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Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

Marion Sigaut a vu le film Un Peuple et son roi de Pierre Schoeller.

 

 

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31 Commentaires

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  • #2053243

    Quand j entends madame sigaut, je peux pas m empêcher de la comparer avec les autres bécasses audiovisuelles. Prenez en de la graine ! Un pur exemple de dignité et d élégance féminine. C’est un message à toutes les femmes, vous voyez qu on peut s élever sans montrer son corps pour un oui ou pour un non. Une grande dame, bravo à vous

     

  • #2053249
    le 01/10/2018 par Catholique & Français
    Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

    Encore un film grotesque, style Pravda soviétique !!! Affirmer que la Révolution Française a été faite par "le peuple de France" est aussi bouffon que d’affirmer aujourd’hui devant un cortège de manifestants de la France Insoumise de Mélanchon dans la rue : "Le Peuple de France est dans la rue !" Et il y a encore des abrutis pour avaler tout ça, plus de deux siècles après ??? A titre d’exemple, le 10 août 1792, les Tuileries ont été assiégées par une troupe de 6.000 à 10.000 personnes au maximum (dont une grande partie venue des bagnes de Marseille et de Brest), soit environ 1% de la population d’une ville qui comptait à l’époque environ 600.000 habitants ! Jusqu’à quand cette énorme propagande de mensonges durera-t-elle ?


  • #2053336

    Toujours ce cinéma immonde et corrompu par la peste maçonnique !
    Quand verrons-nous dénoncer le génocide de Vendée ? Il tarde.


  • #2053372

    Le cinématographe "à la Bernays" se meurt, M’dame Sigaut.
    Et leurs producteurs commencent à transpirer du bas du dos.
    Ils enfilent des perles plus grosses que le réceptacle.
    A mon humble niveau, je tente de faire comprendre l’utilité de vos travaux révisionnistes.
    En les ayant honnêtement juste survolé.
    Mais je pense en avoir saisi l’énergie véritable.

    Bien à vous


  • #2053382

    Encore une intervention lucide (et très nécessaire) de Marion Sigaut, qui remet les choses à leur place, comme il se doit.

    En plus, le hasard fait bien les choses, je rentre ce soir, juste à l’instant, de voir le film.

    Bien sûr, le film satisfait le statu quo français ininterrompu depuis 150 ans : le statu quo républicain, pourri jusqu’à la moelle.

    MAIS... ce film a des qualités. Car les qualités dont fait preuve un adversaire sont tout de même des qualités. Ce film est très intelligent en ce sens qu’il est très commercial, commercial jusqu’au bout : même les royalistes, s’ils ne sont pas assez avertis, peuvent trouver leur compte dans ce film. Je me base surtout sur le fait que le roi ne donne quasiment pas d’ordres dans le film. Or, lors de la scène du procès, les Danton, les Marat, les Robespierre, etc., accusent le roi de tous les crimes possibles et imaginables, la famine, les morts de septembre, la fuite... mais dans tout le métrage précédent on ne voit même pas le roi prendre une quelconque décision ou donner un ordre quelconque à qui que ce soit. Le royaliste naïf quittera alors la salle en ce disant "c’est tout simplement un meurtre, un régicide… ce film est juste, quelque part". Ce qui n’est peut-être pas faut "à l’écran", mais la masse populaire de l’époque est, dans ce film, tellement représentée comme cela est souhaité par les masses populaires actuelles, avec poncifs et falsifications, que c’est clairement madame Sigaut qui a raison.

    Puis de toute façon le film s’intitule "Un peuple et son roi". Le titre commence surtout par le terme "un peuple"... peuple qui, d’ailleurs, a bien morflé en Vendée "grâce" aux révolutionnaires, pas "à cause" du roi. Le film, naturellement, en fait abstraction.

