Pour moi on ne peut pas comparer la situation de la Chine avec celle de la Grèce ou à des pays comme la France (pays où les gens dépendent souvent que de l’assistance publique et où de nouveaux pauvres débarquent -littéralement- sur les côtes, par millions).
C’est principalement pour ça que je ne suis plus en phase avec Delamarche :
Dans les pays emergents comme la Chine, le cout de la vie et de l’emploi est très faible, le montant de l’épargne énorme, les familles très soudées. Surtout dans les campagnes grâce au confucianisme qui n’est pas encore défait. Ajoutons aussi que la Chine n’est pas pénalisée par sa banque centrale, c’est un des seuls pays au monde qui n’a pas à payer d’intérêt à Rothchild et compagnie quand ils créent de la monnaie (lire sur KK le livre "La guerre des monnaies", écrit par un chinois et traduit par Lucien Cerise).
Le fond de l’analyse de Delamarche étant certes relativement juste (virtualisation de l’économie). Mais Delamarche tient absolument à prendre cette demi-vérité comme seul outil d’analyse et à sauter aux conclusions afin d’en faire une grille de lecture mondiale : or si c’est un raccourci, ça ne marche pas.
Il suffit de regarder ce qui s’est passé en Orient : l’Iran a vu la valeur relative de sa monnaie divisée par 3 ou 4 depuis 2006, le Rouble s’est écroulé l’an dernier.
Ces pays sont-ils morts pour autant ? Au contraire, ils se synchronisent avec la Chine pour faire émerger des circuits parallèles. Et ils sont plus forts que jamais politiquement (en tous cas, depuis la chute du mur de Berlin). Et si le yuan devait perdre de sa valeur, autant dire que les états occidentaux seraient encore plus dans la mouise (à moins de recourir à un protectionnisme, mais inutile de dire que dans ce cas l’OMC tombe ; et que de l’autre côté du mur, avec tout l’orient, pas mal de pays africains et l’amérique latine, ces pays vont refaire leur retard).