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La décomposition de l’Union européenne

L’Union européenne se décompose. Très clairement, la question des « migrants » a joué le rôle d’un détonateur. Sur cette question s’additionnent les erreurs politiques, un discours à prétention morale qui s’avère être fondamentalement moraliste, et une énorme hypocrisie.

 

On en a la preuve avec le cas de l’Aquarius, ce navire affrété par l’ONG SOS-Méditerranée. Mais, sur le fond, cette question n’a fait que refléter les contradictions internes qui se sont développées au sein de l’UE. En un sens, on peut penser que rares sont les dirigeants qui « croient » encore en une UE fédérale.

Cette décomposition pourrait aboutir à diverses solutions, et même si le nom « Union Européenne » devait survivre, il est clair que ce ne serait plus l’UE telle qu’elle fut imaginée et mise en pratique depuis le vote du fameux « Acte Unique » de 1986. Nous assistons à l’écroulement de plus de trente années de « construction européenne ».

 

Un contexte chargé

Il y a eu tout d’abord le Brexit, voté en 2016, et que d’aucuns espéraient voir inverser par on ne sait quel traquenard « légal ». Or, avec le vote récent au Parlement britannique où Mme Theresa May l’a emporté sur la fraction pro-UE, il est clair que le BREXIT aura bien lieu. Le Royaume-Uni quittera donc bien l’Union Européenne (UE). Les élections générales de ces 6 derniers mois, en Hongrie, en Autriche, mais aussi en Slovénie, ont porté (ou maintenu) au pouvoir des gouvernements clairement eurosceptiques, souhaitant une modification profonde des règles de l’UE. Enfin, l’action de l’actuel gouvernement italien, résultant d’une coalition entre le M5S et la Lega a aboutit à mettre en lumière ces contradiction.

La décision du ministre de l’Intérieur Italien, M. Matteo Salvini, de refuser au navire Aquarius le droit de débarquer les migrants recueillis, a causé un scandale. Les bonnes âmes se sont élevées contre cette décision. Mais, celle-ci a respecté d’une part le droit international maritime, et le fait que l’ONG en question n’ait pas attaqué le gouvernement italien en témoigne, et d’autre part les cas d’urgences humanitaires ont été respectés. En dépit de déclarations souvent fracassantes, M. Salvini a accepté que les femmes enceintes et les personnes gravement malades soient débarquées, et les garde-côtes italiens continuent leurs missions de sauvetage. L’Aquarius est escorté par un navire des garde-côtes italiens, ce que reconnaît l’ONG SOS-Méditerranée elle même.

 

Hypocrisies franco-allemandes

Ce qui est donc en cause, c’est une politique caractérisée par un aveuglement au réel et une immense hypocrisie de l’UE, mais aussi de l’Allemagne et de la France. C’est cette hypocrisie en particulier qui a fait porter à l’Italie le poids presque exclusif de l’accueil des « migrants » depuis ces trois dernières années.

La reculade du président français, M. Emmanuel Macron, qui — après avoir dénoncé l’attitude de l’Italie en des termes de morale plus que de politique — a été obligé de baisser de ton, est significative. Il est revenu à une position plus raisonnable, mais au prix d’une humiliation internationale. Les deux dirigeants ont affiché une entente d’autant plus cordiale que l’on sait que l’on était passé au bord de la crise.

Mais cette crise s’est invitée en Allemagne où Angela Merkel a été obligée de composer avec son propre ministre de lIintérieur M. Horst Seehofer. Ce dernier, soutenu par une majorité des députés de la CDU-CSU, souhaite que l’Allemagne passe un accord avec la Grèce et l’Italie sur la question des migrants, un accord qui permettrait à l’Allemagne de rejeter tous migrants non préalablement enregistrés. On apprenait une réunion des trois ministres de l’intérieur de l’Allemagne, de l’Autriche et de l’Italie sur la question de l’immigration illégale. Cela montre la volonté des gouvernements de se coordonner. Mais, et cela n’aura échappé à personne, il s’agit d’une coordination inter-gouvernementale entre des États souverains, coordination qui contourne allègrement les procédures et les habitudes de l’UE et qui, probablement, mettra en cause ses règles. Signe des temps ?

