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Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

Hola !, Tavernier, un autre film, mais pas gauchiste...

C’était un politique, qui faisait du cinéma, alors nous allons lui rendre un hommage politique, au milieu de l’hommage national qui lui est rendu par toutes les forces du Système. Pour les médias de soumission, Tavernier était un cinéaste engagé. Traduction : il faisait la retape du Système dans des films d’opposition contrôlée. Côté micro, Guillaume Erner est l’un des pires propagandistes de l’univers, voici donc son hommage à un autre propagandiste, mais côté caméra. Nous avons évidemment des choses à y redire.

« Il laisse derrière lui une trentaine de chefs-d’œuvres aux genres éclectiques... »

 

L’œuvre – si l’on peut parler d’œuvre – emblématique de Tavernier, c’est sans conteste L.627, le film sur la police. Précisément un service des Stups, situé dans d’anciens locaux de la gare de Lyon, aujourd’hui détruits. Il y avait aussi un squat où l’on vendait de la drogue (pas nous, mais les vilains droguistes).

 

 

L.627 a marqué le public car Tavernier y brisait les codes du film policier. Soudain, plus de Bogart clope au bec, de samouraï Delon au regard bleu acier, d’atmosphère melvilienne, de mythe : on est dans le merdier du quotidien, avec les problèmes de fric, de matériel, d’effectifs et surtout, relationnels. Relations entre flics, les bons et les mauvais – comprendre ceux de gauche et ceux de droite – et relations avec les balances, les cousins, les donneuses, les putes et les camés.

Avec Tavernier, on efface Melville et l’Art pour passer au cinéma militant, bassement militant, malgré ce qu’énonce l’invité de Guillaume Erner : « C’était très clairement un cinéaste engagé, pas un cinéaste militant, c’est pas exactement pareil ». Mon œil (on voulait écrire Mon cul mais c’était un gros mot) ! Un militantisme qui n’est évidement pas direct, mais entre les lignes, entre les images.

 

 

D’ailleurs, L.627, sorti en 1992, reprend les codes de Dupont Lajoie (1974), le premier film véritablement antifrançais de l’après-68. Tout n’y est que beauferie et beuveries à la Cabu, dont le premier album (sur) Mon Beauf sort en 1975. Définition du beauf selon le dessinateur :

« Le type avec lequel on regarde le foot à la télé, celui qui vient vous aider à repeindre la cuisine le dimanche, parce que le week-end d’avant, c’est vous qui êtes allé l’aider à bricoler sa voiture. Venant d’un milieu ouvrier, cela symbolisait pour moi les relents de pastis, la pétanque, la connerie morne. »

Les « relents » de France ! Ouh, le racisme social antifrançais ! Heureusement, le cinéma aux ordres viendra dézinguer tout ce sale peuple au profit de la nouvelle gauche, cette classe montante qui a le cœur à gauche et le portefeuille à droite. La Familia grande, dont le slogan pourrait être Inceste, socialisme et consanguinité !

Dupont Lajoie annonçait la décennie rose qui allait entuber et enfoncer les classes populaires par le truchement de l’antiracisme. Tavernier, avec sa trotskiste défense des immigrés opprimés – comprendre Français oppresseurs –, reprenait le flambeau et donnait un nouvel écho au discours victimaire :

 

 

Écoutons bien la parole tavernière (à partir de 1’20), avec tout ce qu’elle a de subtil, ou de pervers :

« La meilleure manière de s’attaquer aux passeurs, aux filières, qui sont en effet des exploiteurs innommables, c’est de nommer beaucoup plus d’inspecteurs du travail [des Filoches ?, NDLR], c’est de prendre des mesures contre les donneurs d’ordres, mais pas les sous-fifres, les gens qui sont vraiment responsables, ça n’est pas de s’attaquer aux victimes... »

Le problème, c’est que ces « responsables », c’est ce haut patronat sur la même longueur d’onde libérale et libertaire (on pille l’État, on lui ôte son autorité et on ouvre les frontières) que les trotskistes ! Cette fameuse gauche attalienne à la Henri Weber, trotskiste entré au PS, européiste, mondialiste, un hiérarque comme on les aime... Par ordre d’apparition dans son CV : Hashomer Hatzaïr, Mai 68, JCR, Rouge, Bensaïd, Fabius, Duhamel, Servan-Schreiber... N’en jetez plus !

