Egalité et Réconciliation
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Introduction aux plantes sauvages comestibles

Notre rapport au sauvage

 

Il est tout à fait captivant d’observer l‘attitude obsessionnelle avec laquelle les heureux propriétaires du moindre petit lopin de terre comme d’un parc de plusieurs hectares passent leur temps et leur énergie à entretenir leur bout de nature.

Et je dois vous avouer que, oui, je me sens aussi mentalement apaisé après 2 heures de tontes, tailles et autres activités d’entretien en tout genre, admirant cette nature bien rangée où pas un brin d’herbe ne dépasse. Une vraie thérapie, je vous dis !

Mais peut-on s’interroger et creuser un peu plus loin ? D’où vient ce sentiment, ce désir impérieux d’organiser la nature, de systématiquement vouloir la contrôler en tentant de prendre le dessus sur elle, par tous moyens : mécanique, chimique, thermique... ?

Nous sommes nombreux à revendiquer notre amour pour la nature. En fait, ce que nous appelons nature est la plupart du temps de la campagne, bien organisée et rangée, bords de routes fauchés de près, champs de maïs, de colza ou de blé, de part et d’autre, quelques haies pour tenter de casser la monotonie et de temps en temps, un coquelicot. Bucolique tout ça !

Et si vous y faites attention, par exemple en traversant la France en TGV, partout où portera votre regard, pendant les quelques heures que durera votre trajet, vous ne verrez rien de naturel. Tout est le résultat de l’action des hommes : champs cultivés à perte de vue, haies, chemins, routes, terre-pleins, forêts, plans d’eau… Il faut avouer que le continent européen est consciencieusement exploité par l’homme depuis des siècles, des millénaires.

La « vraie » nature est parfois à vous couper le souffle. Mais elle est aussi souvent dure, insupportable : ronciers inextricables, forêts impénétrables, les plantes occupent l’espace, intensément, brutalement. Qui s’est retrouvé un jour coincé dans le maquis corse après avoir suivi par erreur un chemin de sanglier sait de quoi je parle.

L’homme ne s’est peut-être jamais senti le bienvenu dans la nature sauvage : les prédateurs motivés, les forêts sombres… Il a tout de même fallu qu’il y fasse sa place, en luttant en permanence contre elle. Et cela dure depuis, les habitudes ne se perdent pas facilement !

C’est pourtant du sauvage que nous venons tous. N’avez-vous pas l’envie d’en réinjecter de petites doses dans votre vie, de temps en temps ?

Se rapprocher du sauvage : un beau voyage en terre de réconciliation, avec respect.

 

Réintroduire du sauvage dans notre vie

 

Cette action est tellement antinaturelle pour tout un chacun qu’il faut y aller progressivement, à son propre rythme, afin de ne pas sombrer immédiatement dans une profonde dépression ! Nous l’avons vu, la nature sauvage peut être insupportable et il faut donc y aller par petites touches, pour faire connaissance.

 

Vous habitez en appartement

Si vous n’avez aucun terrain, que vous habitez en ville et même si vous n’allez jamais à la campagne, commencez par prendre conscience, sur les trottoirs, dans les fissures de murs, dans les parcs : partout, ici et là, une petite plante sauvage s’y cache, avant de recevoir sa dose réglementaire de glyphosate par le cantonnier du coin.

Un point de couleur, cette plante porte probablement une ou plusieurs fleurs. Observez et découvrez ce monde incroyable de couleur, de forme, de géométrie à vous couper le souffle.

Tous les botanistes disposent d’une petite loupe grossissante (x10 ou x20), loupe que vous pouvez acquérir sur le Net pour quelques euros. Voici 2 bons modèles que vous trouverez facilement :

 

 

C’est avec ce simple petit objet que j’ai eu ma première révélation botanique. Au début de ma formation, en regardant une toute petite fleur sauvage, si petite, si banale que vous l’avez probablement pietiné à de nombreuses reprises, sans y faire attention.

Veronica persica pour les intimes… Insignifiante et fabuleuse tout à la fois ! Observez par vous-même :

 

 

Vous disposez d’un bout de terrain

Là, vous allez pouvoir être imaginatif, voir subversif ! Voici quelques suggestions d’actions que j’ai pu expérimenter par moi-même.

En observant votre gazon avec un peu d’attention, vous verrez qu’il est en fait composé de nombreuses plantes différentes... sauf si votre jardin est un terrain de golf ! Ces plantes sont certes toutes vertes comme l’herbe, mais uniquement parce que vous ne les laissez pas fleurir.

Réservez quelques mètres carrés de votre terrain et laissez faire. Retenez-vous d’intervenir. Vous allez, au cours du printemps et de l’été, voir progressivement apparaître et se succéder de nombreuses espèces de plantes qui auront le temps de vous monter tous leurs atours.

Vous pouvez également, toujours par l’observation, remarquer que dans votre gazon, certaines plantes forment des petites colonies plus ou moins denses. Ci-dessous, une petite colonie de plantes appartenant à la même famille que les lentilles et autres haricots. Voilà ce que cela donne, un petit massif éphémère de plantes sauvages :

 

 

Remarquez, de part et d’autre, c’est propre !

