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Après le moment unipolaire, après l’incohérence. Une étude de collapsologie cognitive

Texte et vidéo de l’intervention de Lucien Cerise au troisième forum de Chișinău (Moldavie), qui s’est tenu du 20 au 21 septembre 2019.

- La Rédaction d’E&R -

 


 

Chers amis,

Je vais commencer par décrire le système globalisé dans son ensemble avant de passer aux nuances intérieures. Le monde entier est frappé d’une incohérence générale et croissante. C’est le principal effet de la mondialisation, et personne n’y échappe. La mondialisation est l’accélération des communications et la réduction des distances par le progrès technique. Selon la définition cartésienne, l’espace est « partes extra partes », mais il devient « partes intra partes », les parties pénètrent les unes à l’intérieur des autres, ce qui provoque une grande confusion à l’échelle de la Terre entière.

 

Toutes les distinctions, toutes les frontières, limites, différences et identités sont attaquées, les êtres et les cultures auparavant séparés sont aujourd’hui fusionnés, mélangés, métissés, transformés dans de nouvelles formes hybrides, composites, complexes, ambivalentes, ambiguës, androgynes, chimériques. On peut trouver ça bien et vouloir accélérer encore cette unification mondiale incohérente : tel est le projet unipolaire et post-national, soutenu par les lobbies mondialistes de toutes sortes. Mais on peut aussi rester vigilant sur les dangers de cette unification mondiale incohérente et chercher à l’organiser de façon multipolaire et cohérente en respectant un minimum de distances entre les êtres et les identités, donc aussi dans le respect des nations : c’est le projet multipolaire anti-globaliste que nous venons défendre à Chișinău.

Le nouveau paradigme géopolitique émergent est fondé sur un conflit entre cohérence et incohérence qui surdétermine tout le reste. L’atlantisme unipolaire, qui parvient à associer comme on le voit en Ukraine le suprémacisme blanc avec le sionisme, le djihadisme et le LGBT, est un renoncement total à la cohérence, une culture du « n’importe quoi » qui cherche à entraîner le monde entier dans son délire par la violence aveugle. À l’opposé, les puissances eurasiatiques (Russie, Chine, Iran, etc.) se caractérisent par un réalisme soucieux de garder le contrôle de leur développement, de juguler les effets déstructurants de la mondialisation et de rétablir un minimum de cohérence dans ce monde globalement incohérent. La nature du régime politique est tout à fait secondaire. Si l’atlantisme gagne, si l’incohérence gagne, c’est clairement l’extinction de toute forme de civilisation. Comment réagir face à cette menace ? L’attaque est inutile, une bonne défense suffit. En effet, le projet atlantiste unipolaire n’est pas viable et il s’autodétruit tout seul en s’effondrant sous le poids de ses contradictions. Ici, mon propos rejoint la collapsologie, l’étude de l’effondrement des civilisations.

Dmitry Orlov distingue 5 stades de l’effondrement : financier, commercial, politique, social, culturel, auxquels on peut ajouter l’effondrement psychologique et l’effondrement cognitif. Un effondrement psychologique de masse est visible dans l’Occident capitaliste depuis les années 1970, qui s’est traduit par une véritable explosion des pathologies mentales de toutes sortes. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie, c’est l’abolition dans le jugement commun de la différence entre le normal et le pathologique, et plus largement entre ce qui est normal et ce qui ne l’est pas, dans un relativisme général dont émerge une nouvelle hiérarchie où l’anormal est même affirmé comme supérieur au normal.

