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Pour Washington, le TAFTA doit être conclu avant la fin 2016

Le Brexit peut-il générer une contestation globale ?

Les États-Unis ont réaffirmé lundi leur souhait de conclure d’ici à la fin de l’année les pourparlers avec l’Union européenne (UE) sur l’accord de libre-échange transatlantique, dit TTIP ou TAFTA, malgré le Brexit et l’opposition croissante de la France.

 

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, doit elle-même quitter mardi Bruxelles pour Washington « afin de faire avancer ces négociations », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

« Notre objectif reste de continuer à travailler avec l’UE pour conclure un accord ambitieux, complet et de très haute qualité cette année », a déclaré le représentant spécial au commerce extérieur américain (USTR) Michael Froman.

Le responsable a toutefois reconnu la nécessité « d’évaluer » l’impact de la sortie du Royaume-Uni de l’UE sur ces négociations commerciales controversées, lancées en 2013 et visant à créer une vaste zone de libre-échange de part et d’autre de l’Atlantique.

« La raison d’être économique et stratégique du TTIP reste forte », a redit M. Froman, qui chapeaute les négociations côté américain citée par l’AFP.

En dépit de la « situation sans précédent » provoquée par le Brexit, « nos négociations avec nos partenaires vont continuer », a assuré Cecilia Malmström. Cette dernière s’est dite « déterminée à faire le plus de progrès possibles dans les mois à venir » sur le front du TTIP.

Le vote britannique jeudi en faveur du Brexit semble avoir toutefois renforcé le scepticisme sur ce traité, déjà accusé d’être négocié dans le secret et de promouvoir une dérèglementation généralisée.

Dimanche, trois jours après le référendum sur le Brexit, le Premier ministre français Manuel Valls a ainsi assuré que cet accord n’allait « pas dans le bon sens » et ne pourrait pas être conclu.

Sans faire directement référence aux déclarations françaises, M. Froman a reconnu la difficulté pour les gouvernements européens de mener à bien ces négociations.

« Les Européens ont beaucoup de pain sur la planche – le vote sur le Brexit, la crise des migrants, la montée du scepticisme vis-à-vis de Bruxelles et d’autres questions difficiles », a énuméré le responsable américain qui s’exprimait lors d’une conférence à Washington.

« Nous compatissons et nous espérons qu’ils sauront réunir l’attention et la volonté politique nécessaires pour parvenir » à un accord, a-t-il ajouté.

L’UE mène des négociations sur le Traité TTIP depuis juillet 2013. Les opposants au TTIP estiment qu’il ne reflète que la position des multinationales intéressées par une réduction des contrôles et un affaiblissement des mesures de régulation économique en Europe. Une coalition d’ONG et de partis politiques européens dénonce l’opacité qui entoure l’accord sur le TTIP. Il est effectivement discuté dans le plus grand secret, loin des médias et des citoyens.

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15 Commentaires

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  • #1498018

    Puisque la Grande-Bretagne est sortie de l’Union Européenne,
    et puisque l’Eire reste le seul état de l’UE à parler anglais,
    il n’y a plus aucune raison VALABLE de considérer l’anglais comme langue majeure de cette communauté.

    Il n’y a -de même- plus aucune raison d’accepter un traité étranger -le TAFTA- dans une langue, l’anglais, qui n’est plus de facto une langue majeure de l’Union.

     

    • Oui faisons leur réécrire cet immonde torchon de tafta dans chaque langue de la communauté Européenne ça les occupera un peu.


    • Donc, on va continuer en allemand puisque la langue la plus parlée au sein de l’UE, c’est l’allemand. 90 millions de personnes entre l’Allemagne et l’Autriche.


    • #1498110

      A Mike,
      pourquoi pas l’allemand.


    • #1498533

      C’est kif-kif : https://fr.wikipedia.org/wiki/Langu...
      Et en 2050 la France et la Wallonie seront plus peuplées que l’Allemagne et l’Autriche réunie...
      En attendant observez bien comment les belles cartes du wiki sur ce sujet hautement sensible laisse clairement apparaitre la petite province italienne, le canton belge et un demi-département français germanophones natifs mais fait l’impasse sur le val d’Aoste, le Luxembourg et la moitié francophone de la Belgique !
      Vous comprendrez alors vers quoi on se dirige si on transforme une UE américanophile en UE germanophile : probablement pas une atténuation des conflits internes et du libéralisme sauvage ou de l’affaiblissement des états. Un processus qui se finira exactement par la crainte qu’on exprimer récemment un certain nombre d’élites mondialistes de premier plan : un nouveau conflit ouvert Franco-Allemand qui se terminera encore une fois très mal pour eux.


  • Si les USA se prétendent démocrate , alors ils doivent accepter la décision des Français qu’ils n’en veulent pas . Si les USA insistent,alors ce n’est pas un pays démocrate mais un envahisseur qui ne respecte pas et ne reconnait pas un état souverain .C’est une agression ,ni plus ni moins .

     

  • ..."des multinationales intéressées par une réduction des contrôles"... alors qu’elles ne paient pratiquement pas d’impôts dans l’UE grâce à la fameuse "optimisation fiscale" - 100 milliards d’euros par an d’exemption qui doit être compensée par les contribuables européens .


  • #1498074

    et 20 minute qui parle de COMPLOT .
    "Négocié dans le plus grand secret depuis mi-2013, l’accord vise à supprimer les barrières commerciales et réglementaires entre l’UE et les États-Unis ...."

    http://www.20minutes.fr/economie/18...


  • LE TAFTA, nous n’en voulons en aucune manière, que Washington se le tienne pour dit. Las de la domination anglo saxone via leur bébé : l’UE.


  • on comprend les craintes de Valls,le premier dirigeant ou ministre qui va parafer ce traité opaque et fumeux signera inévitablement la fin de sa carrière politique.
    et si les américains considèrent que ce traité sera avantageux pour les européens pas de soucis on passe par le référendum pour l’accepter ou pas.


  • Et si on le signe pas avant fin 2016, ils balancent leurs missiles ?

     

    • Pas besoin de missiles, on est entre gens civilisés, on fait ces choses-là autrement : il suffit qu’ils collent un nouveau mai 68 à Hollande, comme ils ont fait avec de Gaulle, ou qu’ils agitent les banlieues françaises comme Israël l’a fait en 2005, pour permettre au clown d’1m50 de parader et de se faire élire ensuite.


  • Si le TAFTA se met en place, ce sera mille fois pire que l’UE...
    les nations européennes seront balayées et devront sacrifier leur antique Etat-Providence pour survivre. Au final, si nous sortons de l’UE, ce sera pour nous faire tailler en pièces par le commerce nord-américain...( celui-ci englobant les USA le Canade et le Mexique )c’est ainsi qu’il faut peut-être comprendre le Brexit :
    vu que l’UE ne détruit pas les nations d’Europe assez vite, le système pense que le TAFTA et l’abolition des barrières douanières y arriveront plus sûrement...


  • " On ne résiste pas au commerce américain " (Céline, Voyage, 1932) .