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1965 – Fred, chef de bande à Saint-Germain-des-Près

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40 Commentaires

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  • Y a du Gerard Depardieu chez Fred, n’est-ce pas... ou du Fred chez Depardieu peut etre...

     

    • #2330827

      Bien vu Rachid. Je me suis fais exactement la même remarque...

      Fred, c’est Gerard avec 10 ans de plus. Cette même force, ces mêmes emportements et toute la marginalité pensante et la jouissance poétique de ces êtres à part qui méprisent le bourgeois, ses codes, ses règles, sa vie. 110kg de viande lancés à pleine vitesse contre le conformisme et l’absurdité du monde moderne.


  • 1965 fut la véritable date qui séparait ce que j’appelle « le monde d’avant » avec ceux qui allaient suivre.
    Par exemple le Paris des années 80 que nous décrit parfois Alain Soral dans des entretiens sur sa jeunesse n’était déjà plus Le Monde d’Avant depuis belle lurette.
    C’était l’un des mondes intermédiaires avant celui d’aujourd’hui et qui en comportait déjà tous les sinistres présages.
    Le Paris des années 80 pour moi ne signifie rien puisque je l’avais déjà fuit depuis longtemps pour la province, laquelle avait su mieux que Paris préserver encore un peu Le Monde d’Avant -aujourd’hui c’est kif kif pour la plupart des « métropoles » de province.
    1965, c’était l’année où Les Halles, le ventre de Paris, avait déménagé à Rungis. Date symbolique qui a vu le cœur de la capitale -bien plus que son ventre, là où le sang frais de la province venait assurer la fusion organique du pays- déménager à sa périphérie sans âme, au grand nulle part de la banlieue moderne.
    En quelques années tous les vestiges du Monde d’Avant -qui était encore celui de l’avant guerre dans sa forme- ont disparu de Paris à un rythme effréné, et les types humains n’ont fait que s’adapter à cette métamorphose.
    Mai 68 ? Rien. Un non-évènement.
    Fred était un marginal du Monde d’Avant mais qui cédait déjà aux sirènes et aux mirages des mondes qui allaient suivre jusqu’au nôtre.
    Il dut céder la place aux branchés de la séquence intermédiaire, lesquels nous paraissent encore sympathiques et peuvent prêter à la nostalgie avec le recul du temps -comme le fait Soral.
    Aujourd’hui même Beaubourg et les Halles nous parlent d’une époque révolue, celles des noces ratées du commerce et de la culture à l’aune de la laideur.
    Il ne reste que la laideur architecturale et humaine.

     


    • 1965, c’était l’année où Les Halles, le ventre de Paris, avait déménagé à Rungis. Date symbolique qui a vu le cœur de la capitale -bien plus que son ventre, là où le sang frais de la province venait assurer la fusion organique du pays- déménager à sa périphérie sans âme, au grand nulle part de la banlieue moderne.



      Le déménagement des Halles, c’est 1969 et aussi leur destruction physique a eu lieu un peu plus tard, et les charpentes auraient pu être conservées. Et la construction du centre Pompidou est décidée en 1969, cette caserne au coeur de Paris de la sous-culture américaine, c’est vraiment une Kommandantur pour mettre en coupe réglée la vie artistique de la France, un symbole voulu par l’occupant. Et maintenant, l’incendie de Notre-Dame. Les ennemis de la France sont malades que Paris soit sorti intact de la deuxième mondiale... À partir de 1968, la France a en quarante ans complètement perdu sa souveraineté, dans tous les domaines... voilà.


    • Intéressant.
      J’allais tous les jours à Paris à partir de 1990, bld St Germain. Ce que raconte Fred est pour moi de la science-fiction. Drugstore avec pain au chocolat à 10 francs, Sonia Rykiel et Berlutti, café hors de prix... Et Nanard Tapie qui nous saluaient quand il rentrait dans son hôtel particulier rue du Dragon.
      La spéculation à partir des années 1980 a tellement tout bouleversé qu’il est impossible d’avoir une idée exacte du Paris d’avant, hors doc INA.
      Sans même parler du Paris de 2019, quartier LGBT, homme en bas résille, quartier djellabah, librairie gauchiste, restaurant a 50 euros minimum sans le vin, taudis de 20 m carrés à 250 000 euros... le monde d après.


    • @ Dylan.

