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Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

Dans le Yukon, entre le trappeur, l’indien et l’homme préhistorique

Le Vaudois Kim Pasche vit la plupart du temps dans les forêts du Nord-Ouest canadien. Désireux de s’affranchir de sa dépendance du monde moderne, cette expérience a radicalement modifié sa vision de la durabilité de notre société.

 

L’hiver 2014-2015, pour la première fois depuis huit ans, Kim Pasche l’a passé en Suisse, dans un chalet de famille près de Moudon, sur le plateau du Jorat. En cause : son enfant à naître. D’habitude, chaque fin d’été, le Vaudois repart dans son « fond des bois », dans les forêts boréales du Nord-Ouest canadien.

Près du cercle polaire arctique, il vit plusieurs mois par année « en immersion complète, comme à l’âge de la pierre ». Une expérience qui a radicalement changé sa vision de la durabilité de notre société.

Lorsqu’on lui demande les raisons de cette démarche, le Vaudois évoque sans hésiter l’incendie qui ravageait il y a 10 ans le chalet familial. Il n’a alors que 21 ans et vit cela comme une révélation ; la perte de la plupart de ses affaires sert de révélateur d’une dépendance au monde moderne dont il souhaite s’affranchir. « Je me rendais compte que si l’on possède des objets, ces mêmes objets nous possèdent tout autant. » De ce drame découle « une liberté inattendue ».

Un cheminement qui l’amène à poursuivre autre chose, qui lui semble désormais essentiel : les savoirs et les gestes qui permettent l’autonomie dans la nature. « Par souci d’authenticité », il se met en quête d’un territoire à explorer qui serait le plus vierge possible. « Je cherchais un lieu qui me permettrait à la fois de vivre au plus proche d’une nature intacte et à proximité de gens dont les liens avec cette nature n’auraient pas été rompus. »

 

 

Il jette son dévolu sur le Nord-Ouest du Canada, très faiblement peuplé et dont les populations autochtones pratiquent encore une vie proche du monde sauvage. Un territoire qui ressemble, raconte-t-il ci-dessous, à ce qu’était la Suisse il y a de cela des millénaires.

Plus tard, il devient copropriétaire d’une des plus grandes concessions de trappe (territoire de chasse) du territoire. Il y pratique la vie dont il a tant rêvé, ce qu’il nomme ses « immersions sauvages », mais aussi celle d’un trappeur moderne, maniant pièges et motoneiges.

Ce joli garçon de petite taille aux yeux clairs et aux longs cheveux rassemblés en tresse sur son épaule, ne dégage aucun malaise face à notre monde moderne. Il rejette calmement mais catégoriquement toute comparaison avec la démarche mystique et désespérée de Christopher McCandless, racontée dans Into the Wild par Jon Krakauer et au cinéma par Sean Penn.

« Ma quête est tout sauf une fuite ou un rejet, insiste Kim Pasche. Ma famille et mes activités professionnelles sont en Europe, Je suis à l’aise dans le monde moderne. J’ai une vie sociale dense, des projets, je fais des rencontres très riches… Mais j’ai besoin du monde sauvage. C’est lui qui me permet d’avancer, d’aiguiser mes sens et de ne pas oublier l’essentiel. » À savoir : « que l’homme ne peut pas se soustraire aux lois du vivant, contrairement à ce que nous croyons dans notre culture et qui ressort quand quelqu’un s’exclame : on n’est quand même pas des animaux ! »

Conscient que ce choix peut paraître extrême, qu’il est lui-même jusqu’au-boutiste, Kim Pasche confesse volontiers son admiration pour des explorateurs de la trempe de Mike Horn, même si « nos démarches sont très différentes ». Pas de rejet donc. Mais au fil des années passées au sein d’une nature où l’homme fait figure d’exception, il est de plus en plus convaincu que « les choix de notre civilisation nous précipitent vers la rupture ».
La rupture ?

« Nous avons perdu le lien qui nous rattache aux choses. Leur origine nous échappe et nous ne savons plus d’où proviennent ce que l’on mange ou les objets que nous utilisons chaque jour. »

 

Il se lance donc à la recherche de ce lien perdu. « Rechercher les premiers gestes de nos ancêtres et tenter de comprendre la vision du chasseur-cueilleur occupe le plus clair de mon temps. » Car il est, très officiellement, « archéologue expérimental » pour le gouvernement du Yukon.

Justement, de quoi vit-il ? La question, qui lui est visiblement fréquemment posée, le fait sourire.

« L’avantage, quand on vit plus de la moitié de l’année dans les bois, c’est qu’on n’a pas besoin de “gagner sa vie”. Et quand j’ai envie de me frotter à mes semblables, je monte le nombre nécessaire de stages (lire encadré en bas de page) afin d’obtenir la somme qui me semble suffisante. Bon, je roule avec une vieille voiture et je ne dépense pas d’argent dans les loisirs ! »

Le jeune homme se défait progressivement des objets modernes, recherchant le plus possible « l’interaction avec l’environnement ». Tout ramener à l’essentiel, les sens en éveil pour dialoguer avec ce qui l’entoure. « Ce n’est qu’ainsi qu’il m’est possible de trouver ce dont j’ai besoin. Vivre de la sorte est pour moi une source infinie de satisfactions. » Le caillou qui fera le couteau qui coupera la branche qui fera l’arc qui tuera le gibier qui lui permettra de se nourrir.

Une position de prédateur qu’il assume. « Mais dans ces immensités, le chasseur peut très bien se retrouver en posture de proie ! Se savoir vulnérable force à l’humilité. » La chasse, il la pratique à l’arc.

