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Essai nucléaire nord-coréen : légitime et nécessaire

Un pays tout sauf irrationnel

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) vient de réussir spectaculairement, dimanche 3 septembre, son sixième essai nucléaire. Le gotha des élites politico-médiatiques mondialisées redouble d’indignation contre ce qu’il qualifie de « nouvelle provocation ».

[...]

Il n’y a donc que la Corée du Nord dont la nucléarisation représenterait une menace pour l’humanité… Et pour cause, nous explique-t-on : son dirigeant Kim Jong-un, comme ses prédécesseurs, est irrationnel et imprévisible.

On peut penser ce qu’on veut de la RPDC (et il est vivement conseillé de penser le plus grand mal d’un des derniers pays du monde même pas capable de créer une Bourse ou des marchés financiers), s’il y a bien un reproche qu’on ne peut certainement pas lui faire, c’est d’être irrationnelle. Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), ce pays a, en politique étrangère, un objectif majeur dont elle n’a pas bougé : obtenir des garanties de sécurité, et pour ce faire signer un Traité de paix avec, en particulier, les Etats-Unis.

Et depuis plus d’un demi-siècle, Washington ne veut aucunement en entendre parler. Les quelques tentatives de dégel entre les deux puissances ont toutes été finalement sabotées par la partie américaine. A Pyongyang, on en est venu à la conclusion que la possession de la dissuasion nucléaire était le seul moyen d’écarter la menace d’agression.

Car – faut-il le rappeler ? – il n’est jamais venu à l’idée des dirigeants nord-coréens d’attaquer, d’envahir et d’occuper pas plus le Japon que les Etats-Unis… L’histoire montre que la réciproque n’est pas tout à fait exclue.

Souffre-t-on de paranoïa dans les couloirs du pouvoir nord-coréen ? Il y a quelques années encore, les naïfs pouvaient soutenir cette thèse. Après l’invasion de l’Afghanistan, l’occupation de l’Irak, et l’attaque contre la Libye, force est pourtant de constater que si ces pays avaient détenu l’arme nucléaire, les stratèges occidentaux y auraient certainement regardé à deux fois avant de déchaîner leurs bombardiers et leurs fantassins… avec les résultats que l’on sait.

Lire l’intégralité de l’article sur ruptures-presse.fr

 


 

Tensions en Corée : agissons pour la paix, maintenant !

 

La tension est encore montée d’un cran dans la péninsule coréenne après le sixième essai nucléaire auquel a procédé la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) le 3 septembre 2017 : alors que la RPDC a toujours défendu la possession de l’arme nucléaire dans une logique de dissuasion, ce qui rend hautement improbable qu’elle agisse en premier, le risque d’embrasement et de guerre vient bien de l’administration Trump qui a réaffirmé une nouvelle fois la possibilité d’une action militaire dont les conséquences seraient désastreuses, en Asie du Nord-Est et au-delà.

L’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC) tient à réaffirmer son engagement pour la paix, convaincue de l’impérieuse nécessité d’un retour au dialogue pour dénouer une crise dont elle souhaite rappeler les enjeux principaux en huit points.

1. Le programme nucléaire nord-coréen a une logique pleinement rationnelle, correspond à la sauvegarde de sa souveraineté nationale par Pyongyang : il a été développé avec la ferme conviction que les exemples irakien et libyen montraient que l’on ne pouvait pas avoir confiance dans les Etats-Unis quant à un désarmement unilatéral.

2. La RPD de Corée est le seul pays au monde aussi lourdement sanctionné pour avoir développé une capacité de dissuasion nucléaire autonome : le fait que Israël ou le Pakistan, alliés des Etats-Unis, aient pu pour leur part se doter de l’arme nucléaire témoigne d’un "deux poids deux mesures" dans l’application par Washington et ses alliés du principe de non-prolifération nucléaire.

3. Les six essais nucléaires auxquels a procédé la RPDC depuis 2009 doivent être comparés au nombre d’essais américains (plus de 1 000) ; par ailleurs, les Etats-Unis sont très fortement soupçonnés de poursuivre la modernisation de leur armement nucléaire dans le cadre d’essais en laboratoire qui, eux, échappent au contrôle du dispositif issu du traité d’interdiction des essais nucléaires.

Lire la suite de l’article sur amitiefrancecoree.org

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2 Commentaires

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  • Le gotha des élites politico-médiatiques mondialisées devraient réfléchir un peu plus .A savoir-que quand un peuple de fait dévaster sa population de 20% par ce même ennemi de retrouvant à ces portes ,vous n’avez pas l’intention de remettre le couvert ,mais de leur faire comprendre que "attention" ce coup-ci on ne vous laissera pas faire . Je ne veux pas prendre parti ,mais les USA et l’OTAN jouent avec le feu et le reste du monde ,par excès d’arrogance


  • #1796418

    Incroyable capacité de cafouillage des américains (qu’on peut voir généraliser à toutes leurs opérations pseudo-guerrières qui tournent mal et dégénèrent parfois en extermination. (leur seule guerre qu’ils répliquent partout est celle qu’ils ont menée contre les indiens.. )

    La guerre de Corée aurait été une reprise de la guerre indienne mais cela n’a pas marché. Elle se déroula en quatre phases principales :

    Mal préparée, face aux 200 000 soldats nord-coréens bien équipés par les Soviétiques, les forces du Sud accusèrent de lourdes pertes durant les deux premiers mois et, à la mi-septembre 1950, elles se retrouvèrent acculées dans le sud-est de la péninsule, repliées sur le fameux "réduit de Pusan" ;

    Une rapide contre-offensive des forces de l’ONU, dirigées par le général MacArthur, avec débarquement en grande pompe le 15 septembre à Incheon, non loin de Séoul, repoussa en octobre 1950 les Nord-Coréens bien au-delà du 38e parallèle, presque jusqu’au fleuve Yalou, à la frontière chinoise !

    La Chine intervint aux côtés de la Corée du Nord. 1,7 million (!) de « volontaires chinois » (équipés de sandalettes) commandés par Peng Dehuai, forcèrent les Sud-Coréens et les troupes de l’ONU à se replier ( en, désordre) derrière le 38e parallèle à la mi-octobre 1950. En janvier 1951, les communistes reprirent Séoul reconquise par les Américains en mars 1951 ;

    Au printemps 1951, les troupes onusiennes (dont un contingent français : il y a un cimetière militaire avec des tombes françaises à Pusan) gagnèrent peu à peu du terrain au nord, et le front s’établit de nouveau aux alentours du 38ème parallèle comme au début du conflit (quasi statu quoi ante) .

    La guerre s’acheva le 27 juillet 1953, lorsqu’un pacte de non-agression fut signé. L’accord restaurait la frontière entre les deux Corées près du 38e parallèle et créait la zone coréenne démilitarisée, une zone tampon fortifiée entre les deux nations coréennes. Les deux pays étant encore officiellement en guerre, des incidents continuent. Les lancer de bombes sont dans cette ligne.

    On estime que le conflit a fait plus de 800 000 morts parmi les militaires coréens, nordistes et sudistes, et 57 000 parmi les militaires des forces de l’ONU. Le nombre de victimes civiles est estimé à 2 millions et le nombre de réfugiés à 3 millions. La péninsule a été dévastée par les combats et les bombardements ; Séoul fut ainsi détruite à 70 %..

    Voilà ce que coûte au monde un simple cafouillage américain.