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1949-2019 : comment les communistes ont sorti la Chine du sous-développement

Les médias occidentaux ont beau tenter d’occulter cette évidence, elle saute aux yeux : la Chine a accompli en 70 ans ce qu’aucun pays n’a réussi à faire en deux siècles. En fêtant l’anniversaire de la République populaire, proclamée par Mao Zedong le 1er octobre 1949, les Chinois savent quelle est la situation de leur pays. Mais ils savent aussi dans quel état il se trouvait en 1949. Dévasté par des décennies de guerre civile et d’invasion étrangère, c’était un champ de ruines.

 

« La Chine d’avant 1949, rappelle Alain Peyrefitte, c’est un pays du Moyen-Âge, (..) un pullulement de mendiants à moignons, d’enfants couverts de plaies, de cochons noirs et de chiens efflanqués ; des loques, parmi lesquels se glissent quelques brocarts. Quand les éléments se fâchaient, la famine balayait tout. Les paysans étaient ruinés d’avance ; en cas de sécheresses ou d’inondations, ils ne disposaient pas de la moindre réserve » (Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera, 1973, T. 2, p. 85).

 

 

D’une pauvreté inouïe, le pays ne représente plus qu’une part infime du PIB mondial, alors qu’il en représentait 30 % en 1820, avant que le déclin de la dynastie Qing et l’intrusion des puissances occidentales prédatrices, bientôt rejointes par le Japon, n’aient ruiné cette prospérité. Ravagés par la guerre, les digues et les canaux sont délabrés. Faute d’entretien, le réseau ferroviaire est dans un état lamentable. Nourrissant à peine le monde rural, l’agriculture est tragiquement sous-équipée.

Composée à 90 % de paysans faméliques, la population a le niveau de vie le plus faible de la planète : il est inférieur à celui de l’Inde ex-britannique et de l’Afrique sub-saharienne. Sur cette terre où l’existence ne tient qu’à un fil, l’espérance de vie est comprise entre 36 et 40 ans. Abandonnée à son ignorance malgré la richesse d’une civilisation plurimillénaire, la population chinoise compte 80 % d’analphabètes.

Aujourd’hui, l’économie chinoise représente 18 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat, et elle a dépassé l’économie américaine en 2014. La Chine est la première puissance exportatrice mondiale. Sa puissance industrielle représente le double de celle des Etats-Unis et quatre fois celle du Japon. Pourtant l’endettement global du pays (dette publique et privée) est inférieur à celui des Etats-Unis (250 % contre 360 %) et sa dette extérieure est faible.

Première puissance créditrice, la Chine détient les réserves de change les plus importantes du monde (3 000 milliards de dollars). Premier partenaire commercial de 130 pays, elle a contribué à 30 % de la croissance mondiale au cours des dix dernières années. La Chine est le premier producteur mondial d’acier, de ciment, d’aluminium, de riz, de blé et de pommes de terre. Avec 400 millions de personnes, les classes moyennes chinoises sont les plus importantes du monde, et 140 millions de Chinois sont partis en vacances à l’étranger en 2018.

 

 

Ce développement économique a amélioré les conditions d’existence matérielle des Chinois de façon spectaculaire. L’espérance de vie est passée de 40 à 64 ans sous Mao (de 1950 à 1975) et elle approche aujourd’hui 77 ans (contre 82 ans en France, 80 ans à Cuba, 79 ans aux USA et 68 ans en Inde). Le taux de mortalité infantile est de 7 ‰ contre 30 ‰ en Inde et 6 ‰ aux États-Unis. L’analphabétisme est quasiment éradiqué. Le taux de scolarisation est de 98,9 % dans le primaire et de 94,1 % dans le secondaire.

Encore plus significatif, le taux de pauvreté, selon la Banque mondiale, est passé de 95 % en 1980 à 17 % en 2010 et 3,1 % en 2017. Xi Jinping a promis son éradication pour 2020. Selon Branko Milanovic, ex-économiste en chef à la Banque mondiale, l’apparition d’une énorme classe moyenne en Chine est la principale cause de la réduction des inégalités mondiales entre 1988 et 2008. En vingt ans, 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté. Le salaire moyen a doublé, notamment sous l’effet de la mobilisation ouvrière, et les entreprises étrangères ont commencé à délocaliser leur activité à la recherche d’une main d’œuvre moins coûteuse.

