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Alain Soral – Éditions, piège à cons

Un extrait des bonus pour les abonnés au financement participatif d’Alain Soral

Les financements participatifs d’Égalité & Réconciliation sont de retour, les bonus également ! « Éditions, piège à cons » : un extrait parmi de nombreux autres des bonus dont bénéficient les abonnés au financement participatif d’Alain Soral.

 

 

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43 Commentaires

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  • #2206720

    Je peux vous dire que le milieu du livre (bibliothèque, édition, librairie…) est rempli de jeunes filles gauchistes complètement abruties, sectaires, etc. Ce milieu se casse la gueule parce qu’il est contrôlé par des personnes qui font tout pour bloquer ce qui est intéressant ou utile.

    Honnêtement, il mérite de crever.

    Ceci étant dit, je ne vous remercierai jamais assez pour Kontre Kulture. (clin d’œil aussi aux autres maisons d’édition de la dissidence comme Sigest, Retour aux Sources, etc.)

     

    • #2207185

      Ancienne rat de bibliothèque je n’y vais plus du tout malheureusement. Le choix des nouveautés est catastrophique :rien que du politiquement correct, féministe, 2nde guerre mondiale, bla bla bla.
      Le bon côté : renouer avec les classiques.


    • #2219861
      le 16/06/2019 par Michelly58
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      Il suffit que les femmes s’introduisent dans quelque chose pour cela se transforme en fausse à purin.


  • #2206733

    C’est triste à entendre quand on est un amoureux des livres comme moi. Le rapport au livre a complètement changé au cours du XXe siècle : du précieux au bien de consommation. Ce n’est même plus un bien de consommation même : 80% au pilon, effectivement on devrait entendre hurler les écolos !

     

  • #2206736
    le 27/05/2019 par mordicus !
    Alain Soral – Éditions, piège à cons

    Bonjour ER,

    Comment faire pour avoir accès aux bonus quand on soutient par virement permanent ?

     

    • #2206806

      Salut à toi.

      Si tu as souscrit au financement participatif, peu importe le moyen de paiement, tu as dû recevoir tes codes de connexion (si c’était une première inscription).
      Il te suffit de cliquer sur la bannière financement participatif d’Alain Soral et de te connecter avec tes identifiants, tu y auras accès dans tes vidéos, un peu comme sur le site Kontre Kulture.


    • #2206934
      le 27/05/2019 par Depassage
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      Il me semble que la procédure est différente, il faut écrire à contact@e-r.fr


  • #2206743

    Monsieur Soral, pour moi même Muhammad Ali est une tafiole à coté de votre travail et courage. Vous êtes le Malcom X blanc.
    Vive vous.

     

    • #2206902
      le 27/05/2019 par Pitchou
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      @Karim
      « Muhammad Ali est une tafiole »
      Fallait lui dire de son vivant au Muhammad Ali, le mec a enduré avec dignité. En te disant ça, je n’enlève rien au courage de Mr Soral.
      Karim, on n’insulte pas les morts, c’est une ligne de conduite reconnue par tous les gens qui ont un minimum de droiture.


    • #2207010
      le 28/05/2019 par Julien L’Apostat
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      @ Karim
      Une des plus grosses incohérences de Mohamed Ali, en tant que défenseur de la communauté afro-américaine, est d’avoir délaissé le nom d’un opposant à l’esclavagisme (Cassius Marcellus Clay) pour endosser ceux de personnes qui elles, possédaient des esclaves (Mohamed et Ali).


  • #2206760
    le 27/05/2019 par Libraire
    Alain Soral – Éditions, piège à cons

    Bonjour, je suis libraire dans une enseigne de la grande distribution où la liberté donnée aux libraires est très forte ( chose rare) ce qui me permet de proposer des ouvrages un peu plus intelligent et/ou subversif que la moyenne, malheureusement il y à des obligations commerciales de placement qui viennent de bien plus haut. Effectivement il y a de plus en plus de parution mauvaise ou rébarbatif, avec de "nouveaux" genres plein d’anglicisme du type feel good book, new romance, thriller... Où pour ce qui est des romans (surtout français) une très grande part de livres ayant comme trame la 2nd guerre.
    Pour répondre à LB, il est vrais qu’il y a énormément de gauchistes (pas forcément des militants), humanistes à deux ronds ou tout simplement des gens decerebrés nourri par Netflix et canal+. Et pour la partie invisible du grand public il y a les représentants commerciaux qui font énormément de censure par omission ou volontairement dès qu’un titre est trop marqué politiquement.
    Encore une fois Soral à raison !

