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Le nihilisme thérapeutique

En gros et sans nuance, être nihiliste, c’est avoir une vision pessimiste du monde et de ses valeurs. Transposé à sa relation à la maladie, c’est considérer qu’il n’y a plus rien à faire, à part baisser les bras. La connotation est péjorative, presque coupable. Car il existe forcement une solution ! Le système médical nous a habitués à un interventionnisme décomplexé, qui permet sans doute aux plus guerriers des médecins de se rassurer en développant la sensation qu’ils « font quelque chose », pour leurs patients. Il serait plus proche de la réalité de dire qu’ils « administrent au moins quelques molécules », tant il est vrai que le paradigme médical moderne assimile fortement la médecine à ses médicaments. Supprimez les analyses et les ordonnances, et la compétence médicale institutionnelle s’effondre dans la minute.

 

Un courant historique...

Contrairement aux apparences, le nihilisme thérapeutique est une approche médicale historique scientifique. Au XIXe siècle, la médecine est dite « héroïque ». Son artillerie lourde – poisons divers et saignées mortifères – était redoutée pour les dégâts qu’elle était capable d’engendrer. Si la maladie ne réussissait pas à emporter le malade, les médicaments « héroïques », eux, y parvenaient souvent. Les épidémies étaient de véritables pandémies qui duraient parfois des décennies, décimant les populations d’une grande partie du globe à une époque où les antibiotiques n’avaient pas encore été inventés. Avec le recul, cette solution – qui était une demi-solution de court terme – allait engendrer une série de nouveaux problèmes, avec notamment le phénomène des résistances. Car la guerre contre les germes n’a pas été gagnée. Les germes n’ont pas été éradiqués, ils se sont renforcés. Ceci est une autre histoire.

Mais pour en revenir à une période antérieure de l’histoire de la médecine, la très reconnue école de Vienne voit éclore en son sein un mouvement qui préconise l’absence d’intervention médicale pour laisser à l’organisme une chance de pourvoir lui-même au rétablissement de son équilibre. Józef Dietl (1804-1878), Carl von Rokitansky (1804-1878) et Josef Škoda (1805-1882), cliniciens de renom de la même génération, constatent l’inefficacité et la dangerosité des traitements en cours. Ils décident de mettre leurs traitements entre parenthèses pour laisser le corps se débrouiller tout seul, sans avoir un supplément de poisons à gérer. Ils reviennent à l’hygiène vitale, à l’importance de la prophylaxie et au repos. Une fenêtre thérapeutique radicale en somme. On appellera ce mouvement la seconde école de médecine de Vienne. Leur approche prend, et se diffuse bientôt à travers l’Europe [1]. Les États-Unis d’Amérique fraîchement formés se heurtent au même problème : face à cette médecine aux effets redoutables, la population préfère une voie plus douce, et plébiscite la médecine par les plantes, l’homéopathie montante ou la chiropractie. Elle en sera savamment détournée, mais ceci est également une autre histoire.

 

… qui revient par la petite porte

Les médicaments ne sont plus les poisons foudroyants du XIXe siècle, mais leur généralisation, leur multiplication et leurs interactions en font, avec le temps, une très bonne imitation. C’est peut-être la raison de l’émergence aujourd’hui d’une même tendance, de la part de certains médecins affolés par une escalade interventionniste aux résultats mitigés, comme de la part des patients pragmatiques. La médecine s’acharne, avec constance et application, dans une voie guerrière et matérialiste, tout en papillonnant autour de théories et de traitements en constant renouvellement. Il en découle une forme de scepticisme vis-à-vis de propositions médicales changeantes, auxquelles on ne croit plus et dont on ne veut plus faire les frais. L’avis et les préférences du malade lui-même comptent assez peu, comme s’il n’était pas partie prenante de sa maladie.

Mais comment un médecin isolé – un rouage du système – pourrait-il prétendre agir à contre-courant ? Face aux pressions juridiques et aux obligations diverses face à la loi, il ne le peut pas ouvertement. La peur de la responsabilité civile est une excellente motivation à prescrire « comme il faut » et « dans les temps », et se soustraire ainsi à de possibles représailles et poursuites diverses pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement. Il ne peut que biaiser pour échapper à l’entonnoir protocolaire des prises en charge et des interventions chirurgicales d’intensité croissante, ou s’exclure du système et partir. Peut-être a-t-il d’ailleurs déjà été contraint de le faire.