      Exact. Mais les travaux débutèrent en 1964 et la décision de déménagement fut prise en 1959 par Debré.
      Pompidou, lui, arriva en 1962, six ans avant 68...
      Pour les gens de la génération de mon oncle, qui avait un petit café restaurant en haut de la rue de Reuilly (il existe toujours) et allait s’approvisionner avant l’aube aux Halles (il n’avait pas de voiture), c’était bien la perspective d’un monde qui s’en allait.
      En fait, 1965 fut l’année où il revendit son affaire et celle où je participais pour la dernière fois à son équipée matinale dans ce monde pittoresque.
      Confusion de souvenirs personnels donc.
      Tout cela étant tellement loin.


    • #2330885

      je suis née en 1967. A l’age de 12, 13, 14 15 et 16 ans je vivais dans des squats du 1er 2eme 11eme et 19 eme arrondissemeent. Du fait de mon jeune age je pouvais encore bénéficier des graces des anciens, qui deja me répétaient.." c’est plus comme avant" A l’epoque je déchargeais des camions sur les marchés du 92. Je m’entrainais chaque soir en boxe anglaise ainsi qu’a la lutte, et je m’en servais le week- endcpour m’expliquer avec tout ce que je n’aimais pas... a commencer par les bourges. j’ais quand même l’impression d’avoir ressentie ( sentie) l’ancien Paris . Mais putain... ca ne ressemble plus a rien maintenant.. c’est mort . en 2009 j’ai eu la chance de bosser regulierement au " doux raisin" .. une bouffee d’oxygene dans ce pauvre Paris... mort... vider de sa substance ! cela fait presque chier des fois d’etre une jonction entre l’ancien monde et... cette chiasse innomable !


  • #2330600

    J’aime cet homme. Il est génial c’est du très lourd ! J’ai pas regardé mais le coup de la caisse qu’il ramene à la même place et il dit aux gens "vous êtes des menteurs" génial haha. Et les côtes de porc c’est un excitant haha c’etait son café au bonhomme, ha putain merci à lui d’avoir exister, on se sent moins seul tout d’un coup ! Le Saint Germain des Prés de l’époque ça devait vraiment être du très lourd, les hommes qui aiment les femmes qui aiment les hommes ont duent vraiment prendre du bon temps de vie qu’on pourra plus leur voler. Les joies de l’après guerre...on peut les vivre vraiment qu’après la guerre il faut croire. Après c’est trop tard, avant c’est foutu.

     

    • Je suís plutot d’accord : le monde n’etait parfait non plus dans ces annees, notamment dans l’hygiene et les logements plus grands ainsi que le confort (tout cela viendra avec l’americonisation) mais on sentit chez les gens un grand appetit de vibre, une enorme vitalite (comme celui qui a sortí d’un depression - la 2eme guerre móndiale) et l’envie de construire un monde alternatif et different, de rever et de profiter. Helas, voila les vers du fruit de ce qui engendrer 1968 avec l’arrivee de l’americonisation : après la merde derridienne et ses deconstructions, la France perd ses reperes, veut faire table rase de ce passe considere depasse, ringard et pauvre et l’arrivee de la pseudo prosperite va tout chambouiller et la suite nous la connaissons apres : marchandisation de tout, mentalites de vieux cons avant l’heure avec la rente, Société atomisee et pourrie, depressions, me too, trav et PD et pervers qui demandent de jouir sans entraves, bobos formates qui se la jouent intello et descendant des gens comme fred alors que ce sont des caricatures de hípster de jew york


  • Ce Fred est amusant. Mais franchement, il a un côté parasite assez répugnant... Saint Germain a rayonné sur le monde, parce que le quartier était à la frontière de l’aristocratie - des grands hôtels particuliers du VIIe arrondissement et de l’esprit - du Quartier Latin, de la Sorbonne, du Collège de France, des librairies, des grandes écoles du Ve arrondissement... C’est ça qui a produit le charme de Saint Germain. On suit le boulevard, du VIIe et Ve... l’aristocratie française et l’esprit français.. et au milieu, c’est Saint Germain. Bien avant l’arrivée du Fred et sa mentalité de khmer rouge :

    « avec une espèce de pouvoir vide, vide dans la tête... moins t’en savais, plus tu étais quelqu’un... Le Saint Germain que j’ai connu, celui intellectuel et artistique je sais pas ce que c’est... des gens qu’on a soupçonnés intellectuels... »

    C’est presque du Cyril Hanouna... Et aussi, cette tendance à s’imaginer qu’il est le seul à avoir su s’amuser et prendre du plaisir dans jeunesse... toujours incroyablement comique, cet égocentrisme-là : parce que c’est à lui que des choses sont arrivées, elles étaient forcément plus drôles, plus intéressantes qu’ailleurs et même, il ne devait rien y avoir du tout hors de son petit monde... putain... merde...