     

    • #2206881
      le 27/05/2019 par Mojo Risin
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      Ta phrase ne serait-elle pas plus juste ainsi : "une très grande part de livres ayant comme trame.... la shoa...’


    • #2206917

      y a énormément de gauchistes (pas forcément des militants), humanistes à deux ronds ou tout simplement des gens descerebré nourri par Netflix et canal+



      Il y a surtout trop de femmes. Les facs de lettres comptent plus de 90% de nenettes or si les femmes constituent la majorité du lectorat, les hommes a plus de 90% ont écrits des livres importants. Avec une Yourcenar tous les 1000 ans.

      Comme dirait l’autre : "Comment oses-tu t’asseoir pour écrire, toi qui n’a pas eus le courage de te lever pour vivre".

      C’est avant tout la médiocrité de sa vie - bien avant la médiocrité de son talent - qui fait que BHL ne vendra jamais rien.


    • #2207294
      le 28/05/2019 par matador
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      Et la justice ? Blindée de nénettes à queues de cheval et lunettes mode, qui se la pètent et qui te regarde de haut ...


  • #2206813

    Pour revenir au thème, l’absence de Sens c’est justement le "trou du sujet" , parce qu’il y eu au préalable "mort du sujet" (Foucault).

    En résumé, on est passé de l’apologie de la raison (Descartes) contre le spirituel pour évacuer Dieu (Lumières > République).
    Puis Nietzsche affirme "Dieu est mort" : c’est l’enracinement du nihilisme (destructions guerrières)...
    Et finalement la French theory qui annonce la mort de l’homme en tant que sujet (pour mieux le réduire au seul état de salarié-consommateur soumis au Capital).

    Donc aujourd’hui nous avons des individus dépersonnalisés et déracinés, qui ne s’appartiennent plus (l’individualisme mène à l’annihilation de l’individualité, à la recherche extérieure de satisfaction matérielle),
    mais s’identifient ou s’accrochent au seul modèle culturel qu’on leur impose : DAS GLOBAL SOUS-KULTUR !

    J’ai tendance à croire qu’une majorité du peuple "collabore", se soumet, à défaut de mieux, mais n’est pas pour autant satisfait - économiquement mais aussi culturellement.
    Autrement ça voudrait dire que les gens sont cons parce qu’ils consomment du Netflix etc. Je crois pas ça, par contre c’est ce que pense "l’oligarchie", et en conséquence nous traite ainsi.

    Ainsi on a une sorte de tendance sociétale consumériste mais schizophrènique : identification malsaine + mimétisme social, sans pour autant tant être assumée.

    Il y a par contre je crois sentir, un énorme non-dit quant au besoin de "Beau" et de qualité. Ce qui viendrait combler ce manque d’Être, ce vide, pour un retour du sujet, sain d’esprit et apaisé, puisqu’il pourra d’autant s’identifier donc s’enraciner.....

    En fait il y a une corrélation entre trois éléments, une sorte de cercle vertueux : soi, les autres, et entre les deux le don.

    Quelle forme peut prendre ce don ?

    Nietzsche nous fait comprendre que l’inverse du nihilisme c’est la créativité.
    Vrai - et disons avec Clouscard : le travail productif.

    Mais ça ne suffit pas : il faut que cette créativité soit chargée de poésie ! Autrement dit, il faut fuir le réalisme pur - mais il ne faut pas non plus plonger dans l’abstraction contemporaine insignifiante - il faut trouver un juste milieu.

    Le but n’est même pas de recoloniser les imaginaires mais de raviver l’esprit, de se reconnecter à une certaine essence primordiale !

    Créons, inspirons-nous des maîtres, pas des imposteurs, l’Europe a assez fourni de génies. Ce qu’il manque c’est la conviction, la foi.

     

    • #2206900

      " Nietzsche nous fait comprendre que l’inverse du nihilisme c’est la créativité " .

      Nietzsche l’impuissant qui fantasme le surhomme s’est complètement planté ...l’inverse du nihilisme n’est pas la créativité mais la transcendance. Relisez Aristote et Saint Thomas d’Aquin !


