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Quand réseaux et cooptation priment sur le talent : l’exemple de Top Chef

AteliER
Article initialement publié dans l'atelier E&R

Les émissions culinaires de télé-réalité sont rarement intéressantes et reflètent généralement bien plus la réalité du monde télévisuel que celui de la gastronomie. Néanmoins, cette année, l’émission Top Chef sur M6 nous offre un aperçu intéressant et révélateur de l’état d’esprit dans lequel évoluent nos grands chefs. Et ceci grâce à l’apparition d’une pré-émission Objectif Top Chef, au cours de laquelle le chef Philippe Etchebest, par ailleurs désigné meilleur ouvrier de France en 2000, est parti à la recherche d’un apprenti pour qu’il participe ensuite au concours parmi les professionnels.

Quelques mois plus tard, lors de la demi-finale de la compétition, Olivier Streiff, candidat atypique, original, expérimenté et talentueux, a dû rendre son tablier (au terme d’une épreuve qui a provoqué un tollé sur la toile) au profit de Xavier Koenig, le vainqueur du concours, un jeune apprenti doté d’un talent évident mais beaucoup moins expérimenté et technique que son camarade.

Il n’y a évidement aucun besoin de crier au complot comme aiment à s’en moquer les journalistes de L’Express [1] — afin d’éviter un questionnement vraiment légitime — puisque les complots sont par nature des projets cachés au grand public, alors qu’ici, au contraire, c’est sous nos yeux que nos grands chefs dévoilent leurs travers symptomatiques.

Comment explique-t-on donc ce qui apparaît comme une évidence pour nombre d’entre nous ? Qui n’a pas réalisé que Xavier Koenig a été aidé à de nombreuses reprises lors de ces émissions afin de lui permettre de terminer ses plats et de ne pas se faire exclure du concours ? Comment expliquer que Philippe Etchebest, meilleur ouvrier de France et technicien hors pair, n’ait pas réussi lors d’une émission suivant ce « scandale » (dans laquelle il venait justifier l’élimination d’Olivier Streiff) à trouver des arguments basés sur le goût et la technique des plats des concurrents, mais simplement sur le système de points et l’absence de diffusion intégrale des commentaires du jury (qui viserait à conserver le suspens) [2] ? D’ailleurs, ces fameux commentaires, apparemment occultés par une prétendue maladresse de montage, auraient bien pu être partagés a posteriori.

En réalité, il y a vraiment eu une mise en avant évidente du candidat alsacien et l’affection toute particulière et à peine dissimulée de Philippe Etchebest pour cet apprenti n’est pas le seul fait du hasard ni entièrement due au talent, par ailleurs indiscutable, de ce jeune cuisinier certainement plein d’avenir.

 

 

Xavier Koenig, en effet, n’est pas un simple apprenti comme il en existe des milliers en France. Il a reçu en 2012 la distinction de meilleur apprenti de France. Un titre organisé par la société des Meilleurs ouvriers de France, à laquelle appartient de fait Philippe Etchebest en tant que titulaire de ce titre. Durant la participation à ce concours, Xavier Koenig travaillait pour Olivier Nasti, chef deux étoiles, lui aussi meilleur ouvrier de France, qui avait repéré Koenig lors du concours régional du MAF. Nos deux MOF, comme on dit dans le milieu, se connaissent certainement puisqu’ils sont tous deux membres du conseil d’orientation de l’école privée Ferrandi (dont les coûts de scolarité atteignent 8 748 euros pour un CAP de cuisine) [3]. Cette année, c’est d’ailleurs Etchebest qui s’est occupé de la remise du titre du MAF (meilleur apprenti de France) dans la catégorie cuisine [4].