L’une des questions fondamentales du développement est celle de l’accès aux technologies modernes. La Chine de Mao a d’abord bénéficié de l’aide de l’URSS, mais elle a été interrompue en 1960 lors du schisme sino-soviétique. C’est pour régler ce problème crucial que Deng Xiaoping a organisé en 1979 l’ouverture progressive de l’économie chinoise aux capitaux extérieurs : en échange des profits réalisés en Chine, les entreprises étrangères y procéderaient à des transferts de technologie en faveur des entreprises chinoises.

En 40 ans, les Chinois ont assimilé les technologies les plus sophistiquées, et l’élève a dépassé le maître ! Aujourd’hui, la part de la Chine dans les industries de haute technologie atteint 28 % du total mondial et elle devrait surclasser les États-Unis en 2021. Il est vrai que la Chine dispose de ressources humaines considérables. Elle envoie 550 000 étudiants à l’étranger et elle en reçoit 400 000. Dotée de 80 technopoles, elle est numéro un mondial pour le nombre de diplômés en sciences, technologie et ingénierie, et elle en forme quatre fois plus que les États-Unis.

Cette percée technologique du géant chinois va désormais de pair avec la transition écologique. Signataire de l’Accord de Paris sur le climat, la Chine est le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables. Elle possède 60 % des panneaux solaires et 50 % des éoliennes de la planète. 99 % des bus électriques en service dans le monde sont fabriqués en Chine. Elle possède 50 % des véhicules électriques et elle en fabrique trois fois plus que les Etats-Unis.

La Chine a aussi le réseau ferré à grande vitesse le plus grand du monde (30 000 km) et elle a pour objectif de passer à 40 000 km. L’entreprise publique chinoise CRRC est numéro un mondial de la construction de TGV : elle fabrique 200 trains par an et travaille pour 80 pays. Enfin, la Chine a engagé la plus grande opération de reboisement de la planète (35 millions d’hectares). Prenant au sérieux la désastreuse pollution de l’atmosphère dans la région de Pékin, elle a réussi à y réduire de 50% les émissions de particules toxiques en cinq ans.

Ce développement spectaculaire de la République populaire de Chine est le résultat de 70 ans d’efforts titanesques. Pour y parvenir, les Chinois ont inventé un système socio-politique original, mais que les catégories en usage en Occident peinent à décrire. Loin d’être une « dictature totalitaire », en effet, c’est un système néo-impérial dont la légitimité repose exclusivement sur l’amélioration des conditions d’existence du peuple chinois.

Organe dirigeant du pays depuis 1949, le Parti communiste chinois sait que la moindre déviation hors de la ligne du mieux-être collectif serait incomprise et provoquerait sa chute. Habitués à penser que la démocratie repose sur le rituel électoral, les Occidentaux ne comprennent pas ce système. D’ailleurs, ils ne voient même pas que leur « démocratie » s’accommode d’une désignation du président par les banques, alors qu’en Chine les banques obéissent au président.

Pour conduire le développement du pays, les communistes chinois ont bâti une économie mixte pilotée par un État fort. Son objectif prioritaire est la croissance, appuyée depuis les réformes de 1979 sur la modernisation des entreprises publiques dominant les secteurs-clé, la constitution d’un puissant secteur privé, le recours aux capitaux étrangers et les transferts de technologie en provenance des pays plus avancés. Contrairement à ce qu’on dit parfois, c’est Mao Zedong lui-même qui a initié ce processus en 1972, lorsqu’il a rétabli les relations avec les États-Unis.

Pour développer le pays, il fallait dîner avec le diable ! Manifestement, les communistes chinois ont appris à le faire. Mais ce rapprochement avec l’Occident capitaliste, ce « compromis acrobatique » visé à juste titre par certains marxistes, était un moyen et non une fin. Tout en justifiant l’ouverture économique, Jiang Zemin a rappelé en 1997 que la Chine ne perdait pas de vue l’édification du socialisme. C’est pourquoi l’État doit conduire le développement, la propriété publique rester dominante et le secteur financier demeurer sous contrôle.