  • #2206846

    J’ai bu du petit lait. Tout est très vrai. Mais chut.... Officiellement, le marché se porte bien (en comptant mangas et BD "classiques", ce n’est pas faux).


  • #2206891

    J’ai reçu mes colis : quel plaisir, je ne sais pas par quel bouquin commencer ! La Mystique de la Laïcité ? Franc-maçonnerie – L’effroyable vérité ? Du pécule au capital ? L’affaire d’Outreau et Pédophilie, viol et séduction ? Histoire de ta bêtise et Bouvard et Pécuchet en même temps ?
    Bonnes lectures à tous.


  • #2206928
    le 27/05/2019 par laurent
    Alain Soral – Éditions, piège à cons

    Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P) Association loi de 1901 , lutte contre les effets négatifs, directs et indirects, des activités publicitaires sur l’environnement et les citoyens et des manipulations des masses. On compte parmi ses membres fondateurs : René Macaire, philosophe --- François Brune , écrivain — Yvan Gradis l’auteur de " Publiphobe"---Laurent Galili musicien , ancien publicitaire --- et Bertrand Poirot-Delpech de l’Académie française --- , .
    En dénonçant les procédés publicitaires destinés à la mise en condition de la personne, méthodes qu’utilisent les puissants pour y arriver : mécénat, sponsoring, pratiques corruptrices,...elle se propose de combattre les nuisances qui en résultent pour l’environnement (gaspillage des ressources, pollution paysagère et du cadre de vie, déchets, bruit… et la société (développement de la surconsommation, inégalités, obésité, violence et manipulation des masses…
    Aucune description de photo disponible.


  • #2206969

    Exact, merci pour la précision des chiffres.

    Pour compléter, cette régression se complete dans le temple du savoir, la Sorbonne, qui a vu sa place infestée de boutiques de fringues bas de gammes en place de libraires. On pourrait imaginer que le peuple lit de la merde mais qu´une élite vaste subsiste, c´est faux. C´est la dialectique TF1-Arte, deux faces pour arriver a la même regréssion sur les sujets essentiels.

    A l´intérieur de la Sorbonne, 90% de jolies étudiantes suivent les cours pour devenir professeur, donc fonctionnaire sans se préoccuper de la valeur des oeuvres. Et sont capables de disséquer brillamment de chef d´oeuvres, comme de mauvais livres avec le même entrain. Rappelons que le programme de l´agrégation de Lettres propose régulierement pour le XX siecle, Malraux, Duras ou de Beauvoir cette année. Personne ne moufte. Les places sont cheres pour l´agreg et le salaire conséquent. Qui décide de la sélection ? Ne parlons pas du CAPES, le troupeau des profs ; dont l´Éduc Nat n´arrive plus a faire le nombre pour cause de salaires faibles et de diificulté du métier.

    Une fois devenue fonctionnaire-professeur, ces jeunes femmes enseignent, se marrient, divorcent ; et se réfugient a 40 ans dans des conneries sentimentales genre Delphine le Vigan pour combler leur peine ; en affirmant que c´est de la littérature. Je parle de vieilles amies que je recadre gentiment sur leurs goûts littéraires, de merde. Une certaine partie des profs de francais ne connaît même pas Céline ! Et je ne parle pas de la nouvelle génération de filles qui sortent de khâgne, qui, derriere un emballage intellectuel certain, ont sombré dans le gauchisme le plus crasse ; et qui pensent penser et savoir du haut de leurs 22 ans et quelques livres obligatoires lus.

    Le but est l´effacement de la culture francaise dans son ensemble. Le diable avance pas a pas. Pendant 40 ans on a fait étudier Sartre, qui écrivait bien, pour ne pas dire gand-chose. Maintenant on colle sa femme comme lecture sérieuse.

    Il y a 20-30 ans on sortait du lycée en ayant lu Balzac et Céline, entourés de quelques merdes ; mais on avait la colonne vertébral, maintenant tout devient mélasse.
    L´importance même de lire, dans une société libérale, devient anachronique.

    Le paradoxe est qu´avec une tablette et le pdf, le lecteur a acces a des millions de livres gratuits, classiques ou dissidents ; et qui tiennent dans la poche ! Revoir Farheneit 451 et la scene des hommes-livres résistant Kontre la Kulture officielle.

