Egalité et Réconciliation
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L’immunité collective face au stress d’immobilisation du confinement

Face à l’épidémie de COVID-19, la stratégie d’adopter une immunité collective au sein de la population française est régulièrement discutée sur les réseaux sociaux, mais systématiquement rejetée par le pouvoir en place. Bien au contraire, le gouvernement français a opté pour la mise en place d’un confinement général, dont l’efficacité est remise en cause. Aussi, la notion de stress d’immobilisation doit être éclaircie pour s’apercevoir des conséquences physio-psychologiques d’une telle stratégie sur le long terme.

 

D’abord, on expliquera le principe d’immunité collective, et le cas de la France en particulier sera examiné. Ensuite, on évoquera les différents facteurs qui influent en faveur ou non de l’acquisition d’une immunité collective, ainsi que des mesures prises par différents pays pour jouer sur ces facteurs et enrayer l’épidémie. Pour terminer, on étudiera les conséquences physiques et mentales du confinement sur nos concitoyens, au travers de ce que l’on appelle en laboratoire le « stress d’immobilisation ».

 

1/ De l’immunité individuelle au concept d’immunité collective

L’immunité collective, encore appelée immunité de communauté, est un concept scientifique de contrôle passif des maladies infectieuses au sein d’un groupe animal. Ces maladies sont principalement dues à des pathogènes tels que les bactéries ou les virus. Lorsqu’un de ces pathogènes rencontre le premier individu d’un groupe naïf sur le plan immunitaire, celui-ci contracte la maladie et transmet le microbe à d’autres individus non immunisés (figure 1, situation A). L’individu infecté développe ensuite une immunité dite « individuelle » à travers la production d’anticorps et de cellules immunitaires mémoires. Il est ainsi protégé d’une seconde infection par le même pathogène. Les individus nouvellement immunisés, lorsqu’ils sont en nombre suffisant, protègent indirectement les non immunisés en entravant la circulation du pathogène dans la population (figure 1, situation B), c’est l’« immunité collective ». Cette immunité de groupe est apportée soit par une immunisation naturelle des individus au cours de l’épidémie, soit par une vaccination préventive ; à condition que celle-ci soit efficace et n’induise pas d’autres pathologies.

 

 

Une équipe de chercheurs chinois basée à Hong Kong s’est penchée récemment sur le concept d’immunité collective dans le cas du COVID-19, la maladie induite par le virus SARS-CoV-2. Ils ont compilé les données épidémiologiques d’une trentaine de pays, notamment le nombre de nouvelles personnes infectées par jour, les premiers résultats des tests de dépistages et les suivis cliniques des patients. Aussi, les chercheurs tiennent compte de l’intervalle de série (le temps moyen entre les cas successifs dans la chaine de transmission) estimé à 4,7 jours pour cette infection. Les données rassemblées et étudiées par ces chercheurs sont celles émises depuis le début de l’épidémie de COVID-19, jusqu’au 13 mars 2020. À partir de ces données, et en utilisant des algorithmes de croissance exponentielle, les scientifiques peuvent estimer par pays le taux requis de personnes immunisées pour aboutir à un état d’immunité collective [1]. Concernant la France, ces données s’appliquent donc aux conditions normales d’avant confinement, celui-ci ayant débuté seulement le 17 mars.

 

2/ Le cas de la France

 

 

D’après le tableau 1, au 13 mars, la France comptait 3661 personnes infectées. Le taux de reproduction effectif du virus, appelé « Rt » [2], est calculé à 3,09. Ce qui signifie qu’un citoyen français infecté par le virus contaminait en moyenne trois autres personnes dans les conditions normales d’avant confinement. La figure 2 résume le phénomène de contamination virale auquel était soumise la France, jusqu’au 13 mars du moins. À chaque nouveau cycle de contamination, dont l’intervalle de série est d’environ 4,7 jours, la population infectée était multipliée par 3. La fonction exponentielle 3x s’applique ici, x étant le nombre d’intervalles de série passés.

 

 

Sur la dernière colonne du tableau 1 se trouve le « Pcrit ». Il s’agit du pourcentage minimum de personnes devant être immunisées pour conférer une immunité collective à la population. On l’appelle aussi « seuil d’immunité collective ». À noter, ce seuil est entièrement dépendant du taux de reproduction effectif Rt [3]. Lorsqu’un état concerné par l’épidémie atteint son seuil théorique d’immunité collective Pcrit, l’infection virale cesse de se propager intensivement car le taux de reproduction effectif Rt est naturellement redescendu à 1 (figure 3). C’est-à-dire qu’une personne infectée ne peut transmettre la maladie qu’à une seule autre personne. Avec le temps et l’augmentation des personnes immunisées, Rt devient inférieur à 1, laissant les cas d’infections virales marginaux.

 

 

Pour la France en début d’épidémie de COVID-19, le seuil d’immunité collective Pcrit était estimé à 67.6 % (tableau 1). Ainsi, dans le cas où aucune mesure sanitaire particulière n’aurait été prise pour enrayer l’épidémie, c’est à dire en gardant un Rt égal à 3, les deux tiers de la population aurait du être infectés (et donc immunisés) pour enrayer naturellement la propagation de l’épidémie. Ce qui équivaut à quelques 45 millions (les deux tiers de 67 millions) de Français infectés et immunisés en seulement deux mois et demi avant d’atteindre le seuil d’immunité collective et de voir l’épidémie disparaître. Probablement au prix de dizaines, voire de centaines de milliers de morts. Alors, il était nécessaire, comme pour de nombreux autres pays, de prendre des mesures sanitaires adaptées afin de diminuer la propagation du virus et d’abaisser le seuil d’immunité collective.