Une partie des usagers comprend fort bien ce qui se joue, et apprécie un médecin à l’écoute, moins prompt que les autres à dégainer son ordonnance. Cela modifie les critères d’excellence d’une bonne médecine auprès du grand public. Parlant d’un médecin, combien de fois n’avons-nous entendu affirmer cela ? « Celui-là il est bien. Il t’écoute, te garde plus de quinze minutes, et il ne donne pas beaucoup de médicament ! »

Ne plus se précipiter chez le médecin est une autre réponse aux problèmes concrets des malades : le peu de résultat durable dans les maladies chroniques, ainsi qu’une iatrogénie grandissante. On pourrait y voir un mouvement de réaction face à une médecine palliative qui combat à la place du corps, mais qui ne guérit pas. La guérison, qui disparaît progressivement du vocabulaire médical est devenu un mot douteux. Utilisez-le, et vous serez bientôt soupçonnés de charlatanisme ! Ainsi, dans bien des cas, face au déni de réalité de beaucoup de professionnels, et à défaut de savoir à qui s’adresser, on traite sa maladie par le mépris ou l’automédication. Jusqu’au moment où c’est trop tard. Dommage, car nos services d’urgence sont déjà surchargés.

 

Ne rien faire puis jeter l’éponge

La médecine échoue à jouer son rôle préventif. Elle est coincée dans une bande étroite de savoir-faire, entre l’inutile prise en charge médicale d’un patient en bonne santé, la sous-traitance des facteurs de santé extra-médicaux (nutrition, coach sportif, gestion du stress), et l’ignorance de la réalité énergétique du vivant. Ainsi, le réel domaine de compétence de la médecine est réduit aux maladies déjà bien développées ou lésionnelles, pour lesquelles, il n’y a déjà effectivement plus grand-chose à faire.

Mais voilà : quand la thérapeutique provoque plus de dommages, cause plus de souffrance que la maladie elle-même, le malade jette l’éponge. Beaucoup de malades, notamment en cancérologie, conscients du champ de bataille que va devenir leur corps préfèrent – ou prétendent ! – refuser le traitement. Certains seulement y parviennent, tant l’hôpital est une machine broyante et la peur de l’entourage une contrainte affective. Le syndrome de glissement observé chez les personnes âgés témoigne d’une attitude assez similaire. Lassitude, démotivation, et perte du goût de vivre accélèrent si bien le pronostic vital qu’on en vient parfois à parler de « suicide inconscient ».

Ces attitudes sont l’expression d’un refus de cette forme extrême de médecine, dont les traitements médicamenteux musclés ne parviennent à bout ni de la souffrance, ni de la maladie. Bien au contraire pourrait-on dire puisqu’ils les déplacent ou les accentuent. Dans cette perspective sans issue, on comprend qu’on puisse se poser la question légitime d’un nihilisme thérapeutique, ou la recherche de voies alternatives.

 

Le marché du goût du public

Puisque les plantes anti-inflammatoires ou le collagène n’ont pas d’AMM [2] – Faut-il incriminer l’absence de brevet à exploiter ? –, l’écrasante majorité des consultations en rhumato se terminent par une prescription de molécules induisant une iatrogénie. Ce qui fait qu’une part grandissante des plaignants se tournent vers la naturopathie pour se les procurer. Ainsi se reproduit à taille réduite l’engrenage Big Pharma, où la molécule – certes moins nocive, mais plus chère pour le malade car non remboursée – devra être prise au long cours sous peine de voir son symptôme réapparaître. Cette niche n’a pas échappé aux investisseurs qui rachètent les laboratoires de compléments alimentaires et de produits naturels, et récupèrent des parts de marché depuis deux décennies [3]. C’était prévisible puisque cet interventionnisme systématique, qu’il soit chirurgical ou médicamenteux, est poussé par les forces du marché. Dès lors que le public s’en détourne, il va logiquement chercher ailleurs où combler ce manque à gagner. À la différence que c’est le consommateur qui paye et qu’il est forcément berné sur ce qu’il croit être une prise d’indépendance. Tant mieux si les utilisateurs de médecines complémentaires sont en meilleure santé et coûtent moins chers à la collectivité [4]. Vu de plus haut, et dans la mesure où le malade paye avant impôt, il s’agit d’un simple déplacement de lignes budgétaires pour une masse d’argent toujours en constante évolution. On pourrait y voir également un très bon accélérateur de la libéralisation complète du marché de la santé.