Vous pouvez être plus ambitieux et décider de ne plus entretenir une partie de votre terrain. Afin que cette nature anarchique ne vous agresse trop, essayez de maintenir une frontière bien délimitée entre le sauvage et la partie entretenue. Cela aide à supporter, le temps que votre œil et votre esprit s’apaisent !

Ici, le verger n’est fauché qu’une fois par an. Les arbres semblent ne pas s’en porter plus mal. Des allées sont néanmoins maintenues pour continuer à pouvoir circuler confortablement dans le jardin.

 

 

Sur la photo ci-dessous, vous voyez un terrain sur lequel plus aucune action d’entretien n’est menée depuis 3 ans. Arbres morts qui pourriront sur pied, offrant gite et couvert aux insectes, amas denses de plantes en tous genres, offrant à la faune un habitat incomparable… La nature, quoi !

 

 

Immuablement, la nature déploie toujours le même processus de reconquête, si nous lui en laissons le temps.

D’abord, des ronciers et autres plantes annuelles ou vivaces s’installent.

Puis émergent des arbrisseaux et arbustes comme des églantiers, sureaux et aubépines. Par leurs ombrages, ils feront progressivement régresser les ronces et autres plantes ayant besoin du plein soleil.

Enfin, les arbres comme des chênes, des hêtres, charmes, érables et autres espèces, suivant les conditions climatiques et environnementales, s’établissent progressivement et finissent par former une véritable forêt.

Oui, sous nos latitudes, sans la présence de l’homme, la forêt serait omniprésente, omnipotente.

Les « herbes folles » peuvent aussi être belles :

 

 

Avec un peu de patience, vous verrez apparaître des orchidées et autres plantes dont vous ne soupçonniez pas même l’existence (elles étaient là pourtant) :

 


Ici, une plante parasite
(Orobanche minor)

Là, une orchidée
(Ophrys apifera)

Une autre
(Anacamptis pyramidalis)

 

Plantes sauvages comestibles ?

 

Alors oui, ces plantes avec lesquelles vous avez commencé à faire la paix, elles vont pouvoir vous offrir quelque chose en retour, quelque chose de très concret…

Mais au fait, c’est quoi une plante sauvage, comment les traitons-nous, qu’ont-elles de si important à nous donner, gratuitement et avec générosité, dans ce monde marchand que nous subissons ?

Les plantes sauvages, vous savez, ce sont les mauvaises herbes que vous vous échinez à retirer de votre potager, celles que vous ne voyez pas en bord de chemin, malgré la grande beauté de leurs fleurs, de leurs ports. Les plantes sauvages, ce sont celles qui peuplent, invisibles à vos yeux, le gazon que vous tondez tous les 15 jours. Elles sont partout.

Alors, si vous décidiez subversivement de prendre conscience de leur existence, voire d’apprendre à les connaître, quelques conseils pour une première approche du sujet.

Notez d’abord que dans nos contrées tempérés d’Europe, et même si le sauvage fait peur, peu de plantes sauvages sont réellement toxiques. Il y en a un certain nombre tout de même et il faudra apprendre à les connaitre et les reconnaître. Notez également que parmi toutes les plantes qui nous entourent, nombre d’entre elles sont comestibles, certaines se révélant même être d’excellents légumes. Pas moralisateur, tout de même, interrogez-vous la prochaine fois que vous désherbez pour planter quelques salades… Vous venez probablement d’en arracher quelques-unes en « nettoyant » votre terre !

Vous allez vous en rendre compte, vivre avec les plantes sauvages comestibles, c’est énorme !

 

Autonomie

L’autonomie, c’est l’argument premier, celui qui m’a fait m’intéresser il y a de nombreuses années aux plantes sauvages.

Une crise majeure, un effondrement économique, nous y pensons tous, n’est-ce-pas ? Une réponse qui ne me satisfait pas totalement : le « survivalisme », où le concept même est d’être en combat permanent pour sa survie, le stockage alimentaire, la lourdeur de l’organisation à mettre en place pour qu’elle soit suffisamment efficiente…

Avec les plantes sauvages comestibles, vous n’êtes plus dans la lutte à mort, vous êtes en symbiose avec la nature qui vous entoure. Vous savez que quoi qu’il arrive, elle vous donnera généreusement ce qu’elle a à vous donner. Une organisation et une intendance plus légères, une attitude mentale plus positive, une façon plus élégante de gérer l’effondrement à venir ?

Et quand bien même nous échapperions à cet effondrement, n’aimeriez-vous pas juste vous balader dans la nature ou dans votre jardin, et cueillir simplement ce dont vous avez envie et qui est disponible pour votre repas du soir ? C’est pourtant à chaque fois, chaque jour pour moi, une grande satisfaction que d’être juste autosuffisant, dans la joie !

 

Nutrition

Enrichir son alimentation

En pleine sécheresse, ne trouvez-vous pas vos mauvaises herbes resplendissantes ? Les plantes sauvages subissent constamment une sélection naturelle sans pitié, d’où elles tirent une force vitale que l’on ne retrouvera jamais dans un légume cultivé.

