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La mort des idéologies modernes et des partis politiques

L’actuelle implosion des grands partis politiques est la conséquence directe de la mort des idéologies modernes. Idéologies modernes – principalement les messianismes matérialistes que sont le socialisme et le républicanisme [1] – entrées en crise à partir des années 1970 suite à la décomposition terminale du catholicisme (achevée par le Concile Vatican II) contre lequel elles étaient arcboutées et sans qui elles perdaient leur raison d’être [2].

 

Le psycho-sociologue Gustave Le Bon (1841-1931) donne dès 1895 une explication anticipatoire à l’effondrement des croyances aux paradis terrestre de type socialiste :

« Ce n’est pas l’évidente faiblesse des croyances socialistes actuelles qui empêchera les religions de triompher dans l’âme des foules. Leur véritable infériorité par rapport à toutes les croyances religieuses tient uniquement à ceci : l’idéal du bonheur que promettaient ces dernières ne devant être réalisé que dans une vie future, personne ne pouvait contester cette réalisation. L’idéal de bonheur socialiste devant être réalisé sur terre, dès les premières tentatives de réalisation, la vanité des promesses apparaîtra aussitôt, et la croyance nouvelle perdra du même coup tout prestige. Sa puissance ne grandira donc que jusqu’au jour où, ayant triomphé, la réalisation pratique commencera (c’est précisément ce que l’on a vu se produire avec l’Union soviétique qui s’est effondrée sous ses propres contradictions pour laisser revenir le christianisme en Russie). Et c’est pourquoi, si la religion nouvelle exerce d’abord, comme toutes celles qui l’ont précédée, un rôle destructeur, elle ne saurait exercer ensuite, comme elles, un rôle créateur » [3]

 

La crise des partis politiques

 

Jusque dans les années 1970 le système des partis – qui est né, comme l’a fait remarquer la philosophe Simone Weil [4] (1909-1943), durant la période de la Terreur ayant opposée les Jacobins et les Girondins – était structuré par une droite plus ou moins enracinée dans le catholicisme et une gauche dans le socialisme et sa variante communiste tenant lieu de contre-Église. En quelque sorte une thèse et son antithèse qui maintenaient l’échiquier politique français dans une stabilité exercée par ce que j’appellerais une « pesanteur idéologique ».

La mise en apesanteur idéologique du système politique français débute dans les années 1970 avec la dé-catholicisation sociologique de la droite ; droite privée de son garde-fou, l’Église, et qui sera absorbée idéologiquement par la gauche libérale, c’est-à-dire par la Révolution et les Lumières. Tandis que le parti communiste, qui n’existait qu’en opposition aucCatholicisme et qui avait une influence sur le Parti socialiste, disparut avec le catholicisme de l’échiquier politique.

Logiquement, ce processus a amené la gauche et la droite à fusionner, étant privées de leurs « garde-fous » idéologico-politiques, respectivement le Parti communiste et l’Église. C’est ce qui explique pourquoi, en 2007, le candidat de la droite libérale, Nicolas Sarkozy, à peine élu, recrute des membres du Parti socialiste. C’est cette fusion, de ce qu’il convient d’appeler « la droite et la gauche de l’oligarchie », qui permet aujourd’hui à Emmanuel Macron de débaucher tous azimut, à droite comme à gauche. L’élection du banquier n’a fait qu’acter la phase finale de cette fusion idéologico-politique de la gauche et de la droite.

La mort des idéologies modernes a privé les partis politiques traditionnels de leur charpente. Ceci a conduit à leur fragmentation en sous-partis ne défendant plus donc des idéologies ou idéaux mais de simples idées séparées les unes des autres dans une incohérence et un désordre complet et que se partagent ces partis.

Le vide religieux a produit à la fois une société atomisée et, avec un temps de retard, son reflet à l’échelle politique : un système des partis éclaté.

Contrairement à ce qu’affirme les commentateurs et les hommes politiques, nous n’assistons pas à une recomposition mais à la décomposition irrémédiable du système politique. L’absence d’idéologie ou de religion rend, pour le moment, l’unification politique et sociale impossible.