En effet, les nations touchées par le virus peuvent, par l’application de mesures sanitaires adaptées, diminuer artificiellement le taux de reproduction effectif Rt de départ. Ainsi, la contamination de la population est bien moins rapide, évitant l’afflux massif de patients vers les hôpitaux. Lorsqu’un gouvernement réussi à abaisser efficacement son taux de reproduction Rt, le seuil d’immunité collective Pcrit est alors lui aussi diminué. Ce qui signifie qu’un moins grand nombre de personnes doivent être contaminées (et donc immunisées) pour atteindre l’immunité collective et donc enrayer l’épidémie. Mais alors, quels sont les facteurs qui influent sur le Rt et le Pcrit au sein d’une population ? Parmi les États, quelles sont les mesures sanitaires, immuables ou nouvelles, qui endiguent réellement l’infection ?

 

3/ Les variations de l’immunité collective

Le taux de reproduction effectif Rt, dont dépend le Pcrit, est un paramètre épidémiologique qui dépend lui aussi de plusieurs facteurs : il dépend du mode de transmission du pathogène, de la durée de l’infection (et donc de la contagiosité des personnes infectées), de la densité de population, et de la fréquence et de la nature des contacts entre les individus. Ces facteurs dépendent principalement de la structuration du territoire et des pratiques culturelles inhérentes aux différents pays. Le Rt dépend également de l’état de santé général de la population et de la qualité de leur immunité acquise au cours de l’infection. Les pays agissent alors de manière artificielle sur ces facteurs pour réduire au maximum le taux de reproduction effectif Rt, et ainsi ralentir la propagation du virus.

La Corée du Sud et le Japon sont par exemple deux pays asiatiques dotés d’excellents systèmes de santé, les citoyens pratiquent couramment le port du masque et sont habituellement respectueux de la distanciation sociale. La Corée ayant en plus réalisé des dépistages en masse pour isoler les personnes malades en début d’épidémie. Ainsi, ces deux pays ont atteint des taux de reproduction effectif Rt inférieurs à 1,5. Toutes ces mesures, innées ou préconisées depuis l’épidémie, sont probablement suffisantes pour contrôler l’infection, ce qui expliquerait dans ces pays l’absence de confinement de la population. Avec un tel Rt, ces pays pourraient acquérir une immunité collective alors que seulement 30 % des personnes sont immunisées. Pour des raisons similaires, la région de Hubei en Chine a su contrôler rapidement l’épidémie en jouant sur la plupart des facteurs influençant le Rt (gestes barrières, dépistage massif, isolement des malades, traitement curatif systématique, en plus d’un confinement partiel). Enfin, Hong Kong, un des territoires parmi les plus densément peuplés au monde, maîtrise efficacement l’épidémie sans confinement, grâce au port systématique du masque qui a su changer le Rt pour le rendre inférieur à 1. Il y a aujourd’hui moins de 10 morts dans cette agglomération de plus de 7 millions d’habitants. Les pays occidentaux, contrairement aux pays d’Asie, arborent des taux de reproduction effectif Rt légèrement supérieur, compris entre 2 et 6. Toujours dans le but de diminuer le Rt et donc le nombre de personnes infectées par unité de temps, ils optent prioritairement pour des méthodes de confinement. Celui-ci pouvant être partiel, c’est-à-dire réservé aux seuls porteurs du virus, ou bien général, lorsque tout le monde sans distinction est assigné à résidence. L’histogramme de la figure 4 fait état d’une mortalité due au COVID-19 10 à 20 fois supérieure dans les pays totalement confinés (Italie, Espagne, France et Belgique) par rapport à celle d’autres pays où seuls les contaminés sont placés en quarantaine (Allemagne, Autriche, Suède et Norvège) [4].

 

 

Ces pays de l’espace européen comme l’Allemagne ou la Suède, à l’instar de la plupart des pays d’Asie, donnent l’espoir d’une alternative au confinement général. Mais alors pourquoi une telle différence de mortalité entre ces pays ? La différence de mode de confinement (partiel ou général) ne peut être tenue pour seule responsable de ces écarts de mortalité. Ces états qui résistent au virus ont en réalité appliqué des mesures sanitaires complémentaires au confinement partiel. D’abord, leurs concitoyens ont des masques à porter, ce qui diminue considérablement le taux de reproduction du virus. Ensuite, ces pays ont amorcé très tôt un dépistage massif, afin d’isoler les malades. Aussi, les autorités sanitaires appliquent des protocoles de traitement systématique des personnes infectées sans attendre que celles-ci ne basculent dans un état grave, avec une mise sous respirateur. Enfin, ces États conseillent vivement aux plus vulnérables (les personnes âgées et/ou atteintes d’une ou plusieurs co-morbidités) de rester chez eux pendant un certain temps. Grâce à ces conditions sanitaires appropriées, les économies nationales, mêmes si elles sont légèrement ralenties, ne sont pas pour autant à l’arrêt. Un dernier avantage, plus discret, qu’apporte le confinement partiel pour ces pays, est l’immunisation progressive des habitants. En effet, ce mode de confinement laisse l’opportunité à bon nombre de citoyens d’acquérir une immunité naturelle face au virus. En résumé, par des mesures sanitaires simples, saines, efficaces, et non franchement liberticides, ces pays partiellement confinés auront le double avantage de conserver leur économie et d’obtenir probablement une immunité collective, ce qui leur sera profitable à l’avenir.