 

Le poids de l’économie dans cette décomposition

On pourrait croire que la question des « migrants » épuise l’ordre du jour de l’UE. Ceci est loin d’être le cas. Le gouvernement italien, toujours lui, vient d’annoncer qu’il proposerait au Parlement de na pas ratifier le CETA, ce traité de libre-échange signé entre le Canada et les pays de l’UE. Une décision qui pourrait bien provoquer à terme l’annulation de ce traité. Cette décision du gouvernement italien, contradictoire avec la volonté de la Commission européenne de décider, en lieu et place des États, sur les questions commerciales, réaffirme le rôle premier, et fondateur, de la souveraineté des États. De même, le gouvernement italien a laissé entendre qu’il pourrait s’opposer au renouvellement des sanctions contre la Russie. Ici encore, on est en présence d’une décision prise au consensus. Si un pays brise ce consensus, d’autres suivront.

Lire l’article entier sur fr.sputniknews.com

Une Europe contre les peuples européens n’a pas d’avenir,
lire sur Kontre Kulture

 

La lente mais logique dislocation de l’UE, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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11 Commentaires

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  • #1987839
    le 18/06/2018 par listener
    La décomposition de l’Union européenne

    Croire que l’Europe a des règles écrites et stables est une erreur évidemment. Personne n’a lu les "traités" puisque de toutes les manières, ils sont illisibles et écrits en patois anglais. C’est en effet le système du "consensus" mais qu’est ce "consensus", et de qui et sur quoi ?

    L"Europe peut maintenant être définie comme une république démocratique mafieuse, communauté réduite aux caquets, qui ne ressemble à rien de ce qu’on a connu. C’est toute simplement une bande.

    Et c’est une bande s’imbéciles incultes, les débris des démocraties décomposées et faisandées d’Europe qui se réunit en général à "Bruxelles" (la ville la plus laide du monde).Le "consensus" derrière est celui d’un obscur comité d’experts manipulé par des lobbyistes cyniques et indécents et cela évite aux "princes élus" de se fatiguer. Il se retirent après s’être fait l’accolade des mafieux et ils vont pioncer dans un hôtel de luxe, ou dans un bordel (Bruxelles est une ville de bordels, c’est son seul charme) pour se détendre.

    C’est beau, la "démocratie chrétienne" Ah ! Les "Pères Fondateurs" ! . Mais le vrai "Père Fondateur" de l’Europe, c’est Darwin ! Et sa philosophie de malade : "Pour que l’homme soit heureux, il faut qu’il soit fort, et pour qu’il soit fort, il faut qu’il soit méchant"


  • #1987852
    le 18/06/2018 par Frexit, vite !
    La décomposition de l’Union européenne

    Heureux de vous voir à la fois cohérents, en pointe et courageux sur ce sujet !

     

    • #1987880

      Une Europe de Paris à Berlin ?
      Qu’ils jouent tous les deux au ping-pong, ça les occupera.
      Pendant que les autres feront tranquillement leur vie.


  • #1987862

    En France, aucun gouvernement du type M5S/Lega n’arrivera au pouvoir par les urnes sachant qu’une majorité de votants sont enfants, petits-enfants ou arrières petits-enfants d’immigrés acquis fait et cause à l’envahissement de la vrounze.
    La consommation d’iphone-tweet-book, la jouissance youpornique et le football-tatouage sont leur unique horizon dans l’union inter-ethnies et inter-religions.

    - "Passez moi la bassine, j’ai envie de gerber !"


  • #1987864

    Le vrai problème de l’UE, c’est son caractère anti démocratique. Nul Français, nul Italien ou Autruchien ne peut accepter de recevoir des directives d’un gouvernement non élu et qu’il ne peut révoquer à travers des élections périodiques...voilà tout l’enjeu.

    c’est ce qui bloque le projet europeiste et mondialiste. C’est ce qui explique le Brexit et d’une certaine manière l’election de Trump : le système est en panne car les peuples’ n’adherent plus à une gestion transnationale du commerce mondial.

    Alors en attendant de trouver une solution politique ( abattre la démocratie ? ), le pouvoir revient à l’antique système où les États signaient des accords de libre échange tempérés par des barrières douanières. Tel est le sens de l’élection de Trump. Cela et rien d’autre. Quelle pourrait être cette solution ? Peut être la démocratie directe ! Celle-ci ,si elle était généralisée dans tout le monde Occidental ( Japon inclus), nécessiterait un arbitre global pour gérer les conflits nombreux qui ne manqueront pas de naître...affaire à suivre

     

    • #1987914
      le 18/06/2018 par listener
      La décomposition de l’Union européenne

      On cherche désespérément à définir ce qu’est l’Europe, à l’aide de mots dépassés. Que signifie le terme démocratique ou non démocratique ? Rien car ce n’est pas le problème. L’Europe est en quelque sorte "républicaine" et elle n’est évidemment pas "démocratique" dans la mesure où elle donne le pouvoir à une oligarchie non élue. . L’Europe est un système sui generis qui repose sur un amas de traités internationaux. Or ceux-ci ne sont pas le fait des peuples mais des "princes".. Par essence, ils ne sont pas démocratiques et car ils sont trop complexes et contiennent des "arcana imperii".. La base juridique de l’Europe ne tient pas..