    Il y a un livre intitulé « La Tribu » de Jean-Michel Mension aux Éditions Allia qui raconte cette histoire, avec les photos de la mère Moineau. Et le sublime film de Louis Malle, Le Feu follet, d’après le roman de Drieu, qui montre bien le quartier au début des années 60 : https://www.youtube.com/watch?v=IwS...

     

    • #2330697

      Oui mais dans la rue ça se passe comme ça. J’ai trainé dans la rue à une époque et plus t’es con et plus t’as une grande gueule, plus t’as de chances de devenir leader. Y a une espèce d’anti-intellectualisme basique dans ces milieux là qui fait que même si t’es plutôt intellectuel et que tu traines dans la rue à cause des circonstances de la vie, t’as tendance à cacher ça et à jouer au con pour faire comme tout le monde et t’intégrer. Faut surtout pas dire à voix haute que t’as lu un livre. Faut paraitre malin mais pas intelligent ni cultivé. Et si tu croises un autre mec qui traine dans la rue comme toi et que tu soupçonnes d’être plutôt intellectuel comme toi, vous allez tous les deux éviter d’avoir une conversation trop intellectuelle pour pas paraitre "faible".
      Et avec le recul, je me dis que parfois c’est un anti-intellectualisme qui sur certains sujets était plutôt sain.


    • #2330709
      le 27/11/2019 par Lynx dans la brousse
      1965 – Fred, chef de bande à Saint-Germain-des-Près

      Merci pour ces infos très importantes qui ont échappé à Fred, on sent quand même un arrière goût de jalousie dans votre commentaire. J’espère seulement pour vous que tout le reste de votre vie n’est pas dans la comparaison permanente avec ceux qui ont quelque chose de beau à raconter de leur propre vie...sinon ça doit un peu usant de vous côtoyer il faut que vous le sachiez.
      Et de grâce, ne comparez pas ce brave chef de bande bon vivant qui a dûe savoir se faire apprécier noblement par tout ceux qui le fréquentait, avec Hanouna accro au pognon comme un banquier à sa cocaine.
      Pour l’extrait de film, merci, une touchante distraction pour intellectuels jamais sorti de leur cerveaux comme en parle si bien Fred , et qui ne donne pas autant de belles images du Saint Germain de l’époque que 30 secondes de témoignage de Fred. Qu’il offre lui, qu’il ne vend pas.
      Une histoire de point de vue et de rapport à l’argent et à la vie très différents , très certainement.
      Fred ne juge pas les autres, il partage son profit de l’existence d’une époque qu’il a aimé et vécu sans compromis avec ce qu’il savait être laid de ce qui venait après sa propre expérience, époque bennie pour Fred et qui ne sera plus jamais. Tout les vrais hommes ont eu leur époque , les autres les jalouseront toujours à cause de ça.


    • #2330753

      Parasitisme et Saint Germain des Prés !

      Tout est dit.


    • #2330794

      @ Lynx dans la brousse



      on sent quand même un arrière goût de jalousie dans votre commentaire. J’espère seulement pour vous que tout le reste de votre vie n’est pas dans la comparaison permanente avec ceux qui ont quelque chose de beau à raconter de leur propre vie..




      Vous sentez mal. Si j’ai de l’admiration, c’est plutôt pour les artistes et penseurs, et pour les femmes aussi, qui ont fait Saint Germain. Quant à la jalousie pour un type fier de sa voiture... je crois que Soral a fait quelques sorties d’anthologie sur les propriétaires de « cabriolets intérieur cuir »... Et le « moins tu en savais, plus tu étais quelqu’un » reste horrible.



      Et de grâce, ne comparez pas ce brave chef de bande bon vivant qui a dûe savoir se faire apprécier noblement par tout ceux qui le fréquentait, avec Hanouna accro au pognon comme un banquier à sa cocaine.(...) Fred ne juge pas les autres,




      Il était devenu interdit de bar à Saint Germain...et il en veut à plein de gens : à ceux qui étaient là avant lui, aux vieux, aux auvergnats, aux jeunes, aux intellos, à ceux qui sont venus après...



