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L’Amérique patriote et antibelliciste des années 30

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Article initialement publié dans l'atelier E&R

Nous avions vu dans un article précédent [1] comment toute une certaine tradition authentique américaine se situait à l’opposé de la réalité impériale, belliciste et financiarisée de l’Amérique d’aujourd’hui. Tout comme l’éloignement que l’on peut remarquer entre la structure politico-médiatique française actuelle et la France « réelle », pour reprendre les mots de Maurras, il existe un fond culturel américain que des élites judéo-protestantes ont trahi et manipulé. Mais cette Amérique basée sur la liberté individuelle, la rigueur morale, méfiante vis-à-vis des pouvoir impériaux politiques ou bancaires [2] s’est toujours manifesté via des organisations politique dissidentes, et ceci jusqu’à aujourd’hui.

Nous proposons ici un rapide coup d’œil sur une période cruciale de l’histoire politique américaine, dont l’issue, moins évidente que ce que l’on veut nous faire croire, a posé les bases de l’État américain nouveau, impérial et expansionniste : l’entre-deux-guerres.

Notons tout d’abord que l’interventionnisme militaire américain a connu un essor progressif (Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale, conflits liés à la Guerre froide puis conflits au Moyen-Orient), qui a d’ailleurs suivi l’essor de l’impérialisme économico-financier (création de la FED, de la SDN, plan Marshall, accord de Jamaïque puis règne total des grandes banques de Wall Street). Les manuels scolaires d’histoire, bases de l’histoire telle qu’il est souhaité qu’on la perçoive, placent le grand tournant à l’après-45, et parlent seulement d’une prise de conscience du rôle de « gendarme du monde » que devait tenir la première puissance économique démocratique.

En ce qui concerne l’entre-deux-guerres, on entend peu parler du rôle actif des organisations et intellectuels juifs, parfois fraîchement débarqués de l’étranger, qui ont activement mené une contestation communautaire contre les États fascistes, et en particulier l’Allemagne dès 1933. Cette contestation s’est peu à peu transformé en une large propagande anti-nazie, puis en actions cherchant à impliquer la nation américaine toute entière dans le conflit mondial.

 

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La fameuse une du journal britannique Daily Express, le 24 mars 1933 : « La Judée déclare la guerre à l’Allemagne. » L’hostilité précoce, extrême et mondiale des organisations juives les rendront suspectes d’avoir tout fait pour empêcher la paix et provoquer la guerre totale.

 

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Roosvelt entouré de cadres du National Jewish Welfare Board, une organisation de soutien aux engagés militaires juifs (1943)

 

Au-delà des attaques directes et organisées contre les intérêts allemands (sabotages [3], organisation de boycott [4]), différentes méthodes ont été empruntées pour influencer progressivement l’opinion publique (consentement populaire à rentrer dans le conflit) ou les décisions gouvernementales (livraisons d’armes aux alliés puis implication militaire directe) : manifestations publiques [5], politisation des milieux artistiques [6], activisme dans la littérature et la presse, et enfin influence au plus haut niveau du gouvernement fédéral, comme on peut l’imaginer en observant l’entourage du président Roosevelt, très dense en personnalités juives officiellement membres d’organisations communautaires et/ou sionistes, comme par exemple le « philanthrope » Bernard Baruch, le futur président de Goldman Sachs Sidney Weinberg, ou le syndicaliste Sidney Hillman.

 

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Germany Must Perish !, de Theodore N. Kaufman, publié en 1941, propose la stérilisation des peuples germaniques et le démembrement de l’Allemagne

 

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L’un des rassemblements au Madison Square Garden, organisé par des associations communautaires, avec La Guardia, le maire de New York, comme intervenant (1937)

 

Face à ce militantisme belliciste, aux cotés de l’opinion américaine franchement et tardivement neutraliste (96 % des Américains étaient opposés à l’intervention américaine en Europe en 1939 [7]), l’univers politique dissident s’est fortement densifié et diversifié au cours des années 30, faisant écho au ressentiment populaire.

