réchauffer le cadavre ?

     

    • #1171765
      le 27/04/2015 par paramesh
      Le corporatisme : genèse et perspectives

      comme c’est présenté dans cette video le retour du corporatisme est une utopie :
      car ces corps constitués sont une entrave intolérable au capitalisme et à l’état républicain.
      donc impossibles à ressusciter sans abattre radicalement le capitalisme libéral (et donc le principe de la création monétaire actuelle) mais aussi l’état républicain (la démocratie marchande) qui en est le bras armé.

      Ensuite si on repart de zéro, il est certain que dans une nation gouvernée par un état purement et strictement régalien (armée, justice (et législation), police,création de la monnaie et politique étrangère, un retour du principe corporatif est un bonne solution pour l’économique et le social car autogéré par ses bénéficiaires et sans parasitisme ; (cela ressemble étrangement au système des varnas(castes professionnelles) en Inde et qui fonctionne parfaitement dans un système hors capitalisme).
      Et cela rend totalement inutile et même parasite l’élection de professionnels de la politique dans un parlement.
      Il serait plus judicieux de mettre en place une assemblée consultative composée de représentants de toutes les corporations (des gens qui savent de quoi ils parlent pour défendre leurs intérêts. un tel système implique donc un gouvernement responsable mais qui n’a pas besoin d’être élu puisqu’il n’interfère pas dans la vie du citoyen.

      L’utopie revient par contre quand il s’agit de remettre la monarchie en France puisque nous avons perdu le mode de pensée monarchique (la cohésion spirituelle entre le peuple et son monarque, il reste enfin la notion de despotisme éclairé (ou despotisme oriental selon Marx), mais c’est une autre histoire


    • #1172869
      le 29/04/2015 par Capitaine
      Le corporatisme : genèse et perspectives

      Cet entretien ne durait qu’une heure et vous demandez un programme politique complet en si peu de temps ?
      A force de demeurer dans le plan général, vous méconnaissez la complexité des sociétés : c’est pourtant cela qui tôt ou tard aboutit aux blocages qui, faute de solution politique comme au XVIIIème siècle et aujourd’hui, mènent une société à l’implosion... et en disant cela, je ne méconnais pas l’existence des intérêts particuliers et des boute-feu !
      Le traitement du sujet est une amorce de solution au problème politique fondamental de la représentation, que l’élite oligarchique, esclavagiste ou non, ne veut pas voir évoqué en place publique.
      Ces idées ont donc lieu d’être, comme leur évocation.
      Votre commentaire est d’essence totalitaire et nihiliste.
      Merci E&R.


  • #1171926

    Concernant la monarchie, je ne suis pas contre, c’est vrai ça respecte certaines logiques, il y a des avantages mais quelles sont ses limites et faiblesses ? Ce serait bien qu’on approfondisse le sujet. Je chercherai de mon coté.
    En attendant,
    Pourquoi ne nous inspirons nous pas de systeme aborigenes indigene... ? Je dis bien ",s’inspirer"
    Ils ont eux aussi un systeme de fonctionnement, bien plus comparable qu’on puisse penser, et loin d’être idiot.

     

    • #1172024
      le 28/04/2015 par paramesh
      Le corporatisme : genèse et perspectives

      la seule limite à la monarchie : le règne d’un mauvais roi (d’où l’importance de son éducation,) et la bonne santé du lien spirituel entre le peuple et son roi, il est impératif que le lien sacré d’identification entre le roi et son peuple soit extrèmement puissant.
      quant aux systèmes aborigènes, cela ne peut aussi fonctionner qu’associé à une mode de pensée qui nous est maintenant étranger : la non individualité et la toute puissance (sacrée) des liens de parenté et des liens claniques. ces système aussi doivent ête limités en nombre, une centaine ’individus étant un chiffre raisonnable (tout le monde doit bien se connaître (puisque la seule véritable identité est le groupe) c’était le principe de l’efficacité de l’armée romaine : la centurie était l’unité de base d’une légion (même chose à peu de choses près pour les phalanges hoplitiques grecques)


  • #1172027

    Sur le plan social, les tenants du corporatisme vont beaucoup moins loin que les membres du Réseau Salariat. Ce sont des tièdes. Il ne faut pas domestiquer le capitalisme, mais le détruire. Or, la cotisation sociale est la seule arme qui puisse le détruire.

    Voici une citation de Christine Jakse :

    "Nous sous-estimons notre propre capacité à nous prendre en mains. Et une fois de plus, l’histoire de la sécurité sociale nous rappelle à l’ordre. Souvenons-nous qu’avant 1967, nous avions la quasi-maîtrise des sommes colossales collectées par les caisses : la gestion des caisses de sécurité sociale, alors unifiées (la séparation des branches est malheureusement aussi décidée, à l’occasion des mêmes ordonnances), était assumée pour les deux tiers par les représentants des salariés, le patronat ne pesait qu’un tiers parmi les élus. Et non seulement la cotisation était gérée par les représentants des salariés au sein des caisses, mais en plus, elle finançait des investissements lourds : ceux relatifs à la construction des hôpitaux publics et à leurs équipements. Remarquez au passage que ces investissements se sont faits sans recourir au crédit.

    C’est pourquoi la cotisation sociale pourrait être un modèle, non seulement de salaire à étendre à tous, mais aussi à transposer dans le cadre d’une cotisation économique dédiée à l’investissement ; comme l’est la cotisation des caisses de sécurité sociales, une partie du PIB serait alors collectée pour abonder des caisses de d’investissement (25% ou 30% du PIB, là où l’investissement capitaliste actuel est de 20%, sans évolution depuis plus de 30 ans, le capital préférant utiliser le surplus aux dividendes). La cotisation économique, gérée démocratiquement par des représentants de salariés, d’usagers, de citoyens par exemple – pourquoi pas à géométrie variable selon les choix à faire -, serait affectée aux gros investissements, ceux qui ont une incidence sur les orientations économiques d’un pays et nécessitent des choix écologiques et anthropologiques. Pour les investissements plus modestes, sans en retirer la dimension démocratique, les entreprises (et non pas les employeurs qui n’existeraient plus), c’est-à-dire les salariés ou leurs représentants auraient la main. Cette alternative reste évidemment à construire et elle est ouverte au débat, comme nous le faisons au sein de mon réseau d’éducation populaire Réseau salariat."

    De Gaulle ne voulait pas de la sécurité sociale.


  • #1172484

    Une organisation corporative de économie pourrait mettre d’accord tout le monde et assurer la régulation sans doute de manière plus efficace que celle confiée à des fonctionnaires.Couplée au respect du principe de subsidiarité , au maintien d’une pression fiscale qui ne soit pas prohibitive et à une monnaie et à un système financier sain pourrait faire des miracles...


  • #1176013

    La réponse est dans cette formule : monarchie libertaire de droit divin.