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Mayotte, un Lampedusa français

par Bernard Lugan

Ce 31 mars, l’île de Mayotte est devenue le cent unième département français. Un département qui vivra au rythme de l’islam, religion de la quasi-totalité d’une population dont plus de 60 % ne parlent que le malgache ou le swa­hili. Cette décision a pour origine une pro­messe électorale du candidat Sarkozy, appliquée par une loi organique et une loi ordinaire promulguées le 7 décembre 2010. À aucun moment, on n’a demandé aux Français s’ils voulaient de ce nouveau département peuplé de 200 000 musulmans et payer de leurs deniers le coût de cette insolite opération.

C’est d’ailleurs parce que l’issue d’une telle consultation risquait d’aller dans un sens contraire à la volonté présidentielle que l’opération a été faite en cachette. En 1962, quand il fut décidé de donner l’indépendance à l’Algérie et donc d’amputer le territoire français des départements algériens, un référendum sollicita l’accord du peuple français  ; de même quand on changea le statut de la Nouvelle-Calédonie. Pour Mayotte, rien de semblable  : seuls les Mahorais ont été consultés par référendum. Le 29 mars 2009, ils ont ainsi répondu à 95 % “oui” à la départementalisation, 39 % du corps électoral s’étant abstenu.

Les Français vont donc découvrir avec stupéfaction qu’à Mayotte, les fêtes musulmanes sont chômées, que les horaires de travail sont alignés sur ceux du ramadan et que leurs compatriotes mahorais qui le demanderont conserveront leur statut personnel, la justice devant alors leur être rendue par des magistrats français, non selon le droit français, mais conformément au droit coutumier  ! Certes, celui-ci est appelé à disparaître, mais de manière progressive, et qui sait combien de temps le droit français devra composer avec un statut personnel dérogatoire au code civil et à la laïcité, très proche de la charia, qui prévoit la polygamie ainsi que la répudiation des femmes  ? D’autant qu’à Mayotte, il n’y a ni état civil, ni cadastre  ; noms et dates de naissance y sont incertains, ce qui va évidemment favoriser l’obtention de faux papiers et donc l’immigration-naturalisation.

Les Français vont rapidement constater que Mayotte est une pompe aspirante pour l’immigration régionale. L’immigration clandestine y est en effet considérable et in­contrôlée, puisque, pour une population estimée à 200 000 personnes, on compte au moins 60 000 clandestins. En 2010, le nombre des reconduites à la frontière y a atteint le chiffre effarant de 26 405, dont 6 000 enfants qu’il ne sera plus possible d’expulser après la départementalisation. Durant les vingt premiers jours de janvier 2011, 40 bâteaux ont été interceptées avec au total 2 000 personnes à bord.

Les Comoriennes viennent accoucher à Mayotte d’enfants devenant automatiquement citoyens français, ce qui rend la famille inexpulsable. La maternité de Mamoudzou est ainsi la plus importante de France, avec 7 000 naissances annuelles, 65 à 75 % d’entre elles étant issues de l’immigration clandestine. Les avantages sociaux dont jouissent les Mahorais exercent déjà un attrait irrépressible pour les Comoriens  ; or, la départementalisation, qui va progressivement aligner les droits sociaux des Mahorais sur ceux des métropolitains, ne fera qu’augmenter cette attirance.

À ces migrants de proximité s’ajoutent désormais ceux venant de la région des Grands Lacs et de toute l’Afrique orientale. Mayotte va donc servir de porte d’entrée vers la métropole, d’autant plus que les associations de soutien aux immigrés vont désormais y exiger le respect des procé­dures. Les expulsions de masse vont donc devenir impossibles. C’est donc un gigantesque Lampedusa que nos responsables politiques viennent de créer.

Parlons vrai  : pour beaucoup, la départementalisation, c’est d’abord l’alignement sur les prestations sociales françaises, puis l’attente des retombées de la manne européenne dès que l’île sera devenue Rup (région ultrapériphérique). Déjà, les revendications se font jour parmi les fonctionnaires et les enseignants d’origine mahoraise, qui exigent la départementalisation du système éducatif au plus tard au mois d’avril, avec l’indexation des salaires, la prime de résidentialisation, comme pour leurs collègues métropolitains détachés, la titularisation des contractuels, la reconstitution des carrières pour l’intégration dans le corps des professeurs des écoles. À terme, le coût annuel de Mayotte pour la France est estimé à environ un milliard d’euros. Le seul budget de l’éducation dépasse les possibi-lités locales de financement. En 2010, 81 506 élèves, dont les clandestins, étaient ainsi scolarisés. Dans le seul domaine éducatif, l’effort annuel de l’État atteint déjà plus de 260 millions d’euros et les besoins ne feront que croître.