      Pour l’extrait de film, merci, une touchante distraction pour intellectuels jamais sorti de leur cerveaux comme en parle si bien Fred , et qui ne donne pas autant de belles images du Saint Germain de l’époque que 30 secondes de témoignage de Fred.




      En plus, le Fred, il n’a pas l’air d’avoir beaucoup voyagé... et pas beaucoup lu... et pas travaillé non plus...et pas milité en politique... C’est vrai qu’on s’amuse quand on est jeune, qu’on fait les 400 coups, mais ça n’empêche pas de voir le monde, de lire ou de travailler... Lui, le Fred, c’est comme s’il revendiquait son vide comme quelque chose d’exceptionnel... alors que c’est juste ce qu’il a vécu, lui. Il préfigure bien les années 2010-2020, l’égo plongé dans le néant de la consommation, du divertissement et du virtuel... Fred se shootait à l’éther comme on se shoote aujourd’hui aux réseaux sociaux...



      Tout les vrais hommes ont eu leur époque , les autres les jalouseront toujours à cause de ça.




      Tout le monde a son époque, ça n’a rien d’exceptionnel, à moins d’en faire une oeuvre. Par exemple Soral a une oeuvre, ça c’est respectable, et même, être un chien fou dans sa jeunesse l’est aussi (ça l’est plus que militer aux jeunes giscardiens). Mais me glorifier de mon vide, sans autre motif que c’est le mien, parce que c’est moi... pfff...


    • Chez Moineau ,rue du Four ;... la crèche de Guy Debord .


    • #2330829

      Un homme comme Antoine Vergain n’était pas un intellectuel, ni un bourgeois, c’était un manuel, un ébéniste... mais à mille lieues du « moins t’en savais, plus tu étais quelqu’un » de ce pauvre Fred. Antoine Vergain fait penser à Jean-Marie Straub, c’est le même sens de l’honneur, admirable :

      https://www.youtube.com/watch?v=CcZ...


    • @Clothaire



      Tout le monde a son époque, ça n’a rien d’exceptionnel, à moins d’en faire une oeuvre. Par exemple Soral a une oeuvre, ça c’est respectable, et même, être un chien fou dans sa jeunesse l’est aussi (ça l’est plus que militer aux jeunes giscardiens). Mais me glorifier de mon vide, sans autre motif que c’est le mien, parce que c’est moi... pfff...



      - Quenelle Al dente !


    • @ Clothaire, je suis étonnée en effet de l’admiration générale des commentaires suscitée par la vie de Fred.
      Comme vous le dites : Ego plongé dans le vide du divertissement et du virtuel (avec l’argent des autres), je laisserais de côté la consommation (sauf celle d’alcool !), Fred n’est sûrement pas un adepte des fringues et autres cabriolets ou belles motos. Certes, il est sympathique, même pas voyou, et sa vie de vie de bohême peut se comprendre pendant quelques jeunes années.
      Mais qu’en est-il du principe de réalité qui nous concerne tous à moins d’être de riches héritiers. Rien qu’une vie de vide, sans la moindre création,ni responsabilité, sans parler d’empathie, "ceux qui travaillent n’existent pas". Bref l’archétype du parasite.
      Alors d’où vient cette sympathie générale ? Certainement de la nostalgie d’une époque que certains ont connue et que Fred fait revivre "en direct", un Paris qui avait gardé tout son charme, ses quartiers, ses particularités, ses habitants souvent sympathiques, une ville que le monde entier voulait voir au moins une fois. Le contrepoint absolu du Paris-poubelle hidalguesque, pourri par l’excès de métissage et des camps de migrants répugnants sous les ponts du métro aérien à Barbès.
      Y-at-il une autre explication ?


    • #2331312

      @ Cecee



      Alors d’où vient cette sympathie générale ? Certainement de la nostalgie d’une époque que certains ont connue et que Fred fait revivre "en direct", un Paris qui avait gardé tout son charme, ses quartiers, ses particularités, ses habitants souvent sympathiques, une ville que le monde entier voulait voir au moins une fois. Le contrepoint absolu du Paris-poubelle hidalguesque, pourri par l’excès de métissage et des camps de migrants répugnants sous les ponts du métro aérien à Barbès. Y-at-il une autre explication ?