En revanche, concernant les pays qui ont opté pour un confinement général et donc pour un arrêt quasi total de leur économie, les résultats sur la mortalité sont inquiétants. De plus, chose perverse, le confinement général a tendance à induire une situation proche de celle de la figure 3 (où Rt=1), à la différence que les personnes immunisées sur le schéma sont remplacées par des personnes confinées non immunisées. Le virus se propage certes plus lentement dans la population, en faveur du système de santé. Mais au risque de prolonger indéfiniment l’état de confinement et/ou de provoquer une prochaine vague épidémique après déconfinement en l’absence de nouvelles mesures sanitaires adaptées.

Dans le cas de la France, les raisons de la forte mortalité induite par le virus sont nombreuses. Premièrement, la France a les capacités de réaliser plus de 100 000 tests de dépistage par semaine à l’aide des laboratoires départementaux. Mais la lenteur et l’incohérence de l’administration publique ne fait que retarder la mise en place d’un tel processus. Deuxièmement, une polémique sur la chloroquine est entretenue par le système mediatico-politique, empêchant tout apport immédiat d’un traitement efficace pour les malades. Troisièmement, le système hospitalier était à bout de souffle avant même le début de la crise (manques de places, de personnels soignants et d’équipements médicaux), et n’a donc pu prendre en charge décemment tous les malades. Quatrièmement, il y a eu (et il y a toujours) le problème des masques ; un dispositif médical simple qui permet de diminuer rapidement le taux de reproduction du virus. Non seulement les stocks stratégiques de masques ont disparu (ou ont été vendu ?), et de surcroît, des entreprises patriotes sont empêchées d’en produire, alors que la France est en pleine période de crise. Ainsi la quasi-totalité de la population est dépourvue de masques, si bien que certains professionnels de santé cousent eux-mêmes des vieux chiffons avec des bretelles de soutifs pour se protéger. Les policiers, sans masques eux aussi à cause de la pénurie, représentent des vecteurs potentiels du virus et ont pu très certainement le disséminer parmi les Français au cours des nombreux contrôles. Au final, les personnes les plus fragiles développent la maladie seules, enfermées chez elles, sans aucune aide extérieure pour les dépister et les traiter à temps. Elles sont prises en charge trop tard, et auront probablement besoin d’une intubation une fois hospitalisées, d’où une forte mortalité liée au COVID-19 en France. En plus de l’état instable dans lequel se trouvait la France en début d’épidémie, dont le néolibéralisme est le plus grand responsable, le gouvernement a fait le choix politique de ne pas appliquer des mesures sanitaires autres que celle du confinement général de la population. Pourtant cette mesure se révèle extrême et dangereuse, tant pour la santé des personnes que pour l’économie de la nation. À l’inverse des pays partiellement confinés qui maintiennent une activité économique stable, le gouvernement français, illégitime et dont plus personne ne veut recevoir de conseils, tente de faire croire aux citoyens que le confinement général est la seule issue pour enrayer l’épidémie de COVID-19. Si les médias parlent en permanence des potentielles vies sauvées par le confinement général, ils parlent toutefois moins des futures vies brisées en raison de l’austérité budgétaire grandissante (chômage, temps et conditions de travail,…), ou en raison des problèmes psychologiques et physiologiques induits à moyen et long terme. Dans ces conditions de confinement général, il convient donc d’éclaircir la notion de stress physio-psychologique chez les individus.

 

4/ Le confinement et ses impacts sur la santé physique et mentale de la population

Les familles tentent de s’adapter à ce nouveau rythme de vie : il y a le télétravail pour certains (ou le chômage partiel pour d’autres), l’école à la maison pour les enfants, les activités quotidiennes changent du tout au tout. Les autorités chinoises ont été parmi les premières à évoquer les risques négatifs du confinement à la maison, notamment sur les enfants [5].

Il y a d’abord les impacts sur la santé physique. Les personnes confinés, et en particuliers les enfants et les adolescents, sont souvent moins actifs, regardent davantage les écrans, mangent en plus grande quantité et moins sainement que d’ordinaire. Aussi, dans ces conditions de quarantaine, une partie des citoyens n’est pas suffisamment exposée à la lumière du jour, ce qui entrave la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Ces bouleversements du quotidien perturbent le cycle circadien [6]. Tous ces facteurs environnementaux pourraient engendrer une prise de poids et dégrader le système cardio-vasculaire des confinés. Un tel développement pathologique cache un stress biologique intrinsèque appelé « stress oxydatif » (figure 5, dans l’encadré rouge). Ce stress métabolique, induit donc par une hygiène de vie inappropriée, a pour conséquence la production d’agents toxiques endogènes dans l’organisme. Ce sont les « espèces réactives de l’oxygène ». Ces derniers sont bien connus pour engendrer des cassures dans l’ADN des cellules (figure 5). Ainsi les cellules sont amenées plus fréquemment à réparer leur ADN, au risque d’échouer, provoquant alors des mutations dans le génome. Ces accidents de la réparation de l’ADN sont, entre autres, responsables du vieillissement cellulaire prématuré et donc de beaucoup de pathologies (cancers, maladies cardio-vasculaires et neuro-dégénératives, inflammations chroniques,…). Sur le long terme, c’est donc l’ensemble des fonctions biologiques du corps qui peuvent être touchées si les confinés ne maintiennent pas une hygiène de vie correcte. Chose intéressante sur la figure 5, on peut observer que ce stress métabolique intrinsèque, au travers de processus biologiques complexes (impliquant par exemple la production de cortisol ou d’insuline) est potentialisé en amont par le stress psychologique. Avant de regarder plus attentivement les impacts du confinement sur le plan psychologique, on peut ainsi se rendre compte à quel point ces deux formes de stress sont liées entre elles, la santé mentale et la santé physique sont indissociables.