 

 

Il y a deux siècles, la Chine était encore l’atelier du monde. Aggravant ses contradictions internes, l’impérialisme occidental a ruiné l’empire mandchou vieillissant. Les guerres du XXème siècle, à leur tour, ont plongé le pays dans le chaos. Aux yeux des Chinois, la République populaire de Chine a pour vertu d’avoir mis fin à ce long siècle de misère et d’humiliation qui commence en 1840 avec les « guerres de l’opium ». Libérée et unifiée par Mao, la Chine s’est engagée sur la voie étroite du développement. D’une pauvreté aujourd’hui inimaginable, isolée et sans ressources, elle a exploré des chemins inconnus et tenté, avec le maoïsme, de transformer radicalement la société.

Plus précisément, le maoïsme se caractérise par la tentative, pour reprendre la terminologie marxiste, d’accélérer le développement des forces productives en misant sur la transformation révolutionnaire des rapports sociaux. Autrement dit, de généraliser la lutte des classes à l’intérieur du pays pour consolider le socialisme. Ce volontarisme a eu des effets positifs en contribuant à généraliser l’éducation, mais il a complètement échoué à stimuler l’économie. Contrastant avec l’accroissement démographique causé par les progrès sanitaires, l’effondrement de la production agricole a provoqué la catastrophe du « Grand Bond en avant », qui fut responsable – avec les conditions climatiques et l’embargo occidental – de la dernière famine qu’ait connue la Chine (1959-1961).

Avec la Révolution culturelle, dont le point culminant fut atteint en 1966-68, Mao et les Gardes Rouges décidèrent à nouveau de mobiliser les masses, mais contre le parti lui-même afin de l’empêcher de « restaurer le capitalisme » et de sombrer dans un « révisionnisme » de type soviétique. Cette révolution dans la révolution a rapidement rencontré ses limites. En cultivant l’effervescence idéologique d’une jeunesse fanatisée, elle a causé des violences inutiles et des destructions qui contrariaient l’effort de développement. Tournant à vide, cette agitation a généré un chaos qui appelait nécessairement sa négation, et l’Armée populaire de libération se chargea en effet d’y mettre un terme.

 

 

Dans une résolution adoptée en 1982, le Parti communiste chinois a porté un jugement sévère sur cette expérience historique, qualifiée de « dérapage gauchiste », et il a progressivement engagé des réformes. Marxiste à sa façon, le « socialisme aux caractéristiques chinoises » défini en 1997 repose alors sur l’idée que le développement des forces productives est la condition indispensable de la transformation des rapports sociaux, et non l’inverse.

Comme l’écrit Jean-Claude Delaunay, « la révolution fut conçue par les fondateurs du marxisme comme un fruit devant être cueilli quand il serait mûr, et qui le serait en toute vraisemblance car le verger était fourni ». Mais pour les communistes chinois, la révolution serait plutôt « le fruit d’un verger qu’il faudrait d’abord cultiver, puis faire grandir et tailler en conséquences ». (Les trajectoires chinoises de modernisation et de développement, 2018, p. 283). En clair, le socialisme n’est pas le paupérisme ! Et pour engager la transformation des rapports sociaux, encore faut-il assurer un certain niveau de développement des forces productives.

Après avoir libéré et unifié le pays, aboli le patriarcat, réalisé la réforme agraire, amorcé l’industrialisation, doté la Chine du parapluie nucléaire, vaincu l’analphabétisme, donné aux Chinois 24 ans d’espérance de vie supplémentaire, mais aussi commis des erreurs tragiques dont le peuple chinois a tiré le bilan, le maoïsme a passé la main après 25 ans de règne (1950-1975). Ses successeurs ont alors tenu compte des inflexions de la vie internationale et tiré parti de la mondialisation, mais sans jamais lâcher le gouvernail. Forts des enseignements du passé, les Chinois ont multiplié leur PIB, industrialisé le pays, vaincu la pauvreté, élevé le niveau scientifique et technologique du pays de façon inédite.