L’étape suivante de cette décomposition idéologico-politique sera l’effondrement du régime et l’anarchie. Car, comme l’expliquait Gustave Le Bon :

« Alors même qu’une croyance est fortement ébranlée, les institutions qui en dérivent conservent leur puissance et ne s’effacent que lentement. Quand elle a enfin perdu complètement son pouvoir, tout ce qu’elle soutenait s’écroule. Il n’a pas encore été donné à un peuple de changer ses croyances sans être aussitôt condamné à transformer les éléments de sa civilisation. Il les transforme jusqu’à ce qu’il ait adopté une nouvelle croyance générale ; et vit jusque là forcément dans l’anarchie. Les croyances générales sont les supports nécessaires des civilisations ; elles impriment une orientation aux idées et seules peuvent inspirer la foi et créer le devoir. Les peuples ont toujours senti l’utilité d’acquérir des croyances générales, et compris d’instinct que leur disparition devait marquer pour eux l’heure de la décadence. Le culte fanatique de Rome fut la croyance qui rendit les Romains maître du monde. Cette croyance morte, Rome dut périr. C’est seulement lorsqu’ils eurent acquis quelques croyances communes que les barbares, destructeurs de la civilisation romaine, atteignirent à une certaine cohésion et purent sortir de l’anarchie. Ce n’est donc pas sans cause que les peuples ont toujours défendu leurs convictions avec intolérance. Très critiquable au point de vue philosophique, elle représente dans la vie des nations une vertu. » [5]

Suivant ce modèle, l’on peut anticiper, comme je l’ai écrit à plusieurs reprises [6], un effondrement du régime suivi d’une période d’anarchie qui ne prendra fin que lorsque les Français, sous l’impulsion d’un homme ou d’un groupes d’hommes, retrouveront une croyance collective capable de les unifier à nouveau. Cette désunion des Français ne date pas d’hier, elle a pour origine la Révolution de 1789 qui a opposé durant plus de deux siècles catholiques et révolutionnaires, républicains et monarchistes, dreyfusards et anti-dreyfusards, gaullistes et anti-gaullistes, gauchistes et droitards…

 

L’implosion du Front national et l’avenir de la droite souverainiste

 

Le Front national ne fait pas exception. Lui aussi subit les conséquences de la mort des idéologies modernes. La défaite de Marine Le Pen n’a fait que mettre en exergue la ligne de fracture à l’intérieur du parti.

Le Front national se dirige vraisemblablement vers une implosion qui donnera naissance à deux partis distincts : un parti néoconservateur identitaire et libérale sur le plan économique (purgé des ses éléments antisionistes et judéo-critiques) comme le souhaite Robert Ménard. Et un parti gaullo-chevènementiste que pourrait fonder Florian Philippot – un indésirable qu’Alain Finkielkraut soupçonne d’être trop proche idéologiquement d’Alain Soral [7] – que ses petits camarades poussent vers la sortie à cause de sa ligne (centrée sur les questions socio-économiques et la sortie de l’euro) qui aurait causée, d’après eux, la défaite du Front.

Robert Ménard – dont l’avocat n’est autre que l’ultra-sioniste membre du CRIF Gilles-William Goldnadel, aussi conseiller en dédiabolisation de Marine Le Pen et qui a travaillé à son rapprochement avec Israël [8] – déclarait sur France Inter le 4 mai 2017 (entre les deux tours de l’élection présidentielle) :

« Je suis contre la sortie de l’euro, c’est un de mes désaccords avec le Front national, comme je suis contre la sortie de l’Union européenne. Je trouve que ce n’est pas la bonne solution, qu’on a bien d’autres problèmes qu’on peut régler sans sortir de l’euro. »

Le « souverainiste » Éric Zemmour se dévoilera totalement en prenant la même position que Ménard sur la question de l’euro. Le 12 mai 2017, il écrit dans Le Figaro :

« Un économiste brillant, Jacques Sapir, homme de gauche et pourfendeur talentueux de l’euro, a convaincu ses nouveaux amis, Marine et Florian, que tout était possible. Que le rapprochement des deux rives, comme disait Chevènement, pourrait s’opérer autour d’un ennemi commun : l’euro… Jacques Sapir gère le cerveau de Florian Philippot, qui gère le cerveau de Marine Le Pen. Trio infernal. Trio de l’échec. »

Éric Zemmour, comme Robert Ménard et Finkielkraut (qui le fait sous un autre angle), attaque Philippot et son projet de sortie de l’euro. Ce qu’appelle Zemmour de ses vœux, c’est la création d’un parti néoconservateur et libéral faisant jonction avec les pseudos identitaires des Républicains comme Laurent Wauquiez et Nadine Morano. Le but étant d’empêcher toute émancipation véritable de la France qui est privée de ses organes de souveraineté par l’oligarchie judéo-protestante, israélo-angloaméricaine via l’Union européenne et l’OTAN.