Jusqu’au XVIIIe siècle, la norme sociale, la règle à suivre, était définie par un consensus majoritaire, et tout le monde devait s’y plier. Le collectif l’emportait sur l’individu. Depuis Bernard Mandeville et sa Fable des abeilles publiée en 1714, sous-titrée « Les vices privés font les bénéfices publics », le libéralisme renverse cet équilibre du consensus majoritaire – dénoncé comme une oppression des individus et des minorités –, puis inverse la définition de la norme. Il n’y a plus de règle normative imposée aux individus et aux minorités, chaque individu, chaque minorité a le droit de s’émanciper et de définir sa propre norme, et tout le monde doit accepter cette nouvelle règle du jeu, à savoir que chacun peut suivre sa propre règle du jeu. Après la société liquide, nous entrons dans une société à l’état gazeux où toutes les normes communes partent en vapeur. La nouvelle norme, c’est ce qui s’éloigne le plus du consensus : c’est l’exception, le cas unique, l’invalide, le transgressif, le monstrueux. Il est évident que ce système centrifuge et entropique ne peut pas marcher, et le politiquement correct aggrave encore la situation. Au nom de l’égalité, de la tolérance et de la diversité, des politiques publiques et privées sont menées pour valoriser et avantager systématiquement tout ce qui est minoritaire, ce qui inclut aussi les handicaps mentaux : autisme, trisomie, boulimie et addictions diverses, transsexualisme et problèmes d’identité en tous genres, renommés « identités fluides », etc. Les troubles mentaux deviennent ainsi des choix de vie qu’il faut apprendre à respecter, et qui sont même érigés en modèles par la « discrimination positive ». En Occident, l’antipsychiatrie, ce courant philosophique antifreudien qui refusait de distinguer entre santé mentale et maladie mentale, a gagné.

En France, les conséquences de cette inversion des valeurs sont dramatiques. De plus en plus de gens tiennent des propos incohérents, et de plus en plus de gens ne se comportent plus normalement, ce qui donne l’impression qu’il y a de plus en plus de fous. Évidemment, tout le monde ne devient pas fou au sens clinique, mais la capacité à tenir un raisonnement logique appuyé sur des faits est en cours de disparition. La patience et la faculté à maintenir sa concentration sur le long terme sont en régression. Les troubles de l’attention et l’hyperactivité s’emparent de toute la société. C’est pourquoi je parle d’effondrement cognitif, au-delà du psychologique. La pensée rationnelle est submergée par le principe de plaisir, la quête toxicomane de sensations fortes, l’impulsivité, l’hyper-susceptibilité, l’hyper-narcissisme, l’immaturité émotionnelle et la fuite dans le virtuel médiatique, la réalité post-factuelle et le monde post-vérité. La maîtrise de la langue, écrite et orale, se perd et tend vers un abandon progressif du langage humain et de la pensée articulée. Les capacités intellectuelles de la population sont en chute libre, y compris dans les plus hautes sphères ésotériques du pouvoir, qui n’est pas une oligarchie mais une idiocratie, composée de crétins incapables de comprendre que leur gouvernance par le chaos (Ordo ab chao) est mauvaise aussi pour eux. Le pouvoir passe son temps à fragmenter la société, mais lui-même perd son unité et se décompose. Tous les étages de la pyramide sociale sans exception plongent lentement dans l’anarchie et le désordre. L’insécurité est en augmentation constante et frappe de plus en plus les quartiers bourgeois. L’immigration a sa part de responsabilités dans cet effondrement civilisationnel, mais ce sont bien des Français de souche, encore majoritaires démographiquement, qui ont fait gagner Emmanuel Macron en 2017 et qui recommenceront en 2022. Le dérèglement complet du cerveau français dérègle aussi l’instinct de conservation et conduit à des choix politiques contre-nature et suicidaires.

L’Occident libéral et son projet unipolaire sont en train d’être submergés par l’irrationnel. Face à ce système malade et fier de l’être, comment faire ? En France, les gens encore à peu près lucides appellent d’autres pays à l’aide, notamment le groupe de Visegrád et la Russie. Protégée du libéralisme jusque dans les années 1990, la Russie a développé une vision politique et géopolitique dépassionnée, fondée sur la Realpolitik. Face à l’atlantisme, le Kremlin applique une stratégie défensive consistant à « gérer le malade ». Pas d’attaque frontale car l’opposition déclarée renforce l’instabilité du système et son incohérence. Ne pas nourrir le délire. Le mondialisme est un troll : « Don’t feed the troll ! »

Pour comprendre la géopolitique russe – mais aussi chinoise – il faut abandonner ce biais cognitif libéral qui s’appelle l’individualisme, dont la version philosophique est l’essentialisme, et qui conduit à voir les choses en termes d’opposition entre des essences individuelles, des monades substantielles. Or, le système est plus important que l’individu. Il faut donc adopter une approche systémique, ou cybernétique, qui conduit à voir les choses en termes d’interdépendance entre les parties du système, jusques et y compris dans le conflit. La Russie a une grande école de cybernétique depuis l’époque soviétique, qui travaille sur la modélisation et la prévisibilité des phénomènes sociaux, notamment sur cette discipline dérivée de la théorie des jeux qui s’appelle le « contrôle réflexif » (Рефлексивное управление).