Deux tendances générales se distinguent alors. D’une part les groupes politiques nationalistes classiques, économiquement à droite et d’inspiration protestante, qui ont connu un essor important. Sans délaisser complètement leurs idées anticommunistes, anticatholiques et ultralibérales (au sens authentique du terme), ils ont alors intensifié leur dialectique neutraliste et judéo-critique. Les mouvements des shirts, avec en premier lieu les Silver Shirts de Pelley (candidat sous l’étiquette Christian Party aux présidentielles de 1936) ont ainsi donné une dimension militante et politique aux arguments qu’Henri Ford avait popularisé au cours des années vingt.

D’autre part, et c’est là un élément notable, des formations économiquement à gauche, de sources plutôt catholiques, qui étaient pourtant des appuis de Roosevelt au début de la décennie, se placèrent en opposition (en « doublant » Roosevelt par sa gauche) et adoptèrent ensuite une ligne tout à fait dissidente en affirmant des positions judéo-critiques et antibellicistes. Ce fut en particulier le cas du père Coughlin, créateur de la National Union for Social Justice, qui, après différentes initiatives syndicales, médiatiques ou politiques, radicalisa ses positions vers 1937 [8].

Des rapprochements entre les deux tendances eurent même lieu. L‘exemple le plus frappant fut justement initié par le père Coughlin, qui, avec des homologues radicaux pourtant protestants et plutôt libéraux, lança l’idée du Christian Front : une alliance au nom de l’antiguerre, avec une dynamique très judéo-critique [9]. Un autre mouvement populaire neutraliste, extrêmement trans-courants (réunissant des sensibilités radicales ou non) eut un succès véritable en 1941 : l’America First Commitee. Bien que moins frontale, l’accusation lancée aux lobbies juifs de pousser l’Amérique à la guerre était aussi présente dans les tribunes de cette organisation, qui regroupa jusqu’à 800 000 adhérents. L’AFC avait parmi ses représentants le célèbre aviateur Charles Lindbergh.

 

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L’aviateur Charles Lindbergh et le père Coughlin, deux figures populaires emblématiques du neutralisme patriote

 

Cependant, le manque d’unité des groupes radicaux, dont les divisions persistantes retardèrent et limitèrent les actions communes, rendait les structures trop faibles et instables. Le choc de Pearl Harbor, fin 1941, étouffa complètement l’antibellicisme et les prises de conscience qui l’avaient accompagné, si bien que d’une simple réaction d’auto-défense contre le Japon, l’implication américaine ira jusqu’aux bombes atomiques de Nagasaki et Hiroshima et aux bombardements massifs des villes allemandes dans un Reich à l’agonie, deux aspects de la guerre dont de nombreux analystes douteront de la nécessité militaire.

Il faut au passage rappeler que les divisions internes et Pearl Harbor ne sont pas les seules difficultés rencontrées par les groupes dissidents patriotes de l’époque pour s’affirmer : la répression était aussi un poids supplémentaire. Ford avait dû cesser ces critiques ouvertes dans son Dearborn Independant suite aux multiples attaques économiques sur ses actifs, et s’est contenté ensuite d’actions clandestines et amoindries [10]. Le prêtre catholique Coughlin fut réduit au silence par la hiérarchie cléricale, sous demande discrète du gouvernement. Un grand nombre de dissidents neutralistes furent jugés et condamnés pour sédition lors du fameux grand procès de l’été 1942. Pelley, par exemple, fut condamné à 15 ans d’emprisonnement.

Ce qu’on peut remarquer, soixante ans plus tard, c’est que le paysage médiatique et politique américain semble plus que jamais sous influence. Aux commandes du pays par exemple, au cotés de dirigeants WASP au passif très douteux (Rumsfeld, Cheney…) on retrouve de nombreux juifs, parfois d’anciens « gauchistes » devenu étrangement des neocons ultra libéraux et va-t-en-guerre (Wolfowitz, Perle, Kissenger…) [11]. Face à eux, une panoplie de patriotes antibellicistes continuent à se dresser, considérant que la paix diplomatique de la nation – ainsi que le sang de ses civils (attentats) et de ses soldats (interventions militaires) – sont fallacieusement sacrifiés aux profits d’intérêts communautaires [12]. Les hésitations américaines récentes au sujet de l’Iran pourraient d’ailleurs bien être l’illustration de l’écartement grandissant entre l’intérêt national – même des élites WASP – et les intérêts sionistes [13]. De même, l’opposition nette de membres du Congrès à l’intervention en Syrie [14] témoigne peut-être d’une potentielle prise de conscience du noyautage sioniste constant dans l’appareil de décision des États-Unis.