Les analyses le prouvent, les plantes sauvages sont riches en micronutriments de toutes natures et en les consommant, vous pourrez en faire le plein facilement et… gratuitement.

J’ajoute qu’augmenter tout particulièrement sa consommation en feuilles vous fera augmenter votre consommation de protéines foliaires [1] (protéines contenues dans toutes les feuilles des végétaux). Ce sont des protéines de grande qualité, offrant la gamme complète des acides aminés essentiels, plus facilement assimilables que les protéines animales (aucun prosélytisme végétarien ou « véganien » ici, j’aime la viande !).

 

Diversifier son alimentation

Actuellement, 29 plantes cultivées à travers le monde représentent 90% de l’apport en nourriture végétale de l’humanité. Vous, personnellement, n’avez-vous pas l’impression, en fin d’hiver, de tourner plus ou moins toujours sur les mêmes légumes ?

Quand on compare ces chiffres aux 1600 plantes sauvages qui ont été répertoriées comme ayant fait partie du régime alimentaire de nos ancêtres et les 80 000 plantes potentiellement comestibles à travers le monde, il parait souhaitable de redécouvrir leurs usages.

En se baladant dans la nature, on peut aisément accéder, tout au long de l’année, à plusieurs dizaines de plantes sauvages comestibles et remettre ainsi dans notre assiette une certaine diversité, pour le plus grand bénéfice de notre santé.

Dernier argument pour vous rassurer, avant d’entamer avec moi ce fabuleux voyage de découverte : vous n’allez pas vous transformer en hippie en consommant des plantes sauvages.

Voilà à quoi ressemblait notre table hier soir au dîner (oui, nous mangeons sur une table, avec des chaises !), à côté des plantes sauvages (salade confectionnée à partir de deux plantes sauvages très communes – Sonchus asper et Stellaria media – plat principal, sorte de brouée à base d’orties, d’oignons et de lait coco), vous apercevez bien du magret de canard au milieu et aussi, du vin et de la bière. Nous sommes dans la norme !

 

 

Consommer des plantes sauvages ne vous changera donc pas forcément en écolo végétarien intégriste immédiatement…

 

Par où commencer votre apprentissage des plantes sauvages ?

 

Je vais essayer de poser la problématique de la façon la plus simple. Vous voulez débuter votre apprentissage des plantes mais ne savez pas par où commencer et quelle stratégie suivre.

Savoir si telle ou telle plante sauvage est comestible ou toxique n’est pas un problème.

Il existe d’excellents livres dont je mettrai les références en bas d’article, qui vous indiqueront les plantes comestibles les plus courantes. Vous trouverez également à quel stade de maturité les consommer et la façon de les préparer.

Internet est également une source d’informations inépuisable, attention toutefois à certaines erreurs que l’on peut rencontrer, mais comme sur tous les sujets.

Un seul problème subsiste : comment faire pour reconnaître une plante que l’on rencontre et que l’on ne connait pas ? Vous ne vous promenez pas systématiquement avec un éminent botaniste à coté de vous et les dernières applications sur smartphone vous proposant de reconnaître une plante à partir d’une simple photo fonctionnent très mal. La recherche sur Internet, par les photos est assez aléatoire et fastidieuse et encore faut-il les décrire précisément pour aboutir dans cette recherche.

S’ajoute une dernière complication. De nombreuses plantes comestibles le sont à un certain stade de leur maturité, souvent au moment où leurs fleurs sont absentes. Cela rend la reconnaissance plus délicate.

S’offrent alors à vous deux approches.

La première, vous participez régulièrement à des balades de découverte des plantes et allez ainsi progressivement apprendre à faire la connaissance d’un certain nombre de plantes sauvages comestibles. Vous apprenez à en reconnaître une vingtaine, communes et faciles à trouver, c’est bien, vous allez déjà massivement transformer votre alimentation, votre santé, en les consommant.

Je vous propose une deuxième approche, plus ambitieuse. Pourquoi ne pas apprendre la technique vous permettant de trouver par vos propres moyens, dans la plupart des cas, le nom des plantes que vous rencontrez ? Cette technique acquise, alors vous serez autonome face au sauvage végétal.

 

Techniques de base pour la détermination d’une plante

 

L’investissement financier est somme toute modique, rien à voir avec l’investissement personnel qu’il faudra mettre dans cet apprentissage. Oui, il faudra apprendre, pratiquer, et plus vous le ferez souvent, plus vous maitriserez rapidement cette technique. C’est comme pour tout apprentissage, il n’y a pas de secrets… En même temps, apprendre quelque chose que l’on aime rend le processus plus facile.

Êtes-vous réellement motivé ?

Financièrement, oui, pas grand-chose, nous l’avons dit, il vous faut une petite loupe de botaniste (que l’on trouve aussi sous le vocable « loupe de bijoutier »).

Vous pouvez vous en tirer sur Internet pour 10 euros. Vous ne pouvez même pas imaginer ce que vous allez voir avec ce simple petit objet !

