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Le président Macron sera au 75e anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv’

"Ce qui s’est passé le 16 juillet 1942 ne peut être pardonné"

Le 16 juillet 1942, c’était la rafle du Vel’ d’Hiv’. Comment oublier ? Chaque année, chaque mois, chaque semaine, chaque jour, la famille Klarsfeld, dont c’est devenu le cœur de métier, nous le rappelle. Ce jour-là, des milliers de juifs en majorité non français ont été raflés par la police française sur les ordres des autorités allemandes et emmenés dans le vélodrome parisien, avant d’être dispatchés dans les camps de Drancy ou de Beaune, puis déportés en Pologne.

 

Le Monde Juif, qui n’a rien à voir avec le journal Le Monde, même si ce dernier est très impliqué dans le travail de mémoire à géométrie invariable, nous signale que le président de la République en personne a adressé une lettre à Serge Klarfeld, le chasseur de nazis de moyenne et petite importance (les nazis importants ont été sauvés par les Américains), dans laquelle il affirme :

« Ce qui s’est passé le 16 juillet 1942 ne peut être oublié, ne peut être pardonné et ne doit plus jamais advenir. Face au relativisme, face au négationnisme, la transmission de cette mémoire et plus que jamais nécessaire. »

Les chanceux du Monde juif ont même eu copie de la lettre historique, qui a été tweetée par l’héritier de la boutique familiale, Arno :

 

 

Macron assistera donc à la cérémonie au Vélodrome d’Hiver, à ne pas confondre avec le Cirque d’Hiver où ont lieu les spectacles de cirque (Pinder, Bouglione). Là, il s’agit de choses sérieuses, pour adultes. Mais aussi pour les enfants, car personne, qu’il soit petit ou grand, ne doit oublier.
Le journaliste du Monde juif rappelle les stats de l’événement :

Le 16 juillet 1942, 13 152 français juifs ont été arrêtés par la police française sous les ordres de René Bousquet dont 4 115 enfants de moins de 16 ans. Sur décision de René Bousquet, les femmes et les enfants furent également raflés, avec l’accord et l’appui du Marechal Pétain.

Sur Wikipédia, on apprend que :

La circulaire du 13 juillet 1942 de la préfecture de police signée d’Émile Hennequin indique que la rafle vise les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques, russes (soviétiques et réfugiés, c’est-à-dire Blancs et Rouges) et apatrides, âgés de 16 à 60 ans pour les hommes et de 16 à 55 pour les femmes, ainsi que leurs enfants.
Dix dérogations sont néanmoins prévues :

- les femmes enceintes dont l’accouchement serait proche ;
- les femmes nourrissant au sein leur bébé ;
- les femmes ayant un enfant de moins de 2 ans, c’est-à-dire né après le 1er juillet 1940 ;
- les femmes de prisonniers de guerre ;
- les veuves ou veufs ayant été mariés à un non-juif ;
- les juifs ou juives mariés à des non-juifs, et faisant la preuve, d’une part de leurs liens légitimes, et d’autre part, de la qualité de non-juif de leur conjoint ;
- les juifs et juives porteurs de la carte de légitimation de l’Union générale des israélites de France (carte de couleur bulle ou jaune clair).
- les juifs ou juives dont l’époux légitime est d’une nationalité non visée par la circulaire ;
- les parents dont l’un au moins des enfants n’est pas juif ;
- les enfants de moins de 16 ans, dont un membre de la famille bénéficie de la dérogation.

La rafle a donné lieu l’année dernière à une grosse polémique dans le monde juif (la communauté, par le site) lorsque Zemmour, invité par le rabbin Bernheim à parler de cette histoire, a mis les pieds dans le plat en insistant sur le fait que l’écrasante majorité des juifs déportés de France entre 1942 et 1944 étaient étrangers. Ce qui n’enlève rien au crime, mais qui relativise la culpabilité de l’État français. Une culpabilité à laquelle les Klarsfeld tiennent énormément, on l’a vu. Zemmour, courageusement, s’opposera à ce qu’il considère comme un abus historique.

L’autre polémique porte sur les conséquences de la déportation, et la connaissance du sort funeste des déportés. Sur ce point, toujours en question, les Rita Mitsouko ont fait une chanson, ce qui dédramatise un peu le débat. On rappelle que la chanteuse Catherine Ringer est fille d’un juif polonais qui a connu 9 camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale ! Catherine quittera la maison à 13 ans et montera ce groupe avec son ami et guitariste Fred Chichin, décédé prématurément en 2007.

 

 

Comme quoi on peut parler de la Shoah sans soulever les communautés les unes contre les autres, sans en faire un argument de vengeance ou de réparation sur le dos des morts ni se retrouver devant un juge à chaque question. Une bonne réconciliation nationale sur le sujet ferait le meilleur des biens à tout le pays, qui a d’autres chats à fouetter : le chômage programmé, la « libéralisation » du travail, la corruption des politiques, la désindustrialisation au profit de l’Allemagne, l’espionnage américain, la trahison des éltes, le pouvoir anormal des lobbies, sujets ô combien modernes et qui parlent aux Français !

Une shoah usée jusqu’à la corde, une corde au cou du peuple français,
lire chez Kontre Kulture

 

La shoah instrumentalisée à toutes les sauces possibles et imaginables,
voir sur E&R :

 



Article ancien.
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