L’expérience historique de la République populaire de Chine est unique : c’est la réussite d’une stratégie de sortie du sous-développement à une échelle sans précédent, et sous la direction exclusive d’un parti communiste. Certes les problèmes demeurent immenses (vieillissement de la population), les paradoxes stupéfiants (un socialisme avec des capitalistes), les fragilités non négligeables (fléchissement de la croissance). Mais la Chine de 2019 a l’intention de poursuivre le mouvement. Elle entend bâtir une « société de moyenne aisance », développer son marché intérieur, promouvoir la transition écologique. Il faudra se faire une raison : décidée à refermer la parenthèse de la domination occidentale, la Chine aspire à retrouver la place qui lui revient.

Bruno Guigue

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45 Commentaires

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  • 1979 : il a suffit que Deng Xiao Ping tourne le dos à la collectivisation pour que les forces productives chinoises soient libérées et que le pays connaissent une croissance moyenne de 9% depuis 40 ans ! Eclatante réussite . Les 2 EPR franco-chinois fonctionnent parfaitement : ce sont les Chinois qui ont fait les soudures, que les Français ne sont même plus capables de faire correctement à Flamanville . Coût estimé : 1,5 milliard d’euros ! Si en 1949 les nationalistes de Tchang Kaï Chek avaient gagné, la Chine serait aujourd’hui, et depuis longtemps, la première puissance mondiale . Le niveau de vie à Taïwan est égal à celui des Français .

     

    • Un enfant apprend à marché seul sans l’aide d’accessoire sinon c’est un infirme. Taiwan, Hong Kong, la Corée du Sud et le Japon ont réussis qu’avec un appui des instances occidentales, de l’occident et la trahison de leur élite. « chi va piano, va sano e va lontano », La Chine : puissance militaire, économique et la plus grande population. Le talon d’Achille c’est le besoin de matière première qui la ralentit ; car si elle s’accapare l’ensemble des matières nécessaire pour son industrie et son développement : le reste du monde s’en trouvera très affaibli, différence énorme du développement occidental et ses maux (prédations des matières premières, écart de développement, colonialisme, etc ...).


  • Il y a un précédent à la réussite chinoise, c’est le Japon . En 1868 le Japon est au moyen âge . Sous l’impulsion de Mutsu Hito il va se moderniser c’est à dire s’occidentaliser à marche forcée . Résultat : en 1895, victoire contre la Chine, en 1905 victoire contre la Russie . Dans le camp des vainqueurs en 1918 . En 1941 ose s’attaquer aux USA ! Aujourd’hui troisième puissance mondiale, avec 10 fois moins d’habitants que la Chine et un territoire 30 fois plus petit !


  • Ce sont les trafiquants d’opium, tous juifs, qui sont à l’origine du déclin de la Chine au milieu du XIXème siècle . Ce sont eux qui ont poussé GB et France dans ces IGNOBLES guerres de l’opium . En 1900 1/4 de la population chinois est opiomane . Le généralisation de la drogue est rien moins que bénigne, et c’est peut-être ce qui attend l’occident : une dégénérescence généralisée . " Mais cela rapporte tant aux sionistes, pourquoi leur faire de la peine ? "

     

    • Bonjour Marion,
      pour faire suite à votre message. Vers 1900, en Chine, l’opium était virtuellement un monopole juif., et il y avait, estime-t-on, au minimum vingt-cinq millions d’opiomanes en Chine. En 1820, la Compagnie britannique des Indes orientales commença à exporter de l’opium produit en Inde vers la Chine en grande quantité, mais elle se retira peu après de ce marché, et ce n’est qu’après que des juifs originaires de Bagdad commencèrent à arriver aux Indes. Parmi les familles qui allaient atteindre une indéniable prééminence tant à Bombay qu’à Calcutta, notons les Kadouri, les Cohen, les Ezra, les Solomon, les Gubbay, les Elias et, surtout, les Sassoon. Bien à vous.


    • J’imagine qu’en Chine la drogue est strictement interdite, proscrite, après ce qu’elle leur a coûté dans le passé .


    • @Marion
      Le communisme chinois = Le socialisme + un fort sentiment national - La communauté de lumière...
      Bruno Guigue a, en général, de bonnes analyses... mais il s’interdit certains parallèles et certaines remises en cause.