Il vous faudra aussi acquérir une flore, pour quelques dizaines d’euros.

 

Qu’est-ce-qu’une flore ?

Une flore est un recueil qui présente la liste exhaustive des plantes sauvages existantes sur un territoire donné, par exemple en France.

Une flore décrit chaque plante par ses caractéristiques principales, qui la distinguent des autres. Les descriptions utilisent un vocabulaire spécifique pour décrire les parties souterraines comme les parties aériennes, tiges, feuilles, fleurs et fruits.

Il va donc vous falloir apprendre le rudiment de cette langue botanique, pour ne pas être obligé de vous reporter en permanence au lexique et rendre ainsi insupportable le processus de détermination de la plante sauvage rencontrée. Vous le savez, on n’a rien sans rien dans la vie.

C’est un prérequis pour pouvoir avancer, se débrouiller seul. Voici donc un lien vers un Lexique botanique. En s’engageant sérieusement, en un mois, on peut apprendre les rudiments du langage botanique. C’est ce que j’ai fait, vous pouvez donc le faire !

Notez qu’avec le vocabulaire, inévitablement, vous apprendrez aussi comment grossièrement fonctionne une plante, sa reproduction, les organes mâles et femelles…

Une flore contient également une clé d’identification vous permettant d’aboutir généralement au nom de la plante. J’utilise le mot « généralement », car nous avons affaire ici au vivant, dans toute sa diversité et sa singularité.

Comprenez que quand vous voyez un champ de pissenlit, vous ne voyez pas du pissenlit, vous voyez un regroupement d’individus, tous aussi différents les uns des autres que vous et moi.

Chaque plante observée a sa propre singularité, qui peut éventuellement l’éloigner des caractéristiques de son espèce. Une bonne détermination doit donc se faire avec plusieurs individus si possible, pour ne pas partir sur de mauvaises pistes.

La clé de détermination vous offre une succession de propositions avec l’obligation de choisir à chaque étape et progressivement, d’élimination en élimination, parvenir à la réponse. Plus qu’un long discours, une illustration :

 

 

Souvent, dans ce cheminement, il n’est pas possible d’arbitrer entre deux propositions. Au stade de développement de la plante à déterminer, il vous manque des éléments – la fleur n’est pas encore présente, le fruit pas encore mûr…

Alors, comme dans un labyrinthe, il faut explorer plusieurs chemins qui s’ouvrent à soi. C’est un jeu intellectuel stimulant plus qu’un chemin de frustration, suivant la personnalité de chacun !

 

Quelle flore choisir ?

Il existe de nombreuses flores pour déterminer les végétaux en France mais deux d’entre elles font référence depuis plus de 100 ans !

 

La flore de l’abbé Coste

 

 

En 3 tomes, la flore de référence. Les dessins sont très beaux, les descriptions claires et précises, la clé de détermination fonctionne bien. Reste les 3 tomes à se trimbaler sur le terrain... Un peu lourd à mon goût.

 

La flore de Gaston Bonnier

Cette flore est en fait la clé de détermination d’une flore en 12 grands fascicules, avec des planches en couleur splendides.

Ils ne sont plus édités mais on peut encore les trouver chez des bouquinistes. C’est cher mais c’est beau.

Reste cette flore portative qui est mon choix pour aller sur le terrain. C’est une très bonne flore pour se faire la main.

 

 

Il existe bien d’autres flores que vous pourrez tester plus tard, une fois la logique et la technique acquise, certaines regroupant les plantes en milieu forestier, d’autres permettant la détermination sans les fleurs…

 

Pour aller plus loin…

 

Nous avons beaucoup parlé technique, et il vous en faudra pour entrer dans le monde des plantes. Mais pas que !

C’est avant tout votre sensibilité, votre attention, votre sens de l’observation qui feront toute la différence. La texture d’une feuille auparavant rencontrée peut instantanément vous mettre sur la bonne piste. Votre odorat est également fondamental.

Bien connaître une plante implique aussi de la connaître dans tous ses états, de la petite plantule jusqu’à la plante en fleur puis en fruit. L’aspect général d’une plante peut radicalement changer pendant sa croissance. Par exemple, les feuilles de la base d’une plante ne ressemblent souvent pas du tout à celles prenant place le long de la tige.

Un bon moyen, pour progresser dans cette connaissance, est de délimiter un carré de verdure en hiver et d’observer en les marquant éventuellement, toutes les plantes différentes qui s’y trouvent. Il faudra ensuite les observer croître au cours de la période végétative.

Vous comprenez donc que le processus entier d’apprentissage peut durer toute une vie mais qu’a minima, il vous faudra 2 ou 3 ans pour vous familiariser avec les nombreuses plantes qui feront le délice de vos assiettes.

Peut-être la voie que je vous indique vous semble-t-elle trop ardue pour l’aborder seul, en pur autodidacte. Prochainement, je vous proposerai des stages d’initiation d’un weekend, afin de vous guider dans cet apprentissage.

