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Pro-Netanyahou, religieux et mal intégrés : qui sont les Français installés en Israël ?

Il y a quatre choses intéressantes à lire dans ce grand article.

Premièrement, ce sont les juifs français de droite qui émigrent en fanfare en Israël, et plus d’un sur trois revient (en douce).

Deuxièmement, une fois là-bas, ils n’ont aucun scrupule à s’attribuer la terre des autres.

Troisièmement, ils votent Bibi dans leur grande majorité et sont donc pour la répression antipalestinienne.

Quatrièmement, ils crachent sur la France, pays devenu selon eux antisémite.

Conclusion : quand la plupart se chercheront un point de chute au moment où les événements deviendront intenables dans l’entité israélienne, parce que c’est le destin de ce faux pays volé aux Palestiniens, il faudra qu’ils se trouvent un autre point de chute que la France.

 

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La remigration Paris-Netanya à pied, c’est 800 heures de marche à pied, soit 100 jours à 8 heures de marche par jour

 

- La Rédaction d’E&R -

 


 

Estimés à 100 000, les Français venus vivre en Israël constituent l’un des réservoirs de voix les plus fidèles pour l’actuel Premier ministre, qui compte sur cette communauté majoritairement à droite pour l’aider à être réélu lors des prochaines législatives

 

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À Netanya, surnommée la « petite Riviera », en référence à la Côte d’Azur française, tout est écrit en français. Avec Jérusalem, c’est la destination préférée des Français qui émigrent en Israël

 

À Netanya, dans le nord d’Israël, on passe le shabbat, jour de repos hebdomadaire juif, sur la plage. Et dans l’eau, entre les parasols ou dans les cafés, les badauds crient çà et là en hébreu, parfois en russe, mais surtout en français. « Vous êtes au paradis », s’exclame Rachel Atlan, 65 ans, en étendant sa serviette sur la chaise longue dans ce décor de vacances, à moins d’une heure au nord de Tel Aviv.

« Je me sens bien. Je tourne la tête, c’est des juifs : je suis chez moi ! » Cette ancienne esthéticienne a quitté la région parisienne en 2014 pour passer sa retraite ici. Elle avait déjà tenté sa chance dans les années 90, pendant la guerre du Golfe, avant de renoncer, au bout de dix-huit mois. Impossible de trouver du travail et de vivre en Israël sans maîtriser parfaitement l’hébreu.

 

 

« La vie est dure. On n’est pas tellement intégrés par les Israéliens, on ne vit pas pareil qu’eux », déclare-t-elle à Middle East Eye. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une idée bien précise de « son » Israël idéal. Pour elle, c’est un État pour les juifs, qui ne doit pas se limiter aux frontières reconnues par l’ONU.

Que pense-t-elle des Israéliens qui habitent dans les colonies – implantations civiles illégales aux yeux du droit international – en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967 ? « Pourquoi n’y iraient-ils pas ? », répond-elle.

Et la loi votée l’an dernier par la Knesset, qui fait primer le caractère juif de l’État d’Israël sur l’égalité et la démocratie ? « C’est important parce qu’on a attendu des milliers d’années pour avoir un État. Il faut quand même qu’il reste de majorité juive », juge Rachel.

 

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On estime à environ 5 000 les juifs français installés dans des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée

 

Comme beaucoup ici, cette Franco-Israélienne porte Benyamin Netanyahou, le Premier ministre au pouvoir depuis 2009 – « Bibi », comme elle l’appelle affectueusement – « dans son cœur ».

L’un des rares sondages menés dans la communauté française, publié l’an dernier par le journal israélien Makor Rishon, montre que 72 % des Français qui habitent en Israël se considèrent à droite et plus d’un quart (26 %) votent Likoud, le parti de Netanyahou.

Sur l’ensemble des 6,3 millions d’électeurs israéliens, la part des Français n’est pas décisive ; en revanche, c’est un électorat quasiment acquis pour la coalition de droite que Benyamin Netanyahou espère former afin de se maintenir au pouvoir après les élections du 17 septembre prochain. En avril dernier, ses tentatives de former un gouvernement avaient échoué, précipitant le pays vers des élections quelques mois plus tard, une situation inédite dans le pays.