    Pour moi ça reste un film mystérieux et je compte le revoir : le cosmos, le soleil, le verre soufflé… tout cela doit bien avoir une symbolique…

     

    • #2053628
      le 02/10/2018 par Catholique & Français
      Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

      Beaucoup de personnes mal informées de nos jours croient que le "peuple" n’a "bien morflé", comme vous dites, qu’en Vendée et, accessoirement un peu en Bretagne (les chouans). De fait, la Vendée militaire fut l’abcès le plus important de la République naissante. Mais il est très important de dire et de rappeler que la France entière a souffert le martyre ! Même si d’autres régions ou villes ne purent pas ou n’eurent pas le temps de s’organiser pour résister efficacement à la barbarie démocratique, leur résistance fut très vive et les massacres ou persécutions effroyables : Lyon (Couthon, Fouché et Collot), terribles massacres à Marseille, insurrection armée dans le midi, Camp de Jallais, grosses persécutions chez les basques, "Petite Vendée" dans le Pas-de-Calais, nombreuses villes se soulevant au cri unanime de "Vive Louis XVII" (Montbrison etc...). Il ne faut surtout pas résumer le refus français de la barbarie à la Vendée militaire !


    • #2053887

      À "Catholique & Français" : merci pour ces quelques précisions, qui apportent de l’eau à notre moulin. Cela dit, je crois qu’en pertes humaines c’est tout de même la Vendée qui remporte la [triste] palme.

      Le film est d’ailleurs d’une dichotomie réductrice ahurissante : "le peuple" demande à ce que le roi quitte Versailles pour Paris, pour être près de lui… bon, d’accord, admettons… mais dans le film, "le peuple" ce n’est rien d’autre que les Parisiens et uniquement les Parisiens. Dès qu’il est question de la province elle n’est mentionnée dans le film que lorsque les départements (récemment créés) s’expriment à travers leurs députés respectifs au sujet de la peine à appliquer au roi. Conclusion : le film assimile "le peuple" à la simple population parisienne et passe sous silence toutes les révoltes contre-révolutionnaires de source populaire. Honteux.

      Dans le film, parmi "le peuple" (c’est-à-dire les Parisiens), il n’y en a que quelques uns qui prennent la défense du roi… mais cela est tout de même dans le film, reconnaissons-le. Le film lance ainsi quelques clins d’œil aux actuels royalistes en faisant que certains personnages disent à d’autres, les régicides, que c’est parce qu’ils ont tué le roi qu’ils s’en repentiront même encore dans mille ans. C’est clairement un clin d’œil aux actuelles divergences d’opinion sur la question de la monarchie. Je le répète, c’est un film sponsorisé par le système pour apporter aux couches populaires actuelles une propagande qu’elles connaissent déjà par cœur mais qui les conforte dans leurs préjugés déjà acquis et dans leur ignorance désormais bien installée… mais j’insiste, c’est un film qui a quelques subtilités qui méritent qu’on s’y attardent. Par exemple, la sphère en verre soufflé, dite "parfaite" par le maître verrier devenu aveugle (tel un Tirésias de la révolution !), est peut-être une image de la république qui vient de naître… ou peut-être pas...

      De la propagande pro-révolutionnaire et pro-républicaine à mon sens, mais de la propagande bien faite. Reconnaissons-le, "Le Cuirassé Potemkine" chez les soviétiques ou "Koldberg" chez les nazis, ne sont pas des films qui déméritent pour autant.


    • #2053947
      le 02/10/2018 par Catholique & Français
      Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

      Il ne faut pas non plus trop stigmatiser la vraie population parisienne de l’époque qui contrairement à la légende que l’on nous sert depuis ad nauseam, était bien loin d’être majoritairement favorable à la Révolution, surtout après le printemps 1792. N’oublions pas ce fait très symptômatique que Louis XVI est allé à l’échafaud, depuis le Temple jusqu’à l’actuelle place de la Concorde, en traversant une ville quasiment déserte, portes et volets fermés et dans un silence de mort. Les témoins du temps disent bien l’effroi qui frappait la population parisienne, parfois jusqu’au énergumènes assoiffés de brutalité et de sang. Et ce fut encore dans le silence que le roi fut décapité, sur un échafaud entouré non du peuple, mais de plusieurs rangs de soldats en armes !