Ce à quoi œuvre Éric Zemmour, comme je l’expliquais lors d’un entretien du 12 mai 2017 [9] – trois jours plus tard, Jacques Sapir fit (ou reprit) exactement la même analyse dans un texte où il répond à Zemmour [10] –, c’est à la neutralisation de toute la France de droite, identitaire et catholique, par un parti politique identitaire. C’est précisément le rôle que joue à gauche Jean-Luc Mélenchon.

L’on voit ici toute la contradiction de la position de ce néo-FN en devenir : défendre l’identité française tout en se réclamant du libéralisme économique ; celui-là même qui, par le libre-échange mondialisé, réduit à peau de chagrin toutes les identités traditionnelles, notamment par l’immigration massive dont l’effet est double : la destruction de la culture du pays « d’accueil » et le déracinement des populations migrantes conduites justement à émigrer à cause du système libérale, notamment financier, qui appauvris ce qu’on appelait le Tiers-monde.

Lorsque ce parti identitaire, libérale et néoconservateur sera créé, Marion Maréchal-Le Pen, qui est encadrée par Gilbert Collard et Robert Ménard, pourra alors faire son « grand retour » en politique et jouer le rôle (au sens théâtral du terme) d’une Jeanne d’Arc des temps modernes, l’égérie de cette formation politique.

Mais pour ceux qui croiraient que cette droite inclus le catholicisme dans l’identité française, qu’ils se détrompent, il s’agit d’une identité républicaine comme le dit très clairement Marion Maréchal-Le Pen :

« La question identitaire permet de transcender les clivages. Elle comporte une dimension abstraite, c’est vrai avec des symboles, la Marseillaise, la devise (républicaine : Liberté Egalité Fraternité), notre patrimoine républicain, et une dimension charnelle, notre terroir, notre gastronomie, la pierre locale avec laquelle on construit sa maison. » [11]

Vincent Peillon et Jean-Luc Mélenchon n’aurait pas dit mieux…

Si Ménard, Collard et Zemmour (qui est un ami de la famille) ne suffisent pas pour gérer le cerveau de Marion Maréchal Le Pen et la maintenir sur le droit chemin républicain, l’on pourra toujours faire appel à l’ami et conseiller occulte de Jean-Luc Mélenchon [12] : Patrick Buisson.

Comme je l’écrivais plus haut, le rôle de la droite identitaire est précisément le même que celui de l’extrême gauche. Continuer à neutraliser les Français en les maintenant dans la division républicaine gauche/droite. Et à la manœuvre, nous retrouvons les mêmes individus à la solde des mêmes réseaux, à gauche comme à droite ; car la division politique ce n’est bon que pour le bas peuple… En effet, comme le rapporte le journal Marianne (le 18 mars 2015) :

« Patrick Buisson, l’homme au dictaphone, était donc non seulement le conseiller occulte de Nicolas Sarkozy mais aussi celui de Jean-Luc Mélenchon. Vous lisez bien. De Jean-Luc Mélenchon ! C’est ce qu’affirment en tous cas deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et Vanessa Schneider, dans leur livre "Le Mauvais Génie". »

Les deux journalistes en question expliquèrent que :

« Mélenchon a pris l’habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service… Lorsque l’ami Jean-Luc Mélenchon se décide à concourir à la présidentielle (de 2012), son conseiller occulte le convainc chiffres à l’appui, qu’il a un espace à conquérir à gauche du PS. » [13]

Patrick Buisson dira d’ailleurs tout le bien qu’il pense de la campagne présidentielle menée par Jean-Luc Mélenchon en 2017 :

« En 2012, Mélenchon s’est en effet posé comme le chantre d’une France multiculturelle. Or, aujourd’hui, il se positionne davantage comme le candidat d’une France multiethnique, évacuant ainsi la dimension multiculturelle. Cette évolution est le résultat d’une vieille interrogation de sa part… Mélenchon est, avec Marine Le Pen, le seul à véritablement parler de religion dans cette campagne. Il adopte un discours qui emprunte des symboles à la spiritualité… Si le christianisme est le refus de la domination absolue de la marchandise, c’est-à-dire ce que la Bible condamne comme le culte des idoles, Mélenchon est plus chrétien que Fillon lorsque celui-ci se rend à Las Vegas ou entend faire de la France une smart nation. » [14]

C’est au terme de ce cirque démocratique animé par les partis politiques que débutera la politique réelle et conséquente. À défaut d’avoir supprimé les partis comme le suggérait Simone Weil, attendons que l’Histoire, qui s’accélère, les enterre.