Plus intéressant encore, nous apprenons de la bouche de Xavier Koenig, lors d’un entretien pour un magazine, que la société des Meilleurs ouvriers de France l’a informé par mail que la chaîne M6 recherchait des candidats pour son émission Objectif Top Chef [5]. Détail qui a évidement son importance et qui tendrait à prouver que cette société était intéressée par l’émission phare de la chaîne. Doit-on donc voir une coïncidence dans l’arrivée cette année du meilleur ouvrier de France Philippe Etchebest dans l’émission (en tant que grand chef en charge de sélectionner l’apprenti qui participera à Top Chef parmi les professionnels) ? Doit-on considérer qu’il y a donc eu dès le commencement du concours un conflit d’intérêt, puisque la plupart des candidats ayant participé n’avaient probablement aucun lien avec la société des MOF ? Est-ce que ceci est de nature à nous expliquer le comportement parfois peu compréhensible du jury ?

Michel Sarran, autre juré du concours, nous explique dans un autre entretien, qu’il considère que Top Chef s’apparente plus dans son esprit au fameux MOF qu’à un simple « radio crochet » culinaire [6]. Au vu de ce que nous venons de constater dans cet article, nous ne pouvons effectivement que lui donner entièrement raison puisque le mode de fonctionnement de cette émission est en accord total avec l’esprit du petit monde de la gastronomie.

 

 

Bien que nos grands chefs nous expliquent partout que seul le travail, l’abnégation et le talent priment dans les métiers culinaires, dans les faits, la vérité est tout autre, puisque ces qualités ne sont rien sans la puissance des réseaux, du parrainage et de la cooptation si chère à nos grands chefs. Puissance des réseaux en totale symbiose avec l’esprit maçonnique dont sont imprégné nos grands chefs, comme le démontrent aisément les logos de leurs nombreuses associations. Et c’est exactement ce que nous a publiquement dévoilé cette année l’émission de M6.

Sur les réseaux politico-médiatiques, chez Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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32 Commentaires

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  • A noter parmi ces réseaux le fameux Club des 100, où les puissants de l’agro-industrie croisent les grands chefs pour décider du plat du péquin moyen...


  • a quand un top economiste, un top politique, un top juge ???? toujours les prolos qui doivent demontrer qu’ils sont les meilleurs ...tous ca pour quoi a la fin ?faire a bouffer pour des gens pleins aux as ? et faire croire aux autres qu’il y a du boulot dans les metiers de bouche ? sur il y en a mais pas comme a la tele.de toute facon dans quelque annees tout sera plus ou moins fait industriellement les cuisiniers ne serviront pas a grand chose (ca a deja commence ca vient sous vide,congele)et les patissiers aussi helas.


  • rien d’étonnant, voir le film Quiz show (1994). toute les emissions de télé sont truquées


  • Un milieu que je connais bien...

     

    • Ces émissions sont contre productives pour la gastronomie : Elles donnent une idée fausse du métier en développant une image du chef, virtuose technique , alors que son travail est principalement axé sur la rentabilté de son office : trouver les produiits adéquates au plus juste prix , organiser , recruter, former sa brigade , gérer ses stocks, gérer les temps de repos, ....Le coup de saucière et de torchon sur le bord du plat, c’est annexe . Ces émissions développent également l’égo des médiocres, dans une profession, ou il est déjà hypertrophié et ou ils sont quand meme nombreux ,


    • Le métier de cuisinier est avant tout un métier d’artisan et non d’artiste. Les horaires astreignants et la pénibilité du travail, ne sont en rien compatibles avec "la vie d’artiste". Il aurait été impensable il y a encore vingt ans, qu’un chef puisse se présenter en cuisine maquillé comme "une voiture volée" (référence à l’un des candidat de la promotion 2015 de Top Chef).