Lire l’article entier sur sept.info

 

 

 

Comprendre la nature et ses lois divines
avec Kontre Kulture

 

Un retour à la nature qui demande courage et technique, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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54 Commentaires

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  • #1767948

    Cela me rappelle les croyants russes, Agafia et sa famille, qui vivait en Sibérie, très touchante, et très emmerdée par nous autres, malgré leur isolement.......

    http://orthodoxologie.blogspot.fr/2...


  • #1767964
    le 17/07/2017 par sylviomanouel
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    Son penchant féminin :
    https://www.youtube.com/watch?v=hAt...

     

  • #1767967

    J’ai détesté la démarche de McCandless d’Into the wild, trop extrême et malade, au fond y a comme un malaise, je ne l’envie pas. La nature est d’abord rude et cruelle c’est pour ça que l’Homme s’en est extrait durant l’histoire. Mais les citadins exclusifs ne sont pas mieux non plus, les adeptes de Babylone la grande polluée ont une vie incomplète. Il faut un juste milieu, les bons cotés de la modernité avec tout ce que l’homme sait faire de bien, et tous les avantages de la nature avec ce qu’elle nous apporte. J’ai vu cette façon de faire en Islande et certains bled de Scandinavie. Juste parfait.


  • #1767979

    C’est peut etre bien, mais je n’admire pas du tout.
    On nous le présente comme un trappeur, un indien, un homme ses cavernes, un type qui renie la propriete suite a un incendie de jeunesse, et ensuite, on nous dit que :
    - le gars est coproprietaire de l une des plus grandes terres de chasse du Yukon ! Merde, alors ! J echange mon pc de suite contre son territoire ! C’est quoi ce truc de bourgeois dégénéré ? Vous croyez qu un indien, un homme des cavernes, s approprie un territoire, de facon individuelle ?? Non ! Donc, il n’est pas dans l esprit de la nature et garde le sens du proprio.
    - ensuite, il chasse en motoneige, possede une bagnole, revient faire ses gosses ici, fait des stages pour se payer tout ca, etc.
    - ensuite, il dit qu’il n’est pas dans une démarche mystique, car "il ne rejette rien". Quelle remarque stupide ! Faut que les occidentaux arretent de projeter les délires de certains cathos sur toute la mystique mondiale ! Car PARTOUT AILLEURS, la mystique, ce n’est pas de rejeter quoi que ce soit, mais au contraire, d’unir corps, matiere et esprit ! Une meditation, ce n est pas fuir, mais s unir en conscience au monde qui nous entoure, faire 1 avec l arbre la-bas et sentir l effet du vent sur ses branches ! (c’est possible, essayez). Il n y a pas plus terre a terre que le mystique, partout. Il n y a qu ici, en occident, et proche orient, que les gens projettent leur connerie de "fuite du monde" sur la mystique. Preuve qu ils n ont rien compris a la mystique. Un mystique qui fuirait quoi que ce soit ne serait pas un mystique, mais un imbécile, lâche de surcroit.
    - le materialisme de cette personne oblitère toute authenticité de la vie naturelle, qui inclue OBLIGATOIREMENT la mystique, voyez tous les indiens, aborigènes, etc etc : la mystique vient de l enracinement à la terre ! S il n y a pas de mystique, c est qu il n y a pas d enracinement a la terre et son environnement, c est qu on a a faire à un bourgeois materialiste qui ne fait qu etre un peu courageux, un peu lucide sur notre monde moderne dégénéré, sans plus.

    En conclusion, une telle démarche fermée, matérialiste, ne donne en fin de compte pas du tout un authentique retour à la Terre, mais donnera.... notre société, avec ses propriétés, sa féminisation, ses absurdités, le pouvoir, l argent, etc.
    Le materialisme tourne en rond, il ne s élève JAMAIS.

    Lire Maurice Barrès (chez KK^^), sa description de la terre, des énergies des lieux et des âmes des ancêtres ! Lui avait pigé !

     

    • #1768029

      Belle réponse. Tout est dans l’unité et sa reconnaissance en soi.


    • #1768055

      Beau commentaire. Je suis d’accord avec toi : pour autant qu’on uisse en juger, sa démarche semble en parfaite harmonie avec le monde moderne justement, sans quête de dépassement autre que matérielle, sans remise en cause... Il est "lisse" et "propre à la consommation" à tous points de vue, un produit de son temps ("joli garçon avec une natte"). Pas forcément inauthentique -sa demarche personnelle est surement sincère - mais pour moi, ça ressemble à un "trip", de l’adrénaline en tube. On est dans une énième "niche" matérialiste qui fondamentalement ne rejette rien du monde actuel, au contraire.


    • #1768110

      Tout à fait d’accord avec votre commentaire !

      Le myste (ou mystique) vit le mystère à savoir dans le silence, lieu privilégié du Dialogue avec le divin !

      Assumant son mystère, par des morts-naissances successives au gré du Don, il reçoit la Révélation. Un myste est sur le chemin de la vérité de la Vie dans le JESUIS d’où la manifestation est le reflet plus ou moins dans la justesse dans le monde visible.

      Le terme « mystique » a la même étymologie que muet, mutation, mythes ....

      Les villes pourront redevenir vivables lorsqu’une autre économie plus digne de l’être humain verra le jour. Lorsque des jardins potagers publics aux alentours des villes au lieu et place de ses zones commerciales ou industrielles polluantes, seront cultivés par les habitants des communes (sens premier de ce qui est commun ou commeUN).