 

Pour finir

 

Histoire de commencer immédiatement et concrètement votre pratique, je vous présente 5 plantes communes, que l’on trouve un peu partout dans la nature, mais également la manière de les consommer.

Quelques conseils de cueillette avant de décoller !

- ne consommez que des plantes que vous êtes sûr de reconnaître

- prenez soin de bien sélectionner les plantes que vous cueillez, une fois ramassées, il peut être difficile de les reconnaître

- cueillez dans des endroits non pollués, évitez les bordes de champs cultivés, les friches industrielles...

- cueillez chaque plante en fonction de la quantité disponible sur le terrain

 

5 plantes à découvrir ou à redécouvrir

 

Grande ortie (Urtica dioica)

 

La reconnaître

Qui ne s’est pas fait piquer au moins une fois dans sa vie par la grande ortie ? C’est la seule plante sauvage urticante en France. Donc si vous avez un doute, il existe en effet des plantes qui peuvent être confondues avec elle, touchez-la !

Elle se développe sur des sols riches en matières organiques. Une seule tige pouvant atteindre 2 mètres dans de bonnes conditions, des feuilles (urticantes) opposées et dentées, elle est facilement reconnaissable et se développe souvent en colonies.

 

La déguster

Les feuilles

Très chargées en minéraux, il faut préférer consommer les jeunes feuilles du haut de la plante si vous la consommez régulièrement.

À consommer crues (hachées finement et mélangées à d’autres feuilles) et cuites comme des épinards, en omelette…

Hors période de gel, vous pourrez la trouver tout au long de l’année.

Les graines

Les graines, apparaissant en juin et juillet, en grappes pendantes sur le dernier tiers de la plante, sont également comestibles. Vous pouvez les consommer cuites, légèrement poilées dans de l’huile d’olive.

 

Conseils

Dans votre jardin, si vous la taillez régulièrement, vous pourrez en avoir tout au long de l’année, hors période de gel. Elle se sèche très bien et peut donc aussi se conserver ainsi tout l’hiver.

L’ortie reste la reine des plantes sauvages, par sa richesse en protéines et micronutriments.

 

Plantain (genre Plantago)

Grand plantain

Plantain lancéolé

 

Les reconnaître

Ici, 3 plantains différents aux usages similaires.

 

Plantain lancéolé (Plantago lanceolata)

Jusqu’à 50 cm, les feuilles sont toutes à la base, fines et allongées, pointant vers le ciel. Les nervures apparaissant sur les feuilles sont toutes parallèles. Les tiges sans feuilles portent des fleurs en épis ovoïdes.

Grand plantain (Plantago major) et plantain moyen (Plantago media)

Jusqu’à 50 cm de hauteur, les feuilles sont toutes à la base mais cette fois étalées au sol. Les nervures des feuilles sont encore parallèles. Les tiges portant des fleurs en épis plus ou moins allongés sont également sans feuilles.

 

Les déguster

Les feuilles

Les feuilles seront consommées crus quand elles sont jeunes, cuites ensuite. Comme l’ortie, c’est un légume de base dans la cuisine sauvage. Vous noterez son goût caractéristique de champignons.

Les plantains apparaissent au début du printemps et disparaissent à la fin de l’automne.

Les épis

Bon à manger quand ils sont encore jeunes. Avec toujours ce goût de champignon.

 

Infos / divers

Un grand classique reste la réalisation d’un pesto à base des feuilles de plantain. Vous pouvez également vous en frotter les mains après la cueillette des orties, les feuilles sont immédiatement apaisantes.

 

Pissenlit (Taraxacum sp.)

 

Le reconnaître

Tout le monde connaît plus ou moins le pissenlit. Ses feuilles toutes à la base contiennent un latex blanc et amer. Ses fleurs jaunes au bout de tiges creuses, ses graines qui s’envolent au moindre souffle, ça doit vous parler.

 

Le déguster

Dans le pissenlit, c’est un peu comme dans le cochon, tout est bon !

 

Les feuilles

Les feuilles sont excellentes mais peuvent devenir amères en vieillissant. Vous pouvez donc les manger en salade ou cuites.

Les fleurs

Les fleurs comme les boutons floraux sont également délicieuses et on peut en faire toutes sortes de préparation.

Les racines

Les racines seront consommées en hiver au moment du repos végétatif, afin de les trouver plus charnues.

 

Infos / divers

Par son abondance et par son intérêt nutritionnel, le pissenlit est encore une plante de base de la cuisine sauvage.

 

Massette à larges feuilles (Typha latifolia)

 

La reconnaître

Grande plante poussant en milieu humide (fossé, marre, étang…), jusqu’à 2m50. Un épis cylindrique marron foncé caractéristique de texture velouté apparaît au sommet de cette plante.

 

La déguster

Les jeunes pousses

De quelques dizaines de centimètre, on les récolte facilement. Elles sont sucrées et croquantes et donc délicieuses crues.

Les inflorescences (épis au sommet)

On peut les consommer à la vapeur ou grillé comme des épis de maïs, avant maturité.