     

    • #2208373
      le 30/05/2019 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      @ Gilles

      S’il n’y avait qu’à la Sorbonne...
      Aujourd’hui et du côté de la rue d’Ulm, c’est écriture inclusive à tous les étages, un seau de merde gauchiste est parvenu à couvrir le vernis intellectuel auquel l’établissement pouvait encore prétendre quelques années en arrière.
      Que voulez-vous, nos élites sont à l’image de la nation et il faut bien tuer dans l’œuf toute velléité de pensée autonome.
      Mais à y regarder de plus près, on voit tout de même d’ancienne-s-ees-es-ss- (pardonnez-moi, je suis un apprenant en la matière) élèves comme les sœurs Cagé faire des carrières impeccables, Agathe qui prend son envol chez la sinistre Belkacem quand Julia échoue dans le lit de son ex-prof. l’économiste Piketti... bien connu pour ses violences conjugales sur Aurélie Filippetti.
      Bon, tous des socialopes, ouf, ils ont rejoint le camp du bien donc.


    • #2219866
      le 16/06/2019 par Michelly58
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      Delphine De Vigan est une catastrophe, j’ai jamais compris qu’est-ce que tout le monde lui trouvait, encore une bourge qui aime bien s’étendre sur ses problèmes existentiels de merde et se plaignant de sa mère en livre, le pire c’est qu’elle se fasse du fric là-dessus.


  • #2206986

    BHL le fils de pute ... mais de gauche ! Donc on est bon ! Ouf !
    Trêve de plaisanterie, gloire à Kontre Kulture d’éditer des livres de qualité, de qualité aussi bien au niveau des textes que des livres en tant « qu’objets ». C’est un avis personnel mais un lecteur est souvent fétichiste et autant attaché à la lecture qu’au livre en tant que tel, à savoir en tant que beau et durable, à l’image des textes de valeur.

     

    • #2209533

      J’approuve totalement, c’est assez déroutant de passer d’un livre KK à un bouquin de chez Grasset ( pour ma part ’’ Technique du Coup d’état ’’ de Malaparte ’’.

      Je trouve le livre assez fragile, et le papier assez désagréable à toucher.


  • #2207153

    Les bouquins ont pris 2000 % d’augmentation depuis le passage à l’euro. Le poche à 2 francs est maintenu vendu 7 euros.


  • #2207206

    Écriture... piège d’ordures !


  • #2207220

    Le long mais efficace travail d’abêtissement a commencé dans les années 70, donc peu de temps après l’inénarrable "mai 68" et ses hystériques petits réacs gauchistes de la régression totale.
    Dans le lycée où j’avais échue, l’on me fit redoubler puis tripler parce que je n’étais pas assez bonne en "sciences" et mathématique, physique. Les maths n’étaient plus l’évier qui fuit et le bassin qui se remplit (avec les dessins qui allaient avec et qui aidaient considérablement à la compréhension) mais les "ensembles" abstraits. Une pédagogie totalement plate, conceptuellement incompréhensible.
    J’ai donc été placée en classe... littéraire, catégorie qui était devenue celle des moins intelligents... dont je fus, d’après les "tests" psys de l’époque appliqués aux mauvais élèves.
    Et cette "régression" catégorielle a sauvé mon petit cortex car c’est là, en littérature que j’ai été éblouie par la puissance des mots, le style en littérature et la métaphore sublime à la Vian, le génie d’un Hugo, la puissance scripturale et viscérale d’un Céline (qu’on étudiait encore !), l’analyse psychologique d’orfèvre d’un Proust. Plus proche de notre époque, dans la catégorie SF, un Pierre Bordage et un Catherine Dufour font preuve l’un et l’autre d’une qualité de style que l’on ne trouve plus dans les "best sellers" plein de vide qu’on répand partout dans les grandes librairies de l’industrie ratiboisante. Les G. Musso, A. Gavalda, V. Despentes, M. Levy et autre niaiseries écrites avec les pieds sont promus pour occuper le fameux temps de cerveaux, pour divertir... malheureusement, ça marche gravement... Et on ne parle même pas des Harry Potter ou des nuances de grey, véritable 50 nuances de vacuité...