      Ce monsieur a les moyens de ses rêves ! Les citadins que nous sommes pour la plupart n’ont pas oublié ces besoins ancestraux de proximité avec la Nature-Mère ! Car si l’on suit son exemple et sa politique de tout quitter, tout le monde se casse alors à la campagne pour refaire ...... de l’entre-soi bourgeois et profiter à la marge des bienfaits des produits manufacturés de la cité !

      Les villes ne sont-elles pas devenues des zones urbanisées concentrationnaires (j’ose pas dire :) camps de travail mais on n’en ai pas loin vu que plus besoin de kapos, big brocher vous observe et contrôle vos allers et venues et ce que vous pensez ?

      C’est tout l’objet d’ailleurs de notre combat politique et réflexions sur E&R ainsi que d’autres mouvements ! Nous sommes bien plus nombreux que nous croyons l’être ! La prise de conscience se réalise certes lentement mais c’est afin de soutenir toutes les initiatives et de leur donner le temps de s’affranchir, de croître et d’embellir afin que lorsque le chaos sera effectif ++++ ces expériences et tentatives seront pérennes.

      J’en viens à penser que le big chaos sera salutaire pour réveiller les consciences. Faut pas le voir comme une tragédie mais comme un sursaut de l’Humanité. Les grands mystiques sont passés par là à travers l’Histoire, inconnus du monde mais dans le monde : ils nous ont frayé la Voie.

      Des hommes et des femmes de toutes origines ont pu résister dans les camps de concentration grâce à leur aide invisible au-delà du Temps.


    • #1768140

      camarade, Kim n’est pas un bourgeois, je l’ai rencontré il y a quelques années alors qu’il encadrait des stage"initiation à la vie sauvage", ça démarche c’était l’ARCHEOLOGIE EXPERIMENTAL" en effet, dans les livres ont nous dit que nos ancêtres de la préhistoire utilisaient certaines techniques pour faire ci ou ça, EN FAIT NOUS EN SAVONS QUE DALLE !!

      Lui et partie là-bas pour redécouvrir tout cela, ça démarche est a rapproché de ceux qui ont entrepris la fabrique du châteaux de Guedelon en essayant d’utilisé les techniques de l’époque. C’est un pur rationaliste. qui cherche a redécouvrir ce que nous avons oublié. Et c’est un gars d’une humilité incroyable

      Quand au territoire dans la yukon, il l’a acheté 15000 euros AVEC son photographe, mais effectivement il y a un truc. Outre sa formation d’archéologue universitaire, il a une formation de tanneur. Il a aidé dans ses activité professionnel, un monsieur qui était a l’époque le chef de la fédération des trappeurs du canada et qui avait la jambe cassé. Retour du réseaux, il a eut le droits d’acquérir une concession, voila l’histoire, donc tu peux garder ton ordinateur


    • #1768162

      http://www.ecolenaturesavoirs.com/s...

      À 120 euros/jour pour un stage "sauvage" (seule façon d’approcher l’animal) , il est bien évident qu’il ne s’est pas payé son magnifique chalet simplement en cueillant des myrtilles dans les bois !

      Ah ben non hein, faudrait surtout pas fuir la civilisation... sauf qu’il n’y a que ça à faire, concrètement et radicalement.


    • #1768206

      et ensuite, on nous dit que :
      - le gars est coproprietaire de l une des plus grandes terres de chasse du Yukon ! Merde, alors !




      Ca m’a fait tiqué aussi. Renier sans renier, donner l’air de, c’est typiquement la société actuelle ! Pourquoi on nous présente sans arrêt des types ou autres qui se disent "tiens, si je fais l’expérience de vivre dans la nature" ? L’homme n’étant pas fait pour vivre seul, n’existe-t-il pas des groupes d’individus réellement détachés de la société moderne ? Comme si on voulait nous faire croire que c’est possible de s’en sortir seul quand on n’a plus rien...


    • #1768232
      le 17/07/2017 par Le gars qui en fait moins
      Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

      Il y a beaucoup de vrai, mais certains raccourcis me dérangent :

      Peut etre ai-je mal compris auquel cas merci de me corriger, mais serait tu en train de dire que le concept de propriété d’un terrain serait un concept de bourgeois dégénéré ?
      Si oui j’aimerais bien que tu développe, car autant la féminisation de la société est pour moi un concept de bourgeois dégénéré (dans le sens ou, cela peux mener à une réele inversion de genre, ou plus les hommes se feminiseront, plus les femmes deviendront masculine, et nous arriverons par un système de séléction à des couples de plus en plus inversé, voire le concept de complémentarité H & F développé par Otto Weininger dans son livre Sexe et caractère), autant le concept de propriété de terre vraiment je vois pas.

      Sinon pour le reste, le problème peut etre due au fait qu’on nous le présente d’une certaine manière et que cela ne colle pas avec ce qui nous est présenté, admettons.

      Mais dans le fond le gars nous dit lui meme qu’il ne cherche pas à fuire la modernité, et c’est comprehensible. Qui de nos jours pourrait vivre (de facon durable je precise) comme ce gars le fait sur ses vidéos, sans aucuns outils et en vrai symbiose avec la nature ? Je veux pas faire mon Adam Smith mais faut dire que la société à quand meme du bon et il est difficile se passer de la sociéte et de ses atouts (nottament la specialisation qui permet d’avoir notre technologie au sens large, pas uniquement numérique), et le fait qu’il veuille prendre du recul sans pour autant tirer une croix dessus je le comprend tout à fait, il faut rester réaliste.