      C’est certainement le bonne explication, oui ! Mais malgré sa destruction lente et systématique, Paris a encore de beaux restes, le Luxembourg est toujours là, quasi intact, la Seine, les arbres du boulevard Saint Germain, et quelques adresses, le Rouquet, le Flore, Chez Georges, le Café de la Mairie... il faut apprendre à ne pas voir les laideurs ajoutées à la ville...


  • #2330654

    Pour approfondir le sujet de façon ludique, ne pas hésiter à se replonger dans Les Mouvements de Mode expliqués aux Parents.
    Remarquable documentaire. Remarquable Fred. Il ne lui a manqué que d’être bien situationniste pour décrocher de sa position à temps et se ré-incarner ailleurs. Toujours contre les bourgeois gougniafiers. Alias Satan.


  • #2330821

    c’est le neveu de Rameau ce mec !
    Magnifique looser métaphysique.
    La France-culture, la vraie.

     

  • #2330828

    Sympathique, sensible et maladivement nostalgique, ce Fred est complètement déphasé, ce qui arrive lorsque le monde change autour de soi mais qu’en soi-même le temps s’est arrêté à une certaine époque. A des niveaux différents, nous sommes tous pareil face à la nostalgie malsaine !


  • #2330837

    Super reportage.

    Son texte lui est totalement personnel. La tristesse c’est qu’il n’y a pas d’évasion, en tout cas à Paris, sans alcool. Cette liberté recherchée, revendiquée, vécue, n’existerait sans alcool. C’est complètement bourré qu’il réalise la farce du triporteur.

    Ce fut le cas aussi de la plus part des artistes ou des intellectuels germanopratins. Alcool ou autres substances.

    Mais ceci n’enlève rien à sa personnalité singulière.

     

  • #2330867

    en écoutant ce témoignage, ou sont la bêtise et la méchanceté ? nulle part ! et après tout , n’est pas là que se situe l’essentiel

    en 10 ans l’Être a été bouffé par l’Avoir
    l’écume des âmes, ensevelies par les surnageants de la pensée bien pensante

    en version courte , en 1965, si tu as tu es, si tu n’a rien tu n’es rien
    en 1965, Fred n’est plus rien, il ne vaut même plus la valeur d’une biere au comptoire
    les minets des drugstores ont fait le ménage , avec l’argent de papa

    voila un lien d’un témoignage de cette "époque"
    http://paris70.free.fr/minets.htm

    je ne sais même pas ou se rencarde aujourd’hui la descendance des minets d’hier, car le drugstore c’est devenu ’ AHOUTTE ’ et bien honnêtement, je m’en contrefiche
    autant que du bus palladium, de barbarella, et du reste
    https://www.youtube.com/watch?v=PJa...

     

    • #2331152
      le 28/11/2019 par Mon Cult aussi !
      1965 – Fred, chef de bande à Saint-Germain-des-Près

      en écoutant ce témoignage, ou sont la bêtise et la méchanceté ? nulle part ! et après tout , n’est pas là que se situe l’essentiel



      ON sent ? C’est qui "on", un club ? Une association d’alcoolos anonymes ? Hein ?

      De ce que je sens dans son discours (et d’autres, sûrement...) :

      De la méchanceté ? non. (par définition, les gentils ne sont pas méchants)
      Une profonde bêtise ? OUI (par définitions, les gentils sont manipulables et cons)

      Autre chose, la France, ce n’est pas que PARIS. Des quartiers "magiques" il y en a dans toutes les grandes villes du monde. Mieux encore, les plus beaux sont dans les petits villages, loin de l’emprise bourgeoise et de ses essaim de papillons multicolores dégénérés, qui finissent desséchés sur les trottoirs...


  • Énorme ! avec un certain anachronisme la vie de ce gars pourrait avoir été la suite de celle de Jésus du film "Les demons de Jesus".
    L’arrivée des Bobos à anéanti ses rêves de liberté et sa jouissance (gagnée par le vol et le proxénétisme).
    Aujourd’hui ces parasites/inutiles sont à la solde des Bobos, et sont vrais esclaves... ou pour les plus chanceux des cloportes en métamorphose.


  • #2330880

    14:50 « je voudrais faire quelque chose, et je voudrais pas parce que j’ai peur ». Cette phrase s’applique malheureusement toujours à un nombre considérable de personnes.