 

 

Pour ce qui est donc de la santé mentale, elle est impactée d’abord par de nombreuses sources de stress apparaissant pendant le confinement (l’incertitude sur la durée de celui-ci, la peur d’être contaminé, l’ennui et la frustration, les informations médiatiques anxiogènes,…). Le manque de contacts avec l’entourage extérieurs (ou le trop plein de contacts avec l’entourage immédiat), et l’impression de manquer de place pour certains, peuvent alimenter un fort stress psychologique. Un stress potentiellement chronique car toujours présents après le confinement, sous la forme d’un questionnement sur l’avenir : la peur d’une nouvelle vague épidémique et de l’austérité budgétaire grandissante (diminution de salaire, chômage, perte d’emploi ou de pouvoir d’achat,…). Il faut savoir que les effets d’un tel stress chronique peuvent se ressentir des mois et des années après la crise. Aussi, plus le confinement est long, plus les effets collatéraux sur le psychisme seront importants. À savoir que les premiers symptômes de stress post-traumatique sont détectés seulement 10 jours après le début de la quarantaine. Par conséquent, le confinement, s’il n’est pas correctement géré et/ou s’il n’est pas franchement accepté par la population, pourrait déclencher des situations de détresses socio-économiques au sein de nombreuses familles.

Les possibles effets psychologiques liés au stress du confinement sont les troubles émotionnels, la dépression, l’irritabilité et la colère, la confusion, l’angoisse, les insomnies, ainsi que des symptômes de stress post-traumatique. Les personnes seules et/ou âgées sont connues pour éprouver facilement la solitude, un sentiment précurseur de stress psychologique et de dépression, qui se répercute gravement sur leur santé physique, jusqu’à en abandonner la vie. Une étude a rassemblé des données sur les effets psychologiques dans les populations dans des cas de confinement antérieurs au COVID-19 [7]. Certaines de ces données révèlent que le score moyen des tests de détection du syndrome de stress post-traumatique est en moyenne 4 fois plus élevé chez les enfants confinés que chez les enfants non confinés. Dans la même étude, les parents de ces enfants ont aussi été diagnostiqués après le confinement. À la sortie de la crise, 28 % des parents confinés présentaient un trouble de la santé mental associé à un traumatisme, contre 6 % seulement des parents non confinés. D’autres études mettent en lumière l’apparition plus fréquente de dépression sévère chez les personnes ayant été confinées. Dans le cas de l’épidémie de COVID-19, des symptômes de stress post-traumatique ont été observés chez les enfants comme chez l’adulte (7 % des résidents de Wuhan présentaient ces symptômes au cours de l’épidémie) [8].

Les nouvelles habitudes de vie, associées au stress psychosociologique induit par le confinement, peuvent produire des effets néfastes sur le plan physique et mental qui s’entretiennent mutuellement, à l’instar d’un cercle vicieux. Le stress psychologique induit par le confinement, dont l’objectif est de limiter au maximum les déplacements et les contacts entre les individus, pourrait alors prendre le nom délicat de « stress de contrainte » ou de « stress d’immobilisation ».

 

5/ Le stress d’immobilisation dans les laboratoires et grandeur nature

Dans les laboratoires de sciences, des expériences d’immobilisation sur les rats ou les souris sont, depuis les années 1960, très utilisées pour étudier les effets biologiques et les processus de régulation liés au stress [9]. Bien qu’il existe d’autres techniques d’induction de stress chez l’animal comme l’administration d’agents toxiques, l’intervention chirurgicale, les températures extrêmes, ou encore la stimulation acoustique, l’immobilisation reste un modèle phare pour l’étude des adaptations physiologiques lorsque l’animal est soumis à un stress quotidien chronique.

Le stress d’immobilisation est complexe et implique à la fois une dimension physique où l’animal utilise ses muscles pour essayer de se mouvoir, mais aussi une forte dimension psychologique car l’animal ne peut pas échapper à la contrainte. L’étude rapporte que « les changements physiologiques et psychologiques associés à une contrainte résulte de la détresse et de la nature aversive de devoir rester immobile ». Concrètement, l’expérience d’immobilisation consiste à limiter au maximum les mouvements de l’animal, pendant une durée comprise entre 5 et 120 minutes. Si l’expérience est répétée quotidiennement sur l’animal pendant plusieurs semaines, le stress induit devient chronique. Une situation qui nous rappelle celle du confinement actuel (figure 6).

 

Figure 6 : L’expérience d’induction du « stress d’immobilisation » par contrainte (en labo) ou par confinement (à échelle humaine).