 

Des kibboutz aux colonies

Kippa sur la tête, maillot de foot de l’équipe de France sur le dos et français teinté d’hébreu : dans les rues de Jérusalem, de Netanya ou d’Ashdod, on estime qu’ils sont 150 000 Français à avoir émigré en Israël depuis 1967. Aujourd’hui, quelque 250 000 Israéliens possèdent un passeport français, parfois conservant un vague lien avec l’Hexagone ; ceux qui ne sont pas nés en Israël seraient environ 100 000.

La plupart sont arrivés après les années 90. L’émigration a surtout commencé à la fin des années 60, début des années 70. À l’époque, les Français qui posent leurs valises en Israël sont en général ashkénazes (originaires d’Europe centrale et orientale), socialistes, biberonnés à l’idéal sioniste, plutôt laïcs. Leur objectif : s’installer dans les kibboutz et participer à la construction du pays.

Désormais, les juifs qui quittent la France sont plus religieux, très majoritairement séfarades (originaires des pays méditerranéens) et souvent poussés par l’antisémitisme, qu’il soit réel ou ressenti.

Sarah, 55 ans, est quant à elle en vacances à Netanya. Mais elle a la nationalité israélienne et tous ses enfants sont nés en Israël, où elle a vécu plusieurs années dans les années 90 et où elle veut revenir s’installer dans quelques mois. L’un de ses fils fait son service militaire, obligatoire dans le pays.

« On sent qu’aujourd’hui la France est capable de lâcher ses juifs », affirme-t-elle, amère. Elle raconte avoir essuyé plusieurs fois en France des insultes liées à sa judéité.

« Au moment de la seconde Intifada [dans les années 2000], il y a eu un raidissement antisémite en France. L’affaire Merah a précipité les choses », juge le journaliste Antoine Spire, auteur avec Jean Leselbaum du Dictionnaire du judaïsme français depuis 1944, faisant référence à l’assassinat à caractère antisémite de trois enfants et un enseignant de l’école juive Ozar Hatorah le 19 mars 2012.

L’émigration des juifs de France a bondi après 2012, passant d’un peu moins de 2 000 « aliyah » – littéralement la « montée » en Israël, comme l’appellent les juifs – à près de 8 000 en 2015, année record. Depuis, le flux est redescendu.

Des chiffres à nuancer car, selon Antoine Spire, 25 à 30 % de ceux qui font leur aliyah reviennent en France, « ce qui est quand même énorme ! », souligne-t-il à MEE. Le plus souvent, pour des raisons économiques ou parce que l’intégration est compliquée, notamment en raison de la barrière linguistique.

Lire l’article entier sur middleeasteye.net

 

Netanya ou la petite France :

 

Netanya vue par un drone :

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La face sombre de l’alyah, sur E&R :

 






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38 Commentaires

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  • #2273279

    Et alors ?
    Je trouve que ces vidéos sont très bien. Qu’ils aillent « chez eux », c’est parfait, C’est de la rémigration quelque part. D’aucuns devraient prendre exemple.
    Bon, le retour ici devrait être géré, c’est vrai.

     

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  • entre 1 et 1.5 millions de retraités français ont quitté le pays, pour aller depenser leur retraite dans un pays étranger, dont 100 000 en Israel.
    Les conséquences économiques pour la France sont dramatiques, sachant que ce sont souvent les retraités les plus aisés et les mieux pensionnés, qui ont quitté le territoire . Pour notre pays, ce sont des dizaines de milliards d’activité économique de perdu et des milliards de rentrées fiscales, qui manquent dans les caisses de Bercy
    Sur grand débat .fr, j’avais proposé une taxation forfaitaire des retraités expatriés, dont un grand nombre sont partis pour raison fiscales . Je rappelle que dans notre système de retraite par répartition, ce sont les actifs qui cotisent en solidarité pour les anciens. Cette solidarité peut très bien avoir des contreparties .

     

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    • Et alors ils ont tapinés toute leur vie pour avoir cette retraite, ceux là peuvent se barrer et ils ont bien raisons, si je pouvais j’en ferais autant, taxe foncière, impôts sur la pension,CSG, etc etc Marre de cracher au bassinet, faire la pute jusqu’au dernier jour de notre existence. Et pour les contreparties, ils ont déjà contribué aux avantages dont tu bénéficie aujourd’hui.