Cette approche ouvre à une vision systémique du conflit : pour neutraliser l’ennemi, on n’est plus dans l’opposition frontale mais dans l’intégration et la création d’interdépendance entre lui et moi, en multipliant les boucles de rétroaction (feedback) de sorte qu’il se frappe quand il me frappe, ce que la cybernétique appelle le choc en retour (blowback), mais aussi qu’il se fasse du bien quand il me fait du bien, principe du « cercle vertueux ». Un spécialiste de la guerre hybride, Andrew Korybko, souligne dans ses articles que la Russie cherche à se positionner comme un facteur d’équilibrage général entre toutes les parties, donc un acteur impartial en position d’arbitre et occupant le centre de l’échiquier géopolitique. Korybko prend comme exemple les relations diplomatiques entre la Russie, Israël et l’Iran, et notamment le processus d’intégration eurasiatique où Moscou veut faire entrer Israël mais aussi l’Iran. La stratégie russe consiste ici à faire entrer Israël et l’Iran dans un système d’interdépendance qui les obligera mécaniquement à pacifier leurs relations. On parle avec tout le monde, on reste en contact avec tout le monde, y compris avec Netanyahou, car c’est précisément ce que Netanyahou ne veut pas ! Cette production intentionnelle d’interdépendance entre tous les acteurs géopolitiques est la clé de compréhension de la grande stratégie russe, qui doit devenir la grande stratégie eurasiatique, de Lisbonne à Vladivostok, sous le nom de monde multipolaire.

Pour empêcher la guerre, il faut déjà empêcher la création de camps ennemis tranchés. Pour cela, il faut créer un maximum d’interdépendance entre les camps ennemis pour qu’ils soient le moins tranchés et séparés possible. Depuis des millénaires, les stratèges chinois parlent de gagner la guerre sans combattre. Cela ne signifie pas ne rien faire, c’est un non-agir actif qui agit en amont du conflit déclaré pour qu’il ne se déclare pas. Gagner la guerre sans combattre signifie empêcher l’émergence de camps tranchés qui s’affrontent directement, donc rester en contact avec tout le monde, maintenir une interdépendance de tous les acteurs pour que l’affrontement n’ait même pas lieu, ou qu’il ne puisse pas être direct, ou alors qu’il impacte tout le monde, y compris l’agresseur, si finalement il a lieu malgré tout. C’est ainsi, et pas autrement, que nous gagnerons la guerre contre l’atlantisme et le globalisme unipolaire. Il faut se protéger contre le diable, mais il ne faut pas le frapper. Frapper le diable lui fait du bien et le renforce. Frapper le diable augmente le niveau de violence générale, augmente donc l’instabilité et l’incohérence générale, et c’est ce que veut le diable. Pour faire vraiment du mal au diable, il faut lui pardonner d’être ce qu’il est et l’intégrer dans un système plus vaste. Certains diront que cette approche froidement stratégique ressemble sur le plan structurel à de la charité chrétienne, notamment dans l’interprétation qu’en a donnée René Girard. C’est aussi ce que je pense.

Je conclurai ainsi sur un appel aux bonnes volontés afin d’ouvrir un nouveau chapitre des études eurasiatiques qui traiterait de cette convergence entre la sagesse chrétienne, les sagesses asiatiques et la cybernétique sociale dans ce que l’on pourrait appeler un art martial géopolitique.