Mais il faut voir le positif en toute chose ! La nécessité de retour au concept hippocratique d’innocuité pousse, et encourage, la médecine à élargir un peu son horizon. Par la prévention nous dit-on – quel mot passe-partout ! –, par les groupes de parole, la présence ou l’écoute. Les centres de médecine intégrative sont présentés comme une innovation, et il faut en être. Avec ce petit goût de holistic-washing qui gâche un peu la fête.

« Les centres français (Léon Bérard, Bergonié, Claudius Regaud, Curie, Gustave Roussy, l’AP-HP) ont tous lancé des programmes de thérapie intégrative, que ce soit des ateliers d’art-thérapie, de jardinage, de sport, des consultations d’ostéopathie, d’acupuncture, de nutrition… ».( Leem, les entreprises du médicament [5])

Bien que soit mise en avant une volonté d’ouverture, et la prise en considération de la globalité de l’être humain, la nature du progrès visé est bien pauvre. La médecine intégrative est une tentative de réponse par la marge, sans prendre cependant le problème à bras le corps. Car nous sommes plus sur un concept d’addition de compétences que sur une véritable synthèse pour comprendre ce qui engendre la maladie et ce qui ramène la santé. Les thérapies alternatives sont d’ailleurs contrôlées et chapeautées hiérarchiquement – souvent par des responsables qui n’y connaissent pas grand-choses – sans pouvoir prétendre agir sur un pied d’égalité. On en fait des auxiliaires de la médecine officielle. Il s’agit donc d’un « plus » mais pas d’un « autrement ». Or l’émergence d’un nouveau paradigme médical demande plus qu’une addition. Proposer une prise en charge psychothérapeutique, ou rajouter une consultation de sophrologie dans le parcours de soin ne réglera pas le problème, même si pour le quotidien et le le confort des malades, c’est bien mieux comme cela.

 

Les œillères médicales

Ce que révèle cet état de fait, c’est l’impossibilité de fonder une démarche thérapeutique visant le rétablissement de la santé sur des valeurs positives précises. Les œillères du paradigme médical contemporain obscurcissent la perspective d’agir en dehors de son champ limité, de cette bande étroite dont nous venons de parler. Les limites du paradigme médical actuel rendent aveugles et empêchent de concevoir que l’on soit capable de soigner par des lois médicales, et sans iatrogénie.

Prévenir, c’est s’occuper des conditions de la santé. C’est entretenir le terrain. Ce n’est pas traiter à coup de molécules une maladie putative qui ne se serait peut-être jamais déclarée. C’est savoir identifier un dysfonctionnement avant son apparition objective sous les microscopes. C’est traiter un déséquilibre, vibratoire, c’est-à-dire invisible mais bien réel, qui n’a pas encore dégénéré. Ceci demande la remise en question d’une médecine matérialiste au profit d’une médecine énergétique, capable de mettre en évidence les dérèglements du corps avant qu’ils ne se manifestent physiologiquement, et surtout capable de les réguler. C’est ce que font la médecine traditionnelle chinoise, la kinésiologie ou l’homéopathie pour ne donner que quelques exemples.

Guérir, c’est retrouver un état de santé antérieur. Ce n’est pas faire disparaître des symptômes en en créant de nouveaux. Ce n’est pas faire péricliter l’état général ni le « moral », c’est à dire son équilibre émotionnel et mental, dont on ne fait pas grand cas si c’est le prix à payer pour des analyses physiopathologiques normalisées. Un traitement médical devrait pourtant servir à rétablir la santé perdue, au sens large du terme, en tant qu’équilibre global, à la fois physique, émotionnel et mental. Il ne devrait pas être cantonné à couvrir les symptômes de plus en plus voyants d’une maladie en progression constante. Dans cette perspective, guérir, c’est résolument s’affranchir de médications à vie. Sans cette promesse, qui devrait être la promesse d’une médecine digne de ce nom, il faut comprendre les malades qui préfèrent jouer la carte du nihilisme thérapeutique. Cela laisse un vide énorme à combler.