    • Il y’a un des participants qui avait claqué la porte, je me souviens pas dans quelle saison. Je suis allé récemment dîner où il cuisine !
      Un très grand chef !!! Quel talent . Un mec simple, souriant et très accessible ;
      Nous avons échangé et discuté de son aventure top chef...Il m’a clairement expliqué que tout était truqué et qu’ils savent dés le début qui sera le gagnant !!
      Lui n’ayant pas la télé et étant à l’étranger avant d’y participer, ne savait pas à quel point c’était pipé !
      Une vraie " mascarade " m’a t’il dit !!!! Un jury qui goûte les plats froids et ne répétant que ce qui se dit dans l’oreillette...Des mecs talentueux se faisant éliminer...
      C’est pour cela qu’il a quitté cette merde ( je répète ses mots ) et ils ont mis en avant l’image d’un gars très arrogant, ne supportant pas la critique. Il suffit de le rencontrer pour s’apercevoir du contraire !
      Son rêve d’enfant, passer le concours du MOF...il m’a fait rire car ce n’est vraiment plus d’actualité pour lui car tout n’est que copinage etc ...
      Il parle de son métier avec beaucoup de noblesse et de passion. Le mot artisan est souvent revenu dans ses phrases. Un grand chef humble, intègre et surtout talentueux !!!!


  • J’avais vite compris l’arnaque de cette émission , le jour de l’élimination d’Olivier un cuisinier hors pair. Je disais à mon entourage qu’Olivier serait éliminé suite à sa réussite face à Etchebest, bingo j’avais raison !!

    Merci beaucoup à l’équipe d’ER pour cette analyse.


  • Ce sont des agissements qu’il est toujours bon de dénoncer, mais finalement, c’est la même chose dans beaucoup de milieux, même les plus modestes : favoriser ceux de sa classe, de sa ville, de son école, de son sexe, de sa corporation, de son origine sociale, ethnique ou religieuse, etc. Certains le font juste plus que d’autres. :-) Qui a déjà participé à un appel d’offre quelconque, à une compétition sportive — typiquement le patinage artistique — ou à un concours musical le sait très bien. Alain Soral a souligné à maintes reprises l’importance des réseaux. Dans le cas de cette émission, il y a certainement aussi un intérêt d’avoir un gagnant solide pour assurer les RP d’après l’émission.


  • et ils s’étonnent de la démotivation de tous, jeunes et moins jeunes !


  • Mas qu’est venu faire l’excellent Phillipe Etchebest dans cette galère ?
    Lui que l’on sent sincère, vrai et viril n’a pas sa place dans cette émission de faux-culs truquée et manipulée pour l’audimat.

     

    • Euh il a fait de la pub pour Auchan... Moi j’étais naïf de croire que les chefs cuistots avaient une vraie culture de l’excellence pas seulement au niveau de la cuisine, mais aussi de la morale... jusqu’à que je le vois faire de la pub. Pour moi l’émission entre dans le cadre de destruction des valeurs qui ont fait la France, notamment la gastronomie.


  • Voilà pourquoi je ne regrette pas d’avoir balancé ma télé...


  • Merci pour la dernière image : la médaille de MOF...

    Cuisiner au compas, quelle précision !


  • L’article n’est pas fondamentalement faux, mais il est assez critiquable sur son message.

    En effet, beaucoup de candidats avaient des liens plus ou moins étroits avec des chefs qui connaissent d’autres chefs, et ainsi de suite.

    Et puis, les réseaux ... la cooptation ... le pistonnage ... ça existe (malheureusement, ou heureusement, selon les cas) depuis toujours. Donc de là à partir dans le complot maçonnique ....

    A trop voir le mal partout on perd toute la partie pertinente du contenu du message.

     