 

Tavernier : celui qui sert la soupe ?

Mais ne dérivons pas trop, même s’il s’agit d’une seule famille politique, une sorte de Familia grande qui a envahi, après la politique et les médias, tout le secteur culturel, pour le mettre en coupe réglée. Pas question d’y entrer sans montrer patte rouge, ou plutôt rose, le rouge étant l’ennemi intime du rose. C’est cela, l’exception culturelle française vantée par Le Monde dans son hommage posthume au Tavernier, une privatisation doublée d’une censure ou, pour parler plus gentiment, d’une préférence à l’embauche... Mais pas une préférence nationale, hein !

Peu enclin à la tiédeur, Bertrand Tavernier n’était pas homme d’engouements et d’énervements mais de passions et d’emportements. Lesquels firent entendre sa voix quand il s’est agi de dénoncer la torture pendant la guerre d’Algérie, de défendre la légalisation des sans-papiers, de combattre le Front national et le mauvais sort réservé aux banlieues. Militant aussi pour l’exception culturelle française, la lutte pour le respect du droit des auteurs.

On découvre la souffrance du jeune Werther :

Une mauvaise gestion du père, justement, fait péricliter la revue Confluences et oblige la famille à abandonner Lyon pour Paris où le petit Tavernier est envoyé en pension à l’école Saint-Martin-de-France à Pontoise que dirige la congrégation des Oratoriens. De ces années, Tavernier gardera le souvenir du « sadisme des profs de gym » et de l’humiliation. Peu sportif, l’enfant trouve refuge dans les livres dont il fait un usage immodéré.

Mais ne soyons pas chiens, Tavernier a ouvert une petite page inconnue de l’histoire de France avec les corps-francs du Capitaine Conan, ces chiens de guerre lâchés contre l’ennemi bulgare qui tenait les Balkans, puis contre les Bolcheviques après l’armistice... Une guerre oubliée, sauf par Staline. Joli projet historique mais film qu’on peut résumer par l’armée c’est con, la guerre c’est mal, d’ailleurs, tout le monde finit mort ou alcoolo. Passons sur Coup de torchon et sa critique gaucharde du colonialisme, un bien mauvais coup porté au 1275 âmes du génial Jim Thompson.

Ah, Thompson, que voilà un auteur, bien au-delà et très au-dessus de la bien-pensance d’un Tavernier, ce grand bourgeois qui a commencé comme critique dans la presse spécialisée. Imaginez, Les Cahiers du cinéma... Puis il a œuvré comme attaché de presse et son fait d’armes restera son télégramme à Kubrick : « Comme artiste, vous êtes génial. Comme patron, vous êtes un imbécile ».

Maladivement digressifs, on en a profité pour revisiter la vie et l’œuvre de Kubrick (et aussi celle de Melville, puisque Tavernier a été son assistant). Le documentaire d’Arte nous a inspiré ce mini roman-photo :

 

Si vous faites défiler très vite ces cinq images, vous aurez ce qu’on appelle une scène de cinéma, mais sans le son. Normalement, on aurait dû en mettre 24 pour faire 1 seconde, mais vous savez ce que c’est, la place, le budget, les bâtons dans les roues du CNC...
Voilà, c’était notre hommage au Tavernier, qui a mis en images ses idéaux gauchistes, et qui a fait de la propagande au lieu de faire de l’art. Il se fait tard, laissons Le Monde achever le glorieux portrait :

Dans le même souci de partage, il réalise à l’âge de 75 ans Voyage à travers le cinéma français (2016), un documentaire de plus de trois heures dans lequel le réalisateur revient sur sa vie à travers les nombreux films qu’il affectionne.

