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Nouveauté Kontre Kulture : La Réification de la parole et autres fictions, de Damien Viguier

Parmi les critères qui différencient les peuples dits sauvages des sociétés civilisées, on trouve l’existence du Droit.

Censée organiser la société, régler les conflits selon des règles connues de tous, la Loi est le reflet de l’âme d’une époque. Comprendre comment elle évolue, ce qu’elle implique et ce qu’elle révèle nous plonge dans les rouages d’une machinerie qui nous dirige et nous formate tout à la fois. Parce qu’elle permet d’échapper à la pensée binaire, cette compréhension est également le premier pas vers une libération. Premiers pas que ces « Leçons de Droit », rédigées dans un style accessible à tous, vous proposent d’accomplir.

Il existe une distinction fondamentale entre le bien et l’obligation, le premier étant du domaine des choses tangibles, la seconde du domaine de la relation entre les personnes, puisque l’obligation, autrement dit la créance, repose sur le crédit que l’on donne au créancier, sur sa parole. Cette distinction a été, au fil du temps, subtilement et de diverses manières remise en cause. La créance est-elle un droit détenu sur une personne ou sur un patrimoine ? Cette question, qui peut paraître sans réelle conséquence au profane, est en vérité porteuse d’un schisme profond entre une vision séculaire qui remonte à l’époque romaine et la volonté d’inflexion du droit moderne.

C’est à travers les pratiques de la comptabilité que le biais est venu, lorsque les comptables ont commencé à inscrire l’obligation dans les mêmes colonnes que les biens, en positif et en négatif, comme si la créance, qui n’est en réalité qu’une parole donnée, avait même valeur que la chose détenue. Cette parole devenue chose, comme libérée de la personne à son origine, a pu alors se vendre, s’assurer, se découper en plus petites parties, voir sa valeur fluctuer au gré du marché, faire l’objet de spéculations, et finalement devenir objet elle-même de ces «  produits dérivés  » qui ont mené à la grande crise financière de 2008.

 

Damien Viguier , docteur en droit privé et sciences criminelles, est chargé d’enseignement et avocat à la Cour. Il publie régulièrement dans des revues spécialisées.

 

La Réification de la parole et autres fictions est le deuxième tome de la collection « Leçons de Droit ».

Se procurer l’ouvrage chez Kontre Kulture :

 
 



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9 Commentaires

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  • Ce que j’aimerais surtout entendre de la bouche de M. Viguier, ce sont des informations pratiques du Droit.
    Actualité oblige, par exemple comment sortir légalement de l’OTAN. Faire usage de l’article 50 du TUE ? D’autres possibilités ?
    Des informations primordiales que les partis prétendument souverainistes se gardent bien de détailler.

     

    • Traité de l’Atlantique Nord (signé le 4 avril 1949), Article 13 : "Après que le Traité aura été en vigueur pendant vingt ans, toute partie pourra mettre fin au Traité en ce qui la concerne un an après avoir avisé de sa dénonciation le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, qui informera les gouvernements des autres parties du dépôt de chaque instrument de dénonciation."


  • un comptable ? un con avec une table .
    Au marché des bovins à Aurillac , on se tape dans la main après avoir fait affaire et ” Cochon qui s’en dédit ” .

     

  • C’est intéressant de s’intéresser à la réification. Écrire sur le sujet c’est comme semer et récolter le fruit crayonné sur une feuille de papier.

    Souhaitons que Me Figuier organise une séance de dédicaces en région parisienne ;

    Il est difficile de résister à l’attraction d’une si profonde pensée.

     

    • Au lieu de vous moquer bêtement de ce que vous ne connaissez pas, lisez et instruisez-vous.


    • @ Anne Lucken

      Il n’y a pourtant là nulle "moquerie" !

      Le LAROUSSE indique que la réification est un « Processus par lequel on transforme quelque chose  ». N’y a t-il pas phénomène de transformation qui sort de terre entre le fait de semer et de récolter ou dans celui de tracer au crayon sur une feuille de papier ce qui n’a pas de forme visible qui, en l’occurrence, passe par la pensée ?

      Il s’agit d’une simple métaphore, rien de plus qu’une image.

      Me Viguier doit être de vos amis que vous vous empressiez à prendre sa défense. Ce que je conçois dans l’aisance... Dans le souvenir d’un après-midi délicieux passé avec l’auteur dans un théâtre un peu poussiéreux. Et, si M. M’Balla M’Balla est aussi de vos amis, "poussiéreux" c’est juste pour le plaisir de la rime.

      Pour vous être agréable, je modifierai volontiers le ou les mots qui vous ont fait réagir... L’important c’est de s’entendre. Seulement, le programme de ce site ne propose pas cette option.

      Bien que nous ne nous connaissions pas, je vous adresse tout de même mes vœux les meilleurs pour l’année nouvelle.


    • Me "Figuier", alors que vous venez de parler de feuille... "l’attraction d’une si profonde pensée"...
      Et vous dites qu’il n’y a là nulle moquerie ?
      Chacun jugera.


    • Comme bon vous semble.