    • "le complot maconnique" il n y a que toi qui veut le soulever comme un lievre ! Il n y a plus a l envisager, la notion de reseau et de main mise d une nomenclatura sur bon nombre d aspects de la societe est manifeste !
      Pour s en convaincre dans le domaine concerne, ici la gastronomie, il suffit de regarder la medaille du meilleur ouvrier de France ! que peut on voir ? Un cuisto avec un compas dans les mains ! Le rapport entre la cuisine et un compas ?? A titre perso je vois pas ! En revanche je sais tres bien a quel genre de reseau renvoie l illustration de cet objet !
      A trop se voiler la face on passe a cote de ce qui est evident et pourtant clairement expose sous nos yeux ! La partie petinente du message et du reportage est parfaitement preservee puisqu il s agit de denoncer la notion de passe-droit, de copinage propre aux réseaux (dont la maconnerie est l exemple) qui pourrissent en realite copieusement la donne !
      Je te deconseille d aller voir et ecouter les déclarations de Peillon au sujet de la laicite et de la main mise de la maconnerie sur l education et l administration francaise ! L ancien ministre qui n a rien d un complotiste mais tout d un vrai sioniste te fairait probablement revenir d autant qu il emmanche en version brut de decoffrage sur le sujet ! Il dit tout et ne s en cache meme pas ! Ainsi et de son propre aveu, la laicite tellement cher a tout un tas de beauf en France n est ni plus ni moins qu une contre religion mise en place par la FM dans le seul but de faire main basse sur l education qui jusqu au debut du siecle dernier était globalement le fait de l Eglise catholique !


    • Je confirme, pour l’avoir vu de mes yeux, les grands chefs s’entraide à travers le réseau maçonnique. "Tu démarres une affaire ? aucun problème, je peux venir t’aider à faire ta carte des desserts (un grand chef pâtissier)". Ce réseau, soit t’en fait parti et tu l’exploites, soit t’as que ton seul talent pour espérer y arriver. C’est plus long, mais plus honorable aussi.


    • « Les francs-maçons et le vin »
      http://www.larvf.com/,francs-macons...
      « Alors, comme le dit un petit négociant bourguignon : “Si j’ai le choix entre faire travailler un frère et un profane, à compétence égale, je vais choisir le frère” […] Un ancien responsable de l’Association des sommeliers de Paris raconte : “Un jour, un copain m’a demandé d’organiser un week-end dans le Bordelais pour un groupe de ses amis. J’ai préparé une visite dans le Médoc et ils m’ont invité. Au retour, ils m’ont proposé de rentrer à la Grande Loge Nationale de France. Le jour de mon initiation, j’ai été étonné de voir tous ces sommeliers et restaurateurs que je connaissais. Ça a changé nos rapports. Nous sommes devenus plus proches et humbles. J’ai vu Joël Robuchon quand il était apprenti à la loge l’Olivier. Il n’a jamais joué de sa célébrité et ne s’est pas servi de la franc-maçonnerie pour réussir. Tout comme Bernard Loiseau” ».
      « Les chefs se rebellent contre leur chef »
      http://www.liberation.fr/vous/1996/...
      « Tout est parti, au printemps, de cet appel qui présentait une cuisine française menacée “par la mondialisation” […] “Un grand plat n’est pas un assemblage”, protestent-ils en se disant « effarés de voir la propension qu’ont certains de vouloir mélanger tout avec n’importe quoi dans une assiette pour donner l’illusion d’innover à tout prix ». Dans la foulée, plusieurs journaux en appellent à sauver “l’identité française”, mise en péril par le “créativisme débridé” et le “cosmopolitisme” […] Ensuite parce qu’ils s’étonnent de voir le président de leur syndicat s’engager dans un manifeste qui, pour eux, « divise la profession » […] On assure que Joël Robuchon serait au Front national, bruit qui révolte cet homme de convictions qui n’a jamais caché son appartenance à la franc-maçonnerie. »