Les rhizomes (tiges souterraines)

À consommer crus ou cuits après les avoir pelés.

 

Infos / divers

La massette est une plante intéressante par l’amidon (sucre) qu’elle contient dans ces rhizomes.

 

Grande bardane (Arctium lappa)

 

La reconnaître

Pouvant être confondue avec la rhubarbe, la grande bardane peut atteindre 2 m de haut pour 1 m 50 de large. Les feuilles sont duveteuses et plus clair sur le dessous. Les fleurs se développent au bout de grandes tiges feuillées. Secs, les fruits s’accrochent partout, à la manière du Velcro ®.

 

La consommer

Les feuilles

Les pétioles (« tiges » des feuilles) sont consommés après avoir été pelés afin de retirer les fibres. À faire revenir dans de l’huile d’olive.

Les fleurs

La jeune tige qui porte les fleurs est délicieuse telle qu’elle. On peut également la cuire.

Les racines

Les racines charnues se récoltent en fin d’automne ou en début de printemps et se consomment crues ou cuites, à la manière des carottes sauvages.

 

Infos / divers

Au Japon, c’est un légume cultivé.

 

Bibliographie

 

Les deux flores de référence

Coste, Hippolyte (2000), Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes, éditions Dangles.

Bonnier, Gaston et de Layens, Georges (1985), La Flore complète portative de la France, de la Suisse et de la Belgique, éditions Belin.

 

Pour débuter avec les plantes sauvages comestibles

Couplan, François (2015), Le Régal végétal, Sang de la terre, Paris. Couplan, François (2015), Reconnaître facilement les plantes. Identifier, toucher, sentir, goûter, Delachaux, Paris.

Notes

[1] Protéines foliaires et alimentation » (Gauthier Villars, Paris, 1981).

Se rapprocher de la nature avec Kontre Kulture :

 

Voir aussi, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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30 Commentaires

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  • #1766325

    Les crosses des fougères étant comestibles, on peut survivre en forêt au printemps .

     

    • #1766537
      le 15/07/2017 par le vengeur masqué
      Introduction aux plantes sauvages comestibles

      Y’a aussi les gros vers blancs,des lézards,(quoique plus difficiles à attrapper)des sauterelles,des fraises des bois,des gros moustiques aux yeux rouges,des fourmis,bref vous survivrez dans la forêt et dans les friches...


    • #1768513
      le 18/07/2017 par Hugues Dantin
      Introduction aux plantes sauvages comestibles

      Les crosses de fougère sont comestibles mais après leur avoir fait subir un traitement particulier (les laisser tremper toute une nuit dans de l’eau tiède avec de la cendre de bois). C’est ce que font traditionnellement les japonais


  • #1766337

    Y’a pas que les plantes.
    Quand je fais mes courses en petite surface franchisée je me demande si tout ce que je vois est bien comestible !


  • #1766352

    Quand je me trouve à la campagne, et qu’incapable de mettre un nom ou un usage sur la plupart des végétaux je poursuis mon chemin, je m’interroge sur ce que j’ai appris à l’école et je le sens, de là-haut, les aïeux me foutraient gaiement leur pied saboté au cul ! Rien d’étonnant en somme, pour le citadin moyen les meilleures plantes se fument !!


  • #1766405

    Très intéressant. Plantes gratuites, abondantes et nutritives.
    Je reste dubitatif sur la conso crue et les risques de douve du foie etc.

     

    • #1768515
      le 18/07/2017 par Hugues Dantin
      Introduction aux plantes sauvages comestibles

      Le risque pour la douve du foie existe. Il faut donc mieux éviter de manger cru des plantes ramassées dans un cours d’eau, par exemple du cresson de fontaine (Nasturtium officinale), ... ou on prend le risque, c’est tellement bon !


  • #1766424

    Le sauvage c’est la forêt... le reste c’est du semi-domestiqué .
    Mais bon, nos ancêtres ont assez lutté contre la forêt, les bois, il serait malvenu de remettre ça en question.

    A part pour l’excès inverse, qui consiste à tout vouloir domestiquer,mais il y a un juste milieu, probablement


  • #1766477
    le 14/07/2017 par sempervirens
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    Ne pas oublier le pourpier qui pousse spontanément dans les jardins et le faire proliférer sans rien faire en le laissant fleurir et répandre ses minuscules graines,, il fait un bon couvre sol, on peut le consommer en salade, composée ou non ou cuit , frit avec des pdts nouvelles il prend le goût du petit pois, ou cuit dans un mélange d’autres légumes dans un fait tout. excellent pour son apport en oligo-éléments , vitamines.
    Le fameux chénopode bon Henry ne casse pas des barres , trop amère.


  • #1766688
    le 15/07/2017 par laurent71
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    Merde, les mecs mangent tout ce que je pioche au jardin...


  • #1766856

    Je suis une fanatique de la fantastique oseille sauvage. Chez moi, j’en trouve en abondance. J’ai aussi une joyeuse prolifération de menthe sauvage. Et je pense pouvoir trouver à peu près toutes les plantes dont il est question dans le présent article, article que je vais conserver précieusement. J’aime la nature et tout ce qu’on peut y trouver, elle me hisse vers des sommets de liberté insoupçonnés, vers le bonheur !