Le documentaire approfondit sa pensée, prolonge ses engagements, dénonce autant qu’il éclaire ce qui le fâche. Le format apporte un cadre idéal à ses protestations. Il l’adopte pour revenir sur la guerre d’Algérie et signe avec Patrick Rotman La Guerre sans nom, où ceux qui se sont toujours tus témoignent. Il l’utilise, en 2001 pour affirmer son soutien à ceux qu’on appelle les « double peine » (parce que condamnés à la prison avant d’être expulsés vers leur pays) : Histoires de vies brisées, coréalisé avec son fils Nils Tavernier.

Père aussi d’une fille, la romancière Tiffany Tavernier, le cinéaste est toujours demeuré discret sur sa vie privée. Ce grand bavard timide qui détestait se regarder, s’analyser et parler de lui-même, préférait diriger son attention – et celle des autres – vers ces humains que la souffrance n’avait pas épargnés, ces inconnus dont les secrets, en ne cessant jamais de l’intriguer, ont abreuvé ses films.

Gauchisme, anti-patriotisme, filsdecratie, tout est dit.

 

 

Ah, au fait, Melville. Comme Arte interdit au Net de diffuser le doc Melville, le dernier samouraï (2020), alors qu’on finance cette chaîne par la redevance, voici une version plus courte :

 

 

On parie que dans 50 ans, Melville restera, et que Tavernier disparaîtra... avec le gauchisme. C’est le risque du cinéma militant, bien-pensant, bien dans son époque, au service du Système.

 

Quand Tavernier ne comprenait rien à l’affaire d’Outreau

L’effondrement du cinéma français, sur E&R :

 






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96 Commentaires

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  • #2696825
    Le 30 mars à 21:34 par momo
    Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

    Mon préféré de Tavernier, c’est l’appât. Il ne lui fait pas de cadeau à Lolo ! Bon, c’est vrai que c’était un gaucho, mais dans le cinéma, c’est courant !

     

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  • #2696881
    Le 30 mars à 23:06 par kabouli
    Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

    Pourquoi parce que gauchiste, il serait mauvais cinéaste, on se croirait en URSS. Un ébéniste fait-il de mauvais meubles parce qu’il serait gauchiste. Le cinéma est surtout un artisanat. Le matériel est trop important, une caméra n’a rien d’un pinceau ou d’une machine à écrire. Tavernier est un bon cinéaste en tout cas je le regarde plaisir comme beaucoup commentateurs. le capitaine Conan rappelle Ernst Junger tel que le verrait un gauchiste.

     

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    • #2696922
      Le 31 mars à 00:33 par Eric
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Vos comparaisons sont ineptes, il est absurde de nier que le cinéma peut être un outil de propagande. Les goûts personnels ne devraient pas empêcher de s’interroger et y compris pour éventuellement les remettre en cause que ce soit par d’autres ou par soi-même. Le cinéma français actuel crève de l’idéologie, gauchiste en l’occurrence, il faut être aveugle pour le nier.

       
    • #2696942
      Le 31 mars à 01:31 par Eric
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      J’ajoute qu’une sortie comme celle qui consiste à dire « on se croirait en URSS » est tout de même un comble d’inversion accusatoire puisque précisément sont déplorées l’absence de diversité ainsi que la main mise d’une idéologie politique unilatérale et ne souffrant aucune rivale. Il n’est qu’à voir où vont les attributions financières au niveau du CNC (sans même parler de qui est à la manœuvre).