 

L’utilisation de la contrainte sur ces animaux permet d’obtenir des approximations satisfaisantes quant aux mécanismes sous-jacents du stress chez les organismes bio-psycho-sociaux, dont les humains font partie. Dans le cas du stress d’immobilisation induit par la contrainte, les scientifiques évoquent que « les extrapolations aux humains […] apparaissent raisonnables et représentatives du phénomène de stress trouvé dans d’autres espèces aussi ». C’est ainsi que les chercheurs ont pu, à partir de ce modèle de stress chez l’animal, comprendre et expliquer les principaux mécanismes biologiques de réponse au stress chez l’homme.

Face à une situation de stress chronique, les changements physiologiques les plus communément observés sont l’activation endocrinienne de l’axe hypothalamo-hypophysaire et l’augmentation du taux de cortisol dans le sang et donc aboutissant au stress oxydatif (revoir la figure 5). Afin de répondre à ces mécanismes neuroendocriniens, les animaux, comme les humains bien souvent, mangent davantage de nourritures riches en sucre et en gras, au risque d’être en surpoids, afin de compenser l’angoisse liée au stress chronique.

Sur le plan immunologique, le stress d’immobilisation aggrave les processus inflammatoires et impacte négativement l’expression et l’évolution d’un certain nombre de pathologies (diabète, athérosclérose, dépression, maladies neurodégénératives, cancers,…), en plus de retarder les processus de guérison et de cicatrisation. Le stress chronique augmente également l’exposition et la sévérité des infections bactériennes et virales. Au cours des infections virales, le stress induit par la contrainte altère la migration des cellules immunitaires et la production de cytokines, ce qui permet au virus de se répliquer plus efficacement. En sachant cela, on peut imaginer que le confinement, bien que son objectif soit de limiter la propagation du virus, déclenche chez l’homme des processus immunologiques et viraux contraires à cet objectif.

L’étude du modèle de stress d’immobilisation a permis également de souligner l’incidence du stress prénatal sur la progéniture des animaux. Le stress, sous la forme de molécules pro-inflammatoires, traverse le placenta et affecte le fœtus au risque de retarder le développement de celui-ci dans le ventre de la mère et d’aboutir à des naissances prématurées. Cela a une incidence plus tard sur le comportement des petits, et par conséquent sur celui des enfants dans le cas des humains.

Enfin, le stress chronique d’immobilisation affecte les aspects cognitifs et comportementaux de l’existence, notamment sur l’apprentissage et l’acquisition de la mémoire sur le long terme. Des études révèlent que les animaux, sous l’effet du stress d’immobilisation, n’ont plus la volonté ni la force de s’imposer et de gagner une place dans la hiérarchie. Bien au contraire, ils se soumettent facilement à leurs congénères. Doit-on comprendre que le confinement a pour but dissimulé, par la contrainte, de nous soumettre psychologiquement à un régime néolibéral sur le long terme ?

Bien sûr, les effets de la contrainte liée au confinement sont différents selon les conditions de vie des personnes. Tous ces changements physiologiques et psychologiques liés au stress d’immobilisation s’appliquent davantage aux résidants des villes, ou aux habitants ayant des revenus modestes, plutôt qu’aux familles aisées ou habitant à la campagne... Il est difficile, voire impossible de mesurer l’impact réel du confinement sur les populations. Quel est le rapport bénéfices/risques de la stratégie du confinement général sur les court, moyen et long termes ? Il est fort probable que l’application de mesures sanitaires alternatives au confinement général, sans pour autant laisser l’immunité collective faire tout le travail, auraient été plus favorable à l’économie, mais aussi et surtout au bien être individuel et social de chacun.

– V-B pour la Section Santé d’E&R –

Notes

[1] Kwok KO, Lai F, Wei WI, Wong SYS, Tang J. J Infect. 2020 Mar 21. Herd immunity - estimating the level required to halt the COVID-19 epidemics in affected countries.

[2] Le taux de reproduction effectif Rt est plus précis que le taux de reproduction de base R0 souvent retrouvé dans la plupart des articles de presse. En effet, Rt tient compte en plus des phénomènes d’immunité croisée préexistante chez certaines personnes.

[3] Le Pcrit est calculé selon la formule Pcrit = 1– (1/Rt)

[4] https://www.agoravox.fr/tribune-lib...

[5] Guanghai Wang, Yunting Zhang, Jin Zhao, Jun Zhang, and Fan Jiang Lancet. 2020 Mar 4 Mitigate the effects of home confinement on children during the COVID-19 outbreak

[6] Altena E, Baglioni C, Espie CA, Ellis J, Gavriloff D, Holzinger B, Schlarb A, Frase L, Jernelöv S, Riemann D. J Sleep Res. 2020 Apr 4 Dealing with sleep problems during home confinement due to the COVID-19 outbreak : practical recommendations from a task force of the European CBT-I Academy.

[7] Brooks SK1, Webster RK2, Smith LE2, Woodland L2, Wessely S2, Greenberg N2, Rubin GJ2. Lancet. 2020 Mar 14 The psychological impact of quarantine and how to reduce it : rapid review of the evidence.

[8] Kvetnansky, R., & McCarty, R. (2007). Immobilization Stress.

[9] Buynitsky T1, Mostofsky DI. Neurosci Biobehav Rev. 2009 Jul ;33(7) Restraint stress in biobehavioral research : Recent developments.