 

Conclusion

La voie radicale prônée par Ivan Illich, sur la base de constats objectifs [6], semble bien avec le temps avoir élargi son public. L’espoir illusoire que « bientôt » nous aurons la solution à toutes les maladies semble avoir fait son temps. Ce vœu pieux entre en contradiction avec la succession effrénée de théories physiopathologiques et des revirements et contradictions dans les traitements en vogue. Elle acte une rupture avec la confiance absolu dans les « progrès médicaux ». Elle signe pour la médecine la fin de la possibilité de temporiser en faisant miroiter cet espoir, tout autant que l’urgence de trouver une voie thérapeutique efficace à long terme et sans danger, s’appuyant enfin, comme toute science, sur de véritables lois, sans se contenter de la seule statistique.

L’aspect péjoratif du nihilisme thérapeutique n’existe que dans le regard de l’ignorant, pour qui l’arrêt du traitement à vie est inconcevable. Car il s’agit en réalité un aveu d’impuissance. Un nihilisme thérapeutique bien compris ne serait pas « ne rien faire », mais laisser faire ce qui peut être fait – en connaissance de cause – en dehors d’une intervention parfois risquée et souvent inutile. Cela peut faire peur comme un saut dans le vide. Le saut dans l’inconnu d’un nouveau paradigme à investir. Mais il peut être réconfortant de comprendre que pour compléter cette purge de médicaments symptomatiques toxiques, il reste bien des voies à explorer pour le mieux-être des malades.

– Béa Bach pour la Section Santé d’E&R –

 

Notes

[1] https://journals.openedition.org/ae...

[2] « Pour être commercialisée, une spécialité pharmaceutique doit obtenir préalablement une autorisation de mise sur le marché (AMM). L’AMM est demandée par un laboratoire pharmaceutique, pour sa spécialité, sur la base d’un dossier comportant des données de qualité pharmaceutique, d’efficacité et de sécurité, dans l’indication revendiquée ». https://sante.gouv.fr/soins-et-mala...

[3] Ici un petit laboratoire familial, fier de sa connaissance des plantes depuis trois générations. https://www.ouest-france.fr/pays-de...

[4] C’était le projet de l’association Amavie à sa création que de le démontrer, base de données Ameli à l’appui.

[5] https://www.leem.org/la-medecine-in...

[6] Voir son ouvrage Némésis médicale

Bien aborder la santé avec Béa Bach, sur E&R

Béa Bach sur E&R et ERFM

 
 






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14 Commentaires

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  • #3234371
    Le 23 août 2023 à 14:19 par Louise
    Le nihilisme thérapeutique

    Comme si les gens ne savaient pas ce qui les rendaient
    malades. Leurs comportements compulsifs.

    Qu’est ce que le médecin est censé faire quand quelqu’un
    va vous déballer toute sa litanie d’excuses et d’ignorance
    pour conserver son comportement compulsif ?

    Le "malade" actuel s’accommode très bien de la médecine actuelle !
    Vous avez du diabète, c’est génétique...des suicidés dans la famille ?
    de la démence ? c’est héréditaire ... bon ...

     

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  • #3234374
    Le 23 août 2023 à 14:25 par Friedrich Engels
    Le nihilisme thérapeutique

    De toute façon le capital a bloqué toute recherche médicale sérieuse.

     

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  • #3234376
    Le 23 août 2023 à 14:27 par Bambolailo
    Le nihilisme thérapeutique

    Il faut être d’un courage incroyable et faire preuve d’une force de conviction féroce pour dire "non" a son médecin. C’est également dire "non" a ses proches et savoir faire face à leur incompréhension. Comment savoir si la voie nihiliste ou alternative et la plus recommandée ? Comment expliquer a un proche qui prend ses médocs pour le coeur depuis des années qu’il ferait mieux d’arrêter ? C’est impossible !
    Il va nous falloir encore de nombreuses crises type COVID et d’avantages de Béa Bach pour que s’opère un changement de la médecine.

     

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    • #3237517
      Le Août 2023 à 04:06 par Gorce
      Le nihilisme thérapeutique

      Il suffit juste de dire ’’non’’. Si je l’avais écouté, je prendrais aujourd’hui un médicament pour un diabète, la tension, le cholestérol, du viagra, et trois pikouses...mon médecin est un âne, c’est une femme avec un gros cul et des lunettes. Et j’ai échappé aux inhibiteurs de la pompe à protons,et à une ponction lombaire. Les problèmes d’âge ? J’ai 62 ans...Soignez votre thiroide avec des nutriments, mangez de la potée faites un jeûne alterné,du sport, cultivez une passion, virez votre télé ainsi que les profs et autres tyranneaux de votre entourage...C’est la pleine santé qui revient.

