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BD : polémique après la réédition des aventures de "Bamboula"

Les professionnels (et les amateurs) de l’antiracisme pètent les plombs

Quand on lit ce que l’éditeur a subi comme pressions et comme menaces suite à sa volonté de rééditer deux albums de Bamboula, on comprend sur quel ressort communautaire est basé l’antiracisme.

Qui l’a organisé et construit, et dans quel but. Il s’agit bien entendu de relancer une guerre raciale Noirs/Blancs et derrière, une guerre entre Français et immigrés. Toujours ce conflit triangulé dans lequel la base est perdante.

La sensibilité antiraciste n’est qu’un prétexte pour la guerre de tous contre tous qui est organisée par ceux qui prônent ouvertement le racisme dans leurs institutions. Et on rappelle aux Noirs qui se sentiraient blessés par les aventures de Bamboula que les organisateurs du racisme esclavagiste il y a cinq siècles sont aussi les organisateurs de l’antiracisme : c’est la même idéologie.

« Si cette maison d’édition ose aller au bout de son projet, je débarque dans leurs locaux et ça va chauffer !!‬ »

Quant à Claudy Siar, qui a basé sa carrière sur l’antiracisme, il ne pouvait faire autrement que de... menacer physiquement l’éditeur. Dire que cet animateur socio-culturel a été « délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer » !

- La rédaction d’E&R -

 

 

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Sur ce dessin, Bamboula fait rôtir un poulet mais au lieu de ramasser du bois dans la forêt, ce petit paresseux a fracassé une chaise. Et après on va s’étonner que la femme blanche vote FN !

 

Le tweet du très soumis Corbière, relayé par Haziza :

 

 

 


 

Confrontées à une violente polémique et des accusations de racisme, les éditions De Varly ne vont vraisemblablement pas publier des planches mettant en scène le petit héros noir créé en 1951 par le dessinateur Mat.

 

En s’attelant à la réédition en France de Bamboula, George Fernandes, responsable des éditions De Varly, ne s’attendait pas à affronter un ouragan d’indignations. Derrière Bamboula se cache un personnage atypique de la BD franco-belge d’après-guerre, et qui a eu peu de succès en son temps. Bamboula, imaginé par l’illustrateur français Marcel Turlin, alias « Mat », est un petit garçon « venu d’un pays d’Afrique noire » qui débarque en France où il joue les Candide. Ce qui en fait l’un des très rares héros de couleur à avoir ses propres aventures mises en cases à l’époque. Il y a bien eu quelques précédents, comme Razibus Zouzou, l’ami noir de Bibi Fricotin, mais c’était un comparse, relégué au second plan.

 

L’éditeur évoque le contexte historique

L’éditeur, qui avoue aujourd’hui « ne plus dormir », tant les réactions au projet l’ont « bouleversé », savait que la réédition des œuvres de Mat, et donc également des aventures de Bamboula était un projet compliqué. Dans l’ouvrage qui doit théoriquement paraître le 1er février prochain et que nous avons pu consulter, il se fend d’une longue introduction pour se défendre.

Il reconnaît d’abord que le terme de « Bamboula » est une insulte. Mais il évoque les bonnes intentions de l’auteur :

« Mat (1895-1982), était un homme de cœur. Il aimait faire rire les enfants et il détestait l’injustice. Il souhaitait la fraternité entre les hommes (…) l’auteur a toujours mis en valeur la fraternité et pointé du doigt l’idéologie des extrêmes. »

De plus, pour Georges Fernandes, le petit garçon fait preuve de nombreuses qualités : honnêteté, courage, intelligence, qui en font un personnage positif, à une époque, comme il nous l’a expliqué « où la censure avait du mal à admettre un héros noir ».

Enfin, l’ouvrage reste pour lui un document historique important qui témoigne des représentations de l’époque. « Si nous effaçons tout ce qui nous dérange dans le passé, nous n’aurons plus d’Histoire », explique-t-il.

Il s’étonne de la violence des attaques alors qu’en France, les pamphlets antisémites de Céline, « qui contiennent des appels au meurtres » vont être réédités par Gallimard, avec l’assentiment du Premier ministre Édouard Philippe.

 

La parution – en papier – annulée

[...]

Bien sûr, certains personnages blancs violents, égoïstes, sont aussi caricaturés. Mais à longueur de cases, c’est plutôt l’inadéquation de Bamboula au monde moderne qui crée l’effet comique et peut être jugée insupportable aujourd’hui.

Lire l’article entier sur jeuneafrique.com

 

« Moi le descendant d’esclaves, j’ai la haine », lance Claudy Siar qui a appris que des Africains étaient vendus comme esclaves en Libye :

Luttons tous contre le racisme oligarchique en rigolant
avec Kontre Kulture

 

Les ravages de la tintinophobie, sur E&R :

 






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56 Commentaires

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  • #1877991

    Personnellement je vois de l’hypocrisie des deux côtés, comme dit l’expression « Autre temps, autre moeurs » et de toutes façon ont ne peut pas remonter le temps.