    • #2054256

      à "Catholique & Français" : dans mes propos j’ai bien dit "dans le film", donc, s’il te plaît, relis mes propos et tu verras que nous sommes d’accord.

      Amitiés !


  • La RF (révolution française) a fait passer le RF (royaume de France) du statut de puissance MONDIALE à celui de RF (république française), c’est à dire à peu près RIEN. Le pays s’est recroquevillé, comme l’Espagne ou le Portugal.
    Aucun historien sérieux et ceci depuis plusieurs siècles ne trouve dans cette sombre période meurtrière (1789-1815) un quelconque intérêt sauf pour les ennemis éternels (Angleterre, Allemagne*, Italie*, péninsule ibérique, Russie).
    Sinon c’est une fiction maçonnique subventionnée donc qu’en attendre ?!

    * cités par commodité, ces deux pays n’existeront unifiés sous ce nom qu’en 1871

     

    • #2053442

      Ça ne peut pas être aussi simple que ça.

      Au XVIe siècle : révolution hollandaise, indépendance de l’empire espagnol et création de la république des provinces unies.

      Au XVIIe siècle : révolution anglaise, décapitation de Charles Ier d’Angleterre, république anglaise puis finalement monarchie parlementaire anglaise.

      Au XVIIIe siècle : révolutions américaine et française, avec les résultats que nous connaissons.

      Tous ces processus révolutionnaires prennent leur source dans la classe émergente de la bourgeoisie qui, nous sommes d’accord, a martyrisé les peuples et les martyrise encore. Mais, d’un autre côté, ces processus ont aussi produit la société de confort que nous avons fini par connaître après la Seconde Guerre mondiale. Étant né moi-même à la fin des 30 glorieuses (en 1975) je sais ce que c’est que de vivre une époque (les années 1970-1980) où il suffit de se laisser vivre, comme si l’existence n’était pas le fruit d’une conquête quotidienne. Les nouvelles générations d’Occidentaux héritent d’ailleurs de leurs parents "babyboomers" cette idée que tout leur est dû, que le bonheur ça coule de source, et que le pain et les Playstations ça pousse à même les arbres...

      Cet engourdissement infantilisant des classes populaires n’est pas bon mais là où je veux en venir c’est que depuis belle lurette pas un seul Occidental sait ce qu’est la vie en usine comme dans les années 1850. Et, aussi, qu’on le veuille ou pas, la féodalité aurait peut-être pu finir par produire une société du confort comme celle des XXe/XXIe siècles, mais la marche de l’histoire a donné ce rôle aux révolutions bourgeoises et au capitalisme. C’est factuel, c’est tout.

      Dans le cas français, la révolution et le régime totalitaire qui s’en est suivi ont soumis le pays à une telle rationalisation qu’il était inévitable que de nombreux bienfaits se produisent, et de façon durable. Les avancées technologiques je peux en faire abstraction, on peut être pour ou contre lorsque l’industrialisation est excessive, mais nos connaissances de la nature et de l’univers se sont multipliées jusqu’à l’émerveillement, et en grande partie grâce à la poussée de la révolution française : Cuvier, Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire, Daubenton, Alcide d’Orbigny, Becquerel, Claude Bernard, Charcot, Pasteur… et un long etc.

      Je crois que c’est Napoléon qui disait qu’il prenait l’histoire de la France dans sa totalité, sans en exclure une seule étape. Faisons de même, œuvrons pour l’avenir. Non ?