       
  • #3234378
    Le 23 août 2023 à 14:30 par oui oui
    Le nihilisme thérapeutique

    Bien expliqué,
    En gros c’est dur de faire la guerre à ceux qui t’ont donné tout un confort à vie tant qu’on reste dans leur dogme, un médecin n’a pas pour vocation à se battre pour la bonne santé pour tous, ce ne sont pas tous des druides les médecins, ce sont surtout des comptables.
    J’ai le souvenir de ce bon médecin de famille disant à ma mère que si ça ne tenait qu’à lui il conseillerait au tout le temps malade que j’étais en tant que super réactif aux vaccins et énergies de merde, de ne rien prendre du tout, en supportant la fièvre quelques jours, car lui faisait comme ça.

    Mon premier maître, le premier à me faire cogiter par moi même sur les symptômes et les cachetons a éteindre les symptômes.

    Et puis je suis devenu complotiste et ma vie a changé, j’ai pu enfin commencer à guérir, pour le plus grand malheur des gens qui me préféraient malades.

     

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  • #3234443
    Le 23 août 2023 à 16:32 par JL29
    Le nihilisme thérapeutique

    Très beau texte de Béa Bach, et très convainquant qui plus est.
    Nous sommes à la croisée des chemins historiquement parlant, il ne faut pas prendre ça "à la légère" et croire que l’on pourra s’en sortir en se faufilant entre les gouttes du Système qui nous tient à la gorge, individuellement parlant nous n’avons aucune chance de nous en sortir.

     

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  • #3235526
    Le 25 août 2023 à 10:14 par shoshanna
    Le nihilisme thérapeutique

    Merci pour cet article.

    Comme l’écrivait Illich, la santé est la première autonomie qu’on nous a enlevé.

    Autrefois, on se soignait en famille, grâce à l’expérience et aux transmissions des générations passées. Progressivement, l’idée que l’être humain est imbécile face à ses symptômes a été intégrée, et les "remèdes de grand-mère" à base de plantes discrédités.
    Aujourd’hui, dans une société individualiste aux valeurs familiales éclatées, nombreux sont ceux qui n’ont plus personne pour prendre soin d’eux, à qui se confier. Alors que l’écoute active est bien la première étape du soin à proprement parler, l’anamnèse est toujours la base d’un diagnostic.
    Le patient en rétention émotionnelle devient de plus en plus malade, on lui prescrit des cachets qui agissent vite, alors il consomme : il a l’impression d’être actif dans son processus de guérison, et en plus il se croit soulagé... jusqu’à ce que d’autres symptômes apparaissent. Il n’a pas le temps, et au fond, il n’a pas envie de creuser pour savoir ce qui le rend malade, car ça le ferait souffrir encore plus, et il supporte de moins en moins la souffrance. Il ne veut pas guérir (car il a peut-être aussi des bénéfices secondaires à être malade) mais il veut être soulagé, et tout de suite. C’est son droit, son dû.

    En formation en soins infirmiers, j’étais convaincue que j’allais soigner et soulager les gens. Nous étions conditionnés comme les médecins : signe -> maladie -> médicament. Jamais on ne nous a parlé de Béchamp, ou de Benveniste.
    J’ai entretenu l’illusion "d’être utile au gens" tant bien que mal au début de ma pratique, mais au bout de quelques années, force a été de constater que j’étais, en fait, carrément délétère. (Je dis "je", mais j’englobe tout le système hospitalier, et le système de formation des médecins et soignants). Finalement, c’est grâce au covid que j’ai pu "sortir de la secte".

    Alors oui, je souhaite de tout mon coeur un retour en force du "nihilisme thérapeutique", j’essaie d’oeuvrer autour de moi en ce sens, sachant qu’effectivement, ce n’est pas "attendre tranquillement que ça passe" mais au contraire "mettre les mains dans le cambouis" pour virer le mal à la racine.