Lucien Cerise

 

 

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  • La cybernétique c’est exactement la modélisation simplifiée du fonctionnement d’un organisme ! En vérité tout dans la création fonctionne sur un modèle organique d’interdépendance et de régulation réciproque. Les organismes, les organismes entre eux... les écosystèmes...les sociétés humaines...or dès lors que l’on sabote le fonctionnement organique d’une société (le propre de la modernité en opposition à l’organisation traditionnelle) celle-ci finit par inexorablement péréclité et nécessite des apports énergétiques de plus en plus important pour maintenir son fonctionnement et unité fragilisés.

     

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  • « L’humanité est en dehors de l’Économie-Politique, l’inhumanité est en elle* » Marx, Notes - 1844 *elle=économie-politique

    II - 2 Ne vous laissez pas facilement ébranler en votre bon sens, ni troubler par une révélation, par une parole, ou par une lettre qui semblerait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là.
    3 Que personne ne vous trompe d’aucune manière. En effet, il faut que l’apostasie arrive d’abord et qu’apparaisse l’homme de péché, le fils de la perdition,
    4 L’adversaire qui s’élève contre tout ce qu’on appelle Dieu ou qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir [comme Dieu] dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même Dieu.
    5 Ne vous rappelez-vous pas que je vous disais cela, lorsque j’étais encore chez vous ?
    6 Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu’il n’apparaisse que lorsque le moment sera venu pour lui.
    7 En effet, le mystère de l’impiété agit déjà. Il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.
    8 Alors apparaîtra l’impie que le Seigneur [Jésus] détruira par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par la manifestation de son retour.
    9 La venue de cet impie se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers.
    10 Et avec toutes les séductions de l’injustice pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité pour être sauvés.
    11 C’est pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge.
    12 afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité mais ont pris plaisir à l’injustice soient condamnés.
    (II - Thessaloniciens 2.1-12)

    mais dans l’homme le plus corrompu subsiste encore une lumière sublime et vivante. La pierre cubique et la pierre triangulaire sont cachées [voilées, scellées] dans la sphère du chaos.

    car « l’élan de la foi qui touche les cœurs est ardu pour les mortels et méprisé par eux » (Empédocle) et lorsque « la foi n’est pas totale, ce n’est pas la foi » (Laô T’seu).

    Qu’est-ce que la foi ? Sinon de la confiance déployée dans le Temps.

    « Convergence entre la sagesse chrétienne, les sagesses asiatiques et la cybernétique sociale ... » : Ce que le monde méprise, ce qui est rejeté par tous, ce qui paraît vil et sans valeur : voilà ce que le sage examine avec soin. Et quand le fou interroge les autres, le sage s’interroge lui-même. Tous les deux sont dans le divin sauf qu’un seul le sait.

    Le spectacle de la marchandise touche à sa fin, dite phase terminale, tel un « MAL a dit »

     

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  • Le Gauchisme est une idéologie incohérente.

    Exemple

    Des gauchistes
    - nous disent que les animaux sont doués de sensibilité pour pouvoir leur donner des droits ;
    - ne nous disent pas que les humains qui sont dans le coma sont doués de sensibilité pour pouvoir les priver de leur droit de vivre.

    Source

    https://fr.sputniknews.com/sante/20...

     

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  • Merci E&R pour la transcription

     

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  • Le texte de Lucien Cerise est très intéressant et offre une vision générale argumentée, donc, crédible. Bien des points du discours mériteraient des développements mais il a sciemment choisi un contenu très ramassé qui crée une DENSITÉ du style et du propos. Hors sujet certes, cet aspect est aussi à prendre en compte. Les post modernes ont un discours très dilué ; il suffit d’écouter ou de lire les discours-fleuves de M. Macron. Au contraire, ceux qui restent ancrés dans une civilisation, voient dans la concision une vertu. Il suffit de se référer au premier d’entre eux, Aristote dont les textes qui nous sont parvenus sont très concentrés. Au surplus, bien que très dense le texte de Lucien Cerise est accessible et il faut donc le donner à lire à nos jeunes car cela peut leur ouvrir les yeux pour ceux qui les auraient encore fermés ou mi-clos. Cela démontre s’il en était besoin qu’il s’est libéré de la complexité imposée par les intellectuels plus ou moins dégénérés. A cet égard, revenir une sorte de simplicité spartiate, un verbe guerrier. Bref, tout cela est très éclairant.