Youssef Hindi

Notes

[1] Sur le messianisme républicain et socialiste voir : Youssef Hindi, La mystique de la laïcité, 2017, Sigest.

[2] Sur l’origine religieuse de la décomposition du système politique français voir : Emmanuel Todd, Après la démocratie, 2008, Gallimard.

[3] Gustave Le Bon, Psychologie des foules, 1895, édition publiée par Félix Alcan, 1905, pp. 88-89. iv Simone

[4] Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques, 1940.

[5] Gustave Le Bon, op. cit., p. 84.

[6] Voir mon article « La fin de la démocratie », 25/01/2017, Arrêt-Sur-Info : http://arretsurinfo.ch/la-fin-de-la...

[7] Le 30 avril 2017 sur RCJ : https://www.youtube.com/watch?v=LXw...

[8] http://www.lexpress.fr/actualite/po...

[9] Autopsie de l’élection présidentielle (Vernochet, Hindi) : https://www.youtube.com/watch?v=Olo...

[10] Jacques Sapir, Réponse à Zemmour, 15/05/2015, Russeurope : http://russeurope.hypotheses.org/6002

[11] http://www.medias-presse.info/mario...

[12] https://www.marianne.net/politique/...

[13] https://www.marianne.net/politique/...

[14] http://www.lefigaro.fr/elections/pr...

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31 Commentaires

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  • #1737956

    Très bonne analyse, qui une fois le tumulte électoral passé, permet d’y voir plus clair. Le problème est que les partis seront présents encore un temps, à vrai dire aussi longtemps que durera le régime, puisque tous vivent de ce système qui leur offre une rente perpétuelle...
    En conséquence, on est bien obligé malgré nous de choisir parmi les moins mauvais, ne serait-ce que pour ne pas laisser tous les postes à l’ennemi... En France les partis ne meurent jamais ; pour l’essentiel les partis de gauche remontent à la IIIe République, ceux de droite à la IVe, mais tous sont encore là même s’ils ont changé de nom et même si certains ne représentent plus rien sur le plan électoral...
    Les nouvelles structures de type France Insoumise, En Marche, puis à droite on verra après les législatives puisque la droite a toujours un train de retard, ne feront pas disparaître les anciens partis loin de là ; c’est toujours le millefeuille français sur lequel on ajoute sans jamais supprimer les structures antérieures devenues obsolètes (clientélisme rentier oblige...)
    L’expérience du FN montre bien que créer un ou des nouveaux partis pour lutter contre les partis en place est inutile et vain, tant la force d’attraction de ce système bien rôdé parvient à corrompre tôt ou tard les hommes ayant les meilleures intentions.
    Youssef a raison, ce qui viendra à bout du pouvoir des partis et du "crétinisme parlementaire" c’est l’effondrement du système lui-même, suite à l’effondrement de ses bases idéologiques. La première d’entre elles est de cesser de raisonner en terme de "gauche" ou de "droite", mais de raisonner en "national". Car bien évidemment, "tout ce qui est national est notre".

     

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  • #1737971
    Le 1er juin à 18:59 par Indépendances nationales
    La mort des idéologies modernes et des partis politiques

    Youssef Hindi nous dit que pour qu’une société fonctionne de façon archique (ordonnée), il faut que le peuple croit en un avenir meilleur, soit de son vivant (croyances matérialistes) soit après sa mort (croyances religieuses). Et que c’est ensuite de ces croyances que naissent des structures sociales et des modes d’organisation solides et pérennes.

    Mais il ne nous dit pas d’où viennent ces croyances ni pourquoi elles apparaissent ou disparaissent. On peut croire qu’elles sont issues du hasard, ou bien du génie de certains grands esprits.

    Ou bien encore des modes de production et surtout des rapports entre le Capital et le Travail (eux-mêmes très déterminés par le niveau scientifique et technique) : en gros, l’esclavage a produit les polythéismes, le servage les monothéismes et le salariat les progressismes (libéral ou d’Etat).

    On a donc non pas 2 mais 3 étapes successives : (1) les conditions de production => (2) les croyances en un avenir meilleur les plus adaptées => (3) les structures sociales (familiales, politiques, professionnelles, culturelles,...) les plus adaptées. Et celles-ci modifiant à la longue les conditions de production, on revient peu à peu au début du cycle : il faut alors modifier les croyances puis l’organisation sociale (familiale, politique, etc.).