     

  • #1766861
    le 15/07/2017 par Fan de chichoun
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    Oui ce serait bien agréable de ramasser des plantes sauvages.
    Mais sans vouloir faire le rabat joie les forèts et les prairies sont pleines de TIQUES infectées de virus et de bactéries et que des centaines de milliers de gens sont infectés en Europe et aux USA avec de graves maladies chroniques à la clef et de graves handicaps .
    Pourrait il y avoir un article à ce sujet ?.Les tests Elisa ne sont pas fiables et des assoces de malades se sont créées pour se plaindre du peu de cas que la médecine Française fait de ce sujet .Les atteints par la Borelia sont obligés de se faire soigner en Allemagne .
    La Bretagne est contaminée ,la région Parisienne et l’Est de la France aussi .
    C’est malheureux mais il faut le savoir le seul traitement est une dose massive d ’ATB pendant des mois pour se débarrasser de la maladie si elle est prise au début .
    Malgré tout l’article est super §

     

    • #1766971
      le 15/07/2017 par Le Normand
      Introduction aux plantes sauvages comestibles

      Les tiques... Simple ! Pas nécessaire d’attendre un traitement pour saisir que ta une tique qui s’accroche !

      La tique tu l’anesthésies avec le produit vendu avec la pince à tiques au rayon Croquettes et Pâtés de ton supermarché.

      Juste savoir qu’on tire pas la tique pour l’arracher du chat, du chien... Tu la chopes et tu tournes bien plusieurs fois avant de tirer d’un coup sec pour pas y laisser la tête.


    • #1767163

      J’préfére les forêts et prairies pleines de tiques infectées aux villes et zones urbaines pleines d’abrutis paranoïaques décérébrés . Mon test de reconnaissance de tels phénomènes est infaillible et là , par contre , pas de traitement possible ...


    • #1767175

      Pour les tiques, je vous recommande la terre de diatomées. Sur vous, les animaux, le jardin.


    • #1767555
      le 16/07/2017 par Médor, l’ami des vaches. Expert.
      Introduction aux plantes sauvages comestibles

      En préventif : Portez des pantalons, évitez les prés à vaches (pour les tiques), les garennes à lapins (pour les puces), les chevaux (pour les taons).
      Chaque peste a sa solution. La tique est très passive mais incroyablement accrocheuse.

      Première étape (elle est indispensable) : Endormez la tique avec un coton démaquillant imbibé d’un produit qui va bien : Éther, alcool 90.

      Arrachez la tique mais surtout PAS avec une pince à épiler (ou avec d’extrêmes précautions et double dose de vodka ... pour la tique). La pince à épiler écrase le cou qui va se déchirer (le corps va repousser à partir de la tête). Le seul truc qui garantie 100% de réussite est la pince à tique car ses mâchoires ont 2 "canines" qui laissent un passage pour le cou de la tique.


    • #1767993
      le 17/07/2017 par Gaz au poivre
      Introduction aux plantes sauvages comestibles

      @ Le Normand . Ce ne sont pas les grosses tiques visibles qui sont dangereuses mais les "bébés"qui n’ont pas besoin de chiens pour vous sauter dessus directement .
      qui se cachent derrière vos oreilles ,sous les seins et nombril et qu’on voit à peine .Les tiques se trouvent sous les fougères ,dans les zones humides de forèt surtout .Les tiques n’ont rien à voir
      avec taons ,guèpes ou autres insectes qui ne laissent que de légères brulures ou boutons ,si on n’est pas allergique .Les taons je connais ,les guèpes aussi, j’ai subi leurs agression moultes fois ,ainsi que des attaques de poux de poules élevées en liberté ( en nettoyant leur poulailler) .
      C’est bien beau de jouer les survivalistes pour les citadins qui n’ont jamais vécu à la campagne Mais regardez les VDO de gens infectés par la Borelia devenus gagas et vous serez un peu moins naifs .(Il y a une assoce de malades qui s’est créée afin que la médecine prenne en compte ce problème de santé publique .Après vous faites comme vous voulez !
      Par ailleurs,il ne faut rien ramasser le long des champs cultivés,car les agriculteurs arrosent de pesticides les fruits sauvages qui entourent les champs .Désolé de mettre mon grain de sel aigre ,mais il y a énormément de précautions à prendre quand on veut vivre dans la nature .
      Je passe sur les vipères et les chasseurs alcoolisés !
      La nature n’est pas le paradis imaginaire des bouquins hélas !Il y a autant de désagréments qu’en milieu urbain ,mais d’un autre style .
      Ce qui n’empèche pas l’agression par des bestioles en ville ,une vipère a été trouvée dans un cageot de légumes dans la cuisine ou je travaillais ,et dernièrement une araignée m’a piqué(dans mon HLM) et
      j’ai fait une réaction allergique ,un urticaire géant pendant 3 nuits d’enfer ,j’ai survécu merci !
      Ce n’est pas pour jouer les mister jesais tout que je commente mais j’ai des cas dans ma famille et c’est grave !