    Abêtir, crétiniser, transformer l’homo economicus en réflexe primaire de consomateur angoissé, prompt à se divertir jusqu’à la mort, c’est cela le programme du dressage mondial.

     

  • #2207288

    Quand on pense que Léon Bloy, certainement l’auteur le plus gigantesque de la langue française (certainement plus grand que l’immense Céline, d’ailleurs), est mort dans la misère et les outrages, après avoir perdu un enfant du fait de sa pauvreté "imposée"...

    Et oui : La "Stratégie de l’édredon" testée et approuvée (1 siècle avant que Mr Soral n’en fasse l’amère expérience) sur ce grand homme qu’était Léon Bloy l’a poussé à la plus grande des misères, et lui a empèché d’acquérir des médicaments pour son enfant, qui en est mort.

    Cette tragédie apparait d’ailleurs dans ses oeuvres, qui sont d ailleurs à plus forte tendance autobiographique que fictive (il fait partie de ces auteurs qui ont vécu ce qu’ils relatent, contrairement aux autres écrivaillons d’appartement).

    pour se rendre compte un peu du personnage, voilà un compte rendu du fameux Octave Mirbaux, qui prit un jour la défense de Bloy :
    https://fr.m.wikisource.org/wiki/Le...

    Bien à vous,
    (navré pour l écriture ramassée, mais je rédige depuis mon téléphone et c’est tres pénible de communiquer ainsi)

     

    • #2209420

      "Il y a deux sortes de triomphants : les Belluaires et les Porchers.

      Les uns sont faits pour dompter les monstres, les autres pour pâturer les bestiaux. Entre un chef de guerre conduisant ses fauves au viandis et un affronteur d’agio poussant les foules à la glandée, on ne peut trouver aucune place pour une troisième catégorie de dominateurs. L’histoire du genre humain ne dénonce pas d’autres victorieux.

      Les endurants Martyrs de la Foi qui foulèrent le visage antique et sur lesquels la rhétorique des siècles a tant écrit de sentimentales métaphores, furent, au fond, des conquérants terribles, talonnant un Maître qui s’était déclaré Lui-même porteur de glaive et d’incendie, et qui les avait embauchés comme des vendangeurs.

      Ils se ruèrent, ondoyant le globe de leur propre sang, à l’assaut des peuples, et le Christianisme conculcateur qu’ils ont enfanté peut dire, aujourd’hui, comme le César de Suétone : « Je suis le belluaire fatigué de cet empire ! »

      Il est, en effet, bien agonisant, à cette heure, et paraît tout à fait sans force, mais dût-il ramper, à l’instar des lions décrépits, sous le sabot d’un million de brutes, il n’en resterait pas moins le titulaire éternel de la Majesté et de la Souveraineté parmi les hommes.

      Les Artistes sont façonnés à la ressemblance de ce Rétiaire des nations et ils furent élus pour partager son destin. Il faut qu’ils naissent, comme lui, enfants de Douleur et qu’ils soient conclamés sur un pavois d’immondices. Puis, quand leur tâche d’Alcides est achevée, il est tout à fait indispensable qu’on les exproprie de tout salaire et qu’ils succombent à la fin sous le piétinement des troupeaux en marche."


    • #2209422

      Car les Porchers ne sont jamais loin et ceux-ci peuvent se vanter d’être des heureux ! Ils savent la langue des bêtes pour les gouverner et en vivre, et, quand les puissants du Cœur ou de la Parole sont définitivement tombés, ils se partagent leurs dépouilles en chantant victoire.

      Comment ne supplanteraient-ils pas ces infortunés serviteurs de la Justice et de la Beauté, honorés seulement d’une imperceptible élite et que Dieu semble avoir mis au monde pour être pilés dans tous les mortiers ?

      Les Porchers en littérature sont les habiles et les épouseurs de leur ventre, dont le cœur est une pierre d’évier et le cerveau un trottoir pour toutes les idées publiques. Ils ont l’exécration des larmes et l’alvine gaieté de l’indifférence. Ils méprisent le Rêve et n’ont aucune soif de la Justice, ni de la Foi ni de l’Espérance, ni du grand Amour. Ce n’est pas eux qui frémiront devant un martyr ou qui prôneront jamais la splendeur d’un holocauste !