    • Dominique Loiseau : "les vraies raisons du suicide de mon mari"
      http://www.lepoint.fr/gastronomie/e...
      « […] Claude Lebey ne peut pas se vanter d’être un de nos intimes, mais il était simplement l’apporteur d’affaires de Bernard, un membre du Club des Cent, influent et craint. Chose surprenante, j’ai appris après les obsèques de Bernard que mes collaborateurs avaient empêché Claude Lebey de rentrer dans la basilique de Saulieu lors de la messe des funérailles. […] »
      « Les nouveaux réseaux d’influence »
      http://www.lexpress.fr/informations...
      « […] Au Club des Cent, qui se réunit chez Maxim’s, numerus clausus et gastronomie sont de règle. Machisme aussi : il n’a toujours pas ouvert ses portes aux femmes. Jean-Louis Beffa, Raymond Barre, Philippe Bouvard, Claude Imbert, Jean-François Revel, etc. : on reste entre stars. "Mais on n’y parle que gastronomie", assure un grand patron. Voire : ici comme ailleurs, une bonne connaissance mutuelle ne nuit jamais aux affaires.
      Sur un autre critère, le banquier David de Rothschild, par ailleurs président du Fonds social juif unifié, réunit très discrètement une vingtaine de chefs d’entreprise et de grands dirigeants de la communauté juive trois ou quatre fois par an dans le club qu’il a créé, Entreprises et traditions. On s’y retrouve autour d’un invité issu du monde des arts, de la politique, de la diplomatie ou de la religion pour évoquer des sujets d’intérêt général. […] »


    • @marmiedoise

      Mille merci pour ta diatribe sur le rapport entre FM et éducation laïque - clairement bien expliquée par la ministre Peillon.

      Je m’en doutais, mon propos n’a pas été compris.

      Je ne nie pas l’existence de la FM ni son implication profonde dans toutes les sphères institutionnelles (justice, politique, médiatique, écologie, gastronomie, hôtellerie, etc.).

      Je ne fais aucunement de fixette sur la FM non plus.

      Je disais juste - je répète, mais avec d’autres mots - que :
      a - Dénoncer les réseaux, tout le monde connaît et ça date de la nuit des temps (l’homme privilégie celui avec qui il a des intérêts et/ou se sent proche).
      b - Associer systématiquement réseau à FM c’est assez maladroit (mon père m’a pistonné pour rentrer dans une entreprise côtée en bourse, ça ne fait pas de moi un franc-maçon.)
      c - Qu’il est assez hasardeux de dire que Xavier a gagné grâce à la puissance des réseaux : en effet, tous les candidats possédaient du réseau, Xavier aussi et avait l’avantage d’être jeune et talentueux.

      La réaction normale d’un type qui l’article sera : "Waouh putain ils partent trop loin".

      Réaction personnellement vérifiée.


  • Je crois que ça n’est pas hélas nouveau en France où c’est la puissance des relations et du copinage qui distribue les rôles. Et ça se constate partout et à tous les niveaux. Je dirai d’ailleurs que c’est très franco-français. Pas besoin non plus de tout mettre sur le dos de la franc-maçonnerie, si cette dernière est si puissante en France, c’est qu’il y avait un terreau fertile. Il n’y a pas de fumée sans feu.

    Sinon, quant à l’émission, de toute façon, les candidats seront soumis à la réalité. Ils bénéficieront bien entendu au début de la pub que leur aura procuré la tv, mais comme les autres de la télé-réalité, ils peuvent finir bien vite dans l’oubli. Et ce n’est pas ce Xavier Koenig qui sera épargné.


  • C’est ce qu’Alice Bailey décrit sous le nom d’ « externalisation de la hiérarchie » : ceux qui dirigent dans l’ombre se révèlent lentement…


  • C’est marrant, vous me parlez d’un temps qu’ayant plus de 20 ans je pensais ne plus connaître....j’ai balancé ma téloche mais voilà que cet article me rappelle le temps où j’étais abrutie....alors, faites comme moi, débarrassez-vous en et cherchez vos infos sur let net. Quittez le troupeau !

     

    • Par contre la " 5ème colonne " du pouvoir qu’est la TV , commence à être désertée , au profit du net ...ils doivent se "ronger les sangs" et même avec une avalanche d’émission de faux direct , de séries rabâcheuses , d’ infos tronquées : ça ne trompe plus guère son monde ! ...un espoir ?