      Bon ok le coup du "chasser en moto-neige", je trouve ca too much, mais osef. Il est dans une optique qui vas dans le bon sens, c’est le plus important, et ceux peu importe la vitesse à laquelle il va du moment que cela reste dans la bonne direction, qui est de prendre du recul sur notre société malade.

      Je terminerai par une citation de Henry David Thoreau :
      "Il en est mille pour massacrer les branches du mal contre un qui frappe à la racine, et il se peut que celui qui consacre la plus large somme de temps et d’argent aux nécessiteux contribue le plus par sa manière de vivre à produire cette misère qu’il tâche en vain à soulager. "

      Surement que son mode de vie est meilleurs au final que ceux qui souhaitent faire les choses mieux que lui et qui du coup font moins (voir mon pseudo), voir rien (le mieux etant souvent l’ennemie du bien).


    • #1768876

      @ "le gars qui en fait le moins" :

      Vous ne m’avez pas bien lu, peut être ?
      Je n’ai jamais dit que s’approprier une parcelle de terre était bourgeois, non !
      Je dis que se dire "non-matérialiste", et "dégouté du sens de la propriété suite à un incendie domestique dans sa jeunesse", pour après, venir s’accaparer financièrement d’un TERRITOIRE, L’UN DES PLUS GRANDS TERRITOIRES DE CHASSE DU YUKON, c’est se moquer du monde, et c’est une hypocrisie typiquement bourgeoise.
      Encore une fois, un indien, un homme des cavernes, s’il retournait à la terre, ne commencerait pas du tout par s’accaparer égoistement et financièrement d’un territoire élargi. Ca, c’est du truc de bourgeois, c’est le monde libéral, colonial.
      Est ce que si vous retourniez à la nature, votre 1er réflexe serait d’acheter une immense parcelle d’un endroit ? non.

      Comme je l’ai expliqué dans mon post ci-dessus, une démarche uniquement matérialiste, et non mystique, ne va pas du tout dans le bon sens, mais dans le mauvais sens : si on va au bout de sa logique, ça donne notre société, et pas du tout les sociétés nomades et respectueuses de la nature, qui étaient nécessairement mystiques.

      En conclusion, sa démarche est intéressante, mais très limitée, à mon avis.
      Autre exemple : venir poser des pièges terribles et torturer ainsi des animaux, qui un loup, qui un ours, qui un chevreuil, qui une biche, qui un renard polaire (très rare), etc, sans les tuer d’un coup, alors qu’on peut faire autrement, en vivant ici, me semble être un égoisme totalement bourgeois.
      Vous apprendrez que les indiens, les aborigènes, les nomades, ne tuent pas par loisir bourgeois et inutilement, mais par nécessité vitale, et ils prient pour les bêtes tuées.
      Rien à voir avec le je-m’en-foutisme de cet homme bourgeois.
      Je sais de quoi je parle, ma famille a vécu au Brésil et rencontré des indiens, en Amazonie.

      Ce n’est ainsi pas une démarche authentique et relative à la vie réelle des indiens et hommes des cavernes, mais c’est une démarche bourgeoise d’un homme qui cherche, à raison, c’est vrai, à chercher autre chose que le monde moderne étouffant et avilissant.


    • #1768929

      @ "le gars qui en fait le moins" :

      Vous ne m’avez pas bien lu, peut être ?
      Je n’ai jamais dit que s’approprier une parcelle de terre était bourgeois, non !
      Je dis que se dire "non-matérialiste", et "dégouté du sens de la propriété suite à un incendie domestique dans sa jeunesse", pour après, venir s’accaparer financièrement d’un TERRITOIRE, L’UN DES PLUS GRANDS TERRITOIRES DE CHASSE DU YUKON, c’est se moquer du monde, et c’est une hypocrisie typiquement bourgeoise.
      Encore une fois, un indien, un homme des cavernes, s’il retournait à la terre, ne commencerait pas du tout par s’accaparer égoistement et financièrement d’un territoire élargi. Ca, c’est du truc de bourgeois, c’est le monde libéral, colonial.
      Est ce que si vous retourniez à la nature, votre 1er réflexe serait d’acheter une immense parcelle d’un endroit ? non.

      Comme je l’ai expliqué dans mon post ci-dessus, une démarche uniquement matérialiste, et non mystique, ne va pas du tout dans le bon sens, mais dans le mauvais sens : si on va au bout de sa logique, ça donne notre société, et pas du tout les sociétés nomades et respectueuses de la nature, qui étaient nécessairement mystiques.

      En conclusion, sa démarche est intéressante, mais très limitée, à mon avis.
      Autre exemple : venir poser des pièges terribles et torturer ainsi des animaux, qui un loup, qui un ours, qui un chevreuil, qui une biche, qui un renard polaire (très rare), etc, sans les tuer d’un coup, alors qu’on peut faire autrement, en vivant ici, me semble être un égoisme totalement bourgeois.
      Vous apprendrez que les indiens, les aborigènes, les nomades, ne tuent pas par loisir bourgeois et inutilement, mais par nécessité vitale, et ils prient pour les bêtes tuées.
      Rien à voir avec le je-m’en-foutisme de cet homme bourgeois.
      Je sais de quoi je parle, ma famille a vécu au Brésil et rencontré des indiens, en Amazonie.

      Ce n’est ainsi pas une démarche authentique et relative à la vie réelle des indiens et hommes des cavernes, mais c’est une démarche bourgeoise d’un homme qui cherche, à raison, c’est vrai, à trouver autre chose que le monde moderne étouffant et avilissant.