Les articles de la Section Santé, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • Il ne faut pas oublier la méthode de comptabilisation des morts du coronavirus auxquels on ajoute allégrement les morts "avec" le coronavirus . Ces derniers représentant probablement plus de 80 % du total .
    Sur le long terme le confinement précipitera la mort de plus de personnes que le coronavirus .
    On verra bien au final une augmentation annuelle de la mortalité, toutes causes confondues, mais encore une fois le coronavirus n’en sera pas la cause directe .
    S’il n’y a pas de rebond "épidémique", on pourra s’en apercevoir l’année prochaine en constatant cette fois ci une baisse de la mortalité générale .
    Le coronavirus, comme le confinement ne tuent pas franchement les personnes ... tous les deux anticipent (ou précipitent) leurs morts . Ils tuent des individus dont l’espérance de vie était déjà très réduite . Des gens qui seraient morts de toutes façon dans les mois ou les années à venir .
    Ce qui veut dire que l’analyse des chiffres de cette année ne seront parlant qu’au regard des chiffres des années à venir .


  • Après ces explications, chacun devrait comprendre pourquoi en banlieue ça bouge. Les gens vivent dans des cages a poules.

     

  • Ce qui est visible, c’est que les gouvernement qui ont voulu tout contrôler (production des masques, personnes/institutions autorisées à en faire le commerce, production des tests, personnes/institutions autorisées à tester, institutions (cliniques privées) autorisées à accueillir les malades, traitements médicaux autorisées, etc). Ces gouvernements ont fait un désastre. Alors que ceux qui ont laissé libre cours aux initiatives privées s’en sont beaucoup mieux sortis.
    Mais les gens continuent de dire que le privé, le libéralisme, c’est mal et qu’il faut tout nationaliser pour nous protéger des capitalistes qui ne recherchent que le profit.

     

    • Attention @anonymous, on a pas affaire ici à n’importe quel gouvernement mais au gouvernement euromondialiste de Macaron 1er du nom !!
      N’importe quel gouvernement français dans le passé aurait fait mieux,même celui du gros mou Hollande !!
      A tel point qu’on peut légitimement se demander si toute cette gestion catastrophique de cette crise sanitaire par nos dirigeants n’aurait pas été planifiée en amont par nos dirigeants ou plutôt l’état profond qui les cornaque.
      Mais les veaux par bêtise incommensurable et conformisme abominable frisant la débilite clinique ont préféré faire barrage à un fascisme fictif,qui n’est qu’une escroquerie intellectuelle orchestrée depuis trente ans par une certaine communaute de lumières,pour élire un héritier putatif du nazisme avec pour le coup un vrai projet fasciste et eugéniste pour mettre au pas le peuple français.
      Quand on est naïf,ignare et influençable à un tel degré et surtout quand on manque à ce point de logique et d’instinct de survie on mérite quelque part ce qui nous tombe plus tard au coin de la gueule...


  • Madame Sarkozy, qui était très vraisemblablement au courant d’un "agenda", nous a bien montré début mars, en toussant avec affectation et en affirmant qu’il n’y avait aucun danger ni virus, que cette "pandémie", en France du moins, ressemble à une comédie quelque part.
    C’est un virus de grippe fatal aux très-faibles et bientôt aux dépressifs, destiné à faire des expériences sur les Français in vivo. Deviendront-ils, dûment traités, culpabilisés, traqués, infantilisés, humiliés, ridiculisés, régentés et encadrés, voire bastonnés, des souris de laboratoire qui ne cherchent plus à monter dans la hiérarchie et à se placer socialement, mais des êtres dégoûtés d’eux-mêmes et des autres, le regard vide, MK-ultraïsés massivement. Ils sont déjà pas mal avancés dans le genre.
    Les concepteurs de ce crime contre la dignité et la liberté sont des sales petits sadiques qui s’ennuient, enragés de leur propre vacuité. Allez savoir ce qu’ils font entre eux, avant de nous serrer le noeud coulant piano piano, allegro, etc.
    Une jeune fille s’est déjà suicidée en GB. Elle pensait que le confinement, l’absence d’amis et d’études, allait durer toujours. C’est ce que laisse entendre le pouvoir.


  • Quand Macron dit que "nous sommes en guerre", nous ne sommes pas en guerre contre un virus (ce qui n’a aucun sens) mais en guerre contre nous, Français !

     

  • Lassalle avait deja tout dit en 2018.
    https://www.youtube.com/watch?v=SOK...

    Il avait prévenu.


  • Le stress du au confinement agrave le stress habituel de tout le monde ou presque,surtout chez les cardiaques,les anxieux et pessimistes de nature et les hypertendus sans parler des personnes âgées qui savent être le coeur de cible du virus ce qui fait que des gens qui ne devaient normalement ne pas mourir sont quand même mortes par réactions auto-immunes dues au stress.
    La co-morbodité favorise le virus mais un stress permanent ou trop important favorise lui la co-morbodité et c’est pour cela que ce gouvernement est doublement criminel:une première fois en ayant organisé en amont la pénurie de masques et de tests (ces ordures empêchent par décrets les pharmaciens de les vendre au tout venant) et empêchés les gens de se soigner selon la méthode Raoult mais en plus une deuxième fois en tenant les populations non seulement dans l’expectative,le flou artistique et un manque d’information scientifique sur ce virus mais aussi dans la rétention à domicile forcée,augmentant par là à la fois la propagation du virus et l’aggravation des pathologies pré-existantes dans la population en induisant un stress suplémentaire provoquant lui même une baisse de la défense immunitaire...
    Mais peu de gens aujourd’hui ont déjà compris cela dans un pays qui est devenu,il faut bien le reconnaitre,le royaume des beaufs incultes,des vieux séniles et de la jeunesse crétinisée...
    Quand je vois tous ces moutons con-finés à cause de l’incurie criminelle et le sadisme de nos pourritures de dirigeants applaudir à heure fixe depuis leurs balcons je me dis que même Orwell aujourd’hui est dépassé ;il avait prévu "les deux minutes obligatoires de la haine" mais pas "les minutes obligatoires d’admiration"...