  • Tout se barre en couille dans ce pays ! Même les plus élémentaires principes d’éthique ont disparu ! On se croirait dans une de ces républiques bananières où règne la loi du plus vicelard, où des strates les plus basses de la société jusqu’au sommet tout le monde fait preuve d’une absence totale d’éthique, d’honnêteté...où tout le monde s’encule réciproquement pour s’embourber un petit billet de ci et de là...pitoyable...


  • Ca joue certainement un peu. Mais beaucoup d’épreuves sont notées à l’aveugle. Xavier K. n’aurait pas gagné s’il s’était vraiment loupé au mauvais moment. Quant à l’assiette qui élimine Olivier S., il était clair qu’il n’était pas dans le thème.

    Le principe du concours n’est pas de distinguer le meilleur cuisinier dans l’absolu, mais celui qui n’a jamais été le plus mauvais de la semaine.


  • Visiblement les gens aiment le scandale, même quand il n’a pas lieu d’être.....C’est bien dommage de plomber une émission qui pour une fois ne met pas des demeurés en avant. Mais peut-être que c’est justement ça qui vous pose problème, vous ne pouvez pas vous identifiez à eux....


  • Je suis tout à fait d accord avec cette article.je suis bien placé pour parler de ce monde qui est de plus en plus vendu pour des intérêts financiers.
    La passion , le travail, le respect des valeur que mes maîtres m ont appris,ne sont plus d actualité. Malheureusement ils s en servent tous et reproduisent exactement ce que font nos élites. Mensonges , et aujourd’hui ceci est tenu par quelques personnes.regarder juste les récompenses des guides et vous comprendrez exactement ce qu’il se passe.

    C est bien dommage messieurs les grand chef et je connais trop peu de grands chefs avoir encore ces valeurs .

    Super magouille


  • Que ce soit la mode vestimentaire, la pâtisserie, la cuisine, la décoration intérieure... Toutes ces émissions ne vous apprennent absolument rien ! Elle sont seulement bâties sur l’émotion. C’est de la pure ingénierie sociale. Elles sont basées sur le même schéma ; on se trouve dans la position du voyeur qui regarde le candidat stresser, transpirer dans les plats, se couper les doigts, mettre du sang dans les petits fours... On peine avec lui et toujours cette fameuse horloge qui presse le citron (^^) du malheureux retardataire.
    Cela fait inévitablement penser aux journalopes qui stressent leurs invités en passant leur temps à dire, depuis le début de l’émission, qu’il "faut rendre l’antenne"... L’invité n’a pas le temps de se concentrer et lorsqu’il aborde la partie la plus intéressante, celle qui comporte des révélations gênantes, on lui coupe le sifflet parce que ... le temps !
    On ne voit quasiment jamais aucun geste technique sauf les couteaux qui volent sur les planches à découper ou les épluchures des légumes qui font des copeaux ininterrompus...
    Pour les émissions de déco, on remarque des opérations techniques punissables comme des décoffrages de linteaux en béton avant le délai imposé par les DTU. Des peintures appliquées sur des carreaux de faïence graisseux et des parquets flottants sur des dallages en béton coulés la veille.
    Ce n’est donc pas la profession qui est valorisée, mais bien la compétition proche des excès du Tour de France et de ses guirlandes de seringues abandonnées dans le fossé. Ce qui est le plus risible, ce sont les interviews en off qui font penser à ceux pratiqués par les journaleux lorsque des hommes politiques racontent leur guerre, dont à l’époque on ne pouvait dire mot à la populace, et qui, grâce à leurs actions héroïques ont sauvé le pays d’une des plus grande catastrophe que l’humanité n’a jamais connu : la vidange du scooter du Président...
    Pour des émissions qui se veulent instructives, la question que l’on peut se poser en fin de compte : est ce que je sais faire un éclair au chocolat ? non ! est ce que je sais poser du carrelage ? non ! est ce que je sais coudre ? non !
    J’en ai seulement l’illusion !!! Et c’est bien là où le bas blesse, car la télé est illusion, les émissions télévisées sont illusions et le téléspectateur vit dans l’illusion d’une vie bien remplie.
    Un conseil, jetez votre télé...