       
    • #2696993
      Le 31 mars à 07:38 par kabouli
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Le cinéma hollywoodien était une création juive et des idées sionistes, n’empêche que cela ne retire rien à la qualité de certains films. En URSS le cinéma était soviétique mais Eisenstein était un bon artisan. Je ne vois pas ce qu’il y d’inepte à relever que l’art - si le cinéma est un art de la septième heure - travaille plus sur les formes que sur les contenus, travaille sur la beauté et celle-ci n’a pas de parti.
      Un artiste engagé reste un artiste, il est bon ou mauvais, engagé ou pas
      . C’est l’auteur du billet qui semble "engagé" puisqu’il reconnaît quelques qualités au "capitaine Conan " parce qu’il traite d’un Junger au petit pied. Fernand Raynaud était un artiste pro-immigration mais son sketch sur le plombier est extrêmement bien vu.et bien fait.
      "Egalité et réconciliation" est un site qui lutte pour réconcilier la gauche avec la droite, le gauchisme est la la forme dominante de l’idéologie commerciale et il y a effectivement peu de choses a y glaner. réconcilier la droite avec la gauche actuelle c’est réconcilier des épaves.Il n’empêche que cette fracture fut dans le passé un drame national et la négation de la démocratie. La gauche y fut certainement la principale responsable qui voulut substituer la dictature d’une classe inventée au peuple français.’(excusez ces digressions ineptes)

       
    • #2697024
      Le 31 mars à 09:12 par Eric
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Je vous excuse bien volontiers, une erreur n’étant pas à proprement parler une faute.
      « Je ne vois pas ce qu’il y d’inepte à relever que l’art - si le cinéma est un art de la septième heure - travaille plus sur les formes que sur les contenus, travaille sur la beauté et celle-ci n’a pas de parti. »
      C’est inepte parce que factuellement, vous confondez ce que le cinema est ou devrait être dans l’idéal avec ce qu’il est factuellement et majoritairement aujourd’hui, à savoir un art plombé par l’idéologie. Encore une fois, c’est ne pas voir cela et « accuser » ceux qui le pointent de je ne sais quel bolchevisme culturel qui est un comble. Ça me paraît pourtant clair.
      Pour le reste, les « épaves » n’ont pas à être réconciliées ni ne le peuvent. Bien au contraire, il faut qu’elles rejoignent définitivement le fond sans nous y entraîner. C’est plutôt qu’il faut sauver ce qui est à sauver d’un côté comme de l’autre et qui aujourd’hui est minoritaire (je ne parle pas dans l’opinion) car étouffé par les tendances politiques majoritaires qui s’expriment des deux côtés. Pour finir, je dirais que malheureusement sur ce genre de sujets nombreux sont ceux qui cessent de réfléchir de manière distanciée dès lors que leurs goûts sont heurtés et qui ont du mal, quand ils n’en sont pas carrément incapables, à accepter les critiques même nuancées. Ce n’est que mon avis.

       
    • #2697198
      Le 31 mars à 14:15 par kabouli
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Je vous demandai d’excuser mes digressions finales et non mon raisonnement qui postule que l’art et la beauté ne sont ni de droite ni de gauche et que l’industrie de l’art n’est pas de l’art. L’art n’a pas de contenu mais joue sur les formes et Mozart bien que franc maçon n’en était pas moins un grand musicien. Je ne comparerai pas Tavernier ni Melville à Mozart mais gauchiste ou pas ses films sont de qualités, les artistes sont comme les nations toutes sont originales. Il y a plein d’escrocs dans l’art contemporain mais il n’en reste pas moins qu’il reste des artistes authentiques de toutes tendances. Je ne veux pas encombrer ce site de redites .Bonne journée.

       
    • #2697339
      Le 31 mars à 19:15 par Eric
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      J’avais bien compris quelle partie de votre commentaire relevait de la digression. Pour le reste, je vous disais, et je le répète donc, qu’il ne faut pas confondre l’art tel qu’il est censé être en théorie et ce qu’il est dans la pratique. Malheureusement un film trop marqué idéologiquement échappe à ce que doit normalement être une grande œuvre, à savoir quelque chose susceptible de toucher le plus grand nombre, et donc d’avoir une valeur universelle. « Les enfants du paradis », le chef-d’œuvre de Carné et Prévert par exemple. Donc il est faux de dire « gauchiste ou pas ... » car même si ça ne met évidemment pas à l’abri de faire un film regardable, ce n’est pas neutre non plus et ça dessert les œuvres. Maintenant il est évident qu’il y a plus mauvais cinéaste, mais là on entre dans le distinguo entre jugement relatif et jugement en soi. C’est autre chose.