     

    • Mais peu de gens aujourd’hui ont déjà compris cela dans un pays qui est devenu,il faut bien le reconnaitre,le royaume des beaufs incultes,des vieux séniles et de la jeunesse crétinisée..
      Ajoutez écolo-bobo et boomers-jouisseurs et le tableau est ( presque ) complet...


  • Le Christ ressuscité nous engage à lutter contre la monstrueuse imposture politico-médiatique du COVID-19 – Sermon de l’Abbé O. Rioult
    https://youtu.be/kKeA_SOkO_A


  • #2443892

    Non, non et non.

    " L’immunité collective, encore appelée immunité de communauté, est un concept scientifique ".

    C’est faux. Ça n’est pas un concept scientifique.

    Les individus sont uniques car ils portent en eux des gènes différents, des bactéries différentes, des virus différents, et toutes sortes de micro-organismes différents. Il n’y a donc aucune science possible en la matière, car la science, c’est une expérience répétée dans des conditions identiques pour en tirer des enseignements et des lois. Or là, ça n’est pas possible, les conditions sont toutes différentes puisque chaque individu est différent.

    Arrêtez de nous sortir le mot "science" à tout bout de champ comme un argument d’autorité. Ça ne sont que des escrocs, des charlatans et des matheux boutonneux à cheveux gras et binocles épais comme des biscottes qui inventent des concepts frauduleux et des lois statistiques à la noix.

    Tu ne peux pas faire des stats à la con comme ça sur des populations aussi disparates vu que vous avez détruit notre nation, et notre culture, bande de couillons.

    Par ailleurs, la république ne reconnaît que des individus. Donc, c’est anti-constitutionnel de gérer la population comme un troupeau de clones.

    Arrête de nous bourrer le mou avec ton baratin Elton John. Tu nous gonfles.
    Ça fait 10 piges qu’on est confiné.

    Maintenant, vous savez ce que ça fait. Savourez, et on en reparle.

    De toutes façons, nous on se dé-confine incognito. On se déguise en poteau.

    Demain, s’il fait beau, j’irais à la plage me faire bronzer déguisé en galet, et j’irais me baigner déguisé en dauphin.


  • Je voudrais poser une question. Je ne suis ni obèse, ni diabétique, ni vieille, et je suis une rescapée du Covid-19. Dieu merci une forme bénigne qui n’a nécessité aucune hospitalisation, mais bon, c’est tout de même une sacrée saloperie ce truc . J’ai eu cette chose une première fois pendant une huitaine de jours . Une tension très basse, un souffle court, un mal de tête insupportable, puis au 6 ème jour de la toux et de la fièvre (très peu de fièvre, rien d’alarmant).

    J’ai cru que j’étais guérie, puis c’est revenu une semaine après pendant une vingtaine de jours , plus durement cette fois (des chutes de tension mémorable et terrifiantes comme des syncopes ). Je m’en suis sortie toute seule, et d’ailleurs si j’avais conseil à vous donner , c’est de ne pas paniquer , même si ça paraît impressionnant comme truc, et surtout, ne devenez pas irrationnel. Comme 90% des gens vous vous en sortirez sans hospitalisation . Ma question est la suivante :

    Vu que les gens qui ont eu le coronavirus retombent souvent, cela signifie qu’ils ne sont pas immunisés. Comment peut-il y avoir une immunité collective si les contaminés ne sont pas immunisés et si il y a des répliques et des rechutes ? Le virus s’endort et se réveille. C’est comme ça que je le ressens. Donc pas d’immunité individuelle, et encore moins collective.

     

    • Une rechute une semaine après, prouve que tu n’étais pas vraiment guérie. Ensuite la grippe c’est pareil, tu peux l’attraper chaque hiver, il n’y a pas d’immunité à vie. Donc aucune différence entre ce covid et une mauvaise grippe.


    • Je suis formelle, cette chose n’a rien d’une grippe traditionnelle. Ce n’est ni une grosse grippe, ni une petite grippe. C’est autre chose, les plaques d’allergies sur la peau en témoignent. . Et il y a peu j’ai encore eu une rechute, pendant plusieurs heures très impressionnantes. . C’est comme un effondrement. Un truc coriace.

      Vous verrez quand vous l’aurez, je crains malheureusement que nous ne sommes même pas au début de nos surprises . Vous vous en sortirez, évidemment, mais dans un drôle d’état. Je suis naze à un point , c’est indescriptible


    • Une question : comment a été établi votre diagnostique ?
      Une remarque : on dirait un peu du paludisme, ou de la dengue. C’est étonnant car la chloroquine est un antipaludéen. Je pense aussi au MMS, à l’artemisia, etc.