 

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Georges W. Bush sous les regards de l’ancien patron d’industrie pharmaceutique Donald Rumsfeld (au centre) et de l’ex-trotskiste juif Paul Wolfowitz (à gauche)

 

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

Notes

[1] http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-histoire-oubliee-de-l-isolationnisme-americain-14316.html

[2] Sur ce sujet voir The American Story de Garet Garrett.

[3] Attaque par des émeutiers du navire Allemand le Bremen, en 1935 à New York ; suspicions au sujet de l’incendie du dirigeable Allemand le Hindenburg en 1937.

[4] Dès 1933, les principales organisations communautaires juives appellent au Boycott (l’American League for Defense of Jewish Rights, B’nai B’rith, Jewish Labor Committee…). Les réseaux d’influence économiques peuvent aussi être mobilisés et être très efficaces, comme a pu le constater Henri Ford dans les années 20.

[5] Comme par exemple le rassemblement au Madison Square Garden en mars 1933.

[6] Comme par exemple l’Hollywood Anti-Nazi League, créée et structurée essentiellement par des juifs.

[7] http://www.gwu.edu/ pad/202/readings/foreign.html

[8] Revue d’Histoire du fascisme, « Les Fascismes Américains (1924-1941) », F. Duprat et A. Renaud, Cahiers européens, automne 1975, p. 61.

[9] Ibid., p. 62-65.

[10] Ibid., p. 21.

[11] Une liste des principaux neocons juifs : http://www.erichufschmid.net/TFC/FromOthers/list-of-neocons-for-Iraq-war.htm. Pour comprendre la constance idéologique des hommes politiques juifs malgré des diversités/changements apparents de camp politique, voir Les Espérances planétariennes et La Guerre eschatologique de Hervé Ryssen.

[12] S’intéresser à l’engagement antisioniste de David Duke, les mouvements libertariens, le travail d’Alex Jones…

[13] Voir à ce sujet l’intervention d’Alain Soral sur la radio francophone Iranienne le 07 août 2013 : http://egaliteetreconciliation.fr/Alain-Soral-sur-la-volonte-de-dialogue-de-l-Iran-et-l-emprise-du-lobby-sioniste-aux-Etats-Unis-19462.html

[14] Voir : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Obama-somme-de-consulter-le-Congres-avant-un-engagement-des-troupes-en-Syrie-19746.html

 
 



Article ancien.
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15 Commentaires

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  • La France " réelle " comme disait Maurras, elle serait représentée à l’Assemblée si celle-ci était élue à la Proportionnelle . Mais le juif Debré a supprimé la proportionnelle en 1958, pour éviter que des patriotes Français soient élus, comme les 52 Poujadistes (dont Le Pen) l’avaient été en 1956 .


  • Parmi les pacifistes américains en 1939, il y avait Joseph Kennedy, le père du futur président, qui était ambassadeur à Londres et qui a averti Roosevelt (Rosenfeld ?) que c’était les Juifs d’Angleterre qui poussaient à la guerre contre Hitler . Circonvenu par de nombreux Juifs, Roosevelt a finalement rappelé son ambassadeur . Il va de soi que Joseph Kennedy a du styler son président de fils et le mettre en garde contre les Juifs, ce qui ne les pas empèché de l’assassiner à Dallas .


  • #507262

    On ne se rend pas compte à quel point notre passé est réécrit. C’est extrêmement déstabilisant de s’en rendre compte.