    Tout cela se fait progressivement, avec parfois des chevauchements insolites (croyances persistantes malgré les conditions de production correspondantes déjà disparues ; structures sociales persistantes malgré les croyances correspondantes déjà mortes).

    Le bouleversement actuel est que les conditions de production n’annoncent plus un avenir radieux mais plutôt des catastrophes (économiques, écologiques, climatiques, démographiques,...). Il s’en suit que la croyance en un Progrès-apportant-forcément-le-bonheur-à-tous est fortement ébranlée, sans être encore remplacée (malgré le développement du transhumanisme). Par suite, les structures (notamment politiques) sont déstabilisées.

    Il est notable que le mouvement à la mode en France se dise simplement "En marche", sans préciser vers où ou quoi, chacun pouvant y projeter ses propres aspirations.

    Aujourd’hui, prédire le paradis après la mort séduit surtout une masse inculte (éventuellement sous Captagon...) ; et prédire le paradis après avoir produit et consommé sans limites est de moins en moins crédible. Bien malin alors celui qui peut dire ce que sera l’éventuelle nouvelle croyance unificatrice !

     

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    • #1738051

      L’Amour ! (de l’être ... parce que l amour tout seul ca fait moins de 10 caracteres et c’est pas autorisé ...)

       
    • #1738120
      Le 2 juin à 01:04 par Amédé Labonté
      La mort des idéologies modernes et des partis politiques

      « l amour tout seul ca fait moins de 10 caracteres et c’est pas autorisé ... »

      A un caractère d’imprimerie ça passait !

      Remarque, c’est pas plus mal cette contrainte. L’amour tout seul c’est quand même, hormis l’amour de soi, un peu se faire briller le nombril.

      Bon sur le fond si l’amour est la nouvelle croyance, on se demande ce qui n’en était pas qui a précédé la nouvelle croyance ?

      Et, si c’est nouveau ça veut dire que ça n’existait pas sinon ce serait ancien. Voyez ?

      Alors faudrait voir à être un peu plus précis dans le terme utilisé pour un peu plus de clarté si on veut pas se faire croire qu’on croit voir du nouveau où là c’est du vieux.

      Parce que déjà dans l’amour ancien on était sûr de rien, qu’on va pas se compliquer le cerveau avec l’amour nouveau, dont on ignore tout et ne sait rien. Voyez... Où ça peut mener à trop croire que l’Amour est une croyance. Parce que faudrait voir à pas plus aimer la croyance en l’amour que l’amour lui-même. Surtout qu’on sait même pas à quand remonte la croyance ancienne de l’amour, qu’on saurait pas dater la nouvelle avant d’avoir concilié en Concil la ratification de l’inexistance de l’Amour qui permettrait de certifier quand l’Amour est né.

      Tout cela est fondamental pour distinguer l’image qu’on se fait de l’amour et le fait de faire l’amour (si affinité conciliailaire) au nom de l’Amour.

      Parce que sinon on se croirait aimer et être aimé alors qu’on amalgamerait de bonne foi, rien de crapuleux, Amour et Sexualité (AS). Ce qui imposerait pour un plus grand discernement, une réflexion approfondie poussée sur l’association dissociative entre eux (l’AS). En effet, ça rassurait bien du monde de savoir ce qui est autorisé ou pas dans la nouvelle croyance.

      Voilà, c’était bien agréable de monologuer avec vous tous dans la grande famille A nous (klein d’oeil à Fredo).

       
  • #1738004

    L’anarchie selon Gustave LeBon semble toute relative, je ne suis pas sûr que sa conception de l’anarchie soit la même que celle du commun du mortels, mais bon,

    Enfin, les partis identitaires vont bien être obligés, pour être crédibles, d’aborder la notion de race, blanche en l’occurrence, ils ne vont pas pouvoir se retrancher éternellement derrière les valeurs catholiques de la France, la tradition, etc...quand ca adviendra,ce sera très clivant....je vois mal le mouvement identitaire déboucher sur autre chose que du terrorisme, ce qui est assez dommage. (ou sa neutralisation par la politique,oui).

    Je pense que le futur est très incertain sur ces sujets, est ce que tout ça va disparaitre, ou bien muter, ou autre ?
    Si le mouvement actuel est à l’affaiblissement des partis, ce n’est pas forcément définitif, et ça pourrait revêtir d autres formes dans le futur.

     

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  • #1738005

    Bien au contraire, le socialisme est plus que jamais triomphant. Une mue n’est pas une mort, mais un nouveau commencement, un renouveau.