       
    • @ agri

      vous prenez le problème à l’envers. C’est à l’Etat de faire en sorte qu’il fasse bon vivre en France pour les retraités. Il y a tant de zones désertées dans le Sud mais la Côte d’Azur, aujurd’hui, ça fait peur ! A qui la faute ?

       
    • @agri. En effet, le retraité qui nous a mis dans la merde toute sa vie en pensant, agissant et VOTANT comme un CON, fout le camp loin de là, une fois à la retraite ! Je les foutrais dans le 93 pour la fin de leurs jours !

       
    • A agri ben oui c’est la faute des retraites que la France est un enfer fiscal ! Et toi tu proposes d’en rajouter une couche ! T’as tout compris ! /s

       
    • par agecanonix
      Pauvre naze, je suis né à Aubervilliers et grandi, j’ai travaillé dans les transports publics dans le 93 jusqu’a la retraite et toi tu viens nous raconter la messe...Pour ta gouverne, sache que je vote
      pour le FN depuis 1981, alors ne mets tous les retraités dans le même sac. Alors oui si je pouvais me barrer, je le ferais et ce n’est pas une question d’oseille mais vois-tu j’ai des petits enfants et je veux être là le jour où ça deviendra une question de vie ou de mort.

       
    • Agri, je touche une retraite de 290 euros par mois, et je suis taxé dessus de 30% (ta fameuse taxation forfaitaire qui s’applique depuis l’année dernière à tout non résident, quels que soient ses revenus. et tout çà parce que j’ai fui un pays où je ne pouvais plus vivre décemment (je fais le paysan pour vivre dans mon pays d’accueil et je m’en sors plutôt bien donc moi,j’ai résolu le problème) par contre le pauvre retraité expatrié pour les mêmes raisons mais qui n’a pas les moyens de trouver une activité sur place est lui aussi taxé de 30% quelle que soit sa retraite. ce qui fait que beaucoup doivent revenir en France car ils n’ont plus le minimum vital pour garder leur permis de résidence. donc nos connards de dirigeants ont encore gagné, le mouroir français va encore un peu plus se remplir de vieillards de souche (et sans aides ceux là, trop blancs,trop vieux, trop cons, trop pauvres) et qu’on ne laisse même plus crever tranquille dans leur coin. Personne ne parle de ce problème et pourtant il concerne des milliers de petits retraités expatriés et qui n’ont même plus de point d’attache en France pour atterrir quand ils sont expulsés de leur pays d’accueil pour ressources insuffisantes.

       
  • Antisémitisme ! Le mot a été inventé au XXème en remplacement de "persécutions". Il intimide les goys et terrorise les juifs. Bref, le renversement de la charge ! Kippa, pardon, chapeau !

    250.000 juifs (donc des Israéliens d’office) ont le passeport français, combien de Gaulois ont le passeport Israélien ? Quid de la réciprocité diplomatique ? C’est la seule Nation qui mélange nationalité avec religion ! Cherchez l’erreur !

    Enfin, comment peut-on approuver les méthodes du criminel de guerre Netanyahu envers les Palestiniens et simultanément réprouver le nazisme ? Schizophénie ou stupidité ?

     

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  • Je tourne la tête, c’est des juifs, je suis chez moi.
    Si je disais la même chose en France, terre de mes aïeux en remplaçant juifs par bon Gaulois, j’aurais sûrement sur le dos toutes les associations antiracistes subventionné par mes impôts.

     

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    • Et l’ironie est que ces associations et ces concepts foireux et anti naturels "d’antiracisme’ sont tous contrôlés par ...la communauté de lumière, en tant que lobby de pression ...communauté qui est dans ses pratiques de préservation dans la diaspora, ou tout simplement en Israël, ultra raciste. Le racisme explicité jusque dans ses textes religieux...Et évidemment dans les textes de lois de letat hébreux où les mariages mixtes sont proscrits...

      D’ailleurs si nous n’étions pas fondamentalement moins xenophobes que la moyenne ("nous" au sens d’occidentaux), ce petit jeu ne saurai fonctionner...c’est bien parceque nous le sommes si peu et que la xenophobie est une chose identifiée comme pouvant engendrer des excès néfastes que nous sommes vulnérables à ces chantage.

