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Un prix pour le polar qui luttera le mieux contre les violences faites aux femmes

De prime abord, on se dit que les thrillers pour gouines présentent un grand risque d’être ennuyeux car ce qui fait le sel du polar, c’est la violence, larvée ou pas, morale ou physique.

Pas la peine de discuter, c’est comme ça, et on indique à Bridget que ce ne sont pas uniquement les femmes qui sont victimes dans les polars, mais tout le monde ! Hommes et femmes dans le même sac.

Dans les bouquins d’Ellroy, la femme est au contraire divinisée, piedestalisée, et ce sont les hommes qui morflent. Chez Chester Himes, on fait dans le social, pas dans le genré. Ludlum, lui, fait dans le complot asexué. Quant au grand Jim Thompson, c’est le romancier de la déglingue de l’homme, pas besoin de torturer des nanas.

Le polar est un genre essentiellement masculin, que ce soit du point de vue des auteurs ou des lecteurs. Que les bridgétistes se consacrent à leur littérature, celle de gare, avec des histoires d’amour LGBT bien comme il faut.

Le polar a besoin de prédateurs et de bourreaux, d’étrangleurs et de victimes, de dominants et de dominés, c’est mal, mais c’est ainsi. Au fond, de quoi les bridgétistes se plaignent ? Elles ont quand même l’immense Christine Angot, qui fait des romans tellement mal écrits qu’ils foutent les jetons. Un genre de polar féministe LGBT, en somme...

- La Rédaction d’E&R -

 


 

Une scénariste anglaise, Bridget Lawless, a fondé le prix Staunch Book Prize, doté d’une valeur de 2 000 £, pour récompenser un thriller dans lequel aucune femme n’est battue, traquée, exploitée sexuellement, violée ou assassinée.

 

La libération de la parole autour des violences sexuelles et du harcèlement depuis l’affaire Weinstein ne cesse de nous faire s’interroger sur le rôle de l’art et de la littérature en général. Objets de représentations, que nous disent-ils de nous et quels sont leur pouvoir ?

Bridget Lawless, elle, a tranché : « tellement fatiguée des représentations interminables de la violence faite aux femmes », elle finance elle-même, pour le moment, un nouveau prix, le Staunch Book Prize, afin de récompenser les thrillers dans lesquels aucune violence n’est faite aux femmes.

[...]

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Prix littéraire ou sextoy ?

 

La scénariste a confié à The Bookseller s’être lancée dans cette entreprise en partie à cause de l’affaire Weinstein et du mouvement #metoo. Mais c’est aussi parce qu’elle se dit consternée par les abus et la violence infligés aux personnages féminins dans les thrillers : « formulés et décrits avec tant de désinvolture et tellement banalisés qu’ils font des femmes des victimes "naturelles" de violence fictive, d’agression sexuelle et de meurtre ».

Selon elle, cette attitude vis-à-vis des femmes les affecte « à la fois directement et indirectement, et reflète une attitude dominante à l’égard des femmes – aussi impuissantes, victimes et proies ». De fait, à la lumière des suites de l’affaire Weinstein, « il est finalement clair que cette attitude s’étend à la vie réelle pour beaucoup d’hommes et de comment ils voient et traitent les femmes » explique-t-elle.

Pourquoi un prix ? Parce que « la fiction peut faire un travail fantastique pour montrer ce qui peut arriver quand les femmes se lèvent et dénoncent l’injustice et refusent d’être victimisées ». Indique-t-elle, « je veux trouver les écrivains qui ont fait quelque chose de différent ».

[...]

Bridget Lawless entend montrer qu’une « grande matière est disponible non seulement aux lecteurs, mais aussi aux producteurs et aux réalisateurs pour l’écran, et, très important, pour les acteurs féminins et masculins qui pourraient avoir un plus grand choix de rôles dans lesquels ils ne sont ni des victimes ni des prédateurs sexuels ».

Lire l’article entier sur actualitte.com

Sur la connaissance non violente des rapports H/F,
lire chez Kontre Kulture

 

Violence, sexe et drague, sur E&R :

 






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