    Ce personnage ne sors pas de nul part, il date d’une époque ou la France était un empire colonial, notament en Afrique. C’est l’expression d’un imaginaire, de fantasme et de préjugés d’une autre époque que la notre, d’un autre temps avec d’autres moeurs.
    Du coup je n’arrive pas à comprendre ce qui est passé dans la tète de cet éditeur pour vouloir rééditer cette BD aujourd’hui.
    Les réactions mêmes les plus caricaturales étaient largement prévisible et forcément ca n’a pas rater...
    D’ailleurs elle s’adresse à qui cette BD en 2018 ?
    L’image qu’ont les français des africains aujourd’hui est très loin de celle qu’ont pouvaient avoir à l’époque de Bamboula. Je pense pas que ce soit une très bonne idée de laissé lire ca à des enfants.

    Sinon sur le contenu de la BD, je l’ai pas lu mais apparemment elle véhicule des préjugés et caricatures exagérément le physique et l’attitude des africains, c’est très insultant et méprisant. En particulier à cause des codes adopter par l’auteur, sur la planche de l’article le noir est petit et les traits de son visage sont grossier par rapport à ceux de la femme blanche. Et son langage petit nègre qui amusait tant les colons à l’époque, c’est pas méchant mais quand tu te prends ca par ceux qui t’ont colonisé ca donne beaucoup moins envie de rigoler.

    Cela dit, si ce n’est pas vraiment une idée brillante je trouve qu’elle mériterait une quenelle d’or parce que fallait oser quand même.

     

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    • #1878312
      Le 12 janvier à 03:29 par L’habit ne fait pas le moine.
      BD : polémique après la réédition des aventures de "Bamboula"

      C’est caricatural aujourd’hui, mais non, ce n’était pas caricatural en 1950 !

      Au sortir de la guerre, seul les notables avaient une voiture en métropole. Regardez un film de De Funes (grande vadrouille) et vous verrez sur les plans large qu’il n’y a que 2 ou 3 voitures de garées dans la rue. Et absolument aucune télé.

      Alors imaginez en Afrique.

      Tiens, doit-on supprimer les films sur la seconde guerre mondiale parce que les gens sont caricaturaux : Ils ne sont pas habillés comme nous.

       
    • #1878727

      Vous confondez, je ne prône pas la destruction des archives mais je trouve que la réédition de cette BD n’est pas très intelligente.

      On peut d’ailleurs se demander à qui elle s’adresse, aujourd’hui ?
      Ce n’est pas vraiment une grande oeuvre d’ailleurs l’article dit qu’elle n’a pas connu un grand succès.
      Franchement, je ne comprends pas la démarche de cette éditeur, il ne pouvait que prendre des coups.
      Et même si l’époque veut qu’ont baigne dans une ambiance d’hystérie antiraciste, féministe, lgbtiste, etc... je pense qu’il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse en prétendant que cette petite BD est totalement inoffensive.
      Elle est très offensante au contraire, mais elle appartiens à une autre époque, c’est donc en la replaçant dans son contexte qu’elle deviens inoffensive.
      La rééditer aujourd’hui est logiquement perçu comme une provocation ou au mieux une maladresse.

      Si l’éditeur aime vraiment cette BD et qu’il veut préserver ces archives il n’a qu’a en faire des PDF et les laisser en libre accès sur internet, sans faire de pub pour éviter les ennuis.

       
  • #1878053

    Les re editions de la bonne Becassine poseront elle probleme d’apres vous ? Non bien sur !

     

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  • #1878063

    « Si cette maison d’édition ose aller au bout de son projet, je débarque dans leurs locaux et ça va chauffer !!‬ »

    C’est pas de l’incitation à la haine ça ?! Limite apologie au terrorisme.. puisque : rapprochement possible avec CH et imposition d’une opinion sous la menace...
    Vive la Fronce

     

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  • #1878065

    Quand certains parlent de racisme ou d’antiracisme, moi je ne vois que du mondialisme. La réalité est là. Point.
    Des puissants ont le pouvoir, montent les peuples entre eux, volent les uns et les autres, montent les uns contre les autres et pendant qu’on s’echarpe entre nous, on ne parle pas d’eux.
    Les Africains doivent renverser le pouvoir en Afrique, idem pour les Européens, on peut s’entraider, pour le reste, la fierté de retrouver la terre de ses ancêtres fera le reste et plus personne pointera du doigt ces histoires de gâteaux ou BD bamboula. D’ailleurs, pour ma part, je comprends que le terme "Bamboula" soit péjoratif pour certains, faut dire que beaucoup l’utilisent comme insulte. En face, ils existent la même chose avec le terme de "Gaulois" sauf que nous en sommes fier. Mais, peu importe, arrêtons de rentrer dans ce jeu d’amalgame ou pas d’amalgame, le sujet essentiel n’est pas là, parlons de ce mondialisme. Point.

     

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  • #1878145

    Descente d’organes pour une BD (que personne ne va lire) des "Bambous" fragiles.

     

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  • #1878230

    Claudy Siar ? Le descendants d’esclaves ? Il est toujours esclave, les Antilles appartiennent à la France et a une poignee de békés sionistes. Il a rien compris le mec.

