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"Le pouvoir politique, transféré vers des instances où personne n’a jamais été élu"

Alain Madelin et Gérard Longuet, que vous avez bien connus lorsqu’ils étaient de jeunes spadassins, ont fini par devenir ministres. Pour finalement constater que le véritable pouvoir était plus détenu par des administrations censées leur obéir, mais qui ne leur obéissaient pas… Aujourd’hui, en politique, où est le pouvoir ?

Alain de Benoist : Beaucoup de gens ont aujourd’hui une conception du pouvoir qui remonte au XIXe siècle. Un parti politique cherche à remporter la majorité pour s’emparer du pouvoir. Quand il est au pouvoir, il met en œuvre son programme. Le champion (ou la championne) devient ainsi un sauveur ! Malheureusement, ce n’est plus du tout de cette façon que les choses se passent. Les anciens ministres que vous citez, et bien d’autres avant eux, n’ont cessé de le constater : la marge de manœuvre dont ils disposent après être « arrivés au pouvoir » n’a cessé de se restreindre comme peau de chagrin. Cela ne veut pas dire qu’ils sont totalement impuissants, mais que leur liberté d’action se heurte à des contraintes de toutes sortes qui la limitent ou l’entravent de façon toujours plus étroite.

Le pouvoir a par ailleurs quitté depuis longtemps ses instances traditionnelles. Se demander où est le véritable pouvoir, c’est se demander où se prennent les décisions. La grande question en politique est : qui décide ? « Est souverain, écrivait Carl Schmitt, celui qui décide dans le cas d’exception. » En quelques mots, tout était dit. Le pouvoir d’État, aujourd’hui, est en grande partie devenu un pouvoir auxiliaire ou subordonné. Ceux qui détiennent le véritable pouvoir appartiennent à des cénacles extra-étatiques et même extra-territoriaux. Ces cénacles comptent beaucoup plus de nommés ou de cooptés que d’élus. Et ce sont eux qui décident. C’est l’une des causes de la crise de la démocratie représentative, qu’il vaudrait d’ailleurs mieux appeler démocratie substitutive, puisqu’elle substitue à la souveraineté populaire le seul pouvoir de ses supposés représentants.

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15 Commentaires

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  • B. Voltaire est un tres bon site que je decouvre tous les jours avec plaisir ! Un site patriote et Europeen mais contre EU....Tout pour me plaire

    http://www.bvoltaire.fr/stephanbrun...

     

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  • @farido :

    ce n’est pas tant les banques ...

    mais tout ces "Enarques" et autres "Grandes écoles" qui forment l’état dans l’état , le détenteur du pouvoir dans les faits en lieu et place des élus ...

    Souvent d’ailleurs ces élus sont eux-mêmes des énarques , des grands commis de l’état , tout en étant des élus
    (petit rappel , la LOI française impose un contexte simple = "NUL ne peut être Juge et Partie" ...)

    ainsi , il semble beaucoup trop tard pour se plaindre , le mal est fait ! nos chers élus se tapent sur le ventre du mauvais tour qu’ils ont joués à la République et à son esprit , entre un repas fin et un cognac de 50 ans d"âge , le tout aux frais du contribuable-électeurs-pigeon , bien sur ...

    prenons un exemple simple , voir simpliste : le cas Hollande ( son ex , Marie-Ségolène est exactement dans le même cas ) un triste sir qui a comme toute carrière réelle , un passage d’une dizaine de minutes au Conseil d’Etat , allons c’était Noel il y a peu ... disons une journée ...
    cela ne l’empêchera de toucher une retraite pleine pour une carrière qu’il n’a que légèrement commencée (grâce soit rendue aux mesures "Kivonbien" par des amis députés visant les mêmes buts ) ... en cumulant les diverses indemnités des différents mandats .... il aura un retraite qui sera supérieure à ce qu’il touchait quand il était en fonction ...

    elle n’est pas belle la vie , vue de cette manière ?

    le pendant de ce cas est simple à comprendre = Avoir un réseau de gens qui jouent pour exactement les mêmes avantages , les mêmes poncifs éculés , les mêmes indemnités parlementaires , Avoir une foultitude de personnes "remerciées" par un poste ici ou là ...

    car ce sont eux qui ont LE VRAI POUVOIR ... les ministres changent , les fonctionnaires restent ... ils finissent donc par prendre les rênes des choses ,, SURTOUT quand ils sont eux-mêmes élus , ou ont étés élus ou pensent à l’être un jour ...

    ce faisant , pour asseoir leurs pouvoirs , ils "passent" facilement sur les turpitudes des gens de banques , car ils ne peuvent ni ne veulent se priver de leurs soutiens ...

    si on ajoute les Journalistes (certains) alors on tombe dans la "Trilogie sacrée" Un détient le Vrai pouvoir , un autre les moyens du pouvoir et le dernier : la notoriété du pouvoir ...

    pourquoi alors s’étonner que notre pays soit irréformable ? cette trilogie y aurait beaucoup trop à perdre ! ;-))

     

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  • L’avenir que l’Empire nous construit est un authentique Cauchemar. Il est hors de doute que le peuple Français va se soulever car, partout, à tous les étages de la société, les citoyens n’en peuvent plus. L’Empire a franchi la ligne rouge.

     

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    • Il faudra juste nous surveiller mutuellement, lors du soulèvement, pour ne pas nous foutre sur la tronche entre nous. Le Système tente désespérément de nous monter les uns contre les autres, à nous de faire gaffe et de ne pas céder à des pulsions primaires. Le slogan de Coluche, c’était Tous ensemble pour leur foutre au c..l. Il est plus que jamais d’actualité.

       
  • Sachant que même lorsque nos décideurs sont élus et dès la cérémonie d’investiture passée, ils oublient bien vite promesses et volonté populaire à l’heure d’appliquer les directives de leurs maîtres lobbys. La constitution protège toute cette bande d’escrocs. Elle sert comme dirait Etienne Chouard à organiser l’impuissance du peuple.
    Nous sommes dans tous les cas bien loin de la démocratie athénienne.
    Ce n’est pas tant les non-élus aux commandes qui m’offusquent, sinon la forme de notre constitution !

     

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  • @le corbeau

    bonjour, je vous rejoins sur votre argument. C’est à se demander pour le compte de qui ce site ("bvotaire") navigue t’il !

     

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  • Et alors ? la France fut elle-même gouvernée des siècles durant par des monarques non élus...
    Le moment que nous vivons aujourd’hui en vaut bien un autre.

     

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