     

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  • Vous pouvez retourner le bidule dans tous les sens, l’informatisation et la cybernétique c’est la colonisation européenne du XXIe siècle, globale et cérébrale, culturelle et cultuelle, historiquement, scientifiquement, matériellement et économiquement à 100%.

    https://cdn-images-1.medium.com/max...

     

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  • " La pensée rationnelle est submergée par le principe de plaisir, la quête toxicomane de sensations fortes, l’impulsivité, l’hyper-susceptibilité, l’hyper-narcissisme, l’immaturité émotionnelle et la fuite dans le virtuel médiatique, la réalité post-factuelle et le monde post-vérité."

    ça ne va pas plaire à tous ici mais je suis inscrite à un réseau social dont le nom commence par F. ça me permet d’ailleurs de suivre des personnes telles que Lucien Cerise, mais il y a aussi sur mon propre réseau des anciennes connaissances ou amies que je n’ai pas vu depuis longtemps et hier, il y en a une qui a dit (en gros caractère de surcroît) que parfois, elle s’habille en tutu et rêve de devenir un licorne. Elle est plus jeune que moi mais a quand même une trentaine d’années. De plus, elle est mère de famille.

    L’autre va se payer un stage chez un sexologue pour apprendre à se masturber. C’était une personne de bon sens il y a vingt ans de ça.

    Il y a effectivement un délitement de la pensée et surtout un éloignement de réalités de base et de la "common decency" chez beaucoup de personnes.

    Autrefois, les "fous" ou les "originaux" ne rêvaient pas de devenir des licornes ou de changer de sexe. C’est la différence avec aujourd’hui

    Il est possible que j’y ai échappé par miracle grâce à des expériences et à des rencontres mais il faut toujours être vigilant. A mon avis mai 68 et Vatican 2 sont la matrice de tout cela. Il devient difficile de rencontrer des gens qui échappent à la description de Lucien Cerise.

     

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    • Votre commentaire reflète une réalité sociologique indéniable...qu’on repère majoritairement chez des français et françaises de souche, comme s’ils n’avaient plus aucun socle culturel auquel se référer (au contraire des trentenaires dont les parents sont issus d’une culture encore ancrée dans des valeurs traditionnelles)

       
    • @Dina 75. L’une des deux personnes est fille de paysans, pas loin des 50 ans et a grandi à la campagne. Je pense que des vies sentimentales erratiques avec un ou des divorces, puis la lecture de sites internet et de livres douteux ont abouti à cet impossibilité de se raccrocher à du simple bon sens.

       
  • L’interdépendance entre l’Iran et Israël via la Russie, j’y crois pas un seul instant. Pour cause, ça ne dépend absolument pas des russes, qui en termes de projection de force dans le Moyen-Orient sont surclassés par le bloc de la Résistance chiite, et qui compte précisément sur celle-ci pour y maintenir sa présence.

    C’est bien de la realpolitik russe, mais elle risque de lui coûter cher à long terme lorsque les inévitables vainqueurs du Moyen-Orient pointeront du doigt ses décisions certes pragmatiques mais immorales, à savoir maintenir des situations d’injustice totale pour leurs intérêts propres.

    À force de jouer les pacificateurs entre oppresseur et opprimé, on finit nécessairement par devenir un outil d’oppression à son tour. Pas certain qu’une telle Russie soit bien vue de Jésus à son retour (paix sur lui). Après tout, les romains d’antan ont eux aussi fait preuve de pragmatisme en achetant la paix sociale au prix de son sang, on sait comment l’histoire s’est terminée...

     

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  • Lucien Cerise s’améliore constamment.

    Intervention très stimulante. Mais dont les points pourraient bénéficier de plus de développement. Naturellement, je comprends que les intervenants avaient un temps de parole plutôt limité à leur disposition.

    Un grand merci.

     

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  • H. G. Wells a inventé la machine à explorer le temps.
    Lucien Cerise est la machine à exploser l’OTAN.

     

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