     

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  • #1738117

    Qu’est ce que M.Hindi va opposer aux idéologies matérialistes ? l’Islam ?
    Il ne parle que très peu de lui,et c’est tout à son honneur, mais la critique des idéologies matérialistes ne vaut que si on lui propose une alternative.

    Même l’Islam le plus intellectuel, tolérant, compréhensif ne saurait fournir une réponse collective aux défis sociaux actuels que nous recontront, pas plus que les autre religions.

    Retourner vers la religion peut être bénéfique à titre personnel, ou comme choix politique collectif, quand c’est applicable.
    Mais à priori ce n’est pas applicable dans nos sociétés.

     

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    • #1738304

      Mr Zemmour se cache derriere un pseudo et tente de faire dévier une analyse éfficace en faisant emprunter un chemin semmé d’obstacles sémantiques à son lecteur.
      Vous etes un vrai Zemmour. Un petit diable qui vient poser un prisme à l’homme pour lui faire dévier son chemin de sa raison.

      Laisser l’identité de Hindi, sa religion et même le faite que c’est le même Dieu d’une religion a l’autrr. Elle n’a aucune place ici sauf si vous souhaitez le conflit. Le cas échéant, vous gagner.

       
  • #1738256

    Laissons de coté ces idéologies modernes et ces partis politiques.
    Commençons par nous, changeons !

     

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  • #1738341
    Le 2 juin à 13:38 par de passage
    La mort des idéologies modernes et des partis politiques

    Certes, Philippot à fait une bonne chose majeure au FN : maintenir la flamme de l’indispensable combat pour la souveraineté monétaire (déjà au programme 2002 de JMLP).

    Le problème c’est le reste du programme économique qu’il a imposé est irréaliste. Je prends 3 exemples concrets :

    La retraite par répartition à 60 ans : intenable pour une raison évidente, ce système à été conçus par les gaulliste dans un contexte de démographie vigoureuse.
    De plus il est immoral : il s’agit de faire payer la retraite de ceux qui n’ont pas fait ou mal éduqué d’enfants par les enfants de ceux qui ont eut le sérieux de fonder un foyer stable : au moins 3 enfants, priorité totale à leur éducation (tant intellectuelle que morale).

    Les "35h, congés à gogo et rtt", les contre exemples flagrants existent, que ce soit la Suisse (qui contrairement aux calomnies ne dépend qu’a 18% de son secteur financier) ou l’Autriche. Les revenus y sont aussi élevés que le chômage est bas. Vous pouvez arguer que la vie est chère mais si on compare à qualité de vie égale c n’est pas pire que les derniers quartiers à majorité blanche de Paris.

    Ne pas oser une forte TVA sociale qui résout pourtant beaucoup de problèmes. En remplaçant le financement de la secu et des retraites sur le travail par celui sur la consommation.
    L’assiette est juste : tout le monde paye au prorata de sa consommation.
    Cela règle l’injustice entre PME (qui actuellement payent charges et impôts exorbitants sur place) et multinationales (qui delocalisent emplois et bénéfices).
    C’est moins à payer au final pour les producteurs qui vivent de leur travail et plus pour les rentiers (des aides sociales ou du capital).

    Alors refuser les reniements (soupçonnés) du FN sur la souveraineté : OUI mais soutenir la politique économique démago de l’artisan des reniements sur la famille et l’identité : NON.

    Un énarque fait toujours pari du problème en économie, jamais de la solution.

     

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  • #1738480

    Merci à Youssef, et à E&R pour cette excellente analyse. Lorsque l’on commence à la lire, on va au bout sans problème.

     

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  • #1738539
    Le 2 juin à 19:46 par Richard_Coudenhove-Kalergi
    La mort des idéologies modernes et des partis politiques

    " C’est ce qui explique pourquoi, en 2007, le candidat de la droite libérale, Nicolas Sarkozy, à peine élu, recrute des membres du Parti socialiste."
    .
    En êtes-vous certain ? N’est-ce pas l’infiltration de réseaux atlantistes dans les structures politiques à droite et à gauche qui ont conduit Sarkozy à sortir de leur planque les infiltrés de tous bords politiques, afin de participer à son gouvernement ?
    Qui dit "libéral" économiquement parlant, dit que le pouvoir de l’argent prime sur tout, et dit aussi atlantiste, car la planche à faux billets est aux E.U.

     

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  • #1738908

    Où sont les propositions concrètes ?

     

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