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Le naufrage de la social-démocratie européenne

Le diktat arraché à la Grèce par l’Eurogroupe et la Commission européenne est une tragédie pour la Grèce.

Cet accord ne réglera rien et va même empirer la crise que la Grèce connaît. La dette de la Grèce n’était pas soutenable en 2010. Elle ne l’était pas en 2012. Elle ne l’est toujours pas après ce diktat. La solvabilité du pays n’est nullement assurée car la viabilité de l’économie n’est pas assurée. Ici se trouve une évidence, niée par les négociateurs de Bruxelles, qu’un pays ne peut rembourser que ce que son économie lui permet.

En fait, c’est même l’inverse qui apparaît le plus évident, car les mesures imposées dans ce diktat, combinées avec les conséquences de la politique de la Banque Centrale Européenne, vont aggraver la crise économique en Grèce. Mais, les conditions qui ont entouré ce désastre ont des conséquences qui dépassent la Grèce. Nous assistons aujourd’hui au naufrage de la social-démocratie européenne et à un moment charnière pour ce que l’on appelle la « gauche radicale ».

Le naufrage de la social-démocratie européenne

La social-démocratie européenne, avec son grand rêve d’une Union européenne réformée, d’un euro dit « de gauche », a sombré entre les derniers jours de juin et les premiers de juillet [1]. La social-démocratie européenne s’est révélée être une force d’imposition de l’austérité, une force qui a contribué à écraser une tentative pour construire un autre chemin économique en Europe. Ce naufrage n’a qu’un précédent : celui d’août 1914, ou mieux encore 1918. Comme à cette époque, la social-démocratie allemande est bien entendu la première à sombrer. Le fantôme de Ebert, et de sa collaboration avec Noske, est revenu hanter les couloirs de la chancellerie à Berlin [2]. La collusion entre le SPD et la droite allemande à propos de la Grèce a été évidente [3]. Que l’on se souvienne des déclarations d’un Martin Schulz, appelant au renversement d’un gouvernement, le gouvernement grec, démocratiquement élu, ou les déclarations tout aussi calamiteuses d’un Sigmar Gabriel, le dirigeant du SPD, allié d’Angela Merkel au sein du gouvernement allemand. Mais ce phénomène dépasse, et de loin, le cas de l’Allemagne. En Grande-Bretagne, les événements de ces derniers jours ont aggravé la crise latente au sein du Labour déjà mal remis de l’épisode Tony Blair [4]. Ces événements vont aussi aggraver la crise interne du PD en Italie, parti rassemblant depuis une partie des anciens « eurocommunistes » jusqu’au centre-gauche issue de la démocratie chrétienne. On pourrait multiplier les exemples.

Lire la suite de l’article sur russeurope.hypotheses.org

Voir aussi, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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8 Commentaires

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  • #1234405
    le 23/07/2015 par anohymnenational
    Le naufrage de la social-démocratie européenne

    il a toujours un train de retard celui la , le naufrage de la social democratie est presque aussi
    ancien que celui du titanic . les socialistes n’utilisent meme plus ce concept d’ailleurs
    moins ils sont obligés d’aller sur le champ de la theorie politique mieux ils se portent
    les partis du systeme ont muté depuis un bon moment ,nous sommes dirigés par des technocrates et des lobbystes en attendant comme en ukraine de l’etre par des oligarques

     

    • #1234483

      Très bien résumé. Le politique est mort depuis longtemps : plus de pouvoir politique, plus d’essence du politique, plus de corps politique. On est dans une autre dimension, celle de la putréfaction du cadavre.
      Il est d’une naïveté, ce Sapir...


  • #1234441
    le 23/07/2015 par Francois Desvignes
    Le naufrage de la social-démocratie européenne

    Miaou.

    Plutôt que de miauler, il devrait se réjouir.

    La Grèce ne peut pas rembourser
    La Grèce ne remboursera pas
    La Grèce va finir par mettre un beau drapeau
    La carotte va provoquer une brèche béante dans l’insolvabilité naissante du reste de l’Europe
    L’Europe va devenir aussi insolvable que la grèce
    L’europe va exploser : l’euro d’abord, l’UE ensuite.

    C’est ce qu’on veut, nos ennemis aussi, mais pour des raisons différentes :

    - Nos enenmis pour justifier la guerre-créatrice d’inflation-qui rembourse la dette et totalise leur pouvoir
    - Nous, pour, prenant le pouvoir, virer nos enenmis au besoin par la guerre.

    C’est cela que peu de gens comprennent :

    - Nos ennemis veulent la guerre pour conserver et totaliser leur pouvoir
    - Nous voulons leur faire la guerre pour les éliminer afin de ne pas devenir leurs esclaves

    La discussion n’est ni sur le but ni sur les opportunités à saisir pour le réaliser (dans la guerre permamente, toutes les opportunités sont bonnes et quand elles n’existent pas on les fabrique comme au mois de janvier) mais seulement sur la manière de faire la guerre (c’est là où certains dont Sapir ont un train de retard)

    - Nos ennemis veulent toutes les guerres jusqu’à la guerre totale pour justifier leur pouvoir totalitaire
    - Nous ne voulons que la guerre nécessaire et efficace à l’ élimination de nos ennemis

    Vous voyez nous sommes beaucoup plus moraux que nos ennemis donc beaucoup trop faibles

    Notre faiblesse nous tuera : au sens propre.


  • #1234445
    le 23/07/2015 par Themistocles
    Le naufrage de la social-démocratie européenne

    Il est clair que le business-plan des différents états de l’Euro-groupe devrait être blackboulé par n’importe quel financier cohérent.

    Les même banques qui proposent cet Euro-plan rejettent les business-plans d’un tas de PME pourtant plus "bankables" que l’Eurogroupe.


  • #1234477

    Sapir prend la peine de faire un historique et aussi d’avoir une réflexion sur les dérives de nos politiques vers la politique business (pour résumer et rester polis)
    De là à dire qu’il a "toujours" un train de retard...par rapport à toi camarade Troll ?

     

    • #1234716
      le 24/07/2015 par anohymnenational
      Le naufrage de la social-démocratie européenne

      @ taz , vu les vocables que tu utilises pour designer les autres commentateurs ,il n’y a pas longtemps que tu as cessé de jouer a la playstation alors evidement ce que dit sapir est tout nouveau pour toi
      et tu n’es pas en mesure de critiquer ses propos faute de culture et de maturité politique


  • #1234519

    Jacques Sapir prend enfin conscience que les oligarques des partis politiques sont pourris jusqu’à la moelle. Mais il a la naïveté de croire que les oligarques des partis de la gauche radicale sont moins pourris. Son amour de la République, le contraire de la démocratie, l’aveugle !

    Vive la démocratie et le Conseil National de Transition de la France !


  • #1234611

    Au sujet de la grèce, à méditer ce dicton de nos anciens :
    On ne peut sortir du sang d’une pierre