       
  • #2696887

    Il faut voir ‘Round Midnight, fiction d’intérêt Historique du fait figurer plein de stars du jazz (Dexter Gordon, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Ron Carter, Bobby Hutcherson, Freddie Hubbard, etc ...)

     

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  • #2696943
    Le 31 mars à 01:35 par Homme du Nord
    Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

    Il y a un autre réalisateur dont on ne parle pas trop en ce moment, c’est Alain Françon.

    L’anti-France incarné, ouvertement pour la submersion migratoire et qui s’est fait égorgé en pleine rue directement à la sortie de son hôtel.

    Bizarrement, les médias sont tièdes pour rapporter les faits.
    Doit-on comprendre au vu de la méthode employée et du silence anormal autour de l’évènement, que c’était un enrichissement culturel de plus ?

    Un enrichissement pourtant cher à cet homme et qu’il appelait de ses voeux ?

     

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    • #2697005
      Le 31 mars à 08:30 par Eric
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Juste pour préciser, il s’est pris un coup de couteau (ou de cutter) à la gorge mais s’en est tiré. S’il avait été véritablement égorgé, il serait mort. À l’heure qu’il est, l’enquête est en cours mais personne n’a encore été interpellé.

       
    • #2700718
      Le 6 avril à 11:03 par Peter
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Il s’agit d’un fait divers pourquoi croyez vous que l’on doit informer tous les Français de tous les fait divers qui se passent en France ? Combien d’homicides par an en France ? Combien d’enfants enlevés dont on ne nous parle pas ? Une ou deux déclarations "ALERTE" disparition inquiétante par an sur votre téléviseur mais ça n’est pas une fidèle reproduction statistique de la quantité totale, j’espère que vous le savez ? Il y a presque 900 homicides par an et peut être 3000 tentatives..
      En 20 ans le nombre d’homicides a été diminué par deux en France et par trois à Paris.. Et je ne vous parle pas de l’époque où l’ont faisait des duels et qu’il y avait des braquages de banques... C’est le droit au chômage et les aides sociales qui ont sacrément réduits les homicides. Mais si vous êtes en mal d’histoires sordides qui remplie déjà très bien les chroniques de nos médias, vous pourriez avoir trois fois par semaine une femme assassinée par son conjoint souvent sous les effets de l’alcool. Quelques femmes jetés par la fenêtre d’un Immeuble pour égayer nos soirées covidiennes peut être ? Ou quelques meurtres d’enfants par leur parents dans notre semaine médiatique ? 66 millions d’habitants, ça en fabrique du fait divers.. y’a vraiment l’embarras du choix (éditorial)...
      C’est cette réalité qui fait prendre conscience que le terrorisme et son impact médiatique, c’est nous terroriser par la peur car la quantité est négligeable.. Ce qui devrait pousser à comprendre les tenants et les aboutissants mais au contraire c’est l’émotion qui règne. Un chantage à l’intelligence.

      Si al-Nosra (Al-Qaida) fait du bon boulot selon notre gouvernement faudrait convoquer l’inspection du travail ?

       
  • #2696969

    Oui A.S tu as raison sur le fond de ton combat c est une évidence, ce lyonnais et tout ce qu’il représente est détestable et ont participé grandement à l’idéologie qui continue de détruire la France.
    Cependant on peut regarder un film sans que ce soit un acte politique, faut relâcher de temps en temps … "Coup de torchon" qui parait t’insupporter au plus haut point n en reste pas moins pour moi, un très bon film. Même si l’Afrique colonial qu’il nous vend est surréaliste et dégoulinante de personnages caricaturaux, il reste une atmosphère, une musique des paysages (Sénégal) des acteurs et l ensemble fait un spectacle qui peut plaire à certain sans qu’ ils deviennent pour cela des puceaux de la politique et des niais se laissant embarquer dans l’idéologie gauchiste.

     

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  • #2697001

    Ce serait pas mal d’arrêter cette vision politisée de l’art, p.ex. L627 est excellent quelles que soient les opinions, momentanées ou pas, de Tavernier.