      Aussi les multitudes leur appartiennent et les suivent, et lorsque, par miracle ou surprise, un véritable grand homme a pu capter un instant l’attention du monde, ils ont bientôt fait de le déloger de ce triomphe invariablement précaire et de s’installer à sa place, pour y avilir jusqu’aux déjections de sa pensée !


    • #2209426

      (...)
      On assure qu’il y a eu des temps meilleurs. Je n’y étais pas et j’en doute un peu. La hauteur de l’esprit est impardonnable et impardonnée dans tous les siècles. Il est probable, néanmoins, que jamais une pareille impossibilité de subsister ne s’était vue pour les écrivains de talent.

      De plus en plus, il semble se dégager de la société contemporaine une haleine de prohibition absolue contre ces réfractaires à l’universelle ignominie. Les voyous devenus nos maîtres, depuis environ trente ans, ont édicté la salauderie nationale et obligatoire dont le premier et unique article est de conspuer tout ce qui fit la grandeur morale et l’espérance des hommes.

      Le cœur humain est devenu, aujourd’hui, un abominable vase orné, tout au fond, d’un œil grand ouvert. Non pas le même œil qui regardait Caïn dans la tombe et que Victor Hugo nomme la Conscience. Les oculistes ont changé tout ça. L’œil de la conscience est allé rejoindre l’Œil de la Foi, lequel ne guide plus aujourd’hui qu’un petit nombre d’aveugles chassieux égarés dans les catacombes.


    • #2209428

      C’est un œil, celui-là, qui est tout à fait à sa place dans l’ordure qu’on peut présumer, et je ne vois pas le moyen de le nommer autrement que l’œil de l’Envie. Et quelle envie ! Ne dormant ni ne se reposant jamais, ne donnant rien, ne pardonnant rien, ne supportant rien de ce qui peut passer, à n’importe quel titre, pour supérieur ! C’est bien là le vrai fond des âmes.

      Salir les plus nobles êtres, les plus grandes choses et Dieu même, autant qu’il se peut, cela, sans doute, s’est toujours fait. Mais, en d’autres temps, il y avait une pénalité plus ou moins redoutable, une énergie répressive quelconque à l’encontre des profanateurs. Aujourd’hui, c’est exactement le contraire.

      Les rares esprits qui s’intéressent encore à l’Art pur et que tordent, comme un poison, les affreuses pâtées littéraires de ce sale temps, sont naturellement enveloppés dans l’inexorable réprobation. Ils doivent cacher leurs admirations, renfoncer leurs dégoûts, refouler leurs larmes. Dur métier ! Et cela ne suffit pas le moins du monde. Il leur faut assister, en tenue décente et respectueuse, au sacre de toutes les médiocrités que l’Opinion publique juge assez parfaites pour les investir d’une prélature et leur donner une église à paître. Il leur faut endurer le turpide badigeon d’une réclame sans frein, pour des œuvres de pestilence et de contagion, dont nos façades sont éclaboussées !

      Certes ! il n’est pas impossible de faire remonter et d’étaler plus impudemment encore, le long des murs, ce qui demeure ordinairement à leur base ; sans doute, les purulents idiots que le gâtisme sénile de ce temps adore, peuvent arriver à être plus boueux, plus physiquement dégoûtants, quoique cela paraisse bien difficile. Nous devons même nous y attendre et ce n’est assurément pas dans l’immondice qui leur sert de cœur qu’ils trouveraient un semblant de je ne sais quoi qui les arrêtât !


    • #2209429

      "Tout nous manque indiciblement. Nous crevons de la nostalgie de l’Être. L’Église qui devrait allaiter en nous le pressentiment de l’Infini, agonise depuis trois cents ans qu’on lui a tranché ses mamelles. L’extradition de l’homme par la brute est exercée jusque dans les cieux. Il ne reste plus que la louve de l’Art qui pourrait nous réconforter, si on ne lapidait pas les derniers téméraires qui vont encore se ravitailler à ses tétines d’airain.

      On aura beau dévaliser les âmes et détronquer l’homme ; après tout, il resterait à décréter son abolition, pour que disparussent tous les ferments de l’incompressible Idéal qu’il porte en lui et que la plus sacrilège éducation n’élimine pas. Aucun degré d’avilissement ne peut être calculé pour prévaloir contre la nature.