     

  • #507922
    le 30/08/2013 par Heureux qui, comme Ulysse...
    L’Amérique patriote et antibelliciste des années 30

    Pour bien connaître les USA et son peuple, il est tout de même bon de rappeler que ceux qui manipulent la population là-bas n’ont rien de commun avec elle.
    Comme je l’ai déjà exprimé à maintes reprises, il y a aux USA un sentiment national et une spiritualité bien plus profonds que chez nous. Le sursaut, s’il devait avoir lieu, se produirait d’abord aux USA et la sanction serait sans appel pour l’Empire. Les nombreux camps de concentration préparés à cet effet en attestent. Je suis au regret de dire que le citoyen américain est fondamentalement plus libre que le citoyen français mais peut-être moins adulte (cultivé), c’est tout.

     

    • Si le peuple americain se revolte les camp de concentration serviront à y loger les embre de l’empire... Enfin ceux qui resterons vivants. Conclusion la plupart des camps fermeront tres vite.


    • #508305
      le 30/08/2013 par Heureux qui, comme Ulysse...
      L’Amérique patriote et antibelliciste des années 30

      @ francky

      Ce n’est pas cette hypothèse qui est retenue par l’Empire, croyez-moi, le repli de ses membres est planifié en cas de troubles...


    • #508702

      Bien d’accord !

      Avec la montée du néolibéralisme des années 80, le travail des masses médias, et le désintérêt de beaucoup de gens à toute question sociale et politique un bon nombre d’américains ont perdu les vraies valeurs de l’époque, sont violents, sont réactionnaires et sont très nombrilistes.
      Les cerveaux ont été formatés certes, mais les gouvernements américains contemporains (manipulé bien sûr par les lobbies) reflètent bien la pensée et les convictions de nombreux américains d’aujourd’hui..

      On sent toutefois, un certain éveil collectif là-bas et effectivement, si ça venait qu’à grandir davantage, l’Empire pourrait craindre sérieusement pour sa survie, je suis d’accord.

      Toutefois, la spiritualité chrétienne et le sentiment nationaliste américain (que nombreux Français et autres citoyens du monde d’ailleurs devraient retrouver) sert maintenant d’armes aux lobbies (juifs, gais, etc.) et il sera très difficile pour le peuple américain de reprendre le contrôle sur lui-même et de s’auto-déterminer. Rien n’est impossible toutefois !


    • Le citoyen américain est abruti par 40 années de société de consommation qui ont complètement bouleversé son logos, sa praxis aussi...le cinéma et l’éducation nationale( qui ressemble à la nôtre par bien des aspects) ont fait le reste ; et lorsque votre imaginaire d’enfant a été très tôt formaté par Disney, les possibilités de "redevenir" intelligent sont moindres, les capacités de concaténer ( relier les concepts les uns aux autres) tout autant...


  • L’Amérique rurale traditionnelle me rappelle cette vieille France qui persista jusqu’aux années 50 et 60 pour ensuite irrémédiablement disparaître sous les assauts de la modernité. Des gens travailleurs, couillus, patriotes qui étaient très jaloux de leur liberté, aimait leur pays mais détestait que l’Etat viennent foutre son nez dans leurs affaires. Juste une petite anecdote familiale qui montre à quel point notre pays a changé : dans les années 50 mon arrière grand-père paternelle aimait aller taquiner la truite dans une rivière près de chez lui. Or un jour, phénomène inédit un garde-pêche se pointa et eu l’outrecuidance de lui demander de montrer sa carte de pêche. Grave erreur ! Mon arrière grand-père le tira jusque dans la rivière et lui mis la tête sous l’eau pendant quelques secondes, le sortit de l’eau et l’avertit que s’il le revoyait dans les parages il le noierait ! Le garde se sauva en courant et on n’entendit plus jamais parler de lui ! Voilà ce qu’était la bonne vieille France ! Des hommes avec des couilles qui n’aimaient pas qu’on viennent les faire chier chez eux ! Regardez où nous en sommes aujourd’hui ! Les gens se pissent dessus de peur devant le moindre petit fonctionnaire de merde venant faire une inspection de conformité...nous avons été brisés, domestiqués par un Etat voyou de plus en plus opprimant et intimidant.