  • Très intéressante analyse, qui remet beaucoup de pendules à l’heure …..
    Merci à la rédaction d’E&R de nous l’avoir porté à connaissance !!!


  • Le marxisme léninisme est bien dis-solvable dans le confucianisme !


  • Le communiste chinois = le socialisme couplé avec un fort sentiment national...
    Tiens, tiens, tiens ! Comme quoi, les bonnes formules...


  • Les libéraux vont diront que sans le capitalisme, la Chine ne serait pas allée bien loin. C’est pas faux non plus !
    On peut chercher qui était à l’origine, l’oeuf ou la poule, à l’infini.

     

  • Loin l’idée de faire l’apologie du communisme, mais il faut se rendre a l’évidence : le communisme leurs a redonné leurs place... la première.

    Les chiffres sont la .


  • J’ai quand même un gros problème avec leur système de contrôle social à la Orwell.
    Pour moi la Chine garde l’image d’une immense fourmillière inhumaine contrôlée par des millions de caméras.

     

  • #2298513

    De la Révolte des Boxers au Parti communiste chinois il n’y a eu qu’un pas



    Sainte Marie-Hermine de Jésus, née Irma Grivot à Beaune le 28 avril 1866 et morte décapitée le 9 juillet 1900 à Taiyuan dans la province du Shanxi en Chine



  • Une question que je me pose depuis un moment : comment l’Occident englué de sa moraline droit de l’hommiste et individualiste va évoluer face au développement inéluctable de la Chine et dans une moindre mesure de la Russie.
    En occident on saborde ce qui a fait notre puissance, la science et la technologie, la liberté de penser. On en est dans les universités américaines à dire que les mathématiques sont intrinsèquement racistes parce qu’il y a peu de noirs bons, en Angleterre un directeur d’université se fait virer pour avoir laisser entendre que les femmes sont moins bonnes en math que les hommes, on veut foutre la parité et la discrimination positive dans chaque domaine, même dans la NASA, on culpabilise les hommes qui réussissent car c’est du patriarcat, en Europe il faut baisser notre "bilan carbone" jusqu’au sacrifice alors qu’en face ils ne s’embarrassent pas de toutes ces conneries et ils progressent vraiment, pas dans les paroles.

    Est-ce qu’à un moment le délire va être obligé de s’arrêter face à la réalité, ou bien ils vont nous pousser au suicide jusqu’au bout ?


  • Homo economicus c’est multiplié des deux cotés de l’idéologie mondialiste. La face capitaliste et la face communiste.


  • La Chine a profité à fond d’une séquence ( les 30 glorieuses ) fondée sur la nature prédatrice du capital en proposant un dumping social par le bas sans frais de RD (pas de coûts de la recherche et du développement puisqu’il suffit de pomper la technologie existante ) !!

    Question très bête : Ou sont passé les usines françaises de trains, de machines outils, de pièces auto, d’électroménager, de télévisions, de chaussures, de vêtements, de meubles, de jouets...et le travail de Français...OU ??

     

    • @Houla up Barbatruc

      Tout à fait exact avec deux conséquences :
      1 - Les épargnants ( et fonds de pension retraites ) ont misé à fond sur l’économie Chinoise qui rapporte 15 % de rendement par an...donc croissance auto entretenue par l’appât du gain, Miam Miam !!
      2 - L’absence de patriotisme économiques des baby boomers ( à qui la France a tout donné ) à flingué les entreprises Françaises pour du cash à court terme ( Y’a bon les retraites au soleil ), et même une relance par la consommation ( Keynésianisme ) en France aggrave ipso facto les importations vu que le pays ne produit PLUS RIEN !!!


  • sortir d’une ornière tout en versant dans une autre

    il n’ y a plus de famines mais une auto-suffisance alimentaire fragile et compromise

    http://www.economiematin.fr/news-ch...

    disons que depuis 40 ans il s’opère un mariage entre confucius et l’owof avec une furieuse volonté de garder ses repères usant dune science très complexe, celle permettant de maintenir un équilibre :
    https://lepetitjournal.com/shanghai...