  • J’ai suivi régulièrement l’émission (je précise qu’en dehors de ça et de quelques matchs de sport je ne regarde jamais la télé) j’étais certain que c’était le petit commis qui allait gagner. Pas forcément au niveau des relations, mais de question de buzz et d’audimat. Il s’agissait de ’faire pleurer dans les chaumières’. C’est flagrant d’une dans l’épisode avec le candidat Olivier, mais aussi à la finale, où c’est l’autre candidat qui a obtenu les meilleures notes de la part des chefs. Il fallait un scénario type ’volte-face’ à la finale, pour générer un buzz. Et apparemment ça a marché.


  • Pour ma part, je ne dirai qu’une chose :

    La cuisine n’a jamais été une activité pour faire de la compétition telle que la présente la télé depuis des années avec ces imbécilités de Top Truc ou Master Machin. Il faut rappeler que le concept, une fois de plus, nous vient des anglo-américains qui ne peuvent s’empêcher de réduire tout, absolument tout, à de la compétition.

    La véritable cuisine, fut-elle gastronomique, n’a rien à voir avec ce milieu où d’ailleurs les mâles dominent à leur façon... on se dit "chef" et on fait de la compét à tout va... peuvent pas s’en empêcher !

    La véritable cuisine est familiale, elle a toujours été l’activité des mères, forcément puisqu’elles sont, qu’on le veuille ou non, les nourricières de l’humanité. Ce n’est pas pour rien que dans toutes les sociétés primitives les femmes s’occupaient presque toujours des cultures, leurs activités se déroulaient dans les champs et à la cueillette.

    L’occident à inventé le délire gastronomique, non pas celui qui relève du raffinement mais essentiellement celui des toques, des étoiles, des compétitions et des médailles. Le temps, en cuisine, est à la lenteur, jamais à la course. Les jeunes "sportifs" de la casserole de ces émissions donnent envie de tout sauf celle d’aller ensuite bouffer chez eux, car on y bouffe plutôt qu’on y mange...

    La lenteur, messieurs, la lenteur est à la cuisine ce que le temps des cathédrales étaient aux vrais maçons initiés d’antan.... on est loin, très loin du cirque médiatique.Pour s’en convaincre, il suffit de se repasser le subtile film "Saveurs de Palais" avec Catherine Frot, film réalisé à partir de l’histoire véritable de la cuisinière de Mitterrand lors de son 1er mandat. Une histoire vraie où l’on découvre la relation haineuse du cuistot mâle de la "grande cuisine" officielle envers celle de la cuisinière qui fait dans l’Art et non dans la gastronomie prétentieuse et creuse.


  • N’oublions pas l’étouffoir terrible de la maçonnerie, qui gangrène littéralement le milieu des "étoilés"....
    Lire aussi l’article sur le net de pinay-rabaroust, ou ces grands chefs, entre réseaux "perso" et voyages glamours autour du monde, délèguent à un second tyrannique et ne font plus rien dans leur cuisine, ou le bizutage semble devenir la règle....seul thierry Marx, ou des chefs comme les Bras père et fils (plus les inconnus !), semblent garder la tête froide par rapport à ce management odieux (cf.l’affaire Alléno).
    D’après f.Simon, (dont l’émission sur paris première, atypique et marrante était bien mieux que l’horrible version tête à claques et boboisante de f.r Gaudry), le début de la fin arriva quand les journalistes firent croire aux cuisiniers qu’ils étaient plus artistes qu’artisans....
    La cerise sur le gâteau est la mode de la cuisine "fusion" et autre joyeusetés moléculaires sans âme...quand on pense qu’on a mille fois plus de plaisir à manger une croûte savoyarde dans un refuge que de s’endetter tristement chez frederic Anton ! revenons aux basiques ; comme le disait fernand Point : "il faut des années de pratique avant qu’une simple sauce béarnaise soit parfaite !....."


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