    • A mon avis c’est la psychose due au médias qui fait penser au couillonavirus (couillevide-19)


  • Pour moi, certes il a peut être des mesures pour détruire l’économie mais depuis le début ils organisent la propagation du virus afin de viser l’immunité collective.

    Les états unis, l’Angleterre et les Pays Bas ont eu la franchise de le dire dés le début. Et l’employé de la City (le premier ministre du Pays) a vraiment eu des couilles de néo-libérale pour affirmer que c’était un objectif réalisable alors que la NHS, le système de santé du pays est largement sous financé. Son alibi fut de feindre la naiveté.. puis simuler qu’il a finis par l’attraper car le pauvre nigaud n’était pas informé au point de serrer la main a tout le monde (sans les rincer à l’eau d’javel par la suite).

    Ses conseillers sont vraiment des brêles.. si ils n’avaient pas la moindre idée de la contagion je suis bilingue est je veux bien postuler pour leur poste !

    Trêve de plaisanterie... c’et des rois du storytelling.. Boris Johnson n’a jamais contracté le virus, il doit se laver les mais toutes les dix minutes..

    Le president Brésilien lui aussi n’y est pas allé par quatre chemin, il a fait la promotion de la propagation du virus tout en sachant que c’est dans les favelas que les pauvres feraient cela le mieux possible...

    Ce sont des incompetents mais l’histoire des masques prouvent leur duplicité... Dès le debut ils auraient pu réquisitionnés des entreprises de textiles pour faire des masques et/ou demander aux couturières d’en distribuer à leur voisins.

    Demain, ils autorisent les élèves les plus en difficultés de retourner en cours les premiers.. Là encore, ce sont les plus pauvres qui vont être chargés d’etre la barrière d’ajustement pour obtenir le plus rapidement possible le seuil d’immunité de 60% de la population. Les pauvres, les jeunes souvent symptomatiques vont propager un peu plus le virus..

    Ils ont aussi le role d’effrayer la population. Les gens les plus éduqués et les plus riches garderont des mesures de sécurité alors que les pauvres auront d’autres préoccupations.

    Maintenant, vu que depuis ledébut ils comptabilisent le maximum de morts en prétendant qu’ils sont victimes du Covid 19, la deuxième phase sera plus meurtrière mais selon les statistiques il y aura bien moins de morts (!) puisque là ils effectueront des test post-mortem pour exclure tous ceux qui sont mort d’autre chose.

    Les pauvres pourront propager le virus et les plus faibles vont mourrir en silence mais l’hôpital aura les respirateurs et les masques de sécurité.


  • La "stratégie" du confinement ne réduit pas le nombre de morts et le pourcentage nécessaire pour avoir l’immunité de groupe.Elle augmente le nombre de morts et le pourcentage nécessaire pour avoir l’immunité de groupe reste le même.

    Elle augmente le nombre de morts car les défenses immunitaires des citoyens sont en chute libre.isolement,manque d’exercice,manque de soleil,dépression,conflits en vase clos.
    Elle ne réduit absolument pas le pourcentage de personnes pour avoir l’immunité de groupe.C’est à dire environ 60%.Il reste le même.

    Après il y a "l’argument" de ne pas engorger les hopitaux.Qui est responsable du manque de personnels,de lits,de masques,de respirateurs ?Les citoyens ou la marionnette macron et son gouvernement.

    Trump aux USA à fait produire et construire des dizaines de milliers de lits et respirateurs.5000 à NY en 3 jours.Nous avons fait Ariane et le gouvernement macron ne peut pas faire construire rapidement quelques milliers de lits médicalisés.
    Les respirateurs ne servent souvent à rien.Nous le savons et ils l’ignorent ?Il faut dialiser.Purifier et fluidifier le sang,et injecter en intraveineuse des antibiotiques et de la vitamine C comme le font les allemands qui ont 5 fois moins de morts.Il ne sert à rien de ventiler dans la plupart des cas.
    Par ailleurs avec le traitement des DR Raoult ou Paliard-Franco,les hospitalisations chuteraient.Les charognards de la peur s’ennuieraient.

    Rien ne justifie la perte de nos droits.Même si c’était la peste noire et on en est très loin.
    Constitution 1789
    Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
    Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme.
    Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.



    La liberté ?



    Les "lois" actuelles sont illégales et anticonstitutionnelles.Ecrites par un gouvernement fantoche.L’immunité de groupe avec le confinement/dictature ne sera jamais atteinte,pendant que la dette chaque jour augmente de manière exponentielle.

    Selon la BBC,le monde risque une famine "biblique"à cause non pas du coronavirus contrairement à ce que dit l’article mais à cause du "confinement".Pour soit disant sauver la vie de quelques milliers de retraités,qu’ils tuent en réalité au rivotril,ils vont faire des centaines de millions de morts de la faim.

     

    • Enfin un commentaire éclairé (on est sur E&R :) j’en ai marre de tout ces moutons qui justifient le confinements et insultent ceux qui le respectent pas. Il y en a même qui demandent d’augmenter les amandes à 3000€ et qui veulent un confinement plus stricte et plus long, incroyable.

      Depuis le début je disais que le confinement sert à rien, qu’il y aura beaucoup de suicides, etc. D’ailleurs le gouvernement fait payés au peuple leurs négligences criminelles, cette crise aurait pu être réglée en 1 semaine s’ils l’avaient voulue.


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