  • #2053427

    Dans la production de ce film, il y a studio canal cinéma et france 3, donc il ne faut pas s’étonner que ce soit un film de propagande sournoise anti- monarchie Catholique comme tous les autres traitant de cette époque.
    La propagande sévit par tous les canaux, mais le citoyen lambda qui posséde encore un cerveau en état de marche doit s’étonner de retrouver le peuple d’après la révolution, dans les mines et les filatures du grand patronat, ainsi que ses enfants dés huit ans, 14 h à 16 h par jours, 6 jours sur 7, pour des salaires permettant à peine d’acheter de quoi manger.


  • #2053429

    .....Encore un film qu’on ira pas voir !
    merci m.Sigaut ; c’est de l’argent de gagné.....


  • #2053454

    Très intéressant. Et qui confirme la crainte ressentie lors de la promo : ce film essaye de faire passer une Révolution libérale venue d’un haut pour une Révolution démocratique


  • #2053516

    Permettez-moi d’apporter une précision : le roi mal conseillé fuit à Varennes.. Sa fuite est certes légitime puisqu’il était en effet prisonnier à Paris avec sa famille et il était naturel de vouloir la protéger de la croissante violence parisienne.

    Ce qui fut principalement reproché au roi par le peuple et qui fit partie des éléments à charge lors de son procès, est qu’il ait tenté de rejoindre les armées étrangères qui menaçaient Paris et donc le peuple à ce moment là. Elles avaient promis de mettre Paris à feu et à sang !

    Sa fuite, alors qu’il s’était engagé à rester à Paris fut donc comprise par le peuple parisien comme une traîtrise, un mensonge, d’autant qu’il avait embrassé la cocarde tricolore devant lui. Par la suite, le peuple avait pardonné au Roi, mais n’avait pas oublié et ses lettres d’appel au secours faites aux étrangers alors honnis, trouvées plus tard dans son armoire de fer ont convaincu les sans-culottes de sa duplicité.

    Notez que je précise bien "les parisiens", que l’on pourrait même réduire aux miséreux du faubourg du Temple, la masse Montagnarde, la force des Cordeliers. Même si celle-ci fut rejointe par de la populace Marseillaise.

    C’est cette force populaire très pauvre, faite d’affamer, de chômeurs, encadrée par une élite bourgeoise maçonnique qui bougeait Paris, même si elle suivait les impulsions des relais intermédiaires comme Hébert, Marat, Danton...

    Le centralisme parisien bloque toujours la France. Sauf que la canaille depuis Haussmann n’est plus au centre de Paris, elle est concentrée dans les banlieues ; si les français d’aujourd’hui bien que plus mal traités que ceux d’hier n’enlèvent pas l’Elysée c’est qu’il n’existe pas d’élite souverainiste s’appuyant sur les banlieues défavorisées agissant pour crever l’abcès en faisant monter "la racaille" armée et violente sur les centres du pouvoir, qui de surcroît sont d’abord Bruxellois ! Comme quoi une révolution française n’est pas pour demain, l’élite parasitaire maçonnique fonctionnarisée corrompue libérale libertaire française achetée par la finance peut dormir surs ses deux oreilles.

    Lâche certainement pas, Samson lui-même rectifia les médisants en contant combien il fut impressionné par sa force et son sang froid devant la guillotine.

     

    • #2053579

      Pardonnez-moi mais les travaux de Girault de Coursac sur le procès du roi font totalement litière de cette légende du roi appelant l’étranger au secours. Tout, même le mensonge de la prétendue armoire de fer, a été démonté par cette enquête minutieuse qui remet les pendules à l’heure.
      Non le roi n’a jamais trahi, jamais, tout cela n’est que propagande d’une coterie qui voulait se débarrasser de lui et a inventé les pièces et tué tous les témoins à décharge pour instaurer la République. Lisez Girault de Coursac, votre vision de la France en sera changée.
      En attendant, je vous propose une conférence que j’ai donnée sur le sujet à la Main d’Or :
      https://www.egaliteetreconciliation...
      Bien à vous
      Marion Sigaut