L’idée de faire de Mayotte un département français est donc totalement irresponsable. D’autres solutions existaient pourtant, qui permettaient de sauvegarder les spécificités mahoraises et de garantir l’appartenance de l’île à la France. Désormais, il est trop tard.

 
 



Article ancien.
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5 Commentaires

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  • #7755
    le 02/04/2011 par anonyme
    Mayotte, un Lampedusa français

    Article à gerber pour lequel on a de grandes difficultés à comprendre le sens...
    Si ces nouveaux Francais (!), n etaient pas en majorité musulmanne, le petit milliard ferait moins mal...Et puis, je crois pas que ce sont les habitants d outre mer qui ont appellé à se faire coloniser par la France

    En nouvelle caledonie, où je travaille regulierement, c est vrai que la France depense beaucoup beaucoup de fric....p>

     

    • #7759
      le 02/04/2011 par musulman patriote et tres tres perplexe
      Mayotte, un Lampedusa français

      suite ...

      en nouvelle caledonie, ce sont pas les Kanaks qui profitent des fonds injectes, mais les fonctionnaires metropolitains, les zoreilles qui coutent la peau des fesses a la France qui veut occidentaliser a tout prix....

      Resultat ? Pertes de reperes et delinquance chez les jeunes...Belle vie pour les expat, qui representent quand meme la premiere ligne sur lequel peut se deverser le racisme anti-blanc vecu en Caledonie comme un racisme anti-colon....

      Que du bonheur quoi....


  • #7756
    le 02/04/2011 par anonyme
    Mayotte, un Lampedusa français

    Le Ministre de l’information a convoqué la presse comorienne et souhaité qu’elle fasse preuve de « patriotisme » dans le couverture de cet événement. « A partir du 28 Mars prochain, la FRANCE concrétise l’occupation de MAYOTTE. Il faut donc dénoncer cette procédure vigoureusement. Vous l’avez toujours fait mais je vous demande encore plus durant cette période », a -t-il déclaré aux professionnels de l’information.

    Il leur a même fourni une feuille de route puisqu’il demande que « toute la presse » reprenne «  la résolution des Nations Unies qui confirme l’appartenance de MAYOTTE dans l’ensemble des COMORES. Durant une semaine, radio, télé ou journaux parler largement de cette décision de l’Onu et qui est largement violée par la FRANCE ».

    Dans son intervention, qui était plutôt une déclaration, le Ministre SIDI a dévoilé une partie du plan d’attaque de l’Etat comorien face aux agissements de la FRANCE dans cette partie du territoire national. « Le Gouvernement a déjà mené une offensive diplomatique. Le Ministre des Affaires Etrangères est en AFRIQUE et il partira à l’Union Européenne pour sensibiliser la Communauté internationale sur cette question. Et une rencontre entre le Comité Maoré et le Gouvernement est prévu dans les prochains jours préparer ensemble la riposte », a ajouté le Ministre de l’information.

    Le Comité Maoré est un groupe activiste qui réclame depuis plusieurs années le retour de MAYOTTE dans l’ensemble comorien et dont les membres résident majoritairement en FRANCE. La section anjouanaise de cette organisation a été créée il y a quelques mois.

    De leur côté, les journalistes ont dénoncé un relâchement des Autorités étatique sur une question aussi importante que « l’occupation » de l’île de MAYOTTE. « La presse s’engage à respecter cette décision comme elle a toujours fait. Mais elle demande un vrai engagement du Gouvernement car ces derniers temps sont marqués par l’absence du Gouvernement dans les manifestations en faveur du retour de MAYOTTE dans son giron naturel », a déploré un journaliste. Et comme ces festivités vont se dérouler pendant la session parlementaire, le Gouvernement compte saisir les députés pour qu’ils adoptent une autre résolution.

    Le Président SAMBI aurait dû quitter le pouvoir le 26 Mai 2010 au terme de sont mandat de quatre ans. L’allongement de son mandat a provoqué des troubles dans le pays, notamment à MOHELI où des émeutes ont eu lieu dès le lendemain de la date à laquelle elle aurait dû présider à la destinée du pays en vertu du principe de présidence tournante. Un Gouvernement intérimaire a été installé au lendemain des accords de sortie de crise qui avaient également défini que des élections devaient avoir lieu en Décembre 2010. Ce qui fût respecté, mais la passation de pouvoir entre l’ancien président Sambi et le président élu Ikililou Dhoinine ne devrait avoir lieu que le 26 Mai prochain.

    Deux Directeurs du quotidien ALBALAD viennent d’être déférés devant la Justice par l’état comorien pour « propagation de fausses nouvelles » et « incitation à la haine » alors que le journal avait, dans une brève, dévoilé que « il y aura une investiture technique le 26 Mai prochain et une investiture officielle après » .