  • #2330899
    le 27/11/2019 par alderic-dit-le-microbe
    1965 – Fred, chef de bande à Saint-Germain-des-Près

    Horrible. Si tu veux faire concurrence à radio nostalgie, t’es mal barré mon gars. Cette époque est, à nos yeux, déjà complètement pourrie, putréfiée.


  • #2330967

    Ce mec est un poête !

     

    • #2331088

      Ce mec est un poête !



      Qu’est-ce qu’il a publié ? Parce que s’il est un poète sans jamais avoir écrit de poésie, est-ce que je suis aussi chirurgien sans avoir jamais opéré ou aussi, pourquoi pas, roi de France, sans avoir jamais régné ?

      J’avais compris que pour la musique, la poésie, la littérature, la peinture, il fallait avoir un talent et aussi comme une grâce de fécondité ? Mais non, je me trompais ?


  • ........il n y a plus d après.......a St-Germain des près ......

     

  • #2331167
    le 28/11/2019 par Émotion nostalgique vs Raison
    1965 – Fred, chef de bande à Saint-Germain-des-Près

    Fred, chef de bande



    Au moins, il est honnête (gentil)... Il était le chef de rien du tout !

    A si, quand même :-/ > le Chef (représentant passager) d’une illusion entretenue par l’ardoise de la vieille, et les besoins décoratifs pour le développement du secteur touristique de l’époque...

    Cet adulte d’une quarantaine d’années , tient le discours d’un philosophe de RU (Restaurant Universitaire 18-25 ans...)

    Vous admirez son attitude, car il représente l’entre deux monde :

    - migra-sion/ muta-sion > rats des champs, rats des villes... (sous-race)

    “Fred” n’en reste pas moins le symbole de la décadence accélérée qui l’a suivi (lui et sa bande de bobos de la première heure post-HumanitéⓇ...)


  • #2331250
    le 28/11/2019 par Fred pas Frédo la Mitte
    1965 – Fred, chef de bande à Saint-Germain-des-Près

    Fred ne rpond pas à la question : de quoi viviez-vous ? Mais on comprend que les femmes ont payé. Une vieille dame l’a nourri gratis, des oies blanches (comme on disait) de la bonne société ont prêté leur joliesse et présence pour rien, attirant sans le demander le client non déclaré. Celui-ci aussi a payé, sans obtenir grand chose, apparemment.
    Il était, le Fred, le rigolo en chef du bistrot ; il est probable qu’il amoindrit modestement dans la vidéo la drôlerie de ses blagues, jugées par lui "non intello" donc comprises comme un peu bêtes ; mais elles plaisaient, sans doute héritées d’une tradition franco-gauloise, en réalité pleine de finesse : voilà qui séduisait et déroutait ces demoiselles bien élevées.
    C’est le prototype du bon à rien, désespoir de sa pauvre mère, mais on comprend qu’il n’ait pas voulu "travailler" ni se marier au début des années cinquante : c’était dur, pas de chômage, villes noires aux plâtres écaillés, sévérité sociale et morale généralisée, surveillance des moeurs et coutumes par les voisins et familles.
    Fred découvrait que les planqués et les parasites s’étaient enrichis pendant la guerre, et que le peuple français avait morflé et morflait encore (pas de logement, ou logement inconfortable, revenus faibles, prix des biens de consommation relativement élevés). Il s’est dit, comme Lallement : je choisis mon camp, celui des poil-dans -la-main. et puis cette guerre, ces tickets de rationnement, alertes à la bombe, histoires de camps... Il fallait rire et bambocher.
    Il manque à Fred le bagout, la prétention et le total toupet des vrais parasites, les parvenus, il reste un bon gars français, issu de tavailleurs. Un jour, les Fred deviennent clochards.


  • Elle m’aimera comme je suis. Génial.Ça c’est un homme.


  • Quand je vois les coms négatifs, alors que moi je le voyais comme un poète moi aussi ou même comme un homme bien, finalement je ne sais plus s’il est un parasite comme le disent certains ici, même si le terme n’est pas employé dans les coms, alors comme quoi ...


  • #2331432

    C’était ça la bohème avant l’américanisation de la France et le mondialisme, une époque bénie chantée par Aznavour ou l’humain trouvait toujours sa place et ou l’adage a cœur vaillant rien d’impossible était encore actuel. Cela a été remplacé par Black Friday et Halloween. A bas Mammon et son matérialisme et vive la France éternelle !


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