    • #2053597
      le 02/10/2018 par Catholique & Français
      Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

      Il est tout à fait faux et même énorme de dire que Louis XVI a tenté de "rejoindre les armées étrangères qui menaçaient Paris et donc le peuple à ce moment là". Elles avaient promis de mettre Paris à feu et à sang !" De fait, Varennes, c’est en juin 1791 et, à ce moment, il n’y a absolument pas de guerre en vue ! La guerre, c’est en avril 1792 et les promesses de mettre Paris à feu et à sang, c’est en juillet 1792 (manifeste de Brunswick), donc plus d’un an après Varennes ! J’en profite également pour rappeler que si Louis XVI a choisi de fuir par Châlons et Varennes afin de rejoindre SON armée à Stenay, EN FRANCE, route la plus longue et la plus difficile, c’est précisément pour ne pas choisir, comme son frère Provence le même jour, la route du plein nord, la plus courte et la plus facile, mais... qui obligeait à sortir de France aux environs de Valenciennes ; ce qui, selon les principes de l’époque, aurait mis le roi dans son tort absolu, ce qu’il ne voulait à aucun prétexte car il était très "légaliste" (ce fut l’un de ses grands défauts) ! Enfin, parmi les autres contre-vérités de ce commentaire, je relève celles-ci : Louis XVI n’a jamais "embrassé la cocarde tricolore" avant Varennes mais bien plus tard. Il n’y avait pas encore de "sans-culottes" à l’époque de Varennes ; la découverte de l’"armoire de fer" est très postérieure à Varennes et fut faite après la prise des Tuileries le 10 août 1792 ; c’est d’ailleurs cette affaire qui dégonfla, aux yeux des révolutionnaires, la réputation de Mirabeau, mort en 1791...


    • #2053825

      La recherche d’appuis étrangers comme la fuite à l’étranger c’est très courant. Prenez De Gaulle, la double-fuite : En Angleterre au début, à Baden-Baden à la fin... Les prochaines « fuites de dirigeants » (qui viendront) seront encore plus cocasses, vous verrez.
      Le Roi ? Non, il n’était pas dans ce créneau.


    • #2053895

      @ Marion Sigaut

      Le roi est bien parti en catimini pour fuir la colère parisienne ? N’espérait-il pas plus tard retrouver ses prérogatives ? Si oui, n’envisageait-il pas à l’avenir le recours à la force en s’appuyant sur les autrichiens ? Son départ est-il une fuite ou non ?

      Je ne savais pas que cette histoire d’armoire de fer était inventée. Et sur vos conseils je ne manquerai pas de lire Girault de Coursac et de regarder votre conférence bien entendu.

      @ Catholique et français

      Je n’ai volontairement pas daté les fait que j’évoque car c’est le sentiment du peuple (celui qu’évoque Marion Sigaut et le film) que je tente de définir quand fut votée sa condamnation . Je dis bien que c’est lors de son procès que son départ de Paris, entre autres, fut interprété à charge, le peuple invoquant la trahison. Il embrassa la cocardes à divers reprises et mit un bonnet frigien en portant allégeance à la république néanmoins. Vous évoquez un départ pour retrouver son armée, mais il s’agit bien de la contre-révolution. Et à la date de son procès, le manifeste de Brunswick avait déjà fait son effet et ne venait a posteriori que maladroitement desservir le roi...


    • #2053900

      La version officielle dominante est, bien sûr, celle de la fuite et de la trahison. Cela dit, "fuite" et "trahison" ne sont que des termes utilisés par les révolutionnaires eux-mêmes et vous n’êtes pas obligés de les emprunter à votre tour. À mes yeux, un royaliste français n’a pas à défendre le roi d’une quelconque accusation de trahison en prétendant qu’il n’a pas fuit. Au contraire, quitter Paris pris de force par les révolutionnaires et essayer de rejoindre les autres monarchies pour restaurer l’état de droit en pays royaliste français… cela est, du point de vue royaliste, tout sauf de la trahison ! (ben oui).