      C’est donc bien une tactique malhonnête et extremement malintentionnée de domination qui est opérée ici. Quand "le goy" se réveillera, cela risque de faire des bulles...

       
  • #2273335

    Est-ce qu’un juif qui revient d’une Aliyah, il fait une Aliyah inversé ?
    Et est-ce que c’est antisémite, comme le salut nazi inversé ?
    Non parce-que je me pose juste la question, des personnes n’arrivant pas a vivre avec des juifs , ne serait-ce pas un brin antisémite ??
    Je dis ça , comme un questionnement, ne pas arriver ,a vivre avec le peuple le plus moral du monde ,dans la seule démocratie du Moyen-Orient, c’est louche, quand pense le défenseur de ce peuple, le berger philobotuliste Yann Moix ?
    Ce serait intéressant de connaitre sont avis , non ?

     

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  • Voilà qui est ballot : tu peux être juif de mère ou de confession, il suffit que tu sois juif de France pour ne pas être tout à fait juif d’Israël, la pseudo Terre Promise.
    Parce que les comiques de la pièce de théâtre qu’ils proposent au monde entier par merdias interposés et aux ordres, ont négligé un truc : si tu ne pisses pas sang et sueur, il n’est aucune terre qui t’appartienne : pas même celle où tu es né ; alors pense une autre. Et lorsqu’il est écrit « sang et sueur », cela n’entend pas à coup de bombes au phosphore ou autres : mais à coup d’abnégation de soi et de construction pour l’ensemble, sur des générations..
    Et puis surtout, comme le dirait depuis Jérusalem la grand-mère de Yoav Shamir, le réalisateur de documentaires israélien, il faut travailler... L’on ne précisera pas ce qu’elle rajoute à ce dernier sujet parce qu’elle pourrait être qualifiée d’antisémite.
    Plus loin, pour ceux qui reviennent en douce, il y a, sur place, la vraie psychose paranoïaque inoculée dans les esprits : qui est bien plus prégnante que la fausse mise en perspective d’un antisémitisme renaissant en France : même à coup de poulets devant les écoles juives et autres synagogues pour foutre le trac en créant une tension inutile et ciblée.

     

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  • « Je me sens bien. Je tourne la tête, c’est des juifs : je suis chez moi ! » .
    Par contre un goy n’a pas le droit de dire « Je me sens bien. Je tourne la tête, c’est des blancs : je suis chez moi ! » ! Eux, ils ont 2 passeports et deux nationalités ! Et le Gaulois il fait comment pour "être chez lui" ?

     

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  • Bon débarras ! Mais ils reviendront quand ça va chauffer là-bas, vous inquiétez pas !

     

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  • L’intégration n’est pas facile visiblement, ils ont l’air de "beaucoup souffrir" !
    Il faudrait je pense que notre Board de la Start-up Nation, prévoit des petits billets pour le retour, au cas où "ils souffrent trop" et n’arrivent pas à s’adapter !
    Ce sont peut-être les femmes qui ont ce problème, donc ça pourrait être une mission pour la "sapiosexuelle" du gouverne(t)ment..on pourrait faire un grenelle, voter des crédits...enfin la panoplie habituelles quoi, puisque nous savons depuis des décennies, que le meilleur remède contre la souffrance "chaud à tiques", ce sont les billets, quand même !

    Ok, ok, j’arrête là mes conneries...quoi que quelque part, je crois que j’exagère à peine en fait !
    Il suffirait que la Ligue Internationale pour la Compensation et le Retour d’Alyia lance l’idée, et dans queques semaines, les fonds seront empruntés à GS.

     

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  • #2273878
    Le 8 septembre à 20:21 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Pro-Netanyahou, religieux et mal intégrés : qui sont les Français installés en (...)

    « La vie est dure. On n’est pas tellement intégrés par les Israéliens, on ne vit pas pareil qu’eux »

    Ils vous prennent pour ce que vous êtes :
    des blédards, des gros lourds, des boulets.

    Ce n’est pas une question de vivre ou pas vivre pareil,
    non, c’est plutôt qu’on t’a vendu un rêve de carte postale,
    auquel tu as cru et crois encore, parce que tu es sous-éduquée, inculte, et stupide.

    Dans ces conditions, « La vie est dure. », probablement.

     

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