      En fait, c’est une "république" si l’on veut mais très restreinte, une "république d’Etats". à 26 citoyens. Les citoyens de l’Europe sont les Etats, et non les habitants citoyens (ou sujets) de l’ensemble. Ces pauvres gens se croient représentés par leurs gouvernants ! Laissons les croire ! Mais elle a jusqu’à présent tenu au principe d’égalité entre eux. Mais cela se fissure. C’est l’égalité qui n’a plus la cote aujourd’hui.

      Trois choses vont faire de l’Europe une chose véritablement horrible et amener juridiquement sa fin :

      Le fait d’avoir cru au commerce-roi et sur "la concurrence libre et non faussée". Cela anéantit la démocratie puisque les entreprises qui sont les acteurs de l’économie sont des structures hiérarchiques et en guerre les unes contre les autres. De l’économie de guerre on est passé à la guerre économique institutionnalisée.

      Beaucoup plus effrayant : la fin de l’égalité de traitement en Europe entre les états. On en parle depuis De Gaulle et l’affaire Soames. Il s’agit de faire passer en première ligne des états et assujetir les autres. La théorie macronnienne des "premiers de cordée" appliquée au fonctionnement de l’Europe ! Fou mais on en parle ! Nous sommes clairement là dans le retour de l’idée impériale en Europe même qu’elle avait voulu oublier.

      Car ne l’oublions pas : si l’Europe a encore un sens, c’est qu’elle s’est construite sur le refus de l’idée impériale, idée qu’elle a traîné de Charlemagne à 1918. Difficile à tenir à la longue. Dès qu’on touchera justement au principe d’égalité entre les Etats, ce sera la fin.

      Et enfin, en Europe existe aussi le problème de la définition du "demos" : une démocratie commence à dresser un liste des citoyens.Et dire qui est citoyen et qui ne l’est pas. Et là ... les conceptions modernes de la démocratie "ouverte" ne l’admettent pas.


  • #1987877

    La géopolitique, c’est comme la télé-réalité, la télé en moins :)

    Mention spéciale pour l’Italie :
    Les positions du nouveau gouvernement Italien foutent la zizanie dans l’UE (simple esbroufe ?) et en même temps le "Bilderberg 2018", s’est réuni il y a une semaine (du 7 au 10 juin) à ... Turin.


  • #1987963

    L’UE et Sapir,

    Mondialisation libérale de Merkel,
    Souverainisme social de Sapir,
    Migrations des Peuples, dénominateur commun
    de deux idéologies symétriques et complémentaires.
    Sapir partisan d’une politique européenne migratoire
    tente de masquer ses convictions derrière l’hostilité
    à l’UE,sur le plan économique et social .
    L’Alter mondialisme de Sapir,ressemble
    comme un jumeau au mondialisme monétaire
    de la FED .Des Immigrés ,des crédits et des dettes !
    C’est un ensemble cohérent qui conduit à la
    destruction des familles ,des peuples et des nations.


  • #1987985

    Trop c’est trop et l’afflux invraisemblable de milliers de migrants va faire s’effondrer l’UE . A quelque chose malheur est bon .


  • #1988075
    le 18/06/2018 par anti-esclavagisme moderne
    La décomposition de l’Union européenne

    LES MIGRANTS, CES ESCLAVES MODERNES…
    "Depuis la nuit des temps, l’esclavage a toujours consisté à déraciner par la force et la contrainte des êtres humains pour les entraîner loin de leur patrie, loin de leur famille, et les asservir au bénéfice d’autres être humains : les « esclavagistes ».
    On croyait l’esclavage éradiqué et relégué au rang de déviances passées condamnées par tous.
    En fait, nous vivons, aujourd’hui, un esclavagisme à plus grande échelle, mais tellement déguisé sous les traits de la vertu qu’il est approuvé par une grande majorité...."
    Article Edmond Guibe sur bvoltaire à lire en entier.

     

    • #1988374

      Exactement. Et ce sont les mêmes qui organisent aujourd’hui les trafics d’esclaves et qui nous culpabilisent sur les traites négrières d’autrefois !