    la fonction d’un équilibre étant de compenser un manque de stabilité, sa destinée est de se casser la figure, à un moment ou a un autre, versant soit d’un coté, soit de l’autre

    se replier, ou s’hypertrophier en phagocytant tout .... vu l’ensemble des dispositifs sociaux mis en place, je crains que seule la seconde solution soit retenue

    il suffit de regarder une photographie de shenzhen en 1980 et la comparer avec une autre, prise en 2019, pour douter du bien fondé de ce qui a été entrepris depuis ces 40 dernières années

    mon Dieu, quel intérêt que celui de de passer du sous développement au mal développement
    des millions de pauvres gens qui sortent de leurs conditions suspendus aux fils de la croissance
    puis ces fils coupés, retombant dans la condition initiale dont ils pensaient s’extraire, avec en prime l’obligation de subir les dommages liés a cette chute


  • Ce pays n’a aucune relation quelconque avec le marxisme mais plutôt avec Orwell. Sans l’Occident, il ne serait rien. Le maoïsme, comme le reste de leur histoire n’est qu’une longue suite de massacres.
    Maintenant ils sont riches, c’est génial.

     

    • @Jacques,

      Et l’Occident est fasciné par cet Orwellisme chinois et l’a déja installé ici.
      Sauf qu’en Chine c’est Orwellisme + prospérité matérielle,
      alors qu’en Occident, on va vers un Orwellisme chinois sans prospérité matérielle.

      Moi, je préfère la Liberté.


  • j’avais tellement honte d’acheter toutes ces conneries à Gifi, maintenant je me sens mieux :)
    merci Bruno Guigne


  • La Chine c’est aussi :

    Un permis de circuler pour l’essentiel de la population qu n’a ni le droit de se déplacer, ni le droit de travailler, sauf permis, dans les villes moyennes et grandes. Ce qui veut dire de facto que quand on est pauvre on a quasiment aucune chance de sortir de sa situation et qu’on a des possibilités de se déplacer extrêmement limitées.

    Des milliers d’exécutions par an (on estime qu’il y a autant d’exécutions en Chine que dans tout le reste du monde réuni : cad en incluant des pays comme la Lybie, la Syrie, le Zimbabwe...).

    Pas d’internet, mais un vaste intranet contrôlé totalement (censure massive)

    Un contrôle social extraordinaire qui va se transformer en permis à points, et où la seule solution pour arriver en haut de l’échelle sera de dénoncer quelqu’un (véridique), avec une reconnaissance faciale automatisée partout dans le pays et ses ..... 200 millions de caméras de surveillance, nombre qui augmente massivement d’année en année.

    Le communisme chinois est 100% mort depuis des décennies, et la plupart des chinois n’y croient plus. Un pays qui fabrique des milliardaires à la pelle, tandis que des centaines de millions de ses concitoyens restent dans une misère très forte (dans le monde rural) n’est pas un pays qui se dirige vers le communisme ou même une forme de communisme édulcoré

    La Chine c’est une dictature d’une violence incroyable avec des dirigeants qui ont tous des fortunes considérables et où les inégalités restent extraordinaires, sans parler de la corruption à tous les niveaux du parti : de l’employé de base jusqu’au sommet de la pyramide.

    La Chine, quel beau pays, un vrai modèle à suivre et à atteindre


  • La Chine... le rêve des capitalistes. Notre avenir !

     

    • Vous ne croyez pas si bien dire. Je vulgarise, mais..

      Le communisme n est pas du tout un projet "grass roots" en Chine . Ni en Europe. Ni nul part. Et surtout pas l idéologie derriere le développement de la Chine.

      De Marx á Mao et les trucs á la con genre Pkk ou Rouges d Espagne et autres ; ce sont toujours des groupes industriels étranges qui financent. Ou posent les bases idéologiques.

      Du Willesden Group pour Marx á David Rockfeller pour Mao (études a yale, oraison funèbre par David dans le New York Times sans oublier le rôle de Victor Rothschild et ses connections d agent soviétique) le but est de déplacer les capitaux .

      La Chine depuis 1890 fut choisie par ces groupes comme endroit pour lancer la 3eme révolution industrielle, après le succès de la "guerre" de l’opium. Le Club de Rome décida en 1951 qu’ elle serait "écologique". En ces termes. Le Juif ((canadien)) Maurice Strong prit les rennes idéologique et vente vent.