  • #1767087
    le 15/07/2017 par Galinsiaga
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    Merci Hug, il est super ton article ! Vachement long mais super. Moi j’attends encore de trouver les 500 m2 où je ne ferai rien pour que la nature s’en charge. Mais bon, j’ai la chance aussi d’avoir des forêts pas bien loin, où on laisse le temps passer et les plantes pousser pousser pousser.
    Au rababeo qui s’inquiète des dangers des forêts et des prairies (rapport aux tiques), et à celui qui redoute la douve du foie, sachez qu’on peut approcher la nature avec prudence, porter des vêtements adapter, cueillir en conscience cad entre autre observer l’environnement, etc, et surtout ne jamais perdre de vue que le risque zéro n’existe pas !


  • #1767127

    PUR ARTICLE !
    Un article comme je rêve de voir pulluler sur ce site (qui est dans mon top 2 des sites consultés chaque jour).
    Bravo et merci Mr Dantin


  • #1767433
    le 16/07/2017 par inference.deductive
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    J’approuve, la nature est hostile si l’homme ne l’apprivoise pas, ou ne l’entretient pas, et n’y fait pas un petit tri en fonction de ces besoins. Culture, pâturage, gestion des forêts, la main de l’homme est aussi présente que dans la route en bitume qui circule au milieu !

    Petit doute par contre sur la biodisponibilité des protéines foliaires.
    "Les acides aminés végétaux (dont les protéines foliaires sont constituées) sont enfermés dans un contexte fibreux : Lignine, cutine, cellulose, hémicellulose, et l’être humain n’est pas mécaniquement et enzymatiquement outillé pour extraire les acides aminés enfermés dans un contexte fibreux." (Robert Masson, pdf : Un pistolet dans l’assiette, page 9.)

    Attention aussi aux plantes qui contiennent des alcaloïdes, ou les pissenlits, c’est par la racine que vous les mangerez.

    Merci pour la bibliographie !

     

    • #1767570
      le 16/07/2017 par inu-line = inu-tile
      Introduction aux plantes sauvages comestibles

      Assimilation des protéines foliaires : S’il s’agit de feuilles de tilleul, faire cuire avant à la vapeur. Pour les feuilles d’orties, elles ne sont absolument pas lignifiées, donc pas de Pb.

      Alcaloïdes du pissenlit : Faux problème sinon il faudrait renoncer à tout ce qui est amère. Par contre, dans une optique survivaliste, c’est une composae, une plante à inuline = faux sucre = apport calorique nul pour les non-ruminants, c’est-à-dire le cheval, le cochon, ... et l’homme.


  • #1767488

    pour ceux qui habitent en provence, un vrai régal, l’asperge sauvage.
    petit conseil, comme le moment de la cueillette est très court et que la plante se reconnait de loin et est vivace, repérez avant les bons endroits, cela vous permettra d’optimiser votre récolte en évitant de perdre du temps à chercher le moment venu :
    http://www.lakko.fr/asparagus-acuti....
    en soufflé c’est divin

     

  • #1767972
    le 17/07/2017 par fred2lens
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    moi je fais boullir des orties et je bois le jus en tisane laver plusieurs fois les feuilles faire bouillir avec de leau en bouteille voila


  • #1767994

    La derniere plante, est en effet tres consommee au Japon ("gobo"), d’ailleurs elle est une des raisons pour laquelle le Japon est passé pour un pays qui torture les prisonniers de guerre, alors qu’en fait l’américain en question a cru qu’on lui servait des racines d’arbre... et le mec qui lui a servi s’est pris 5 ans de prison pour crime de guerre classe BC !


  • #1768116
    le 17/07/2017 par Saint Pourcin svp !
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    800 000 cas de Lyme borreliose chaque année dans le monde
    VDO : Portrait de Mathieu Foucaut atteint de la maladie de Lyme .(jeune citadin de 25 ans environ)
    et VDO du" mouton Lucide" sur UTUBE,un agriculteur qui parle des tiques et de leur dangerosité.
    Un article de la FED FR contre les maladies vectorielles "Caducee.net"
    Ou vous verrez les complications dues à la Borrelia .dont paralysies faciales ,attaques
    cardiaques, neurologiques etc..
    Il ne suffit pas d’enlever les tiques pour ne pas étre infecté . Bon,c’est tout .

     

  • #1777066
    le 01/08/2017 par Yann Amar de l’ Anchois
    Introduction aux plantes sauvages comestibles

    Et le pourpier alors , non seulement délicieux tel quel ou en salade ,mais excellent pour la santé . Si on nettoie autours et qu’ on l’ arrose il devient énorme et prolifère . S’ il n’ y a rien d’ autre on peut survivre avec du pourpier . Je le cultive si on peut appeler ça cultiver , je lui fait de la place et je lui donne a boire .


  • #1779643

    Vraimenr sympa et original Ca donne envie de s’y mettre mais pas autodidacte j’opte pour le stage du week end. Let me know. Gil


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