    Eric TRANNOIS avec A.A.MGUENI - UMBELI


  • #7758
    le 02/04/2011 par musulman patriote et tres tres perplexe
    Mayotte, un Lampedusa français

    Pour ne pas laisser un article pareil être lu, sans remettre les pendules a l heure :
    Ceux qui violent le droit, ce sont les Francais....A Mayotte, les Commoriens étaient quand même plus légitimes.... jusqu a il y a quelques jours où la France, prenant exemple sur Israel, se fiche royalement des résolutions internationales

    Après livrer l’ info style invasion Lampedusienne, c est vraiment de l INTOX
    et je suis vraiment dègouté de lire cet article sur ce site

    Vraiment l impression qu on se fait entuber...mais cette fois on a deja donne,donc reflechissez bien a votre ligne et arreter de prendre les muslims pour des citoyens de seconde zone...On nous la fait plus




    Dans sa résolution du 28 novembre 1994, l’ONU rappelle et confirme l’appartenance de Mayotte à la République Islamique des Comores.

    L’Assemblée générale, Rappelant ses résolutions 1514 (XV) du 14 décembre 1960, contenant la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, et 2621 (XXV) du 12 octobre 1970, contenant le programme d’action pour l’application intégrale de la Déclaration, Rappelant également ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions 3161 (XXVIII) du 14 décembre 1973, 3291 (XXIX) du 13 décembre 1974 , 31/4 du 21 octobre 1976, 32/7 du 1er novembre 1977, 34/69 du 6 décembre 1979, 35/43 du 28 novembre 1980, 36/105 du 10 décembre 1981, 37/65 du 3 décembre 1982, 38/13 du 21 novembre 1983, 39/48 du 11 décembre 1984, 40/62 du 9 décembre 1985, 41/30 du 3 novembre 1986, 42/17 du 11 novembre 1987, 43/14 du 26 octobre 1988, 44/9 du 18 octobre 1989, 45/11 du 1er novembre 1990, 46/9 du 16 octobre 1991, 47/9 du 27 octobre 1992 et 48/56 du 13 décembre 1993, dans lesquelles elle a notamment affirmé l’unité et l’intégrité territoriale des Comores, Rappelant, en particulier, sa résolution 3385 (XXX) du 12 novembre 1975, relative à l’admission des Comores à l’Organisation des Nations Unies, dans laquelle elle a réaffirmé la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composé des îles d’Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli,

    Rappelant en outre que, conformément aux accords signés le 15 juin 1973 entre les Comores et la France, relatifs à l’accession des Comores à l’indépendance, les résultats du référendum du 22 décembre 1974 devaient être considérés sur une base globale et non île par île, Convaincue qu’une solution juste et durable de la question de Mayotte réside dans le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, Convaincue également qu’une solution rapide du problème est indispensable pour la préservation de la paix et de la sécurité qui prévalent dans la région, Ayant à l’esprit la volonté exprimée par le Président de la République française de rechercher activement une solution juste à ce problème, Prenant note de la volonté réitérée du Gouvernement comorien d’engager dans les meilleurs délais un dialogue franc et sérieux avec le Gouvernement français en vue d’accélérer le retour de l’île comorienne de Mayotte au sein de la République fédérale islamique des Comores, Prenant acte du rapport du Secrétaire général, en date du 28 octobre 1994 1/, Ayant également à l’esprit les décisions de l’Organisation de l’unité africaine, du Mouvement des pays non alignés et de l’Organisation de la Conférence islamique sur cette question,

    1. Réaffirme la souveraineté de la République fédérale islamique des Comores sur l’île de Mayotte ;

    2. Invite le Gouvernement français à respecter les engagements pris à la veille du référendum d’autodétermination de l’archipel des Comores du 22 décembre 1974 pour le respect de l’unité et de l’intégrité territoriale des Comores ;

    3. Lance un appel pour que soit traduite dans les faits la volonté exprimée par le Président de la République française de rechercher activement une solution juste au problème de Mayotte ;

    4. Prie instamment le Gouvernement français d’accélérer le processus de négociation avec le Gouvernement comorien en vue de rendre rapidement effectif le retour de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien ;

    5. Prie le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies de maintenir un contact permanent avec le Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine sur ce problème et d’offrir ses bons offices dans la recherche d’une solution pacifique et négociée du problème ;

    6. Prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport à ce sujet à sa cinquantième session ;

    7. Décide d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de la cinquantième session la question intitulée "Question de l’île comorienne de Mayotte ".

    69 e séance plénière
    28 novembre 1994


  • #7777
    le 03/04/2011 par anonyme
    Mayotte, un Lampedusa français

    A la limite, si on françise Mayotte à coup de muscles, on aura une jolie île et base avancée que beaucoup nous environt.