    A méditer : ce que disait Bégaudeau à Thinkerview, sur le fait qu’une émotion artistique est déconnectée d’une propagande éventuelle à la base de l’oeuvre, c’est entre 1h05m50 et 1h08m
    https://www.youtube.com/watch?v=GPf...

    Bégaudeau, comme tous ces gens drogués à la méta-politique, a presque l’air de s’excuser de défendre l’art (« une petite porte » ?! pourquoi petite !) , moi je balayerais ses bémols timides et boosterais ce qu’il dit puissance 10, enfin bref c’est la forme qui m’agace un peu mais sur le fond il dit bien ce qu’il faut dire.

    Visiblement Bégaudeau ne veut pas d’un débat avec Soral sinon ça se serait fait, mais si un jour c’est le cas ils pourraient parler de ça.

     

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    • #2697032
      Le 31 mars à 09:38 par Eric
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      On ne comprend pas trop où vous voulez en venir. La qualité d’un film ne se décrète pas. Si la politisation est au cœur de nombreuses œuvres, ici cinématographiques, alors il faudrait le taire pour ne pas heurter les goûts de tel ou tel fragile sur ce registre ?! On n’en finit pas et de toute façon c’est impossible. C’est toujours la même histoire du doigt qui pointe la lune, etc. Je regarderai le lien que vous avez mis.

       
    • #2700817
      Le 6 avril à 12:42 par Peter
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Films gauchistes ça signifie quoi !?? Avant on parlais de films bourgeois ça avait déjà plus de sens.. Alors lorsque qu’en plus il faut regarder entre les images pour détecter un film de propagande gauchiste...

      Je pourrais vous dire libéral libertaire.. et là vous verrez que ça ne fait pas entrer des ronds dans des carrés. Pourquoi pas parler de cinéma françaiis ilamogochiste pendant que vous y êtes !? Nazislamisto-gochistes LGBTristo compatible !?

      Effectivement, L’État jacobin centralisateur (avec le copinage du CNC) a promus des films nombrilistes avec souvent l’impression qu’une caste parisienne parle de ses émotions de classe en se mettant des doigts dans le cul.

      Mais c’est vraiment pas compliqué d’accuser Tavernier, Bertrand de son prénom et de donner des exemples au lieu d’avouer faire des digressions comme le fait l’article ?

      Tant qu’a faire des accusations pourquoi ne pas apporter les éléments probants qu’on puisse juger sur pièce ? Bertrand Tavernier était un cinéphile et un critique de cinéma, la moindre des choses qu’on doit à (un mort) cet auteur français, c’est d’être factuel et parler cinéphilie et pas brèves de comptoir en vue des élections électorales. Si vous souhaitez mon avis.

      Ps : L627 fût écrit à quatre mains avec un flic, "ça commence aujourd’hui" avec son beau fils instituteur dans les écoles, L’àppat fût une fait divers bien documenté... On sait pourquoi on aime le cinéma de Bertrand Tavernier, on aurait voulus être réellement instruit sur les raisons pourquoi on devrait le détester ?

       
    • #2701706
      Le 7 avril à 19:44 par Peter
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Ce qui a disparu c’est la littérature sociale populaire... J’aime vraiment les films de Desplechin, c’est normal que les auteurs parlent du monde qu’ils connaissent. Et c’est normal que leur monde m’intéresse.

      Ce que je n’aime pas, c’est lorsqu’on qualifie le film "les misérables" de film gauchiste par exemple, parce que ça parle anti-racisme et violences policières. Comme cela n’existait pas ! Comme si il ne pouvait y avoir des ressorts dramatiques dans de telles histoires.

      Et puis combien de films sur la banlieue (ou c’est un "personnage" du film) : la haine, ma cité va cracker, raï... et soit disant y’en aurait que pour eux !?

      Le cinéma qu’on canonise n’est certainement pas celui des banlieues.. Ce qui a fait le succès de quelques films c’est la justesse.

      Ceux qui choisissent de ne pas occuper le territoire culturel sont cela même qui se plaignent de soit disant représentations discriminantes !? Et c’est quoi le remède ? L’anti gauchisme !? Ah ouais, c’est festif...