  • #1767985

    Je ne me vois pas ou très mal vivre à la sauvage, je me sens très bien dans ce monde, ce n’est pas la modernité qui est mauvaise, ce que l’humain en fait mérite réflexion.

     

    • #1768075

      Moi aussi, c’est vrai que dire non a tout ce confort, faut vouer que ça fait un peu peur. Mais je pense que ce n’est qu’une transition. Comme il est dit dans l’article, posséder moins permet de se recentrer sur l’essentiel, et je pense que l’on peut bien sacrifier un peu de confort si c’[est le prix a payer pour réévaluer nos priorités. Très bel article ER.


    • #1768488

      Ce qui est paradoxal dans la démarche de vivre à la sauvage, c’est que les premières choses qu’on recherche après l’eau et la nourriture, c’est le confort d’un foyer (fabrication de cabane, d’un matelas moelleux), de la technologie (fabrication d’outils), et de la propriété (appropriation d’une grotte, du territoire environnant, des ressources...). Ça ressemble plus à un reset pour se faire un Minecraft grandeur nature qu’une réelle remise en question de notre nature d’être humain. Je rejoins Pitchou : c’est l’humain le problème. Un solitaire ou une famille qui vit en autarcie dans la nature, c’est bien. Une seconde famille vient s’installer dans les environs pour vivre de la même façon et des mêmes ressources, et c’est la guerre.


  • #1767997
    le 17/07/2017 par mik ezdanitoff
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    J’avais vu une vidéo de ce gars déjà, les images sont magnifiques et il est foutrement doué.
    Pour ceux qui aiment la nature sauvage et la forêt, en restant en France, en l’occurrence principalement dans les massifs Vosgiens et Ardennais, jetez un oeil à ce blog. Les photos tuent et il y a un certain état d’esprit derrière, parfois "engagé",mais pas trop. Et cela montre qu’il n’ y a pas forcément besoin de prendre l’avion pour trouver de la nature encore préservée.
    http://lesboishercyniens.eklablog.com


  • #1767998
    le 17/07/2017 par nanothermite
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    C’est de la régression sociétale la plus pure. Il ne vit plus que pour survivre ! La trappe, c’est tuer les animaux, ours ou loups, et autres…..(vu des documentaires, dont un feuilleton, dans lesquels les trappeurs tuent tout ce qu’ils peuvent revendre, tant en chair qu’en peaux, …). Il vient sur leur territoire pour s’en repaître. Il se considère plus fort qu’eux, avec l’expérience d’un homme du XXIe siècle. Retourner à l’état sauvage…. quelle utopie.
    Ces gens ont un problème psychique, ou bien d’autres, sûrement.
    Le but de l’Homme est de s’élever dans la vie, non de se recroqueviller en solitaire. C’est pire que les expériences du Larzac par les soixante-huitards (moutons, brebis, hashish, échangisme,….).
    Certes la vie n’est pas toujours facile, mais elle vaut le coup d’être vécue. Elle ne passe qu’une fois.

     

    • #1768035

      Tout dépend comment tu conçois l’élévation ; en tout cas l’essentiel à mon sens est d’essayer de respecter le plus possible ce qui nous entoure, humains, animaux, végétaux - moi, je le comprends parfaitement : j’avais les mêmes réactions que lui lorsque j’étais enfant.


  • #1767999

    Il semble qu’il souhaite arrêter son experience et repartir vivre en suisse...comme quoi même l absolu, c est relatif...

     

  • #1768041
    le 17/07/2017 par Gaz au poivre
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    C’est un rève qui ne dure jamais ,méme Thoreau a quitté sa cabane pour retourner à la ville .
    Vivre sans chauffage ,sans tv,sans voiture sans machine à laver et autres bouffeurs d’eau et d’énergie , je le fais et on s’y habitue. Mais la super solitude,se parler à soi méme pendant des mois ,ça rend fou .Et lorsqu’on est végétarien c’est difficile de trouver à manger ..

     

  • #1768042

    C’est beau, ca fait parfois rever, mais ca reste extrême, et donc inaccessible à la plupart d’entre nous. Ca ne peut plus être un modèle pour personne, juste une fantaisie personnelle réservés à des caractères très particuliers.


  • #1768056

    Une petite expérience sympa pour se donner des sensations et de l’adrénaline, au final un acte assez égoïste pour se sentir tout puissant. Un peu comme ce type suicidaire qui faisait de l’escalade sans matériel

     

    • #1768202

      Un acte égoïste... un peu comme de vivre "à la moderne" en gaspillant toutes les ressources naturelles et en obérant ainsi l’avenir des générations futures ? (Sans parler du fait de vivre au dessus de ses moyens et de léguer collectivement une dette sans précédent à ceux qui viendront après nous... sans parler des déchets radioactifs, des perturbateurs endocriniens, des polluants de toutes sortes qui font des bébés avec 300 substances toxiques contenues dans leurs organismes à la naissance, ce genre d’égoïsmes qui détruit chaque année un peu plus l’espoir de revoir advenir un jour les conditions d’émergence d’êtres humains véritablement humains.)


  • #1768074
    le 17/07/2017 par homme_des_forêts
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    Pour ne pas m’arrêter sur des notions qui ont attrait avec des "j’aime/j’aime pas", je dirais qu’il vit sa voie et qu’il touche la notion du divin de manière bien plus réel que tous ceux qui vivent enfermés dans leur prison dorées à l’écart de dame nature.