     

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  • #1878281

    Gouadeloupéen, lui, il descend vraiment d’esclaves.

    Contrairement aux Africains.

     

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  • #1878401

    C’est tellement politiquement incorrect et décalé que je crois que je vais me payer un exemplaire...

     

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  • #1878717
    Le 12 janvier à 17:57 par Ramon Mercader
    BD : polémique après la réédition des aventures de "Bamboula"

    L’esclavage a eu à long terme d’heureuses conséquences. Sans esclaves en Amérique, pas de jazz ni de soul ni de reggae ni de rock.
    Adieu Louis Armstrong, Chuck Berry, Bob Marley, James Brown, Michael Jackson......

     

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    • #1878767

      Effectivement, selon votre logique en Afrique ces génies seraient devenus des bons sauvages... Que demande le peuple... Nos élites pourraient utiliser la même réthorique... ah bah.. je suis cin ils le font déjà..

       
    • #1878925
      Le 12 janvier à 23:35 par Ramon Mercader
      BD : polémique après la réédition des aventures de "Bamboula"

      En fait, tu n’as vraiment RIEN COMPRIS à mes propos. Tous les incultes comme ce Claudy Siar feraient bien d’arrêter de pleurnicher car l’esclavage a été aboli depuis plus de 150 ans en France et aux États-Unis....Il serait peut-être temps de passer à autre chose.
      Les esclaves noirs d’Amérique ont su imposer leur culture musicale en y incorporant des éléments de musique blanche (country et autres...)
      Ce métissage à donné naissance au jazz, á la soul, au rock....qui ont fini par s’imposer à l’ensemble de la population. Les descendants d’esclaves ont donc fini par remporter cette bataille sur le long terme.....Un mal (la traite des noirs) à fini par engendrer un bien (cette musique qui a fini par conquérir la planète entière).
      Le temps de l’esclavage est révolu et il ne faut pas s’ériger en perpétuelle victime si l’on souhaite évoluer...
      Le statut de victime ne fait que maintenir les descendants d’esclaves dans l’immaturité et contribue à entretenir un fond de commerce malsain....et juteux pour certaines associations et lobbys ( on pourrait d’ailleurs faire la même remarque à propos de certains descendants de déportés....)

       
    • #1879184

      Le passé reste le passé et il est bien plus utile de se questionner sur la néo-colonisation que sur la colonisation..

      En interdisant à l’Afrique un développement normal nous avons l’impossibilité de comprendre ce que ce continent aurait pu être sans la traite transatlantique des esclaves par exemple. Le colonialisme dès l’encerclement des côtes africaines par la brutalité des portugais*, n’a fait que favoriser un tribalisme qui est encore de nos jours sources de népotisme et corruption généralisée. La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

      Demandons plutôt à Dieu de nous épargner les épreuves difficiles et chargeons nous de dénoncer les fauteurs de guerre et ceux qui poussent aux conflits par haine des autres ou de ses semblables..

      Nous nous sommes relevés de deux guerres particulièrement meurtrières ne laissons pas des puceaux du réel n’ayant jamais sous la colère passagère balancés des poings dans la gueule de victimes tout en déplorant l’expression d’une injuste violence. Ne les laissons pas prendre le leadership des guerriers du net.. Il suffit de les écouter pour comprendre qu’ils ont du mal à gérer le réel... alors anticiper les choses ne fait certainement pas partis de leur compétences.

      *si l’empire coloniale portugais n’était pas à l’initiative d’une toute petite nation d’un million d’âme... étant des précurseurs... ils auraient sûrement été un empire bien plus grand que l’empire britannique... Le déclin n’était pas du â une supériorité technologique de ses adversaires ou des pays soumis mais juste à l’impossibilité de fournir fonctionnaires et administrateurs des territoires tombés sous leur influences.

       
    • #1879198

      @Peter



      Le passé reste le passé et il est bien plus utile de se questionner sur la néo-colonisation que sur la colonisation..




      Tout à fait. À condition de ne pas oublier que la néo-colonisation a lieu dans les deux sens et qu’on doit lutter contre ces deux aspects à la fois pour être cohérent.

       
  • #1879055

    Quand une association antiraciste prend position, le faite de prendre automatiquement l’opinion à contre courant ne fait pas que notre avis est le plus juste. Le "théorème BHL" n’est pas valable sur ce cas, les plus sincères s’aperçoivent quand même que la BD est de mauvais goût.
    Car retournons les choses :
    - Si un noir de france décide de rééditer un livre de la nation of islam s’appelant "Gaouli" ou l’on voit un paysan gros lard aussi rose que son cochon, à moitier homo et qui pense qu’à se bourrer la gueule ; malgré que ça soit caricaturale et historique beaucoup d’entre nous dirions que c’est du racisme anti-blanc de racaille...
    On peut faire pareil avec une BD surnommé "Bougnoule", "Youpin","Niakoué"..
    La France s’en sortira quand chacun sortira de son communautarisme impérialiste, n’imitons pas la communauté de lumiére.
    Privilégions la liberté d’expression sans interdire : oui, mais en sachant que la roue tourne et qu’elle pourra nous offenser un jour.

     

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