     

    • merci pour l’anecdote


    • D’après toi les français choisirais le camps du pecher ou du flic ? Les lfics ont trop de pouvoir aujourd’hui et beaucoups se permettent tout car ils savent qu’ils seront systematiquement couverts par la hierarchie et savent que le français se retranche toujours derriere le flic. On est soit-disant en democratie, la Russie et la CHine sont soit-disant des etats policiers. Mais là-bas les flics font profil bas et n’importunent pas la population. En verité ce sont des pays libres et nous sommes dans un etat policier, on n’est pas dans la Tunisie de Ben Ali mais on y est presque.


    • #510111

      Elle est bien bonne celle-là ! Ton grand-père a réagi comme une brute anarchiste voilà tout ! Je suppose qu’il ne supporterait pas non plus la vision d’un radar sur les routes et que payer des impôts lui était insupportable, l’état est si méchant, il nous gronde et nous pique nos porte-monnaies ! Mais sans lois ni répression, il n’y aurait plus que des rats croyez-moi, et chacun protégerait son bout de rivière et de truite à coups de fusil à pompe, à l’américaine en effet. A quoi sert un garde-pêche ? A contrôler les excès par exemple, car si ton grand-père pêchait par exemple 15 kilos de poissons pour son frigo, bien content, il est fort possible qu’il nuisait au repeuplement d’une espèce, et donc privait aussi son voisin pêcheur de sa part. Si tu ne régules pas, où est l’égalité ? Pour moi, un homme avec des couilles ne cherche pas à assassiner un homme qui porte un uniforme et fait son travail, mais je suppose que ton grand-père aurait adoré la mentalité des racailles de banlieue, pauvres victimes de l’état si méchant, qui nous gronde et nous pique nos porte-monnaies. Avoir des couilles, c’est assumer de vivre en collectivité, ensemble, et pour cela renoncer à ses petites prérogatives égoïstes et bourgeoises. J’ai moi aussi eu un grand-père, chasseur et pêcheur, instituteur, élevé dans une campagne ou on tirait encore l’eau du puits et ou l’on avait des bœufs pour tirer la herse. Il m’a apprit à pêcher le goujon. Il avait son permis de chasse, de pêche, respectait la loi, et ça ne l’empêchait pas de ramener du faisan pour que nous le mangions. Point final. Le mec qui prétend être "chez lui" alors que la rivière ne lui appartient pas, c’est comme ces connards de la route qui crament les limitations en t’expliquant qu’ils sont libres, mon dieu qu’ils sont libres au volant ! Ils sont terrorisés par toute forme d’ordre, haïssent les lois, c’est si violent pour nous mon dieu. Je vois pas de couilles dans tout ça. Le jour où il faudra prendre les armes pour défendre notre terre sacrée, crois-moi, ça sera pas les premiers à se précipiter au front, parce qu’au-delà des limites de leur petite maison, de leur précieux terrain, ils n’ont rien à défendre. Moi j’ai un pays. Qu’il soit actuellement au mains des pires salopards ne doit pas nous voiler la face sur l’importance de la loi, quand elle est juste. Dura Lex Sed Lex.


  • Tres bon article. merci.


  • #508956
    le 31/08/2013 par les je sont faits
    L’Amérique patriote et antibelliciste des années 30

    Je remercie Rumsfeld qui a annoncé sans ciller la découverte d’un passeport (en Kevlar au moins) dans les débris du world trade center, et bien entendu le nom de son propriétaire à la consonance si évocatrice : il est en effet à l’origine de ma prise de conscience qu’un projet de haute voltige se tramait au plus haut niveau.
    Lui, wolfovitz et leurs commentaires ostentatoires m’ont aidée à choisir mon camp. En revanche j’ai toujours conservé une forme de respect pour le général Powell jusqu’au bout - jusqu’à l’aveuglement - dans son rôle de militaire au service de son pays.
    Position compliquée s’il en est, mais je suis peut-être simplement trop fille et pas suffisamment virile pour condamner celui que l’on qualifiait alors de colombe.
    Dans le round actuel de ce combat de longue haleine, le rôle et le jeu d’Obama me paraissent difficiles à cerner (c’est peut-être bon signe)...j’attends de voir.