  • #1768087

    Quelle temporalité !


  • #1768122

    Bah, ce gars avait envie de faire ça , il emmerde personne , et je préfère voir un doc sur lui , que les émissions qui fleurissent ,pseudo " nature / sauvage " qui mettent en concurence des bobos s’amusant à robin des bois , et qui engraissent des prods dont les dirlos sont toujours du même " sérail " habituel !
    ( vous savez de quel caste je veux parler ) .

     

    • #1768507

      Bah c’est la même chose, mais sous une autre forme pour toucher un public différent de façon plus subtile. Un mec qui veut vivre tranquille dans la nature et qui participe à un documentaire pour montrer à toute la société qu’il fuit où il habite et à quel point c’est cool, déjà y’a un problème. En plus, il a fait de ce vaste espace naturel sa propriété.


  • #1768153

    Le commentateur est l’homme parfait, il sait tout mieux que tout le monde, il juge tout le monde... derrière son écran d’ordinateur. La modestie, il ne connaît pas.

    Combien de ces commentateurs pourraient vivre même deux semaines en solitaire sans leur Carrefour ou Lidl ?
    Le reportage ne le montre pas mais c’est un énorme travail qu’il a fait et qu’il fait pour pouvoir vivre ainsi.
    Ceux qui voyage dans de telles conditions savent qu’il faut beaucoup de préparations et de patience. Vous critiquez sa démarche... mais il aurait pu vendre son territoire et jouir comme Kim Kardarshian de la richesse facilement accumulées.
    Je passe beaucoup de temps dans la nature et je me retrouve dans beaucoup de chose qu’ il dit. Mais lui le commentateur cela ne lui suffit pas ! Il faut combattre par ER interposée le système sans jamais mouiller la chemise ou au mieux prendre le minimum de risque. Alain et son équipe prennent tous les risques. La question est : quel risque vous prennez ?

    Bien à vous
    Maxime

     

    • #1768417
      le 18/07/2017 par Rust Cohle
      Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

      « Le commentateur est l’homme parfait, il sait tout mieux que tout le monde, il juge tout le monde... derrière son écran d’ordinateur. La modestie, il ne connaît pas. »
      Epique Maxime, Epique !


    • #1768505

      Cela coûte combien" ..beaucoup de préparation .." ? ..surtout si on a de " la patience".


    • #1768628

      Moi je suis commentateur et entre autres : j’ai fait des jeun de 7 jours, 3 jours, 5 jours sans rien manger du tout ! Je me suis déjà fait une période en Islande, seul, dormir dehors à me démerder par les froids glacials, me laver avec l’eau des torrents et cascades. Je fais parfois ramadan alors que je ne suis pas muslim. Je passe sur mes autres trips et aventures (que personne ne veut faire avec moi) rudes. Je me retrouve parfois au tribunal quand je pense qu’il y a injustice, la c’était avec le monde médical et j’ai risqué gros mais ouf ! Je me suis déjà battu physiquement avec des gens à l’étranger qui critiquaient la France, j’ouvre ma gueule quand il y a incivilité et je risque forcément, etc ec etc... Lidl, carefour mdrrrr. Mais je suis quand même commentateur, so what ?


    • #1768926

      @Eausauvage, (référence au parfum ? ;-)

      Tu es hors sujet... dommage ! Ce que tu fais de ta vie te regarde, si tu te sens visé par mon message, c’est qu’il y a un problème.. non ? (Le commentateur il fait tout et parfaitement !!! Félicitations ! Mais tu n’es pas tout seul :-)), relâche-toi je te sens stressé... je suis content pour toi, tu es un vrai baroudeur-dissident, encore 3 mois et tu auras ta médaille....

      Bien à toi,
      Maxiime


  • #1768156
    le 17/07/2017 par Caillettes aux herbes
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    Allez ! On y va tous ! Imaginez , plus personne en FRANCE , ça ferait des heureux .


  • #1768191

    Dans la vraie vie, ça ne marche pas comme ça. De temps en temps ici ou là nous voyons ce genre d’"expérience bourgeoise". Dans les faits ce sont des personnes qui ont une faculté de connivence consciente ou non avec le pouvoir qui les protège... tant qu’ils sont amusants. Leur boulot c’est le divertissement,le spectacle naturaliste de l’aventure genre le fameux hélicolocoptère ou les ignobles séries télé : j’irai dormir chez vous ou voyage en terre inconnue et tant d’autres qui doivent nous faire rèver parce que l’on nous apprend à penser que c’est nous aurions une pauvre petite vie de merde. Mais malheur à ce pseudo aventurier qui sort un tant soi peu du politiquement correct. Il sera "pointé par la banque, le fisc, la psychiatrie, le social, ou s’il ose renâcler et ouvrir un peu trop sa gueule aura de gros "déboires"(en France particulièrement). Les seuls aventuriers sont ces milliards de gens sans droits réels, dans le monde (France comprise) qui chaque matin ont le courage de se lever sachant que dans la vrai vie il peuvent être broyés à tout instant en toute impunité par des bêtes autrement plus sauvages que dans la nature soi-disant sauvage. Notre statut social ne nous permet pas de nous défendre, c’est marche ou crève. C’est notre intelligence primordiale d’inventer à chaque instant ce qui nous reste de vie, pour survivre .Dans le silence des médias, Nous sommes le sel de la terre. Dans la Société du Spectacle, dés lors qu’ils sont pris en images les "aventuriers" sont les cocottes du pouvoir, des amuseuses.