      Il y a des guerres menées contre certaines populations, les seuls artistes de qualité c’est ceux qui abordent les réalités sociales, toutes les réalités sociales. Ceux qui refusent d’endosser cette responsabilité ne produiront rien. Le film les misérables me semble un bon exemple d’un réalisateur qui a affronté un sujet sans manichéisme.

       
  • #2697082
    Le 31 mars à 11:14 par Olivier_8
    Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

    Le gauchiste, essentiellement, est sale et bordélique.

    Et toute sa vie ne consiste qu’en une chose : rejeter sur autrui cette saleté et ce fouillis.

     

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  • #2697316
    Le 31 mars à 18:14 par sigournay
    Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

    Moi, j’ai bien aimé son film "L’appât"

     

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    • #2697626
      Le 1er avril à 02:55 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      Marie Gillain à oilpé
      le portrait d’une époque, d’une jeunesse à la dérive
      très, très fort

      y’a aucune propagande, là-dedans

      lorsque je l’ai vu en DVD,
      je me le suis remis en commentaire audio un peu après :
      nickel

      tellement juste
      et au-delà

       
  • #2697731
    Le 1er avril à 09:47 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

    je ne sais pas ce que certains ont contre Philippe Noiret,
    qui est un des plus grands acteurs français

    là-dessus, tu mets Isabelle Huppert, LA plus grande actrice française vivante
    chimiquement, les 2 ensemble, t’as une bombe
    Huppert dont le personnage se fait violer dans Dupont Lajoie : on est loin de la provoc’ à la Irréversible

    Coup de torchon est probablement un film trop verbeux
    trop déclaratif
    et Tavernier assume mal l’héritage célinien (baisse les yeux dans le bonus DVD,
    prend une toute petite voix pour le dire)
    mais -y’a un mais- je n’ai pas vu mieux

    faites mieux, on verra après

     

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  • #2701005
    Le 6 avril à 16:49 par Olivier
    Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

    Il faisait de bons films, mais ce coté gauchiste le perdait. Dans le juge et l’assassin, le film aurait pu etre tres bien si il n’y avait pas eu ce tract surimposé dans lequel on nous dit quoi penser, quitte à finir par la Commune qui n’a strictement rien à voir avec l’histoire du film. Un bon film, ca aurait justement été de ne rien dire. Qui est le salaud, qui est le fou ? que chacun se fasse sa vision des choses. La non, l’instituteur de gauche nous ce qui est bien et ce qui est mal. Le spectateur n’a pas à penser. Dommage

     

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    • #2701629
      Le 7 avril à 17:24 par Peter
      Mort du cinéaste de propagande Bertrand Tavernier

      En hommage à Monsieur Tavernier, est ce que le classique hollywoodien nous dit quoi penser ? Qu’est ce que vous avez contre la "bonne" morale ? Est ce que cela vous à empêcher d’avoir un avis plus nuancé !?
      C’est le manque de structure qui fait la médiocrité du cinéma de nos jours. Ça critique les films consensuels mais en réalité ça voudrais projeter ses propres fantasmes ?
      Je n’ai jamais vu le film "My Beautiful Laundrette" c’est un film LGBT et c’est forcément une perdition. Mais combien même je trouve ça moralement inacceptable et mauvais pour une société, il s’agit sûrement d’un récit dramatique bien raconté. Il y a surement des valeurs humaines que je partage dans le film.
      Il y a pleins de films qui font l’apologie de choses dangereuses pour une société comme la liberté, celle de coucher avec la femme du voisin par exemple. La liberté... l’ivresse de la folie comme conduire comme un fou dans des routes escarpés en flanc de montagne sur la côte d’Azur, un soir de pleine lune après avoir sabrer le Champagne pour célébrer une victoire personnelle... Le cinéma ont est pas forcément d’accord avec tout. Mais le pire c’est ces créations insipides ou sous prétexte de profondeur, l’auteur ne nous impose pas sa vison du monde. En tout cas c’est ce que je pense.

       
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