      Vous pouvez débattre sur les faits historiques eux-mêmes. Si ces faits n’ont pas eu lieu comme ils ont été dépeints ou s’ils n’ont tout simplement pas eu lieu du tout. Mais en toute logique le roi n’a pas à être taxé de traître uniquement parce qu’il ait cherché à restaurer la situation antérieure qui est celle de l’état de droit prévu par le corps législatif hérité de ces ancêtres. S’il a n’a pas fuit c’est qu’il acceptait le contrat d’une monarchie parlementaire, comme en Angleterre. S’il a fuit c’est qu’il était resté fidèle à l’état de droit hérité de son père. Ce n’est de la trahison ni dans un cas ni dans l’autre.


    • #2054041

      inversion accusatoire, le roi n’a jamais trahi son peuple mais la république l’a bel et bien fait en 1871 en utilisant les prussiens contre la commune la seule véritable émanation du peuple (cette bonne vieille ordure de Thiers étant l’âme du complot),
      le "peuple" de 1789 lui n’était que des journaliers mis volontairement au chômage et payés pas des provocateurs pour faire le coup de force, donc de la pure manipulation politique (retentée d’ailleurs pendant la commune mais cela n’a plus fonctionné)


    • #2054254

      à paramesh : vision intéressante de l’histoire, merci.


  • Et le grand prix de la fiction est attribué à... la loge maçonnique du Grand Orient ! Bravo !!


  • #2053574
    le 02/10/2018 par La rochejaquelein
    Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

    La révolution française de Pierre Gaxotte. Un des meilleur ouvrage sur le sujet.


  • #2053689

    Je romps mon silence, car je suis très heureux de vous voir ici Madame Sigaut pour nous donner un avis aussi personnel de votre quotidien.
    D’autant plus que vous êtes radieuse et toujours aussi pugnace.

    C’est intéressant de constater qu’il existe encore un étage supérieur dont la fenêtre ouverte offre une saine aération, car il faut le dire, cette odeur de pâte mâchonnée qui réside en permanence est du plus mauvais effet !

    Mes meilleures pensées vont vers vous, Madame.


  • #2053922

    Surement un film de propagande à éviter.


  • #2054219
    le 02/10/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

    Déjà, le Cinéma "français" n’arrive pas à faire de films policiers actuels !
    Alors, un film d’époque ?
    Qui va se mettre d’accord, sur quoi, exactement ?

    C’est mou, c’est bidon, c’est naze... c’est travesti.

    Marion !
    Tu as vu Barry Lyndon, de Stanley Kubrick ?
    Un avis ?
    Merci, Marion.

     

    • #2054353
      le 03/10/2018 par Catholique & Français
      Marion Sigaut – Critique du film Un Peuple et son roi

      De toutes façons il est très difficile voire impossible de faire un grand film d’histoire ou une grande fresque épique sur la Révolution Française : lorsqu’on la regarde dans sa vérité nue, hors de la propagande idéologique (faits, acteurs, motivations véritables...), tout y est artificiel, vicieux, mensonger, abject, sordide et abominable ! La longue lecture des "Origines de la France Contemporaine" de Taine, qui n’était pourtant pas royaliste, laisse un sentiment de profond dégoût et une irrésistible envie de tourner la page de cette monstrueuse verrue de l’histoire humaine.


    • Qui n’a pas vu Barry Lyndon ??!!…


  • #2072134

    La prise de la Bastille, du peu que j ai compris, c est la prise d une prison presque vide, les gardes qui se rendent contre promesse de la vie sauve, puis sont massacrés, avec en prime une tête coupée promenée en haut d une pique.
    Je digne de daesh, je ne comprend pas comment on peut fêter un tel jour et un tel fait d arme


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