  • #1768192

    J’ai ri.

    à 44:40 : "le calcul est vite fait : si chacun rentre une cabane au bord d’un lac qui lui plaît, bâh il y a des cabanes partout !" (Francis sort de ce corps !).

    à 35:35 : "L’idée c’était de trouver une région où il n’y ait pas trop d’humains" (Conversano a un nouveau fan).

    à 35:58 "J’ai beaucoup bouger et je me suis retrouver dans le nord-ouest canadien" (Merci Swissair).

    à 36:10 : "Des grandes montagnes, les Rocheuses, des forêts boréales qui ressemblent souvent beaucoup a ce qu’on a en Suisse à la fin de l’ère glaciaire". (J’y étais).

    à 37:37 (combo !) : "J’ai de comptes à rendre à personne, je suis dans la nature, je peux prendre le temps que je veux pour l’apprécier, je peux flâner, regarder un couché de Soleil pendant des heures. ça c’est quelque chose de merveilleux" (Rentier = pas besoin de RTT !)

    à 57:09 "J’ai tôt ou tard un avion qui vient avec plus de matériel" (Approvisionnement en hydravion, merci Papa)

    à 1:05:57 "Je ne cherche pas à être un Indien, un autochtone. Je suis un Blanc donc un occidental qui expérimente des choses" (La Minute la plus sombre ?)

    Plaisanteries mises à part, c’est un reportage sympa.

    Bises.

     

    • #1768543

      camarade, j’ai croisé KIM a un stage , c’est pas un BOBO DE MERDE, regarde la réponse que j’ai faite a 1768140.
      Concernant l’hydravion, sache que le yukon est le territoire des trappeurs canadiens, isolé de tout, ils doivent commander par radio à l’avance, et l’avion passe UNE FOIS tout les 6 MOIS les livrer EN UN POINT DONNE .pas intérêt à louper le RDV, sinon le ravitaillement, c’est mort, ainsi que le rapatriement


  • #1768262

    Il n’est pas nécessaire d’aller au Canada. A quelques km de chez vous vous pouvez vous retrouver dans un endroit quasiment sauvage (non ! pas à la Porte de la Chapelle).
    Prenez un sac à dos et partez 2 ou 3 jours et déjà vous serez confronté réellement à la nature ; par beau temps et aussi par mauvais temps.
    Mais quand on propose une rando, il n’y a plus personne. A croire que la nature doit être plus belle à travers le petit écran ou dans les livres !

     

    • #1768414

      Prenez un sac à dos et partez 2 ou 3 jours et déjà vous serez confronté réellement à la nature



      Voilà... Je le prend souvent comme exemple. J’ai croisé très peu de personne qui l’ont fait au moins une fois dans leur vie. C’est pourtant simple et coute très peu cher... Le pire est quand on se permet de critiquer ceux qui œuvrent en ce sens, car ce seraient des privilégiés. « Privilégiés », oui, mais parce qu’ils le font ...


  • #1768404

    C’est bien connu en France, les types qui vivent différemment sont forcement des « bourgeois » ; parce que ce serait pas possible autrement...

    Plus facile d’y penser en termes « d’argent » pour certains (pas matérialistes donc...), plutôt qu’en terme de « prix à payer », celui qu’il faut pour changer de vie, expérimenter une autre voie, ou au moins essayer. La société moderne et le confort c’est aussi le fait de ne pas s’empêcher de vouloir polémiquer sur tout, même quand il n’y a pas lieu...

    L’article est intéressant, il parle d’un homme qui a eu une expérience assez hors du commun et qui de là peut partager et apporter de l’eau au moulin des autres. Sa démarche est personnelle, expérimentale avec un fond anthropologique, donc je ne vois pas le problème. Cela soulève des questions et donc n’est pas « spectaculaire ». On pourrait discuter de son approche concernant les peuples autochtones dit primitifs, sur le fait qu’il s’agissait - s’agit encore- de communautés et donc que leur expérience était collective et non solitaire. L’expérience solitaire et sauvage, au sein de ces peuples, était justement consacré à la dimension mystique de l’existence. Dans l’article « mystique » est associé à « désespoir » et au cas de Christopher McCandless (le contre exemple typique de la modernité pour nous dire « vous voyez, ne le faites pas »), alors que clairement les anciens peuples voyaient dans la mystique la source même du principe vital universel. C’est sur ces points où l’on peut dénoter une contradiction dans la démarche, mais ça ne l’invalide pas en tant que démarche (contrairement à ce que je peux lire).

    Sinon, vivre seul en milieu naturel demande en effet beaucoup de préparation et de résistance psychologique (en plus de courage) donc ceux qui en parlent comme d’une « fantaisie » ou d’un « caprice », pour moi, sont à coté de la plaque (et n’ont clairement rien expérimenté de ce coté là)... Donc inutiles de s’attarder sur ces considérations, bien en dehors de ce qu’il se passe dans la réalité.


  • #1768468
    le 18/07/2017 par que l’on se le dise
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    les vrais Bourgeois c’est ceux qui passent leur temps à critiquer les autres, faire des commentaires sur ceux qui s’efforcent de changer ou faire des expériences à leur niveau même si elles ne sont pas parfaites - elle permettent de voir une autre façon la vie -
    en traitant tout de Bourgeois... ceux qui ramène à la vrai vie(mais quelle vrai vie ?) mais qui eux ne changent jamais rien dans leur vie n’on pas le courage de relever leur manches pour agir, ou pour sortir de leur zone de confort derrière leur PC...