      Ce qui explique que la Chine "fait main basse" sur les terres rares .

      C est pour cela que les réseaux Thunberg ne toucheront pas á la Chine car la Chine fournira précisément les besoin pour la 3eme révolution industriel. Mao le savait. Son pote Kisssinger aussi.

      La chine n est que la prochaine étape, transitoire, comme toute. Paradis globaliste oui. Vrai puissance dans 20 ans, pour sur. Dans les mains de qui ?

      Voici ceux qui font les transitions . Et merci de ne pas supprimer je vous avais envoyer cet article en janvier 19.

      http://www.wrongkindofgreen.org/201...


  • Avez vous remarque que les visages de la propagande sont occidentalises ?
    Les yeux, la couleur.
    Pas un hasard.
    Si vous allez sur une plage chinoise les peaux sont couvertes.
    Si vous allez dans une pharmacie le #1 des produits de beaute sont les blanchisseurs de peau.
    Les chinois se considerent comme le centre de tout et se voient comme des blancs
    (bien qu’entre eux ils nous appellent, nous les souchiens occidentaux :"les fantomes blancs" (baikoue).

     

  • C’est parce que les communistes ont cessé de l’être que la Chine est sortie du sous développement (à partir de 1979) .


  • Comment les communistes ont sorti la Chine du sous-développement ?

    En devenant capitalistes.

     

    • C’est pénible toujours ces mêmes abrutis prétentieux qui n’ont aucune intelligence dialectique.
      Sans la phase de l’accumulation primitive, permise par le communisme, pas de décollage, et sans la stratégie à long terme du PC chinois, pas non plus de la puissance capitaliste actuelle...
      Quand on a pas de cerveau, on ferme sa gueule !
      AS.


  • En Chine l’état d’esprit des gens du quotidien est à mille lieues de celui des occidentaux lambdas ! Pas de sinistrose, un optimisme et dynamisme sans borne ! On peut comparer cela à l’état d’esprit des Français entre la fin des années 50 et le tout début des années 70 : augmentation du niveau de vie, plein emploi, coût de la vie dérisoire (immobilier, nourriture...peu chers), arrivée des "gadgets" de la modernité rendant la vie plus confortable (généralisation des voitures, machines à laver le linge...), foi indestructible en le progrès et en la technologie...
    En Chine la collapsologie n’existe pas ou plutôt l’idée de l’effondrement de la société industrielle n’est pas perçu comme un défi insurmontable car les Chinois au court de leur histoire ont eu à affronter tellement de défis, ils ont tellement souffert (eux aussi !) que tout ce qui pourra advenir dans le futur n’est ressenti que comme un nouveau défi qu’ils seront capables de surmonter comme ils l’ont invariablement fait pendant des millénaires...
    Idem en ce qui concerne la problématique de la surpopulation qui est une source d’angoisse majeur en Europe (la peur des grands méchants africains voulant se déverser sur l’Europe...) n’est pas perçu de la même manière en Chine et en Asie en général. En effet beaucoup de sociétés asiatiques ont pour ainsi dire des millénaires d’expérience dans la gestion de forte densité humaine ; l’organisation des structures économiques, des rapports sociaux...a été modelé de manière à gérer la "surpopulation". A l’inverse l’Europe s’est faite avec la problématique inverse : comment pallier au manque de main d’oeuvre en raison d’un dynamisme démographique insuffisant par rapport au potentiel et capacités de développement. Si bien que les fortes densité humaines que connait l’Europe aujourd’hui, consécutive à l’hygiène et à la technologie (et probablement aussi aux politiques migratoire de masse), est un phénomène nouveau source d’angoisse pour les Européens.

     

  • Du sous-développement au cauchemar dystopique...


  • Des dizaines de millions de morts de famine ou travail forcé avec le Grand bond, la révo Cult, un exode rural massif et brutal pour prolétariser les paysans et les entasser dans la dépendance en ville, autrement dit la reproduction de l’abomination concentrée en Russie 40 ans plus tôt, et de l’abomination vécue par les paysans en France, Angleterre, etc. sur un gros siècle. L’aventure du capital. Pourquoi la louer ???!


  • Comment les communistes ont sorti la Chine du sous-développement ?