     

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  • #3235552
    Le 25 août 2023 à 10:58 par marc
    Le nihilisme thérapeutique

    C’est un tres bon article. Mais j’irais au dela du nihilisme. Les maladies, de nos jours, ne sont pas spontanees, ni meme la consequence de toxines environnementales mais sont creees de toutes pieces. Il suffit de regarder comment la proteine spike fut inventee par gains de fonction successifs. Avec en arriere pensee un vaccin antigrippal universel et des profits geants a l’echelle planetaire. La phase 2 consiste a y integrer qq cochonneries comme XMRV ou SV40 et ce sont des generations entieres de cancereux qui sont inventes (chaque cancereux genere 500k-1M par traitement). Rajoutez y du CRISpeR et c’est la porte ouverte a un veritable panorama de modifications genetiques. Quand vous savez que derriere ces industries se cachent les puissances militaires (1p36 deletion et son syndrome de zombification , teste au Rwanda pour le soustraire a la France) et derriere elles des puissances imperiales et religieuses et vous avez l’utilisation de la medecine comme source d’inventions technologiques (financees par l’etat et privatisees en cas de reussite), de profits gigantesques, de modifications de l’humanite (dans son genome meme) de depopulation (vaccins) et de controle (les vaccins ARN contiennent des technologies de traceage). La medecine n’appartient plus aux medecins. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’on s’en debarrasse. Prenez soin de vous.

     

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    • #3235670
      Le Août 2023 à 13:43 par shoshanna
      Le nihilisme thérapeutique

      @ marc

      "Les maladies, de nos jours, ne sont pas spontanees, ni meme la consequence de toxines environnementales mais sont creees de toutes pieces."

      La plupart des "toxines environnementales" sont le fait des mêmes puissances que vous citez, et sont à l’origine d’intoxications diverses présentées comme "maladies chroniques" : l’autisme, la sclérose en plaques, la fibromyalgie... Mais je suis d’accord avec vous sur le fond.
      La première "création en laboratoire" à ma connaissance, c’est la pathologie de Lyme (le début des emmerdes pour le professeur Perronne) mais maintenant avec la modification génétique à grande échelle, on passe un cap (où on trépasse)

       
  • #3237920
    Le 29 août 2023 à 23:58 par Larsen
    Le nihilisme thérapeutique

    Il ne vous aura pas échappé que la maladie est avant tout celle d’un système a bout de souffle qui a pris nos vies en otages et dont nous ne représentons qu’ un dommage collatéral . Et si nous recontextualisions l’homme a la place qu’il n’aurait jamais due quitter , celle de la vie . Sortir du dogme pasteurien thanatique pour retrouver Éros , le seul paradigme conforme aux lois naturelles qui dit que le microbe n’est rien et que le terrain est tout . La médecine apparait quand le vivre la communauté organique disparait .

     

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  • #3240559
    Le 4 septembre 2023 à 14:59 par toto la ciboulette
    Le nihilisme thérapeutique

    "l’homéopathie montante ou la chiropractie. Elle en sera savamment détournée, mais ceci est également une autre histoire." et oui grâce à la fantastique famille Rockefeller larbins de la famille à l’écusson rouge, dont la nuisance dure depuis plus d’un siècle ( voir meurtre par injection d’Eustace Mullins)

     

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  • #3248555
    Le 19 septembre 2023 à 19:41 par Oméga
    Le nihilisme thérapeutique

    Ce que moi-même j’apprécie le plus de mon médecin de famille (une femme), c’est le temps d’écoute et l’attention qu’elle me donne. Nous avons déjà eu de longues conversations et même largement débordé du cadre de la consultation pour rentrer dans les affaires familiale, les vacances, les projets présents et futurs... Cela peut paraître une énorme perte de temps qui se répercutera sur le temps à consacrer aux prochains patients. Toutefois j’émet l’hypothèse que ce n’est pas vain. C’est-à-dire que c’est précisément ce que veux entendre mon médecin, elle veux me comprendre, cerner mon type de personnalité afin d’adapter mes traitements. Et chose EXTRÊMEMENT RARE, mon médecin prends en compte mes préférences de traitement. Je n’avais jamais connu ça auparavant, avec les autres médecins, j’ai toujours ressenti du mépris et une certaine arrogance lorsque j’avais le malheur d’émettre une piste de diagnostique en lien avec mon ressenti (mon Dieu ! c’est comme si j’avais offensé le grand manitou dans son sacro-saint cabinet.). Je suis inquiet pour l’avenir puisque mon médecin que j’avais depuis 27 ans prends sa retraite en 2024 et ça prendrais un véritable miracle pour en dénicher un équivalent.

     

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