    Celui qui traite intellectuellement d’autres et tout de Bourgeois devrait parfois se regarder dans la glace le matin...en se demandant qu’est-ce qu’il à LUI-Même fait dans sa "vie Réelle", les dernières années - il risque d’avoir un choc émotionnel...


  • #1768470

    Il a plus d’objets dans sa jolie cabane de trappeur qu’il y en a dans tout mon apart..
    Mais il nous sort que "les objets nous possèdent"...vivez dans le dénuement, pendant que j’achète le Yukon !
    La simplicité du chasseur-cueilleur....Un malin celui là !


  • #1768473
    le 18/07/2017 par Mr. Kouglov doubitchou
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    C’est drôle, les gens semblent ignorer qu’ils sont pétris du même moule. L’intégrité morale absolue, ça n’existe pas ! nous sommes tous faits de contradictions infinies ; et pourtant certains commentateurs imbéciles pensent pouvoir faire illusion ; certains croient même que donner leur avis est un fait qui serait l’expression d’une liberté de penser alors que leur faculté de jugement bâtarde relève du réflexe conditionné et de cette envie irrépressible de ramener leur pomme rongée par l’ego pour nous jouer les gammes et les modes du moi-je dans toutes les tonalités possibles... s’ensuit logiquement une dodécaphonie solipsiste, un sérialisme égotiste dissonant et inaudible aux cochlées bien enroulées.


  • #1768570

    Ne vous laissez pas distraire. Que dit ce reportage (et il faut attendre la fin), que le nomadisme c’est notre mode de vie et que vivre en harmonie avec la nature c’est bien. Tout çà peut paraitre beau mais demandez-vous pourquoi et qui propage de telles idées dans la classe dominante : le marxisme ! (salut mon Cousin !)
    parce que la réalité c’est quoi, c’est qu’on a vu un semi archéologue autiste et deux écureuils comme l’a bien fait remarqué la journaliste. L’arnaque est visible quand il allume une bout d’écorce avec une allumette et éteint l’allumette à peine consumée. Ne vous laissez pas distraire !


  • #1768595

    petite précision, les peuples primitifs ont toujours vécu en groupe.
    De plus le nomadisme ce n’est pas le caravanier (qui est un commerçant et doit donc aller vite) mais le fait de changer de lieu d’habitation périodiquement, ce qui implique qu’il y a malgré tout toujours une fixation (limitée dans le temps) sur le territoire, un regroupement social qui n’est plus la nature mais un artefact bien défini qui reproduit dans le concret les structures sociales et culturelles du groupe.

     

    • #1768996

      Petite nuance, si on se réfère à l’archéo ou l’anthropo, un artefact est une production matérielle humaine d’objets (y compris l’aménagement du sol), point.

      On feint souvent d’oublier que l’homme n’est pas le seul à produire des objets, à aménager son territoire,, à utiliser des outils, ou à projeter ses pensées (souvent inutilement d’ailleurs).

      Personnellement, je ne vois aucune différence entre du nomadisme humain et de la migration animale (d’autant que c’est souvent interdépendant), dans la mesure où les matériaux sont d’origine naturelle, produits localement et manuellement par des petits groupes, et, avec un impact minimum sur l’écosystème, pour ne pas dire nul.

      C’est le développement scientifique et industriel des techniques qui les rendent artificiels, non-naturels, la concentration qui en résulte qui est invasive, destructrice et morbide (Pouvoir) , ce qui a pour effet de décrocher l’homme de la nature et de s’y substituer aussi radicalement que pathologiquement. Le Système qui crée une Société.

      10 000 000 000 d’humanoïdes dysgénisés, sous tutelle artificielle, mais quel élevage... quel gaspillage !

      Il faudra bien y retourner, et le plus tôt sera le mieux.

      Sinon...


  • #1768641
    le 18/07/2017 par guili guili
    Kim Pasche, l’homme qui vit au fond des bois

    On peut aussi regarder le reportage sans chercher à juger la démarche mais en appréciant simplement les éléments informatifs qu’il donne. Vous saviez, vous, comment tirer des fibres de l’écorce d’un arbre ? Perso, même si cela n’est d’aucune utilité dans ma vie aujourd’hui, je trouve fascinant tout ce savoir faire ancestral. Dans le même ordre d’idée : vous savez comment faire du savon ? Vous savez comment récolter le lin et en tirer des fibres utilisables ? Ce sont souvent des procédés longs et complexes. On peut s’y intéresser sans nécessairement avoir le projet de devenir un homme des bois.

    A l’internaute qui critiquait le nombre d’objets dans la cabane de Kim : c’est facile d’avoir peu d’objets quand on peut tout se procurer tout fait au supermarché (ou en magasin spécialisé, d’ailleurs). Mais si vous visez l’autonomie, il vous faut effectivement beaucoup d’outils - beaucoup d’outils et beaucoup de savoir faire.


  • #1768975

    Ce mec est un putain de bon. Les bouffons qui sont là a débattre avec leur blabla (faussement) intellectuel et qui parlent mal sur leur petit ordinateur n’ont pas le quart des couilles de ce monsieur. Point barre

     

    • #1769585

      L’absence de sens critique, d’intelligence, et la crédulité, ne ne permettrons pas de survivre, livré à toi-même.

      Que sais-tu de celui qui est derrière son écran, de celui qui sait ce qu’il dit, fait et défend ?

      RIEN !

      Je sais que ce type est un imposteur, et je sais que tu es ridicule à lui sucer les boules, point barre.


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