    En devenant capitaliste...
    Naaan ! Je rigole, ils ont juste transformé un pays sans dette en une nation endettée jusqu’au cou tant à titre individuel que collectif. Pour le plus grand bénéfice du cartel bancaire et de la création d’une monnaie mondiale.

    Bruno Guigue se communiste enthousiaste devrait nous écrire un article sur le système de "crédit social" chinois. Cet illustration parfaite du collectivisme qui envoie en camp de rééducation tous ceux qui ne se conforme pas au modèle de l’homme nouveau.


  • « société de moyenne aisance » Moi qui vie en Chine (xilinhot en Mongolie intérieur pour ceux que sa intéresse) je doit dire que cette phrase résume exactement la réalité de la vie en Chine


  • La chine a un énorme avantage : elle a recueillit les entreprises et les usines du monde entier. Ce qui signifie qu’il ont eu une upgrade technologique sans avoir à faire des recherches et dépenser de l’argent pour (et un peu d’espionnage industriel aussi). Et contrairement à l’Afrique, eux savent gérer le futur et anticiper leur besoin. Ce sont des commerçants dans l’âme. Et en plus ils bossent dur !

     

    • Le gouvernement chinois ne pense que sur le long-terme alors que le marché n’obéit qu’aux logiques du court-terme voire de l’immédiat.
      Sur l’acquisition des technologies, elles n’ont été possible que parce que le gouvernement chinois est protectionniste et se sert de l’ouverture de son marché comme monnaie d’échange !


  • La lecture des commentaires exhibe non seulement l’ignorance crasse des anti communistes primates mais aussi leur incompréhension du texte de Guigue qui est clair comme de l’eau de Roche et un exercice particulièrement brillant en matière de résumé historique.
    J’ai retenu cette phrase notamment :"ils ne voient même pas que leur « démocratie » s’accommode d’une désignation du président par les banques, alors qu’en Chine les banques obéissent au président."
    ce qui m amène à voir, ds ces commentaires de jobards aveuglés par leur haine tripale du mouvement communiste, la rage de constater que seule une politique communiste pouvait réaliser cet exploit et l’influence de bfmtv sur des esprits malléables formatés par des années d abrutissement de propagande oligarchique dont ils se font le relais et les complices ! bravo bande de Gribouille !

    Ces pauvres gens ne savent même pas que c est Georges Marchais, un communiste, dont le parti représentait encore entre 15 à 20% de l’électorat en 81 qui exigea l arrêt immédiat de l’immigration sous les crachats de toute la classe politique réunie en une sainte alliance contre ce représentant de la classe ouvrière !
    Si ce communiste avait été soutenu nous n en serions pas là aujourd’hui en pleine guerre civile froide. est ce que vous comprenez au moins ces choses simples ?


  • Ce qu’on peut faire quand on est pas une démocratie occidentale.....


  • Je ne peux pas m’empêcher de croire que sans la finance mondiale appatride, la Chine n’aurait pas pu être ce qu’elle est.
    Chaque civilisation a vu son ascension à un moment ou le capital à pu se libérer.


  • Texte à la fois intéressant et de mauvaise foi, qui égrène des vérités mais :
    - d’une part ignore les réalisations importantes réalisées par le régime nationaliste de Tchang Kai Chek dans les années 1930, qui ont modernisé les villes (mais pas du tout les campagnes , où vivait l’écrasante majorité de la population).
    - de l’autre, attribue au régime communiste dans son ensemble des réalisations qui concernent certaines périodes mais pas d’autres. Par exemple, la pire famine du 20e siècle, ce n’est ni sous les Qing, ni pendant la période des seigneurs de la guerre, ni sous le régime du Guo Min Dang, ni sous occupation japonaise : c’est pendant le Grand bond en avant organisé par Mao.

    La croissance économique et l’expansion géopolitique de la Chine ne trouve pas son origine chez Mao mais chez Deng Xiao Ping. C’est lui le vrai père de la Chine contemporaine. Depuis les années 80, la philosophie politique chinoise rearticule le marxisme avec le confucianisme (hérésie sous Mao) et même avec certains penseurs réactionnaires Européens (Spengler a beaucoup plus la cote en Chine qu’ici).


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