      Aussi longtemps que subsistera la race douloureuse des enfants d’Adam, il y aura des hommes affamés de Beau et d’Infini, comme on est affamé de pain. Ils seront en petit nombre, c’est bien possible. On les persécutera, c’est infiniment probable. Nomades éplorés du grand Rêve, ils vagueront comme des Caïns sur la face de la terre et seront peut-être forcés de compagnonner avec les fauves pour ne pas rester sans asile. Traqués ainsi que des incendiaires ou des empoisonneurs de fontaines, abhorrés des femmes aux yeux charnels, qui ne verront en eux que la guenille, invectivés par les enfants et les chiens, épaves affreuses de la Joie de soixante siècles roulées par le flot de toutes les boues de ce dernier âge, ils agoniseront à la fin, — aussi confortablement qu’il leur sera donné de le faire, — dans des excavations tellement fétides que les scolopendres et les scarabées de la mort n’oseront pas y visiter leurs cadavres !

      Mais, quand même, ils subsisteront pour désespérer leurs bourreaux et, comme la nature est indestructible et inviolable, il pourrait très-bien arriver qu’un jour, — par l’occasion de quelque surprenant baiser du soleil ou l’influence climatérique d’un astre inconnu, — une exceptionnelle portée de ces vagabonds, inondant la terre, submergeât à jamais, dans des ondes de ravissement, cette avortonne société de sages fripouilles qui pensaient avoir exterminé l’aristocratie du genre humain !"

      Léon Bloy, dans Belluaires et Porchers
      https://fr.m.wikisource.org/wiki/Be...

      Voila ! il manque des passages car j’ai du couper par manque de place. Mais on y voit une prose rare, qu’aucun vendeur de mot actuel ne leut egaler !


    • #2209510

      Sur le génial Bloy, il faut mesurer ses propos a mon sens, et écouter ceux de Bardeche a son endroit ; émission malheureusement plus disponible sur yt.
      Bardeche disait que Bloy était un anarchiste enrage jusqu´au jour ou il rencontre Villiers, la célébrité de l´époque. Celui-ci l´invite a se calmer et a se tourner vers le spirituel, ce qui explique l´extremite de son comportement.
      Cela n´enleve rien au génie mais explique son exhaltation.


    • #2219876
      le 16/06/2019 par Michelly58
      Alain Soral – Éditions, piège à cons

      Je ne connaissais pas cet auteur, par contre je ne comprend pas pourquoi est-ce qu’il était autant décrié, sa fiche Wikipédia est trés confuse là-dessus, je vais me pencher sur ses livres.


  • #2207296
    le 28/05/2019 par Clara Imbert
    Alain Soral – Éditions, piège à cons

    Être éditée, cela dépend des relations que l’on a ou pas dans ce milieu... Si vous avez des appuis - personnalités publiques ou responsables de la distribution - vous pouvez aisément percer. Ensuite, cela dépend aussi du sujet abordé. Si l’auteur crache sur les musulmans, si il met dans un piédestal la fameuse communauté ou encore, si il est question de "porno" "sexe", enfin tout sujet pouvant amener à l’abomination... ces gens sont preneurs.

    PS : Si vous connaissez bien Alain, il peut vous pistonner en vous publiant dans sa maison d’Édition - KK - c’est une chance à saisir... Sinon, votre manuscrit pourrait finir dans une poubelle sachant que vous y avez mis toutes vos tripes, pour parler d’une douleur qui ne peut être soulagée. Mais on peut pas tout avoir....


  • #2207315

    Celine disait qu un editeur c est avant tout un banquier .


  • #2208112

    Des livre pour gonzesse ? ma fille s’achète tous les bouquins de Jack London au fur et à mesure qu’ils sortent en nouvelle édition. Son dernier achat:Bellou la fumée... Elle a 20 ans.
    Le Talon de fer, Le peuple de l’abîme, ce ne sont pas des bouquins de gonzesses ? Ben si, la preuve.

     

    • #2208266

      Il ne faut pas faire semblant de ne pas comprendre ou alors faire un « effort » minimum car ce n’est vraiment pas compliqué.


  • #2219856
    le 16/06/2019 par Michelly58
    Alain Soral – Éditions, piège à cons

    Le monde du livre n’est plus qu’un village de Potemkin à l’échelle de l’édition.


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